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Historique
On ignore la date de fondation de la première
cathédrale Notre-Dame, même si l'on sait qu'il y avait un temple païen
sur le site de Bayeux. On sait également qu'une cathédrale a été
endommagée par les Normands en 911 et incendiée en 1046.
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Les travaux pour la construction
de la nouvelle cathédrale sont engagés en 1047 et pris en main deux ans
plus tard par l'évêque Odon de Conteville, demi-frère de Guillaume de
Normandie. Le nouvel édifice et consacré en 1077, en présence de
Guillaume et Mathilde. On en renforce les tours en 1107.
En 1150, l'évêque Philippe d'Harcourt fait élargir le chœur et
ajoute des chapelles latérales. Après un incendie en 1160, de
nouveaux travaux sont entrepris en 1165.
Détail de la tapisserie de Bayeux. Repas après
le débarquement en Angleterre. On voit Odon, reconnaissable à sa tonsure,
au milieu de la table.
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Des
éléments gothiques apparaissent dans la nef et
les collatéraux. Des chapelles sont progressivement ajoutées tout au long
du XIVe siècle. A cette époque, la tour romane de la croisée du transept
est remplacée par une tour gothique, achevée au XVe siècle. En 1412, des
anges musiciens sont peints dans la crypte, au-dessus des chapiteaux. En
1427 le tympan occidental consacré au Jugement dernier est sculpté.
Dans la seconde moitié au XVe siècle, la cathédrale est victime de
plusieurs sacs protestants. Les restaurations suscitent un réaménagement
de l'espace intérieur (jubé, orgues), qui ne cesse d'évoluer jusqu'au
XVIIIe siècle.
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De nouveaux pillages interviennent en 1790. La cathédrale
devient un temple de la Raison. Délaissée par la suite, elle subit de
nombreuses détériorations. En 1851, le jubé doit être détruit et des
travaux d'étayage sont entamés. Des restaurations sont pratiquées par les
architectes Viollet-le-Duc et Flachat. Ce dernier est responsable du
sauvetage de la tour, couverte par un dôme de cuivre par l'architecte
Crétin.
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La cathédrale n'a pas
souffert des guerres, Bayeux ayant été épargnée lors du débarquement. Les
dernières grandes restaurations datent de 1982.
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Visite
extérieure
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Cette façade harmonique présente quelques
particularités. Si elle comporte bien trois portails,
les portails latéraux ne prennent pas toute la largeur des tours. En
effet, de larges niches surmontées de gâbles
occupent les extrémités gauche et droite. Au sein même de l'espace qui
leur est réservé (également surmonté de gâbles), les portes n'occupent
pas toute la place : le dessous des tympans
est divisé entre les portes proprement dites et des niches vides de
statues. Le tympan de la porte principale est simplement percé d'un oculus. Seuls les tympans latéraux
(quatre registres) sont
sculptés.
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Le tympan du portail nord
est consacré à la Passion. Certaines scènes sont aisément identifiables
: la Cène (premier registre), le Christ à la colonne (deuxième
registre), la crucifixion
(troisième registre). L'ensemble est couronné par le Christ en majesté.
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Le tympan du portail sud
est consacré au Jugement dernier.
Le premier registre représente l'enfer. Au second niveau, la scène
principale est la résurrection des morts qui émergent de leurs
tombeaux. Au troisième registre, les élus lèvent la tête vers le
dernier registre où trônent le Christ, entouré d'anges qui portent les
instruments de la Passion.
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L'élévation du bloc
central est composée, au dessus de la porte, d'une large baie précédée
d'une petite balustrade, d'une
galerie de statues d'évêques sous gâbles et d'un pignon dentelé orné d'un oculus
aveugle.
De part et d'autre de ce bloc s'élèvent deux tours romanes hautes de 71
mètres qui datent du XIIe siècle (à leur base). Les flèches, encadrées
de clochetons, sont précédées de cinq
niveaux. Le premier est un mur plein. Le second est constitué de bandes lombardes. Les trois autres
niveaux sont percés de petites baies étroites. L'élévation des tours
est rythmée verticalement par des contreforts
très marqués.
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La croisée du transept est marquée par une flèche
gothique du XVe siècle. Le couvrement de la flèche, en forme de coupole
cuivrée, a été refait au XIXe siècle, suscitant une vive polémique.
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L'élévation du transept
sud est très élégante. Le portail est entouré par deux arcatures aveugles surmontées d'arcs en mitre, au dessus desquels on
trouve deux oculi aveugles. Le tympan est consacré à St Thomas de
Canterbury.On y voit le saint devant le roi. Il traverse ensuite la
mer, avant d'être assassiné. Au dernier registre, le roi Henri II se
presse auprès du tombeau du martyr.
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La porte est divisée par
un trumeau. Les deux battants sont
surmontés d'arcs tréflés. Au-dessus du portail, une balustrade précède
une vaste baie brisée. Les écoinçons sont
garnies d'oculi. Le troisième niveau est constitué d'une galerie à claire-voie encadrée de tourelles
évidées. Un pignon domine l'ensemble.
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Côté sud, on trouve une
seconde porte au niveau de la quatrième travée
de la nef. Cette
dernière est soutenue par des arcs boutants à
double volée. Entre les
arcs, les fenêtres basses des chapelles latérales sont ornées de
gâbles.
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Le chevet reproduit l'élévation intérieure. Deux petites
tourelles bordent le toit.
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Visite
intérieure
Long
de 96 mètres, l'édifice n'est pas très haut (23 mètres).
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Le narthex comporte deux travées, la première est occupée par
une tribune d'orgue. Dans la deuxième, on trouve des arcades géminées aveugles. Sur un faux triforium, le dernier niveau reprend
le dessin des fenêtres hautes de la nef
mais devant un mur aveugle. Quelques marches d'escalier à descendre
entre le narthex la nef marquent la dénivellation du sol.
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La nef comporte 6 travées, avec une élévation à 3 niveaux. Au premier,
les arcades en plein cintre sont
ornées de motifs géométriques. Au dessus se trouve un triforium à mur
de fond plein, avec dans chaque travée 6 arcs tréflés surmontés d'oculi trilobés. Le troisième niveau
est composé de fenêtres hautes très élancées. Leurs deux lancettes sont devancées par deux
arcs géminés reposant sur une fine colonne centrale. Les voûtes sont quadripartites. Leurs
retombées s'achèvent en faisceau au niveau du triforium.
Les bas-côtés sont
dotés de chapelles latérales munies de fenêtres basses à remplages variés.
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Chaque croisillon du
transept comporte deux travées : la première ouvre sur les bas-côtés
et le déambulatoire, la deuxième reprend les motifs du mur de fond.
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Dans le croisillon sud,
une porte est surmontée d'un oculus à motifs floraux encadré par deux
arcades aveugles. Les vitraux sont répartis en deux ensembles de
trois lancettes séparés par une mince colonne et précédés d'une
petite balustrade.
D'importants faisceaux de colonnettes aux angles amorcent les voûtes
du croisillon.
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Sur le mur du
croisillon nord, on trouve trois grandes arcades aveugles, chacune
regroupant deux arcades géminées et un oculus quadrilobé, un galerie
de petites arcades et, enfin, une grande rose.
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Le chœur comporte quatre travées
droites avec une élévation à trois niveaux : des arcades surmontées
par des roses, une tribune aveugle et enfin des fenêtres hautes à
deux lancettes. L'élévation du rond-point
est de même type, les tribunes et les
fenêtres hautes étant divisées par deux.
Le déambulatoire s'ouvre sur cinq chapelles rayonnantes pas très
saillantes, exceptée la chapelle axiale, consacrée à la Vierge.
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La crypte comporte six travées, à trois
vaisseaux. Elle est voûtée d'arêtes.
Un enfeu orne l'avant dernière
travée. Les fresques des voûtes, d'un bleu clair, représentent les
cieux. Au centre, un triangle rappelle Yahvé.
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Au dessus de
chaque chapiteau, on
trouve des petites fresques représentant des anges dorés sur un fond
rouge.
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