Les «pauvres de Lyon»,
premiers disciples de Pierre Valdo, avaient pour unique source de foi la
Bible, notamment le Nouveau Testament que leur fondateur avait traduit en
provençal. Reprochant à l'Église son attachement aux biens terrestres et
rejetant les sacrements à l'exception de l'eucharistie, ils défendaient
l'idée d'un sacerdoce commun. Envoyés en mission par le fondateur de la
secte, ils se virent interdire de prêcher sans l'accord des évêques par le
pape Alexandre III. Refusant de se soumettre, ils furent excommuniés
par le concile de Vérone, en 1184. L'hérésie avait gagné le Dauphiné, la
Provence, la Lombardie, puis l'Espagne et la Bohême. Après trois siècles
de persécution, les vaudois adhérèrent à la Réforme française (1532). À
nouveau persécutés en Italie, en Provence, ils émigrèrent en partie en
Uruguay et en Argentine. En 1861, les vaudois ouvrirent une faculté de
théologie à Florence, qui fut transférée à Rome en 1922. En 1979, les
Églises vaudoises et méthodistes fusionnèrent. |
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