le dogmatisme
 

Dogmatisme et raison

Dogmatisme et croyance

 
Un cas d'attitude dogmatique souvent cité est le respect exagéré que l'on portait, à l'époque classique, aux opinions des Anciens (d'Aristote notamment), jusqu'à les faire prévaloir sur les leçons de l'expérience; au point que Pascal, à propos de la querelle du vide, se voit obligé de protester: «Quelque force enfin qu'ait cette Antiquité, écrit-il, la vérité doit toujours avoir l'avantage, quoique nouvellement découverte.»  

Dogmatisme et raison

C'est avec Kant que le terme commence à être employé péjorativement. Kant appelle dogmatique l'attitude qui consiste à se servir de concepts ou de principes sans les avoir soumis à une critique préalable. Le but de la Critique de la raison pure est d'établir jusqu'où notre connaissance peut légitimement s'avancer avec certitude.

 

Dogmatisme et croyance

Le dogmatisme s'oppose au scepticisme, car le premier présente des notions relatives comme des absolus (scientisme, légalisme, moralisme) et fait passer de simples hypothèses pour des vérités établies ou démontrées. Est dogmatique également l'attitude qui consiste: à refuser la discussion ou la preuve dans tous les domaines où celles-ci sont possibles; à se figer dans une conviction qui ne cédera devant aucun argument (préjugés racistes ou sociaux); à étendre une autorité légitime dans un certain ordre à un ordre où elle cesse de l'être (le pape condamnant Galilée, ou Staline la théorie de la relativité).

 
 

En revanche, ce n'est pas faire preuve de dogmatisme que d'avoir des croyances ou des convictions qui débordent la sphère des faits observables, pourvu qu'on en soit conscient, qu'on les tienne pour telles et, enfin, qu'on ne cherche pas à les imposer à autrui.