Historique
|

|
La première église construite
à Coutances aurait été fondée au
Ve siècle par saint Ereptiole, qui devient le premier
évêque de la ville. Au VIe siècle, c'est
le jeune saint Lo qui devient à son tour évêque
de la ville à 22 ans. Dans la seconde moitié du
IXe siècle, l'église est détruite. Les
évêques de Coutances s'installent à Rouen
pendant près d'un siècle. La construction d'un
nouvel édifice est lancée vers 1030. L'évêque
Geoffroy de Montbray veille à son bon déroulement
et une grande partie du financement est assuré par les
fils de Tancrède de Hauteville, conquérants de
la Sicile.
|
La cathédrale est consacrée en 1057. Elle
était de même ampleur que la cathédrale
actuelle. Celle-ci date du XIIIe siècle. Sous la direction
de l'évêque Hugues de Morville, les travaux commencent
avant l'incendie de 1218 qui ravage l'église romane.
Une partie importante de la structure romane a été
conservée et retravaillé dans le style gothique
: c'est notamment le cas des tours et de certaines parties de
la nef. En revanche, le chœur et le transept sont de facture
tout à fait gothique. La façade est terminée
lors d'une seconde campagne de construction (1251-1274), sous
la direction de l'évêque Jean d'Essey. C'est également
durant cette période que sont ajoutées les chapelles
latérales nord. Les chapelles sud, ainsi que la chapelle
axiale, relèvent d'une troisième campagne de construction,
au XIVe siècle.
La cathédrale subit de nombreux dommages pendant les guerres de Religion.
Au XVIIIe siècle, le jubé est supprimé. Enfin, sous
la Révolution, de nombreuses sculptures sont détruites.
Visite extérieure
|

|
La façade
présente une belle symétrie. Au premier niveau, un large portail
à arcs treflés est entouré de deux petites portes surmontées
de fenêtres brisées. Au-dessus du portail, une grande baie
à quatre lancettes
est précédée d'une balustrade
et encadrée d'arcatures
aveugles. Une galerie ouverte par de petits arcs réunis
sous des arcs
en mitre relie les deux tours. Couronnées de flèches
de pierre, celles-ci jumelées à des tourelles d'angles.
|
|
La nef
est éclairée latéralement par de grandes baies brisées.
Les culées
sont surmontées de pinacles
entre lesquels court une balustrade.
|
|
|

|
Au nord, des statues viennent se nicher
dans les contreforts
et la balustrade présente des motifs qui varient d'une travée
à l'autre.
La croisée du transept
est dominée par une tour lanterne octogonale jouxtée de
quatre tourelles. Elle est ajourée par de longues et minces
arcades brisées.
|
|
Deux entrées latérales aux
arcs surbaissés, abritées par des porches, se situent au
niveau du narthex.
Le portail sud présentait un Christ
en majesté entouré du tétramorphe.
|
|
|

|
Le portail latéral nord avait un tympan
montrant la Vierge
avec deux anges,
au-dessus d'un beau décor végétal.
|
|
Au niveau du transept, on ne
trouve en revanche aucun portail. Trois baies brisées élancées,
encadrées d'arcatures aveugles constituent l'élément
principal du décor. Un pignon,
animé lui aussi d'arcatures aveugles et entouré de deux
petites tourelles à fines colonnettes, domine l'ensemble.
|
|
|

|
Le chevet
est ceinturé par six chapelles rayonnantes et une
chapelle axiale très profonde. Des arcs-boutants
à deux niveaux retombent sur des culées massives.
|
Visite intérieure

|

|
La nef
comporte six travées.
Elle est précédée d'un narthex
qui en comporte deux. La voûte
d'ogives
retombent sur un faisceau de colonnettes.
|
|
L'élévation
est à trois niveaux. Au-dessus des grandes arcades
à double-rouleau, on trouve un triforium
aveugle, précédé d'une galerie et d'une balustrade
à motifs tréflés. Le triforium est orné
d'arcatures aveugles plates réunies deux à deux sous
des arcades géminées
plus en relief, reposant sur de petites colonnettes.
Des oculus,
toujours aveugles, décorent le remplage.
Les fenêtres hautes sont composées de baies simples,
devant lesquelles courent une seconde galerie.
|
|
|

|
La nef est dotée de collatéraux,
également voûtés d'ogives.
|
|
Ils ouvrent sur des
chapelles latérales bien éclairées et reliées les
unes aux autres par des murs ajourés de grandes baies
finement ornées, qui donnent l'illusion d'un second
collatéral.
|
|
|

|
La croisée est éclairée par une
belle tour lanterne octogonale, sur trompes,
aux fines ogives. Le tambour abrite une galerie de
circulation à mur de fond plein, ouverte sur le transept
par de fines arcades géminées. Cette galerie est
surmontée de grandes baies qui fournissent une lumière
abondante.
Cette coupole repose sur des piles
massives allégées par des faisceaux de colonnettes.
|
|
Les bras du transept
comprennent deux travées, terminées par des
chapelles. Les murs de fond sont percés de trois
grandes baies brisées.
|
|
|

|
Le chœur
comporte trois travées droites voûtées d'ogives.
Les clefs de voûtes sont reliées par une lierne.
Le rond-point
à sept pans. Il se distingue par son double rang de
piles rondes qui soutiennent des grandes arcades élancées
aux arcs
rehaussés. L'étage intermédiaire est réduit
à une petite galerie largement dominée par les fenêtres
hautes.
|
|
Ce
chœur est ceint d'un déambulatoire
qui donne sur quatre chapelles latérales, six
chapelles rayonnantes et une chapelle axiale.
|
|
|

|
Ce déambulatoire se
caractérise par son élévation à trois niveaux :
des arcades plus larges et moins hautes que dans le chœur, un étage ornés d'arcatures aveugles et de
petites fenêtres hautes. Certaines piles portent une
sorte de protubérance semi-cylindriques, elle aussi décorées
d'arcatures aveugles.
|
|
La chapelle axiale, très
profonde, comporte trois travées. Ses décors datent
du XIXe siècle.
|
|
|
|
|