les maronites
 
Le schisme des monophysites eut, entre autres conséquences, la constitution de centres de résistance à l'hérésie. Des moines fidèles au concile de Chalcédoine s'établirent sur les rives de l'Oronte (Nahr al-Assi), dans des monastères qui se multiplièrent. Le plus célèbre fut celui de Saint-Maron (du nom d'un anachorète du IIe s.), premier centre spirituel de l'Église syriaque dite maronite. Au VIIe siècle, les maronites commencèrent à émigrer au Liban. Au VIIIe siècle, ils se constituèrent en patriarcat. Lavés de l'accusation d'hérésie monothélite, ils intégrèrent l'Église catholique (XIIe s.). Leur patriarche reçut alors le titre de patriarche d'Antioche et de tout l'Orient ad honorem. Avec les croisades, les rites furent latinisés.  

Actuellement, on estime les maronites à 1 million; la plupart d'entre eux vivent au Proche-Orient (Liban, Syrie, Palestine, Égypte) et en Amérique. Du diocèse patriarcal dépendent une métropole et huit évêchés. En 1584, Grégoire XIII fonda à Rome le Collegium Maronitorum pour la formation de ses ministres. La langue liturgique est le syriaque antique.