14 juillet 1790

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Le temps des Révolutions (1688-1848)
Ce jour-là...

La Fête de la Fédération

  Les grandes journées de la Révolution française

5 mai 1789: ouverture des états généraux

14 juillet 1789: prise de la Bastille

26 août 1789: déclaration des Droits de l'Homme

15 janvier 1790: création des départements

31 mars 1790: Robespierre préside les Jacobins

12 juillet 1790: Constitution civile du Clergé

14 juillet 1789: fête de la Fédération

25 avril 1792: naissance de la Marseillaise

11 décembre 1792: procès de Louis XVI

05 septembre 1793: la Terreur à l'ordre du jour

16 octobre 1793: exécution de Marie-Antoinette

24 novembre 1793: le calendrier révolutionnaire

27 juillet 1794: chute de Robespierre

08 juin 1795: Louis XVII meurt au Temple

05 octobre 1795: insurrection de Vendémiaire

26 octobre 1795: début du Directoire

04 septembre 1797: coup d'État de Fructidor

09 novembre 1799: coup d'État du 18 Brumaire

Etoile

voir aussi Les guerres de la Révolution et de l'Empire
 

Le 14 juillet 1790, à Paris, les Français commémorent en grande pompe le premier anniversaire de la prise de la Bastille.

Des fêtes civiques spontanées organisées ça et là dans les départements ont inspiré l'idée de cette grande fête d'union nationale aux députés de l'Assemblée constituante et au marquis de La Fayette, homme de confiance du roi.

Deux jours après le vote mémorable de la Constitution civile du Clergé, les députés et les délégués de tous les départements, les «Fédérés» forment un immense cortège qui traverse la Seine et gagne la vaste esplanade du Champ-de-Mars.

Dans les tribunes, sur les côtés de l'esplanade, on compte 260.000 Parisiens auxquels s'ajoutent une centaine de milliers de fédérés, rangés sous les bannières de leur département.

La tribune royale est située à une extrémité du Champ-de-Mars, sous une haute tente. A l'autre extrémité, un arc de triomphe.

Au centre de l'esplanade, Talleyrand, évêque d'Autun (qui ne se cache pas d'être athée), célèbre la messe sur l'autel de la patrie, entouré de 300 prêtres en surplis de cérémonie.

Ensuite vient la prestation de serment. La Fayette, commandant de la garde nationale, prononce le premier celui-ci au nom des gardes nationales fédérées: «Nous jurons de rester à jamais fidèles à la nation, à la loi et au roi, de maintenir de tout notre pouvoir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par le roi et de protéger conformément aux lois la sûreté des personnes et des propriétés, la circulation des grains et des subsistances dans l'intérieur du royaume, la prescription des contributions publiques sous quelque forme qu'elle existe, et de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité» [noter que la Constitution évoquée dans le serment n'existe pas encore et nul n'en connaît la contenance future].

Après La Fayette, c'est au tour du président de l'Assemblée de prêter serment au nom des députés et des électeurs.

Enfin, le roi prête à son tour serment de fidélité aux lois nouvelles: «Moi, roi des Français, je jure d'employer le pouvoir qui m'est délégué par la loi constitutionnelle de l'Etat, à maintenir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par moi et à faire exécuter les lois».

La reine, se levant et montrant le Dauphin: «Voilà mon fils; il s'unit, ainsi que moi, aux mêmes sentiments».

Malgré la pluie qui vint clôturer la journée, le public retourna ravi dans ses foyers.

 

Mise à jour le 23 février 2003