15 janvier 1790

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Le temps des Révolutions (1688-1848)
Ce jour-là...

La France est divisée en 83 départements

  Les grandes journées de la Révolution française

5 mai 1789: ouverture des états généraux

14 juillet 1789: prise de la Bastille

4 août 1789: abolition des droits féodaux

26 août 1789: déclaration des Droits de l'Homme

15 janvier 1790: création des départements

31 mars 1790: Robespierre préside les Jacobins

12 juillet 1790: Constitution civile du Clergé

14 juillet 1789: fête de la Fédération

25 avril 1792: naissance de la Marseillaise

11 décembre 1792: procès de Louis XVI

05 septembre 1793: la Terreur à l'ordre du jour

16 octobre 1793: exécution de Marie-Antoinette

24 novembre 1793: le calendrier révolutionnaire

27 juillet 1794: chute de Robespierre

08 juin 1795: Louis XVII meurt au Temple

05 octobre 1795: insurrection de Vendémiaire

26 octobre 1795: début du Directoire

04 septembre 1797: coup d'État de Fructidor

09 novembre 1799: coup d'État du 18 Brumaire

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voir aussi Les guerres de la Révolution et de l'Empire
 

Le 15 janvier 1790, l'Assemblée constituante établit la carte des départements français et fixe leur nombre à 83.

L'assemblée, qui gouverne la France depuis les débuts de la Révolution, a pris un décret le 22 décembre précédent pour réformer l'organisation du royaume.

Celui-ci comptait sous l'Ancien Régime 34 généralités ou provinces, 40 gouvernements militaires, 135 diocèses, 13 parlements judiciaires etc.

Les députés décident de mettre fin à cette confusion administrative héritée d'un millénaire d'histoire.

Ils projettent dans un premier temps de créer des circonscriptions géométriques, à l'image des nouveaux États américains.

Le sage Mirabeau s'y oppose avec véhémence: «Je demande une division qui ne paraisse pas, en quelque sorte, une trop grande nouveauté; qui, si j'ose le dire, permette de composer avec les préjugés et même avec les erreurs, qui soit également désirée par toutes les provinces et fondée sur des rapports déjà connus.»

Ses voeux sont pleinement exaucés par le «Comité de division» chargé de redessiner la carte de France.

Les nouvelles divisions sont baptisées «départements», d'un vieux mot français qui appartient au vocabulaire administratif depuis François 1er. 

Ces départements sont dirigés par un conseil de 28 membres, assisté d'un directoire de 8 membres et d'un procureur général syndic chargé de faire appliquer les lois. Conseillers et procureurs sont élus par les citoyens. Ils ne sont pas nommés par le gouvernement central comme les intendants des généralités de l'Ancien Régime.

Les limites des départements respectent les anciennes provinces. C'est ainsi que la Bretagne et la Normandie sont divisées en cinq départements chacune.

La taille des départements est telle que chaque citoyen puisse accéder à son chef-lieu en une journée de cheval au maximum.

Sans le savoir, les députés recréent de la sorte les anciens pays... de la Gaule d'avant les Romains.

La preuve en est dans la coïncidence entre le nom de nombreux chefs-lieux de département et celui des tribus d'origine de l'endroit.

Vannes évoque les Vénètes comme Tarbes les Tarbelles, Poitiers les Pictones, Reims les Rèmes, Nantes les Namnètes, Cahors les Cadurques, et... Paris les Parisii.

De la sorte, le département est la circonscription la mieux enracinée dans l'Histoire de France, en concurrence avec la commune, héritière des anciennes paroisses.

Au fond d'eux-mêmes, les Français restent aujourd'hui très attachés à cette circonscription héritée de la monarchie et de la Révolution.

Après deux siècles d'existence, le département demeure envers et contre tout la principale circonscription de référence (administrations de proximité, plaques minéralogiques, statistiques,...).

 

Mise à jour le 24 février 2003