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Historique
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La basilique St Nazaire de Carcassonne se situe
près des remparts de la cité médiévale (ci-contre). La première
église construite sur cet emplacement date du VIe siècle. Elle
aurait été construite par un régent wisigoth, Théodoric. En
925, le siège épiscopal est transféré à Saint Nazaire.
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Un édifice carolingien
s'est intercalé entre cette première église et la basilique
actuelle. La construction de cette dernière commence en 1096,
date à laquelle le pape Urbain II bénit le chantier, pour
s'achever vers 1130. Vers 1269, on décide d'agrandir l'édifice.
Le chœur roman
est démoli et remplacé par un chœur gothique.
Le transept est lui aussi remanié entre 1300 et 1311. Mais les crédits
venant à manquer, la nef romane est conservée.
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En 1791, l'enclos canonial est vendu
comme bien national. Aujourd'hui, il n'en reste que quelques
traces. St Nazaire est restée cathédrale de Carcassonne jusqu'en
1803. Elle est ensuite remplacée dans cette fonction par la cathédrale
Saint
Michel, qui se trouve dans la ville basse.
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En 1840, Mérimée classe l'ancienne
cathédrale monument historique. En 1844, Viollet le Duc est chargé
de sa restauration et de celle de l'ensemble de la cité médiévale
(les deux croquis montrent la façade de Saint Nazaire avant et
après les restaurations). Elle reçoit le titre de basilique en
1898.
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La vie de St Nazaire
Fils d'une mère baptisé par St
Pierre, St Nazaire fait donc parti des tous premiers chrétiens.
En dépit des protestations paternelles, il entame une vie de
missionnaire, qu'il partage bientôt avec St Celse, un garçon
qu'il baptise et adopte. Tous deux sont finalement arrêtés à
Rome, sous Néron. Condamnés à être jetés à la mer, un
miracle les sauve : le navire qui doit exécuter la sentence est
pris dans une tempête et n'est sauvé que par l'intervention des
deux chrétiens. Libérés par les marins, ils continuent leur
mission avant d'être arrêtés une seconde fois et décapités.
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Visite extérieure
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La façade occidentale de
Saint Nazaire (qu'on aperçoit ici de dos) a été remodelée
par Viollet-le-Duc,
qui y a ajouté un crénelure. Elle ne présente aucun
ornement.
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A l'angle du croisillon, on trouve une
tourelle octogonale, percée de petites baies à son
dernier niveau et surmonté d'une terrasse.
Le transept
est précédée d'une chapelle latérale, ornée sur sa
face occidentale d'une rose rayonnante inscrite dans un
arc brisé. Une balustrade court entre les contreforts.
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Au niveau du croisillon sud,
on voit là aussi une rose rayonnante, derrière les
chapelles qui bordent cette partie du transept.
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Le chevet
gothique est très sobre. Ses fenêtres, longues et étroites,
sont séparées par des contreforts entre lesquels court
une balustrade.
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Visite intérieure
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Il y a une grande différence de
style entre la nef romane et l'ensemble gothique
formé par le chœur
et le transept.
Cependant, les architectes ayant tenu compte de la
hauteur de l'édifice roman, le passage de l'un à
l'autre se fait sans rupture majeure.
Les six travées
de la nef
sont couvertes par berceau
brisé, tandis que les berceaux des collatéraux
sont en plein cintre.
La première travée est mobilisée par la tribune
d'orgues.
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Au niveau des première et
seconde travées, côté sud, on trouve deux
petites chapelles gothiques.
Le seul éclairage est fourni
par les petites baies des collatéraux et les
oculi de la façade ouest. On trouve sur les
piliers de beaux chapiteaux
à motifs végétaux ou historiés (têtes
grimaçantes...). Les piles rondes alternent avec
des piles carrées agrémentées de colonnes
engagées.
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Au nord comme au sud, deux vastes chapelles
latérales s'ouvrent au niveau des deux travées
qui précèdent le transept.
On peut notamment voir la chapelle de Rochefort,
dédiée à l'évêque Pierre de Rochefort. On y
trouve un tombeau datant du XIVe, sur lequel
l'évêque est représenté, encadré de deux
archidiacres. En-dessous, les chanoines qui
assistent à l'enterrement sont figurés dans
des niches.
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Le transept est
éclairé par des roses
rayonnantes
du XIVe siècle. Le croisillon
sud (à droite) ouvre sur deux chapelles : l'une,
carrée (à l'ouest) est la sacristie. L'autre,
qui s'achève par un rond-point
à trois pans, est la chapelle Radulphe,
construite en 1259.
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On y trouve le tombeau de
l'évêque Radulphe, datant de 1266. Coiffé d'un arc
en mitre, il est disposé à la verticale, le
long de la paroi orientale. Au centre est
représenté l'évêque. En dessous de lui, un
cortège de chanoines encadrent l'âme du défunt
soutenue par deux anges. Cette belle sculpture
n'est malheureusement pas accessible au public
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Le transept ouvre sur
une abside,
composée d'une travée droite et d'un rond-point
à cinq pans. De part et d'autre, on trouve trois
chapelles carrées. Les vitraux du chœur
datent des XIVe et XVIe siècles.
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Vingt-deux statues
sont incrustées dans la pierre des piliers. Elles
représentent les douze apôtres, la Vierge,
St Gabriel, Ste Anne, Ste Hélène, le saint
patron de la basilique, Saint
Nazaire et son compagnon, St Celse. On trouve
également dans le croisillon sud un bas-relief
appelé Pierre du siège qui représente avec
force détail la mort de Simon de Montfort lors de
la bataille de Toulouse en 1218 (ci-contre), lors
de la croisade contre les cathares.
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