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Historique
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La cathédrale, vue du clocher
de l'église de Ste Radegonde
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La première
cathédrale Notre Dame de Rodez est élevée en 516.
La construction de la cathédrale gothique est décidée
à la suite de l'effondrement du chœur
et du clocher d'une église du Xe siècle (1276). En raison
de problèmes financiers, elle s'étale sur trois siècles.
En 1309, le pape Clément V accorde des indulgences à ceux
qui participent au financement. La nef
n'est ouverte au culte qu'en 1550.
En 1794,
la cathédrale est transformée en magasin de poudre, avant
de retrouver son usage normal avec la Restauration.
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Visite extérieure
L'architecture
de Notre-Dame de Rodez s'apparente à une intrusion du
gothique du Nord dans le Midi de la France et ce pour trois
raisons principales : l'élévation de la cathédrale de
Rodez, qui est exceptionnelle pour une cathédrale du sud (Narbonne
exceptée), le remplacement du vaisseau unique méridional
par les trois vaisseaux septentrionaux et la présence d'un déambulatoire.
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La
façade principale, bien que segmentée en trois parties, ne
peut être qualifiée de façade harmonique
puisqu'on n'y trouve aucun portail.
Le massif central est constitué d'un premier niveau de mur
plein, percé seulement de deux meurtrières. Au second
niveau, on trouve une rose.
Le pignon
est flanqué de deux pinacles
qui ponctue des contreforts
assez marqués.
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Les
tours d'inégale hauteur qui encadrent ce massif sont détachées
de lui et reliées par un pan de mur étroit, percé de fenêtres,
qui ne monte qu'au premier niveau, et par des arcs-boutants
(type de disposition qu'on retrouve à León ou à Astorga).
Les tours sont flanquées de tourelles (sur l'intérieur et
non sur l'extérieur).
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L'entrée principale se fait au
niveau du transept
nord (à gauche), dont le portail (1458), consacré à la Vierge,
est très endommagé. Le transept sud (à droite), avec son tympan
vitré surmonté d'un grand gâble,
est lui aussi dépouillé de toute sa statuaire
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L'élément
le plus remarquable de la cathédrale de Rodez est
probablement son clocher gothique
flamboyant de 87 mètres (le plus haut de la région),
qui date de 1526. Occupant une position quelque peu excentrée
par rapport au corps de la cathédrale, il est composé de
quatre niveaux de plus en plus étroits et raffinés, encadrés
par quatre tourelles d'angle.
La base,
carrée, est massive et dénuée de tout ornement. Le second
niveau est percé de baies à deux arcades
(une par côté), qu'on trouve également au niveau supérieur,
dont la base est ornée d'une balustrade
dentelée. Au-dessus de la baie, un réseau de fines arcatures
complète l'ornementation et s'étend sur les tourelles en
dessinant des niches dans lesquelles reposent les statues
des douze apôtres (trois par tourelle).
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Le
dernier niveau est octogonal et entouré d'une balustrade
semblable à celle qui le précède. Un réseau d'arcatures,
reposant sur des pinacles,
devance l'élément octogonal et lie entre elles les
tourelles. Le sommet des celles-ci est surmonté des statues
des quatre évangélistes. Ils sont dominés par une statue
de la Vierge,
reposant sur un lanternon. Celui, placé au centre d'une
terrasse, délimitée par une belle balustrade, ponctue
l'ensemble.
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On peut noter que les arcs-boutants
ont des piles massives au niveau du chevet. Ces piles sont
plus légères au niveau de la nef
(surtout les deux premières travées), où elles sont à
double volée.
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Visite intérieure
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La cathédrale, longue de 107 mètres réunit une
nef à trois vaisseaux de six travées
et un chœur
de cinq travées auxquelles s'ajoutent un rond-point
à cinq pans. L'ensemble est couvert par des voûtes
quadripartites.
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Partout, l'élévation
est à trois niveaux : de grandes arcades sans chapiteaux,
un triforium
à quatre arcades et des fenêtres hautes à quatre lancettes,
dont deux sont parfois aveugles, aux extrémités.
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Dans le rond-point du
chœur, on ne trouve que deux arcades au triforium,
auxquelles correspondent deux lancettes surmontées
de trois oculi
tréflés au niveau des fenêtres.
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Le transept
qui sépare ces deux volumes est peu marqué mais
éclairé par deux roses flamboyantes, la rose nord
étant cependant masquée par l'orgue.
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Dans le croisillon
sud du transept, on remarque une tribune de style gothique
flamboyant dotée d'une voûte au dessin très
complexe. Elle s'ouvre sur la croisée par trois
arcades. Au-dessus de la tribune, une claire-voie,
éclairée par une petite rose, précède la grande
rose flamboyante (photo ci-dessus).
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Dans l'ensemble, le décor est très sobre.
Le chœur,
entouré d'une clôture,
se distingue par ses 120 stalles
(dont 62 seulement étaient utilisées) réparties
en deux rangs. Le décor des miséricordes
fait alterner sujets familiers et grotesques. On ne
peut que regretter de ne pouvoir approcher les
stalles (sauf si on bénéficie d'une autorisation
particulière) car le parquet - pourtant moins
intéressant, du moins pour des non spécialistes -
est classé au Patrimoine. Comme à Albi,
la fermeture du chœur a nécessité le déplacement
de l'autel servant au culte vers l'ouest.
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