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Historique
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Le siège épiscopale d'Helna est crée en 568. L'église
est mentionnée pour la première fois en 571. Elle connaît un premier
remaniement au IXe siècle, mais l'édifice actuel date du XIe siècle. Sa
consécration a lieu en 1069. La cathédrale est fortifiée en 1140, ce qui
ne lui épargne pas d'être incendiée en 1285 par les troupes de Philippe
le Hardi, lors d'un conflit avec la Catalogne et l'Aragon.
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Au XIVe siècle, on décide la construction d'un
édifice gothique et on commence la collecte des moyens financiers
nécessaires. Cependant, l'entreprise ne sera jamais menée à bien. Seules
les assises d'un chœur gothique sont réalisées. Le diocèse décline.
En 1602, l'évêché et le chapitre quittent Elne pour Perpignan.
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La visite extérieure
de l'église
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L'austère façade de Sainte Eulalie d'Elne confère à
l'édifice un aspect de forteresse. Le portail central est entouré de
pans de murs dénués de tout ornement. Au-dessus du portail, on trouve une petite baie cintrée, encadrée
par un décor de bandes
lombardes. S'élèvent ensuite deux tours, liées par une courtine crénelée.
La symétrie qui figurait dans les plans initiaux n'a pas pu être
respectée. Le clocher méridional, plus ancien, est intégralement
construit en pierre. Quatre niveaux, comportant quatre baies cintrées
(ouvertes ou aveugles) sur chaque face, s'étagent au-dessus de la
courtine. Ils sont couronnés par des créneaux.
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Le clocher septentrional, plus tardif, a été achevé en
briques rouges. Sa base est plus réduite que celle du clocher sud. Il
est également moins haut, puisqu'on ne trouve que trois niveaux
au-dessus de la courtine. Après un premier niveau sans ornement qui
mêle pierre et brique, on voit un deuxième étage où deux baies cintrées
percent chaque face. On n'en trouve qu'une plus large, au niveau
supérieur. Là aussi, l'ensemble est surmonté d'une terrasse crénelée.
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Le chevet
roman est entouré d'une enceinte qui constitue en fait la base d'un
chevet gothique jamais achevé. L'abside est ornée de pilastres en grès
et de bandes lombardes. Dans les arcatures des bandes, on trouve un
quadrillage décoratif et une frise de billettes. Trois grandes baies
s'insèrent dans ce décor, auxquelles répondent trois petites baies à un
mètre du sol. Au-dessus des bandes lombardes, on ne trouve aucun décor.
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Les
absidioles ne sont
ornées que de pilastres et ne comportent qu'une petite baie cintrée.
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Ce chevet se distingue par la présence de deux grands contreforts qui
prennent appui directement sur le sol et vont soutenir l'abside au niveau
des bandes lombardes.
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La visite intérieure
de l'église
Avertissement
: nous sommes désolés de ne présenter aucune photo de l'intérieur de
Sainte Eulalie d'Elne. Le prêtre qui gère l'église a une politique un
peu particulière qui consiste à ne pas l'éclairer. On sait que les
édifices romans étaient sombres, mais à l'époque, on utilisait des
cierges ! Comme nous n'avons trouvé aucune photo et que notre flash
n'était pas assez puissant, nous faisons donc appel à votre
imagination.
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La nef
est précédée d'un narthex
de deux travées,
dont l'une, qui soutient la tribune d'orgue, est voûtée par des boudins toriques.
Viennent ensuite cinq travées dont la voûte en berceau est supportée par de lourds
piliers cruciformes ornés de colonnes engagées. L'élévation ne comporte
qu'un niveau de grandes arcades, ouvrant sur des collatéraux voûtés
en un demi-berceau soutenu par des arcs cintrés (voir schéma
ci-contre).
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Le
seul éclairage, très faible, vient, non pas des bas-côtés
eux-mêmes, mais des chapelles latérales qui ont été ajoutées au
collatéral sud. On ne trouve au nord ni chapelles latérales, ni
fenêtres.
Le choeur,
qui n'est séparé de la nef par aucun transept, est classiquement formé d'une
abside flanquée de deux absidioles voûtées en cul de four. L'abside est
percée de trois baies cintrées, les absidioles d'une seule.
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Le cloître
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Le cloître
est un quadrilatère irrégulier qui prend appui sur le flanc nord de
la cathédrale. Jadis il comportait deux étages, mais la partie
supérieure a été vendue. En 1827, un toit a été placé pour couvrir le
premier étage. Chaque côté comporte quatre travées de trois baies cintrées
soutenues par des colonnes géminées
en marbre de Céret.
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Chaque ensemble de trois arcades est séparé par un gros
pilier carré. Les galeries sont voûtées d'ogives. Cette grande unité de style
masque une construction très étalée dans le temps. En effet, la
galerie sud est romane, la galerie occidentale date du début du XIIIe
siècle, la galerie nord de la fin du XIIIe siècle et la galerie
orientale du XIVe siècle.
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Le pilier central est historié. L'une de ses faces
représente l'épisode du Quo
vadis.
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On trouve un autre chapiteau historié, consacré cette
fois à la création d'Eve et au péché
originel.
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Les autres galeries sont en fait
des variantes de la galerie romane. La galerie ouest se veut une
copie conforme.
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La galerie est, de style gothique, comprend de nombreux
chapiteaux historiés, notamment sur les piliers. Sur le premier (en
partant du sud), on trouve des scènes de la vie de la Vierge
(Annonciation, Visitation) et de l'enfance du Christ (nativité,
adoration des mages).
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Le déroulement de l'enfance du
Christ se poursuit sur le pilier suivant (les mages face à Hérode, la
fuite en Egypte). On trouve également une nouvelle version du péché
originel.
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