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Historique
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L'église est édifiée sur un lieu
où saint Hilarian aurait été décapité en 730 par les sarrasins.
On ignore la date de fondation du monastère de Perse, près d'Espalion,
mais celui-ci est cité dans un document de 1060, par lequel Hugues de
Calmont en fait don à Conques. Ce passage sous l'égide de
Conques permet une reconstruction de l'église, qui accueille les
paroissiens d'Espalion. En 1472, Espalion se dote d'une église
paroissiale plus centrale et le petit monastère, qui ne compte à cette
époque que cinq moines commence à décliner. Deux chapelles sont ajoutées
à cette période. Il est sécularisé en 1537. Il ne survit pas
aux guerres de religions.
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Visite extérieure
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L'église est construite dans une
pierre rouge. Elle est surmontée d'un clocher-peigne typique de la
région.
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L'entrée
principale de l'église se situe sur le flanc sud de la nef,
au niveau de la deuxième travée. Le portail
est doté de larges ébrasements ornés de colonnettes.
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Au
registre supérieur est figuré le Ciel, d'où descendent
une colombe et des rayons lumineux qui symbolisent l'Esprit Saint. De
part et d'autre on trouve la lune et le soleil, représentés par des
figures humaines inscrites dans des cercles.
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En
dessous, la Vierge et dix apôtres reçoivent l'Esprit Saint.
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La
composition est particulière : le Christ dans une mandorle,
entouré du tétramorphe, est placé en bas à
droite, alors qu'il trône généralement au centre (l'exemple de Conques,
tout proche, suffit pour s'en convaincre).
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Si l'on
poursuit la lecture vers la gauche, on trouve un personnage non
identifié puis deux anges qui emportent une âme vers le Ciel.
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Au
centre, on procède à la pesée des âmes sur un cadavre que des démons
tentent de tirer à eux.
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On
arrive ensuite en enfer. Une gueule de Léviathan absorbe les damnés. A
l'extrême gauche, trône Lucifer entouré de serpents. Il constitue le
pendant du Christ à l'extrême droite. De façon tout à fait
exceptionnelle, l'enfer est donc à gauche du paradis.
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Dans
le troisième cordon, on trouve des archanges et un personnage avec un
marteau qu'on identifie généralement à Charles Martel.
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Au-dessus du portail,
une niche abrite une sculpture de l'Adoration des mages.
La corniche est supportée par de jolis modillons.
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Visite intérieure
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Elle
est couverte d'un berceau brisé. Les doubleaux reposent sur des culots
dans la première travée, sur des colonnes engagées ensuite. Au nord, dans les 2 premières
travées nef, les chapelles latérales sont voûtées d'ogives.
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Les croisillons du transept
sont très saillants. Chaque croisillon est en quelque sorte divisé en
deux vaisseaux puisqu'on trouve dans chacun deux grosses piles au
centre qui délimitent quatre compartiments voûtés d'ogives.
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On
trouve, au niveau de la croisée, de beaux chapiteaux alternativement ornés de motifs végétaux
ou animaux et historiés.
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Au
sud (à droite), deux oiseaux boivent dans la même coupe, symbolisant
la paix.
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De part et d'autre du choeur, on trouve des absidioles
semi-circulaires.
Le choeur lui-même est voûté en cul-de-four.
Ce dernier est orné de cinq boudins toriques, qui forment
cinq pans mais qui n'ont pas de fonction de soutien. Il est précédé
d'une travée droite en berceau.
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