Historique

Dans un superbe site naturel, le monastère Sant Pere de Rodes surplombe la Méditerranée.

La première mention écrite du monastère de Rodes date du IXe siècle. Les monastères de saint Estève de Banyoles et de saint Polycarpe se le disputent. Il gagne son indépendance au Xe siècle, adoptant la règle bénédictine. Des donations et la protection de Gaufred de Empuries permettent son agrandissement. La construction de l'église actuelle commence au Xe siècle et s'achève au début du XIe. Elle est consacrée en 1022.

Le complexe monastique comprend un hôpital. Quelques agrandissements sont effectués aux XII et XIIIe siècles, avec notamment l'intervention du maître de Cabestany. C'est de cette époque également que date le cloître supérieur. Du XIII au XVe, l'enceinte est agrandie et la tour est construite. Déjà pourtant une lente décadence a commencé pour le monastère Sant Pere de Rodes. Il est définitivement en 1798 et est alors victime de pillages.
Il y a eu de multiples campagnes de restaurations, la dernière date de 1996.


Le cloître

Les seules parties bien conservées du monastère sont l'église et la tour saint Michel. L'intérêt esthétique des deux cloîtres est plus limité et il ne reste pas grand chose des bâtiments monastiques.

La tour saint Michel avec ses quatre étages à base carrée donne sa silhouette au monastère. Elle est percée de multiples baies cintrées. Elle est incluse dans les fortifications qui protégeaient le monastère.

Le monastère possède deux cloîtres superposés (ci-contre, le cloître supérieur).
Le cloître inférieur possède de grosses arcades cintrées peu régulières. Des armatures de soutien en acier le maintiennent en place.

L'église

L'église est précédée d'un arc et d'une galilée (avant nef) de la fin du XIe siècle.

On y trouve des vestiges d'éléments décoratifs du portail, comme une sculpture de l'apparition du Christ ressuscité par le maître de Cabestany (il s'agit d'un moulage, l'original est conservé au musée Frédéric Mares de Barcelone).

La nef comporte quatre travées. Elle est voûtée en berceau.

Les piles ont une structure complexe. Sur une base rectangulaire ou cruciforme, reposent des colonnes à chapiteaux végétaux qui supportent un deuxième niveau de colonnes (engagées ou non selon les travées). Ces dernières supportent des arcs doubleaux.

Les collatéraux, très étroits, sont voûtés en quart de berceau.

Les restaurations du chœur sont très (trop) visibles. Il comporte une travée droite avec deux baies ébrasées et un cul-de-four percé d'une baie. Ce chœur est ceint d'un déambulatoire doté de trois fenêtres et d'une voûte annulaire. L'absidiole nord est dédiée à saint Paul et l'absidiole sud a été dédiée successivement à saint André et à la Vierge du rosaire.
Sous le chœur, on trouve une crypte à double déambulatoire, très basse, creusée dans la roche.
Dans le chœur, on trouve au nord un escalier menant à la tour saint Michel, dans laquelle est aménagée une chapelle des X-XIe siècles.


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