Historique

Dans la région de la Castagniccia en Haute Corse, les églises Santa Maria et San Quilicu, très proches l'une de l'autre, ont des histoires intimement liées.

On date ces deux églises de la même période, le XIIIe siècle.
Elles auraient été bâties par un père et son fils. Pendant que le père travaillait à San Quilicu, le fils bâtissait Santa Maria.

Ces deux églises sont de beaux exemples de l'art roman pisan en Corse.

Ruines de l'ermitage à proximité de Santa Maria

San Quilicu

La façade possède deux ornements. Le premier est la frise de petites arcatures qui court sous la toiture.

Le second est son tympan. Naïvement sculpté, il représente le péché originel.

Le décor de petites arcatures se poursuit le long de la nef.

Les arcs retombent sur de beaux modillons aux motifs divers. Les motifs géométriques alternent avec des figurines sculptées (modillons au sud, ci-dessus, au nord ci-dessous).

Une porte est creusée dans le mur sud de la nef. Elle est surmontée d'un superbe tympan représentant un homme égorgeant un serpent. On peut y voir le symbole de la lutte contre le mal.
Ce tympan est surmonté d'une archivolte ornée d'entrelacs.

Le chevet et le mur pignon qui le surmonte sont eux aussi décorés d'arcatures.

 

Santa Maria

L'église Santa Maria, attribuée au fils du maître de San Quilicu n'a pas fait l'objet d'autant de soins décoratifs, mais reste néanmoins élégante. La façade est donc sans ornement particulier.

De même, la nef ne présente aucun décor.

Une porte est percée dans le mur sud de la nef. Elle est surmontée d'un clocher-peigne.

Le chevet reste dans l'esprit du reste de l'église avec son extrême sobriété.

L'intérieur est couvert d'une charpente. Le chœur est voûté en cul-de-four.

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