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| L'origine de cette obédience
chiite remonte au fait que Djafar al-Sadiq, sixième imam chiite, avait
d'abord désigné pour lui succéder son fils aîné Ismaïl, puis, se ravisant,
finit par lui préférer son deuxième fils, Mousa al-Kazim. Un certain
nombre de chiites demeurèrent fidèles à Ismaïl. Il devint pour eux le
septième imam qui, mahdi suprême, doit réapparaître à la fin des
temps, d'où leur nom de septimaniens. Un autre groupe soutint que
l'imamat légitime s'était transmis au fils d'Ismaïl, Mohammad, et aux
descendants de celui-ci, les «imams cachés», lesquels seraient les
ancêtres d'Obayd Allah al-Mahdi, fondateur de la dynastie fatimide.
D'autres regardèrent Mohammad, fils d'Ismaïl, comme le septième et dernier
imam et furent à l'origine du mouvement révolutionnaire qarmate. |
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Diverses ramifications de l'obédience ismaélienne surgirent encore,
notamment les Druzes, qui avaient proclamé la divinité du calife fatimide
Al-Hakim, puis les Moustaliens, qui croient à l'existence d'imams cachés,
et les Nizarites, fidèles de l'Agha khan, auxquels se rattachaient les
Assassins (Hachichiyyin). Sont également d'origine ismaélienne les
Nusayris (aussi appelés Alaouites ou Alawites) de Syrie (djebel Ansarieh),
considérés comme extrémistes et hérétiques par la plupart des
musulmans. |
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En matière de doctrine, les ismaéliens, tout en s'acquittant des
devoirs extérieurs (zahir) de la religion, insistent généralement
sur sa dimension ésotérique (bâthinn). Ils ont ainsi élaboré une
métaphysique, une cosmologie et une anthropologie de caractère gnostique
et théosophique, aux fortes influences néoplatoniciennes. |
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