Historique

L'église Sainte Marie de Quarante est mentionnée pour la première fois en 902 dans un acte du Concile de Narbonne à propos d'un conflit entre l'un de ses prêtres et un seigneur local. Il est donc probable que l'église soit antérieure à cette date.
Aux Xe et XIe, suite à l'abondance de dons, une communauté de chanoines réguliers, régie par la règle de Saint Augustin, s'installe à Quarante. L'église est agrandie une première fois au Xe siècle (consécration en 982), puis une seconde fois au XIe (consécration en 1053). En 1197, l'église de Quarante entreprend un jumelage avec la cathédrale de Tarragone.

Cette glorieuse époque se prolonge pendant les croisades contre les cathares, l'abbaye étant alors confirmée dans ses privilèges. Cependant, le déclin arrive lentement, notamment avec le passage sous le régime de la commende en 1482. A la fin du XVI e siècle, l'abbaye reste pendant près de quarante ans sans abbé à sa tête. Pendant les guerres des religions, la ville de Quarante et son église se fortifient.
En 1642, la première communauté de chanoines est remplacé par des chanoines de la congrégation de Ste Geneviève (Paris). Ces derniers, qui construisent les bâtiments claustraux, restent en place jusqu'à la Révolution, qui voit la fermeture de l'abbaye en 1790.

Visite extérieure

L'entrée de l'église se fait sous un porche couvert par un berceau cintré. Le portail est très sobrement orné d'une double rangée de pierres noires.

face latérale sud

Au premier niveau de la nef, on ne trouve qu'un épais mur de pierre, interrompu seulement par une baie surmontée d'une archivolte de pierres noires.

Les ornements n'apparaissent qu'au second niveau. On y voit une série de bandes lombardes scandées par quelques contreforts.

Le toit de tuiles rouges est dominé par un petit lanternon dont les faces sont percées de baies cintrées.

Le chevet est enserré dans un réseau de petites rues qui empêche d'en avoir une vision d'ensemble. La partie basse des absidioles est ornée de bandes lombardes, la partie haute est un mur plein sans ornement. L'abside est décorée dans sa partie supérieure par huit niches. Elle a subi des remaniements, notamment le percement de deux fenêtres hautes.

chevet

Visite intérieure

élévation

La nef comporte trois travées voûtées par un berceau en plein cintre reposant sur des arcs doubleaux. Elle est bordée de collatéraux exceptionnellement voûtés d'arêtes à cinq voûtains. Au-dessus des arcades en plein cintre qui séparent les collatéraux de la nef, on a percé, côté sud, de petites baies cintrées, situées à la naissance de la voûte. L'autre source d'éclairage est constituée par les sept baies qui ornent l'arc triomphal séparant la nef du transept.

Les croisillons du transept (25 mètres de long) comportent deux travées voûtées en berceaux cintrés perpendiculaires à la nef, à l'exception de la deuxième travée du croisillon sud, qui est couverte par une coupole sur pendentif. A la croisée du transept, on trouve une coupole surmontée d'un lanternon.

Le chœur est composé d'une abside encadrée par deux absidioles. Chacune comporte une travée droite qui précède un cul de four. Dans les absidioles, la travée droite est voûtée d'arêtes alors qu'elle est en berceau cintré dans l'abside. Deux grandes baies éclairent l'abside, alors que les absidioles ne sont percées que d'une petite fenêtre.

nef et choeur

retours : Églises et chapelles

Cathédrales

Abbayes monastères et prieurés

Tous les édifices