Historique
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C'est pour exaucer le
vœu de
son père Louis VIII que le roi Louis IX fonde l'abbaye de
Royaumont (regalis mons, mont royal) en 1228. Il
demande le rattachement de l'abbaye à l'ordre cistercien.
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L'édification de
l'abbaye est extrêmement rapide (le roi lui même y aurait
participé) : l'église abbatiale est consacrée en 1235.
Les dimensions de l'abbaye témoignent de la protection
royale mais l'ensemble reste conforme à l'esthétique
cistercienne.
Saint Louis participe à son développement en y faisant
enterrer plusieurs membres de sa famille (3 enfants et 1 frère)
et en lui léguant un tiers de la bibliothèque royale. A
cette époque, l'abbaye compte 140 moines.
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Le déclin commence à la mort
du roi protecteur, il est accéléré par la guerre de 100
ans. En 1549, l'abbaye passe sous le régime de la commende.
Certains abbés commendataires sont d'ailleurs célèbres,
comme Mazarin.Lorsque le monastère est nationalisé en
1790, il ne reste que 10 moines. En 1791, une filature de
coton est installée dans les murs de l'abbaye. Les pierres
de l'église sont utilisées pour construire des logements
ouvriers. Le domaine passe de main en main.
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A la vie
industrielle s'ajoute une vie touristique: la bourgeoisie
parisienne étant attirée par l'atmosphère romantique du
lieu. Après une dernière faillite en 1860, l'abbaye est
prise en main par les sœurs de la Sainte Famille de
Bordeaux. Celles-ci entreprennent des restaurations. En
1905, l'abbaye est rachetée par Jules Edouard Goüin. Elle
sert d'abord d'hôpital de guerre en 1914-18. Royaumont
devient ensuite un centre culturel international.
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L'abbaye est localisée dans
une zone marécageuse, non loin de l'Oise, à une trentaine
de kilomètres au nord de Paris. Devant le bâtiment, le
parc est traversé par un canal aménagé qui forme un
bassin en son centre.
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L'abbaye est localisée dans une zone marécageuse,
non loin de l'Oise, à une trentaine de kilomètres au nord
de Paris. Devant le bâtiment, le parc est traversé par un
canal aménagé qui forme un bassin en son centre.
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L'église
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Il ne reste presque plus rien
de l'église, construite sur le modèle de l'abbatiale de
Longpont (Aisne), autre abbaye
cistercienne. Ses dimensions étaient comparables à
celles de la cathédrale de Soissons.
De la
nef
de neuf travées
il ne subsiste que le mur accolé au cloître, percé au
second niveau de larges occuli.
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On peut également voir la
tourelle d'escalier du transept
nord (40 mètres de haut).
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Le dessin du
chœur et de son déambulatoire
à chapelles rayonnantes reste marqué dans le sol.
Quelques fûts de colonnes
reconstitués permettent de visualiser son contour.
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Le cloître et les bâtiments conventuels
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Le
cloître
encadre aujourd'hui un jardin à la française aménagé en
1912. Très dépouillé, il est constitué pour l'essentiel
de larges baies formées par un arc brisé simple.
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Côté jardin, d'épais
contreforts
marquent les séparations entre les baies.
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Dans les galeries, les arcs
retombent sur des faisceaux de colonnettes.
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La salle
capitulaire
qui se trouve sur l'aile orientale a été aménagée en
bibliothèque. Les pièces les plus belles sont les pièces
fonctionnelles: le réfectoire et la cuisine, sur l'aile
méridionale.
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Le réfectoire, très lumineux,
comporte deux vaisseaux de six travées. Il communique avec
la cuisine.
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Au niveau de la troisième
travée, une chaire est incluse dans le mur.
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Le dallage du réfectoire a été
récemment et magnifiquement reconstitué. Ce type de
dallage ornait les églises cisterciennes. Jusqu'au XIIe
siècle, les moines le fabriquaient eux-mêmes. A Royaumont,
il est attesté qu'à partir du XIIIe siècle, les dalles
étaient fabriquées par un atelier parisien.
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Les voûtes de la cuisine sont
moins élevées que celles du réfectoire. Elles retombent
assez bas sur de petites colonnes épaisses (trois vaisseaux
de trois travées) dont les chapiteaux ont été retaillés
dans les années 1960. Les cheminées ont disparu. Les
fenêtres ont été agrandies par les sœurs de la sainte
Famille au XIXe.
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Aujourd'hui, quelques vitraux
sont exposés dans la cuisine (ci-contre, une résurrection
du XIIIe siècle).
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Aujourd'hui, les autres bâtiments de l'abbaye ne sont pas
visitables. On remarque cependant le bâtiment des
latrines, traversé par un canal, voûté en berceau. Les
latrines étaient à l'origine constituées de soixante
trous percés dans le couvrement. On trouvait le même
dispositif à l'abbaye de Fontfroide.
En 1876, les sœurs de la sainte Famille ont installé une
roue hydraulique pour exploiter le courant du canal.
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En faisant le tour, on peut
observer l'extérieur du réfectoire.
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Un petit jardin médiéval a été aménagé au fond du
domaine.
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