Historique

L'évangélisation de Liège, au IVe siècle, peut-être revendiquée par deux évêques. Le premier est Maternes, évêque de Cologne et de Trêves. Le second est Saint Servais, évêque de Tongres puis de Maastricht. La première église est une basilique élevée sur la dépouille d'un saint du VIIe siècle originaire de Maastricht et mort à Liège, Lambert. Ses reliques sont ramenées à Liège par Hubert au VIIIe siècle. Cette translation permet l'essor de la ville, qui devient évêché dans la seconde moitié du VIIIe siècle, au détriment de Maastricht. Liège reste évêché après le redécoupage que les français font subir aux diocèses mais l'église Saint Lambert est détruite lorsque la Révolution française s'exporte en Belgique. La cathédrale est alors transférée à la collégiale Saint Paul.

liege

Cette dernière a été fondée au Xe siècle par l'évêque Eracle. Elle abrite longtemps un important chapitre. La première collégiale, romane, est remplacée en 1240 par un édifice gothique. Les absides polygonales et les cinq travées occidentales de la nef ont été ajoutées au XIVe siècle. Le cloître est reconstruit entre le XVe et le XVIe siècle. A cette époque est aussi retravaillé le décor intérieur. L'église a subi plusieurs restaurations aux XIX et XXe siècles.

Trésor, devant le flanc sud de la cathédrale

Visite extérieure

Il nous faut commencer cette description par un triste constat : la cathédrale liégeoise est bien sale. Un décrassage devrait absolument être envisagé car la couche noire qui couvre l'édifice en bien des parties est quelque peu décourageante. C'est dommage car l'intérieur de l'église mérite d'être vu. Ce n'est pas la première fois que nous nous heurtons à ce problème (les portails occidentaux de Saint Denis mériteraient eux aussi qu'on s'en occupe), mais l'édifice présentant peu de décorations extérieures, c'est encore plus frappant.

La façade occidentale, dépourvue de portail, n'est guère intéressante. Percée d'une grande baie brisée, elle est surmontée d'un clocher à base carré, coiffé d'une flèche d'ardoises entourée de clochetons.

Au sud de la façade, on trouve un portail gothique du XVIe siècle, qui donne sur le cloître.

Celui-ci masque le flanc sud de la cathédrale. Le flanc nord (ci-contre) laisse apparaître des arcs-boutants massifs, décorés de pinacles.

Le transept est dépourvu de portail. Au dessus de la grande verrière, on trouve un pignon orné d'arcatures aveugles. Une balustrade ponctuée de pinacles court sous la toiture.

Le chevet polygonal est rythmé verticalement par ses contreforts et est percé de longues et étroites lancettes.

Le cloître, adossé au flanc sud de la cathédrale, forme un quadrilatère irrégulier. L'accès au jardin n'est pas permis. Ses arcades de trois ou quatre lancettes sont vitrées.

Les galeries ont des voûtes de briques ou de pierre. Ces voûtes sont quadripartites à l'est et plus complexes dans les autres galeries (galerie sud à gauche et ouest à droite).

Visite intérieure

La nef comporte sept travées, précédées d'un narthex de deux travées.

Elle est voûtée d'ogives sur plan barlong. Le décor peint est une imitation, faite au XIXe siècle, des ornements du XVIe.

L'élévation est à trois niveaux. Au-dessus des grandes arcades s'élève un triforium dont les baies comprennent quatre arcades, qui se situent dans le prolongement des quatre lancettes des fenêtres hautes.

Les collatéraux sont voûtés d'ogives sur plan carré. Ils donnent sur des chapelles latérales, qui sans séparation entre elles, donnent l'illusion d'un collatéral double, interrompu seulement par les entrées (entrée principale au niveau de la quatrième travée nord et dernière travée sud). Un éclairage direct est fourni par de grandes baies à quatre lancettes.

Les croisillons du transept comportent deux travées chacun. L'élévation est à deux niveaux. Les murs de fond sont percés d'immenses verrières à six lancettes sur deux niveaux, surmontées de roses. Ces verrières sont entourées de peintures.

Le chœur comprend deux travées droites et un rond-point à sept pans. Dans le rond-point, on trouve des baies de deux lancettes sur deux niveaux. On trouve à cet endroit une Vierge Sedes Sapientiae de la fin du XIIe siècle.

Le chœur est dépourvu de déambulatoire mais il est ceint d'une sorte de double collatéral dont le premier vaisseau se termine par une absidiole. Un mur isole complètement ses bas-côtés de la partie centrale.

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