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Rais, Gilles de (1404-1440), maréchal de France, qui, après avoir combattu pour CharlesVII, s'adonna à l'alchimie et au satanisme. Accusé d'hérésie et du meurtre de centaines d'enfants, il ne cessa d'inspirer l'imaginaire populaire et l'on vit en lui le modèle de Barbe-bleue. Résumé de l'orphelin d'Anjou Né à Champtocé, (selon plusieurs historiens dans la tour noire du château), en Anjou, à l'automne de 1404, arrière-petit-neveu de Du Guesclin, Gille de Rais (ou Retz) appartenait à l'une des plus puissantes familles de son temps. 28 Septembre 1415, le père Guy de Laval décède confiant la tutelle de son fils à Jean Tournemine de la Humaudaye, son cousin. Contrairement aux dispositions du testament c'est son aïeul Jean de Craon qui élèvera le jeune Gilles . Peut être est il le facteur, l'origine de la folie meurtrière de Gilles de Rais, il est décrit comme un homme violent, taciturne, calculateur et sans scrupules. Orphelin, il fut élevé par son grand-père qui lui donna une éducation très lacunaire. En 1420, il épousa une riche héritière, Catherine de Thouars. Il entreprit ensuite une brillante carrière militaire, s'illustrant d'abord dans les guerres de Succession du duché de Bretagne (1420) puis contre les Anglais à partir de 1427. Après s'être battu aux côtés de Jeanne d'Arc à Orléans et à Paris, il se rendit avec elle à Reims pour le sacre de CharlesVII, en juillet 1429. Vers 1434, Gilles de Rais, qui disposait d'une immense fortune, se retira dans son château vendéen de Tiffauges où il mena une vie fastueuse. En mécène généreux, il dépensa dès lors sans compter en faveur de la musique, de la littérature et des spectacles. Sa famille s'alarma lorsqu'il dut vendre ou hypothéquer des terres pour payer ses excès, et obtint en 1435 un décret royal interdisant à Gilles de disposer de ses biens. C'est au milieu des années 1430, que Gilles de Rais se consacra à l'alchimie, à la magie noire et à l'invocation de Satan. Il aurait, pendant cette période, enlevé et assassiné, selon les estimations, de cent quarante à plusieurs centaines d'enfants, des garçons pour la plupart. En 1437, des squelettes furent découverts chez lui, mais Gilles ne fut pas inquiété. Cependant, après une enquête menée en 1440 par l'évêque de Nantes, il fut emprisonné et accusé de crime, de sodomie et d'invocation des démons. Un tribunal ecclésiastique le condamna pour hérésie et l'excommunia. Gilles fut ensuite jugé et condamné pour meurtre par un tribunal civil et exécuté, après s'être repenti, à Nantes, le 26octobre 1440.
Il convient de préciser qu'il n'existe aucun portrait de Gilles de Rais effectué de son vivant, tous furent peint bien longtemps après sa mort, de même sa date de naissance est inconnue. Un voile de mystère demeure à tout jamais sur le compagnon de Jeanne d'Arc . Il
a été situer approximativement la date des premiers
crimes vers les années 1432 - 1433. Tels des monstres assoiffés de sang, les demeures du maréchal de France se refermèrent comme des mâchoires sur de jeunes garçons qui avaient eu le malheur de demander l’aumône . Vers 1432, Jeannot Roussin âgé de neuf ans disparaît alors
qu'il gardait des bêtes. Chaque fois un même personnage est évoqué, il est vêtu d'un long manteau noir et d'un voile sur le visage, lors du procès, ce personnage sera reconnu comme Gilles de Sillé, compagnon de Gilles de Rais . Un second personnage doit être évoqué, il s’agit de Poitou
qui entra au service de Gilles de Rais comme page et qui sera en 1437,
chambrier du maréchal, il est alors âgé de moins de 20 ans. Un troisième personnage, le parisien Henriet Griard entre au service de Rais, il sera mis au courant des agissements du maître par Poitou. 1437, Gilles de Rais se retire après une carrière militaire
exceptionnelle, maréchal de France, compagnon de Jeanne d'Arc, il goûte au
repos dans son château de Machecoul. En octobre 1437, Gilles de Rais demande à Gilles de Sillé d'enlever d'une tour proche de la salle basse de la forteresse les ossements de quarante enfants et de les brûler. Le 16 juin 1438; Jean Servant et sa femme se plaignent de la disparition de leur fils âgé de 9 ans. Le 24 juin , un écolier de 12 ans, Jean, fils de Jeanne Degrepie disparaît lors de la fête de la Saint Jean. Le 26 juin , disparition de Jean Hubert âgé de 14 ans. Les étapes de l'horreur Lors du procès, Henriet et Poitou déclare se souvenir d'avoir
livré chacun une quarantaine d'enfant, avant de les assassiner pour assouvir
des sodomitiques passions. Il est dit qu'avant de perpétrer ses débauches sur lesdits garçons et filles et afin d'empêcher leurs cris, et éviter qu'ils soient entendu, ledit Gilles de Rais les a parfois accrochés avec ses propres mains, ou parfois les fit accrocher par le cou par d'autres, avec des cordes ou des crochets dans sa chambre. Puis il les relâchaient, les soulageant, les assurant qu'il n'a pas voulu leur nuire ou les blesser, mais au contraire, il prétendait vouloir seulement jouer avec eux. Et de cette manière, il les faisaient arrêter de pleurer. Gilles de Rais faisait démembrer les enfants par des
complices, parfois exposait les entrailles à l'air libre ou écrasait les têtes
à l'aide d'une massue armée de clous. Poitou confirma lors du procès qu'il ne perdait rien de
l'agonie de ses victimes. Après que ledit Gilles de Rais ait commis ses débauches
horribles et ses péchés de chair avec lesdits garçons et filles, il les a tués
immédiatement , les rendant coupables de leur propre mort.. parfois ils ont
été décapités, parfois leurs gorges ont été tranchées, parfois ils ont été
démembrés et parfois leurs cous étaient cassés avec un bâton de bois .
Il n'est pas certain que le viol fut de mise mais plutôt l'accomplissement d'une jouissance devant les supplices des enfants.
Lors du procès, Gilles précisa qu'il avait plus de plaisir au
meurtre des enfants, à voir séparer leurs têtes et leurs membres, à les voir
languir et à voir leur sang, qu'à les connaître charnellement.
Quand les enfants furent morts, il les embrassait et ceux qui
avaient les plus belles têtes et les plus beaux membres, il les donnait à
contempler, et il faisait cruellement ouvrir leur corps et se délectait de
leurs organes intérieurs. A la fin de cette orgie, les serviteurs nettoyaient les
salles du château de ce jeune sang frais tandis que Gilles de Rais allait se
reposer. Les disparitions s’accélèrent, de nombreux paysans ne peuvent que constater la disparition de leurs enfants. Gilles de Rais continue inlassablement ces crimes, il lui faut à tout prix trouver le moyen de faire de l'or, au bord de la faillite, il va commettre l'erreur qui le mènera au bûcher.
L'affront de Saint-Étienne de Mermorte Le 15 mai 1440, à la tête de
soixante hommes, il pénètre en l’église de Saint Mermorte, brandissant
une hache, il hurle et injurie Jean le Ferron auquel il a vendu la châtellenie
de Saint Etienne de Mermorth. Constatant cet acte terrible, Gilles veut rencontrer Jean V, sur le chemin il demandera à Prelati d'invoquer le démon Barron, ce dernier en l'absence de Gilles se présente recouvert d'une cape violette et confirme que Gilles reviendra sain et sauf ... Pendant ce temps, une enquête secrète est déclenchée par
l’évêque de Nantes et chancelier de Bretagne, les résultats de l'enquête sont
désastreux pour Gilles, la rumeur publique l'accuse de tout. Le
24 août, le Duc autorise son
frère, officier du Roi à prendre le château de Tiffauges où est retranché
Gilles de Rais et ses complices. Fin août 1440, la justice civile
prend la décision de procéder à l'arrestation de Gilles en vertu des éléments
de l'enquête. Le 13 septembre 1440, Gilles est cité devant le tribunal ecclésiastique, il est accusé de meurtres d'enfants et d'avoir pactisé avec le démon. Le maréchal est arrêté en compagnie de ses complices, Poitou, Eustache Blanchet et le sorcier Prelati. Sur le chemin de la prison de Nantes, Henriet tentera de se suicider en s'ouvrant la gorge. Incarcéré dans un vaste appartement à Nantes, Gilles attends entre deux prières le jugement de la cour séculière pour répondre des meurtres d’enfants et de la violation du privilège ecclésiastique. Peut être pense t’il échapper à la justice grâce à son
statut, ses rangs et ses titres, que valent ces rumeurs fassent à un maréchal
de France ? Gilles ne reconnaît pas la cour comme compétente et vocifère
à ses juges les sobriquets de ribauds et de simoniaques. Le
15 Octobre 1440, coup de
théâtre, Gilles accepte la compétence de la cour et reconnaît ses crimes à
l’exception de l’évocation du démon. 16 Octobre 1440, témoignage de
Prelati. Confession de Gilles de Rais, Prelati et Gilles de Rais
avouent les évocations de démons. Le 25 Octobre
c’est au tour de la cour ecclésiastique de condamner à mort Gilles de
Rais pour évocation de
démons et d’avoir perpétré le crime et le vice contre nature selon la pratique
sodomite. Gilles
demandera d’être brûlé avant ses serviteurs Poitou et Henriet eux aussi
condamnés à mort, on lui accordera cette grâce. Le 26 Octobre 1440, Gilles est pendu et ensuite livré aux flammes, on retirera son corps ensuite pour qu’il soit enterré par quatre ou cinq dames de Grand état. Le corps de Gilles de Rais sera déposé en l’église de Notre Dame du Carmel de Nantes. 350 ans plus tard, les révolutionnaires détruiront son tombeau. Les 3 évocations du démon Baron
Bibliographie
BiographieAutomne 1404, naissance à Champtocé, en Anjou, de Gille de Rais (ou Retz), 14 Janvier 1412, fiançailles de Gilles à Jeanne Peynel, riche héritière, le but est la captation de sa fortune, celui qui tire les ficelles dans l'ombre de ces fiançailles n'est autre que Jean de Craon. Au courant de ces étranges affaires, le parlement de Paris interdira le mariage. 28 Septembre 1415, le père Guy de Laval décède confiant la tutelle de son fils à Jean Tournemine de la Humaudaye, son cousin. 28 Novembre 1417, Nouvelles fiançailles pour Gilles, toujours grâce à Jean de Craon, l’élue est le nièce de Jean V, duc de Bretagne, c'est un nouvel échec. Novembre 1420, Gilles Kidnappe Catherine de Thouars sa cousine, pour se marier avec elle, le commanditaire de ce rapt n'est autre que Jean de Craon. Fin de l'année 1420, La femme de Jean de Craon meurt, après un très court laps de temps, Craon épouse la grand mère de Catherine de Thouars, Anne de Sillé. 24 avril 1422, Mariage public de Gilles de Rais. 1424, Gilles est majeur et libre de régner sur sa fortune, il écarte peu à peu son grand père. 1427, Gilles débute une formidable
carrière militaire contre les anglais. 28 avril 1429, départ de Gilles de Rais et de Jeanne d'Arc pour Orléans, la ville assiégée par les anglais. Fin de l'année 1429, La fille de Gilles, Marie, vient au monde. Début de la prodigalité de Gilles avec la vente du château de
Blason, il n'a environ que 25 ans et il est l'un des plus grands guerriers du
royaume. 30 Mai 1431, Jeanne d'Arc est brûlée à Rouen. 15 novembre 1432, Jean de Craon meurt . Poitou devient le chambrier de Gilles de Rais. 1432-1433, Les crimes débutent ... 1437, Gilles de Rais se retire après une carrière militaire exceptionnelle, maréchal de France, compagnon de Jeanne d'Arc, il goûte au repos dans son château de Machecoul. 15 mai 1440, à la tête de soixante hommes, il pénètre en l’église de Saint Mermorte. Août 1440, la justice civile prend la décision de procéder à l'arrestation de Gilles en vertu des éléments de l'enquête. 13 septembre 1440, Gilles est cité devant le tribunal ecclésiastique. 19 novembre 1440, les débats s’ouvrent , 49 articles forment l’acte d’accusation. 15 Octobre 1440, coup de théâtre, Gilles accepte la compétence de la cour et reconnaît ses crimes à l’exception de l’évocation du démon. 23 Octobre 1440 , la cour prononce la condamnation à mort de Gilles et de ses complices Poitou et Henriet. 25 Octobre c’est au tour de la cour ecclésiastique de condamner à mort Gilles de Rais. 26 Octobre 1440, Gilles est pendu et ensuite livré aux flammes, on retirera son corps ensuite pour qu’il soit enterré par quatre ou cinq dames de Grand état. Le corps de Gilles de Rais sera déposé en l’église de Notre Dame du Carmel de Nantes. 350 ans plus tard, les révolutionnaires détruiront son tombeau.
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