Au cœur d'un site naturel splendide,
une première église dédiée à
Saint
Jacques (sant Jaume en Catalan), placée en hauteur,
est fondée en 905 par l'évêque d'Urgell
à Frontanya.
Une seconde église est fondée
au pied de la montagne au XIe siècle et le culte y est
transféré.
Plusieurs donations pour la construction
sont identifiées jusqu'à la fin du XIe siècle,
mais on ignore la date de consécration. L'église
appartient à une communauté de chanoines,
gouvernés par la règle de saint Ruf, qui disparaît
en 1395, même si la clôture officielle du chapitre
attend 1592.
Saint Jacques
Visite extérieure
La façade
comporte deux niveaux. Au premier, le portail
est entouré d'arcatures
aveugles. On retrouve le même décor à l'étage supérieur,
mais les arcs suivent la forme triangulaire du pignon
et un gros oculus
y est inscrit. Un clocher rectangulaire surmonte le tout.
La croisée est surmontée
d'une coupole
octogonale, qui s'élève à peine au-dessus du transept.
Une galerie d'arcades aveugles court sous la toiture.
Le chevet est entièrement
orné de bandes
lombardes. L'abside
et les absidioles semblent peu profondes. Vue du chevet,
l'église semble compacte, ramassée sur elle-même, auprès
de la montagne qui la domine.
Visite intérieure
Le plan de l'église
est simple. La nef comporte deux travées sans
collatéraux. Elles sont voûtées en berceau
cintré. Deux baies au sud, fournissent peu de
lumière.
La croisée du
transept est couverte par une coupole
sur trompes. Les bras du transept, saillants,
comportent chacun une travée. On y trouve une
entrée à l'ouest et une absidiole voûtée en
cul-de-four à l'est. Deux baies sont percées
dans les murs de fond. Le mur de fond du bras sud
est légèrement oblique par rapport à la nef.
Cette orientation reflète peut-être la
nécessité de s'adapter à d'autres bâtiments
préexistants.
L'abside, elle aussi
en cul-de-four, voit sa base creusée de cinq
niches. Elle est éclairée, comme les absidioles,
par une baie unique.