Historique

Valcabrère et Saint Bertrand de Comminges

La basilique Saint Just de Valcabrère s'élève à côté des restes d'une ville romaine, Lugdunum Convenarum, sur un cimetière païen, puis paléochrétien. L'église est édifiée entre la fin du XI et le début du XIIIe siècle. On sait qu'une messe y est célébrée en 1183 par Saint Bertrand. La consécration a lieu en 1200.
L'église est gérée par une communauté de chanoines, apparemment modeste, puisqu'elle comportait quatre membres en 1387. Saint Just est intégrée dans une variante du pèlerinage de Compostelle et est inscrite, à ce titre, au classement du patrimoine mondial de l'UNESCO.

L'espace entre Valcabrère et Saint Bertrand de Comminges, au fond était occupé par une importante cité gallo-romaine

Visite extérieure

On aborde l'église par le cimetière, côté nord. Son entrée principale se situe sur le flanc de la nef.

côté nord

portail

Le portail date de la fin du XIIe siècle.

Au tympan, le Christ assis sur un siège antique, tient un livre. Marc et Jean tiennent la mandorle qui l'entoure. Les deux autres évangélistes sont à côté.

tympan

saint Just

La porte est entourée de quatre statues. On trouve au premier plan, saint Just à gauche et saint Pasteur à droite, deux martyrs espagnols, souvent associés (comme à Narbonne).

saint Pasteur

décollation de Just

Le chapiteau qui surmonte saint Just montre sa décollation. L'arrestation de Pasteur lui fait face.

arrestation de Pasteur

Etienne

Au deuxième plan, on trouve à gauche, saint Etienne, avec un chapiteau relatant sa lapidation, et à droite, sainte Hélène.

sainte Hélène

lapidation de saint Etienne

Cette dernière rappelle qu'une relique de la vraie croix, découverte par la sainte, se trouvait à Valcabrère. Au dessus, le chapiteau montre une femme pèlerin qui s'apprête à monter sur un cheval. Elle est entourée d'anges: peut être est-ce sainte Hélène partant en pèlerinage.

sainte Hélène

côté sud

Côté sud, s'élevait un cloître dont il ne reste aujourd'hui presque plus rien.
Le sobre clocher date du XIVe siècle.

chevet de loin

Le chevet présente un aspect inhabituel, une structure complexe, qui ne reflète pas l'aménagement intérieur.
Le haut de l'abside (correspondant au cul-de-four à l'intérieur) est polygonal. La partie basse est formé d'un ensemble de trompes de différentes tailles.

chevet de près

Une des caractéristiques est l'utilisation de nombreux remplois provenant de l'ancienne cité gallo-romaine paléochrétienne.

remploi côté nord


Un remploi côté nord, au-dessus et à droite du portail montre un groupe de personnages.
Côté sud, on trouve un superbe masque.

remploi au sud

Visite intérieure

La nef comporte quatre travées inégales voûtées en berceau au centre et en quart de sphère dans les collatéraux.

nef

nef et choeur

Des arcades cintrées sans décors séparent la nef des bas-côtés dans les trois premières travées. La voûte de la quatrième travée est plus haute. Elle repose sur des colonnes adossées.

Le chœur est voûté en cul-de-four. Son entrée est marquée par deux tailloirs ornés de billettes. Trois baies s'intègrent dans une série d'arcatures, trois autres sont percées à la base du cul-de-four, sous laquelle passe une frise décorative.

choeur

absidiole nord

Les absidioles ouvrent sur les bas-côtés par des arcs outrepassés.

Comme à l'extérieur, on trouve de nombreux remplois. On distingue des motifs géométriques simples, mais aussi des motifs plus complexes, comme ci-contre, sur un pilier du choeur.

remploi du choeur

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