DICTIONNAIRE DES GNOSTIQUES

et des principaux initiés

Préambule  -  sources

A  B  C  D  E  F  G  H  I  J  K  L  M 

N  O  P  Q  R  S  T  U  V  W  X  Y  Z

Lettre S

SAADIA ben Iossef (Soura, 882 - 942).

Saba.

SABA  Isaac ben Abraham (ou Ephraïm ben Iaacôv) ( + 1518 ).

Sabazios

Sabéens

Saclas.

Mollâ SADRÂ (1572-1640).

SAFRAN  Alexandre

Sagesse divine

Câzi SAÏD Commî

SAINT-GERMAIN  Comte de

SAINT-MARTIN  Louis-Claude de (Amboise 1743 - Paris 1803).

Saint-Paul Roux le Magnifique

SAINT REMY  Jehan de

Saints du Très Haut

SAINT-YVES d'ALVEYDRE  Alexandre (1842-1909).

Saklas (ou Saclas).

Sakouracawa

SALOMÉ

SALOMON ( - 990 -930).

SALOMON ben ADRET

SALOMON Ibn Gabirol

SALZMANN  Johann-Daniel (1722-1812).

SALZMANN  Friedrich-Rudolf (1749-1821).

Samaël

Samaël Aun Weor.

Samaritains

Samaël Aun Weor.

SANDILANDS  James (vers 1510 - 1574).

SANDY  Isabelle (1893-1985).

SARACHACA  Baron de

SAROUQ  Israël (ou Sarough).

Al SARÂDJ  Abou Nasr ( + 988 ).

SASPORTAS  Jacob

SATAN

Sathanaël

SATIE  Erik (Honfleur 1855 - Paris 1925).

SATORNIL

SAUNIÈRE  Alfred ( + Montazels 1905).

SAUNIÈRE  Béranger (1852-1917).

Saushyant ou Shaoshyant

SCHELO  Isaac

SCHNEOURSON  Menachem

SCHOETTGEN  Christian (1687-1751).

SCHUBERT  Gottlieb-Heinrich von (1780-1860).

SCHURÉ  Édouard (Strasbourg 1841 - Paris 1929).

SCHWEIZER  Albert (Kaysersberg 1875 - Lambaréné 1965).

Science du Christ

SCOT  Michael (1170-1232).

SEBALDT von WERTH  Max-Ferdinand (1859-1916).

SEBOTTENDORF

SECUNDUS

Paul SÉDIR (1871-1925).

SEFARDI  Moïse (1062-1140).

SEM ou Shem.

SEMNÂNI  Alâoddavléh (1261-1336).

Septimans

Séraphins

Sérapis

Sérendib

Serpent

Serpent vert

SERPIOS

SETH.

Séthiens

SEVERUS

SHABATAIL TSWI

SHABESTARI  Mahmoud (Tabriz 1287 - Shabestar 1320).

SHACHRAZÔRI Shamsoddîne ( + 1290 ).

SHAFTESBURY (Londres 1671 - Naples 1713).

Shakers

Shamoun

SHAMS i Tabriz (Tabriz 1185 - Conia 1247).

Shaoshyant

Shalom SHARABI

Shathane

SHELOMO Ibn Gabirol

SHENOUT (348-451).

Shàt

Sheytane

Abou Bekr al SHIBLI (861-945).

Shiites

SHIMEON Bar lochaï

Shine

SHITIL

SHLOMO Ibn Gabirol (Malaga 1021 - Valence 1063).

Shmoûn

SHNEOUR ZALMAN

SHNEOURSON  Menachem-Mendel ( = 1902 ).

SHOGHI Effendi

SHOULI  Jakob (1689-1732).

SHWILI

Sicaires

SIGER de Brabant (1235-1283).

Sikhs

SILAS

SIMON Bariôna

SIMON Krênaios (ou Krînaios)

SIMON PIERRE

Simoniens

Simorg

SINCERUS RENATUS

Sine

Sirius

SISIN

SKARIATINE  Michel

Slavophiles.

SMITH  Hiram ( + 1844 )

SMITH  Joseph (1805- 1844).

SMITH  Pamela Coleman

SMITH  William Sidney (Westminster 1764 - Paris 1840).

SOCHRAVARDI  Abîr al Nadjâb ( + 1168 ).

SOCHRAVARDI  Shihab Eddîne Iahiâ (Sochraward 1153 - Alep 1191).

SOCHRAVARDI  Abou Hafs Omar ( + 1235).

"Societas Rosicruciana in Anglia"

Société des Anges

Société "Thulé"

Société Théosophique

Société du Vril

SOCRATE ( -470 –399)

Sophia

Sorciers d'Orion

Soufisme

SOULEILLON  Maurice

SOUSLOV

SPENCER LEWIS  Henry (1883-1939).

SPENCER LEWIS  Ralph ( + 1987 ).

spiritisme

SPRENGEL  Anna (vers 1850 - 1893).

STADA (ou Stadios).

STEINER  Rudolf (Kraljevic 1861 - Dornach 1925).

"Stella Matutina"

STEWART  Gary L.

STOBEE  Jean de

Stoïcisme

STOKER  Abraham (Dublin 1847 - Londres 1912).

STRAKHINE

SUARES  Carlo

Succube

Sumer et Chaldée

SUTION

SWEDENBORG  Emmanuel (Stockholm 1688 - Londres 1770).

SWIFT Jonathan (1667-1765).

SYMEON Bar locher

SYMEON Kîpha

SYNESIUS (370-414).

SAADIA ben Iossef (Soura, 882 - 942).

Gaon cabaliste du Fayoum, adversaire des caraïtes. Il écrivit en arabe en 931 un commentaire du Sepher Iétsira : le "Livre des Croyances et des Opinions", lequel sera traduit en hébreu au XII° s. par léhouda ibn Tibbon.

Saba.

Royaume antique de la péninsule arabique, situé au nord de l'actuel Yemen, qui tira son nom du fait qu'il fut d'abord peuplé par des Sabéens venant d'Europe C'est probablement une de ses reines qui, à l'époque du roi Salomon, fit à ce dernier la célèbre visite relatée dans la Bible hébraïque, Actuellement encore, un des districts de la province du Djizane, en Arabie séoudite, porte le nom de Sab’a, mais il n'est plus peuplé que d'arabes, les sabéens de l'Antiquité ayant, au III° siècle, émigré en Syrie.

V. aussi: Sabéens, Balkis.

SABA  Isaac ben Abraham (ou Ephraïm ben Iaacôv) ( + 1518 ).

Cabaliste juif espagnol, né à Zamora, dit aussi Ibn Latif ou Al-Latif. Exilé en 1492, il se réfugia au Portugal, puis au Maroc. Il est l'auteur du Tséror ha-Mor, un commentaire du "Pentateuque".

Sabazios

Dieu vénéré en Phrygie et en Thrace, qui a parfois été assimilé au Jehovah biblique. Les Grecs, quant à eux, l'identifieront à Dionysos, fils de Zeus.

Sabéens

Secte syrienne qui, comme les mandéens (avec lesquels on les confond parfois pour ce motif, alors que leur conception de Jésus notamment est très différente), se dira continuatrice de Jean le Baptiseur. Elle paraît issue d'un culte astral d'origine étrusque dont les adeptes avaient migré vers la péninsule arabique, au sud-ouest de laquelle ils constituèrent un Etat vers le Vill° siècle avant notre ère. De même que les pyramides de l'Egypte, située sur l'autre rive de la Mer Rouge, ont une base carrée, les Sabéens se construisirent dès lors des temples de forme carrée. Selon eux, l'univers matériel serait né du fait que le principe spirituel qui est en l'homme et qui lui vient de Dieu s'éprit un jour de la matière et, brûlant du désir d'éprouver les plaisirs corporels, ne voulut plus s'en détacher, oubliant ainsi son essence éternelle authentique. Ne voulant pas le laisser à l'abandon, Dieu dota alors l'âme humaine d'une intelligence qui lui permit de percevoir la réalité des deux principes et d'aspirer à retourner à son origine céleste. Au IVe siècle avant notre ère, des rois sabéens embrassèrent le judaïsme. Des cataclysmes contraignirent leurs tribus, au III° siècle de notre ère, à émigrer plus au nord et elles finirent par s'établir en Syrie, principalement dans la région de Haran (Carrhes), et les Sabéens s'y christianiseront. Au cours de ces tribulations, leur culte subit des influences diverses, surtout des hermétistes, des simoniens et des chrétiens gnostiques. En ce oui concerne la personne de Jésus, les Sabéens christianisés seront adoptianistes, c'est à dire que pour eux ce dernier avait été "adopté" par le Père comme son Fils au moment de son baptême par Jean. C'est pourquoi aussi ils reconnaîtront l'autorité du "prêtre Jean" des nestoriens. Pour eux enfin, Jésus était réellement mort sur une croix de bois, mais il n'était pas ressuscité : il reviendrait un jour, avec Élie et Jean, pour procéder au grand jugement. Les Sabéens seront comptés dans le Coran, avec les juifs et les nazaréens (II 62 et XXII 17), parmi les "gens du livre" que Dieu agrée presque au même titre que les musulmans.

V. aussi: Prêtre Jean, Saba.

Saclas.

Voir: Saklas.

Mollâ SADRÂ (1572-1640).

Nom sous lequel est surtout connu le philosophe persan Sadroddine Mohammed ibri Ibrâhim Shirazî, l'un des principaux théologiens du chiisme duodéciman, qui tenta de combiner le platonisme et l'aristotélisme avec la gnose d'Ibn Arâbi. Aussi son oeuvre principale, Asfâr, abonde-t-elle en citations de ce dernier. Il est aussi l'auteur de commentaires de l’œuvre de Shihab Sochravardî. Mollâ Sadrâ ne croyait toutefois pas à la transmigration des âmes, mais seulement à leur retour au monde sous la forme d'une résurrection dans un "corps de lumière". Comme beaucoup d'autres penseurs, il estimait que la connaissance de Dieu passe par la connaissance de soi-même, y ajoutant toutefois la nécessité de la connaissance de l'enseignement des imâms c'est à dire de ceux qui, pour chacun des prophètes, ont continué leur oeuvre.

SAFRAN  Alexandre

Cabaliste roumain contemporain, né à Bacau en 1910, qui devint professeur à l'Université de Genève et grand-rabbin de cette ville. A. Safran a écrit en français notamment "La Cabale" (1972), qui est à la fois une tentative d'explication rationnelle de la Tradition judaïque et un acte de foi en son excellence. Il a publié en outre "Israël dans le temps et dans l'espace" (1980) et une "Sagesse de la Kabbale" 1986-87).

Sagesse divine

Voir: Hélène, Sophie.

Câzi SAÏD Commî

Voir: Quâzi Saïd.

SAINT-GERMAIN  Comte de

Personnage énigmatique qui fréquenta plusieurs Cours royales, notamment celles de Russie et de Franco, au cours de la deuxième partie du XVIIIe siècle. D'une érudition et d'une mémoire prodigieuses, il s'adonnait notamment à l'alchimie et, prétendant être immortel, disait avoir eu l'occasion de converser, entre autres, avec Jules César et avec Jésus. Le comte de Saint-Germain disparut tout aussi mystérieusement qu'il était apparu. Plusieurs personnes affirmeront l'avoir aperçu, en divers endroits, parfois longtemps encore après.

SAINT-MARTIN  Louis-Claude de (Amboise 1743 - Paris 1803).

Fondateur de l'Église martiniste, dont les adeptes se dénomment eux-mêmes les "Chevaliers du Christ".  Saint-Martin, officier militaire alors en service à Foix, avait été initié en 1765 à l'Ordre des élus Cohens de l'Univers. Il sera élevé en 1771 au grade de commandeur d'Orient de cet Ordre par Martinez de Pasqually, dont il devint alors le secrétaire. À la mort de ce dernier en 1774, c'est Sébastien Las Cases qui lui succéda, mais Louis-Claude de Saint-Martin réorganisera l'Ordre des élus Cohens en le simplifiant et en y intégrant la pensée de Jakob Boehme, sans doute sous l'impulsion de Friedrich-Rudolf Saltzmann. En 1781, Las Cases et Saint-Martin dissoudront cet Ordre et Saint-Martin le transformera en une Église martiniste, placée sous le patronage de saint martin de Tours et ne connaissant que trois grades: les associés, les initiés et les "supérieurs inconnus", tandis que son grand-maître porte le titre de Philosophe inconnu, titre que Saint-Martin s'était déjà octroyé lui-même dès la mort de Pasqually en 1774. L'Église martiniste, sans renier le gnosticisme de Martinez de Pasqually, attachera moins d'importance à la magie et à la théurgie, mettant davantage l'accent sur la loi au Christ, rédempteur des péchés des hommes et médiateur par excellence, selon ses adeptes, entre eux et la Divinité. Celle-ci n'est autre, pour Saint-Martin, que le Grand Architecte de l'Univers des francs-maçons, dont le principe masculin serait le Logos et le principe femelle la Sophia laquelle est aussi la Vierge de Lumière qui a donné naissance au Christ. Ce dernier s'est incarné en jésus le Nazaréen au moment de son baptême par Jean le Baptiseur. Comme les rose-croix, les martinistes s'adonnent à la Cabale pratique, à l'alchimie et à l'astrologie, appliquant à celle-ci les règles de l'astrologie templière.

Saint-Paul Roux le Magnifique

Voir: Paul Roux.

SAINT REMY  Jehan de

Juif cabaliste converti au christianisme, qui fut l'astrologue du roi de Naples René d'Anjou et le maître de Christophe Colomb et de Michel de Nostre-Dame, dit Nostradamus, lequel était, par sa mère, son petit-fils.

Saints du Très Haut

Expression, reprise au livre de Daniel par laquelle se dénommaient eux-mêmes les membres de certaines branches de l'essénisme.

SAINT-YVES d'ALVEYDRE  Alexandre (1842-1909).

Médecin, philosophe et historien des religions, fortement influencé par Coménius, Fabre d'Olivet, Dutoit-Membrini, Hugo et Jacolliot. Ayant fait un riche mariage, Alexandre Saint-Yves reçut du pape le marquisat romain d'Alveydre et il put publier à ses frais de nombreux ouvrages d'une haute élévation de pensée, où il invoque notamment les plus grands esprits de l'humanité, tels que Moise et Pythagore, ainsi que différents Zoroastres, car Saint-Yves d'Alveydre pensait, lui aussi, qu'il avait existé au moins deux hommes ayant porté ce nom, et il affirmera, en outre, que Krishna avait été une préfiguration de Jésus. Dans ses oeuvres, d’Alveydre prône notamment la réconciliation entre les religions et entre celles-ci et la science, et il préconise une union des états européens sous une commune autorité, le principe fédérateur devant être ce qu'il appelle le Christ universel, c'est à dire l'Esprit ou le Verbe de la Divinité, lequel aurait parlé par la bouche de Jésus. Vers la fin du XIXe siècle, Saint-Yves d'Alveydre aurait été approché par des asiatiques qui se seraient présentés à lui comme des émissaires de l'Agartha, et c'est en conséquence de ces contacts qu'il aurait écrit ses deux dernières oeuvres, "L'Archéomètre" (1903) et "Mission de l'Inde en Europe, mission de l'Europe en Inde" (1910), celle-ci parue peu après sa mort.

Saklas (ou Saclas).

Nom du Grand Archonte créateur du monde matériel et de l'homme chez les Séthiens et les Manichéens, les premiers l'appelant aussi Ialdabaoth ou Samal. À noter qu'en araméen, sakla veut dire "fou, insensé".

V. aussi: Archanges et archontes, Ialdabaoth, Samal, Satan.

Sakouracawa

Voir: Ohsawa.

SALOMÉ

Le grec (xxxx) transcrit, soit l'hébreu Shlama féminin de Shlomo, Salomon, soit Shalom Tsiôn : La Paix de Sion. Plusieurs femmes ont porté ces noms, notamment une soeur d'Hérode le Grand et une de celles qui suivirent Jésus. Il est fait mention de cette dernière, non seulement dans les Évangiles canoniques selon Marc et Luc, mais encore dans plusieurs textes apocryphes, tels que l'évangile selon les Égyptiens, l'évangile selon Thomas, la Pistis Sophia, etc. Il résulte de tous ces textes que c'est probablement cette Salomé qui fut la compagne de Jésus le Nazaréen, et non Marie Magdeleine, comme beaucoup l'affirment. Il est possible qu'il s'agisse de la fille d'Hérodiade, qui avait probablement à peu près le même âge que Jésus.

V. aussi: Marie Magdeleine.

NdT : Jésus n’a sans doute pas eu de compagne, au sens humain du terme, il appartenait à une autre hiérarchie que nous. Les femmes qui le suivaient étaient des disciples.

SALOMON ( - 990 -930).

Le plus prestigieux des rois d'Israël, célèbre par sa grande sagesse et particulièrement tolérant on matière de culte. Son nom hébreu est Shlomo. Il transmit la tradition gnostique à Hiram, roi de Tyr, en Phénicie, lorsqu'il lui eut demandé de faire effectuer les travaux de construction du Temple de Jérusalem, ainsi qu'à Ahiram, l'architecte de celui-ci. Salomon est aussi, dans la littérature ésotérique, l'objet de plusieurs légendes. Selon l'une d'elles, que rapportent notamment "Le Témoignage de la Vérité" des Séthiens et le Talmud judaïque, il lui serait arrivé de faire appel à des démons, notamment pour pouvoir achever la construction du Temple, achèvement compromis par l'assassinat d'Ahiram. Selon une autre tradition, plus curieuse encore, d'origine rabbinique, Salomon aurait détenu un anneau magique, qui lui permettait de régner à la fois "sur les mondes d'en haut et d'en bas". Le démon Asmodée (Ashmedail) étant arrivé par ruse à le lui dérober, il vit l'étendue de son pouvoir se rétrécir progressivement, jusqu'à ce qu'il ne possède plus effectivement que son lit et son sceptre, puis finalement plus rien que son sceptre. Salomon en aurait été réduit alors à devoir mendier, proclamant partout qu'il était le roi d'Israël, mais sans que personne ne le croie. Cependant, Asmodée avait jeté dans la mer l'anneau magique de Salomon, qui fut avalé par un poisson. Celui-ci fut pris par un pêcheur, auquel Salomon l'acheta pour se nourrir, et il retrouva dans son ventre l'anneau dérobé. Il arriva alors à se faire enfin reconnaître et à recouvrer toute sa puissance.

V. aussi: Ahiram, Asmodée, Hiram, Saba.

SALOMON ben ADRET

Voir: Adret.

SALOMON Ibn Gabirol

Voir : Avicébron ou Shlomo Ibn Gabirol.

SALZMANN  Johann-Daniel (1722-1812).

Philosophe allemand, ami de Goethe.

SALZMANN  Friedrich-Rudolf (1749-1821).

Cousin du précédent, contemporain des français Jean-Baptiste Willermoz et Louis-Claude de Saint-Martin, avec lesquels il entretint des rapports suivis. Il avait été fonctionnaire du Royaume de Saxe, mais il reprit ensuite une librairie à Strasbourg et fonda la revue Der Bürgerfreund (L'Ami du Citoyen), laquelle publiera des textes de nombreux auteurs occultistes. Friedrich-Rudolf Salzmann écrira lui-même un vaste ouvrage en sept parties, "Tout se renouvellera", où il mêle à des idées personnelles de nombreuses citations. Il est en outre l'auteur d'un certain nombre d'opuscules plus modestes. Selon lui, la révolte des anges, comme pour Origène, a eu lieu avant la création de l'homme, dont Dieu voulut faire le maître du monde. Mais la chute d'Adam aurait eu pour conséquence le désordre des éléments.

Samaël

Pour de nombreux gnostiques, Samaël est le nom d’un archonte, gardien du ciel délimité par l'orbite de la planète Mars. Pour d'autres, les cabalistes juifs médiévaux notamment, c'est un des surnoms de Satan. Il en va de même dans plusieurs des livres séthiens redécouverts à Nag-Hammadi en 1945. Dans quelques uns de ceux-ci toutefois, Samaël s'identifie plutôt à Ialdabaoth, le Grand Archonte, gardien du ciel de Saturne, ayant la forme d'un dragon à tête de lion, et il est parfois appelé aussi Saclas (de l'araméen sakla qui veut dire "insensé"). C'est lui qui aurait créé l'univers matériel, dont certains gnostiques ophites attribuent, quant à eux, la création à Eçaldaüs. Au Moyen Age, les cabalistes juifs lui attribueront deux épouses: la première n'aurait été autre que Lilith, laquelle aurait été, selon certaines traditions, une première épouse d'Adam, avant la création d'Ève, tandis que la seconde était Machalate, une fille prétendue d'Ismaël.

V. aussi: Eçaldaüs, Ève, Ialdabaoth, Lilith, Saklas, Satan.

Samaël Aun Weor.

Voir: Gomez.

Samaritains

À la mort du roi hébreu Salomon, son royaume fut divisé, les tribus de Benjamin et de Juda se ralliant seules à son fils Roboam, tandis que celles du nord faisaient sécession. Celles-ci constituèrent un royaume, qui sera conquis par les Assyriens en 722 av. J.C., et cette région portera dès lors le nom de Samarie, qui était aussi celui de la ville principale. Un grand nombre de ses habitants furent déportés dans les possessions assyriennes, tandis qu'inversement de nombreux colons assyriens s'y installaient, y imposant leur langue, l'araméen, mais se conformant, pour la plupart, à la religion locale. Plus tard, le royaume de Juda sera envahi à son tour et dépeuplé par les babyloniens, vainqueurs des Assyriens, mais, les babyloniens ayant été, une soixantaines d'années après, vaincus eux-mêmes par les Perses, le roi de ceux-ci, Cyrus, autorisera les judéens à rentrer dans leur pays et à reconstruire le Temple de Jérusalem. Des contacts seront alors tentés entre judéens et samaritains, mais ces derniers refuseront de reconnaître la plupart des livres qui, outre la Torah constituent l'actuelle Bible juive, n'acceptant que les cinq livres de ladite Torah ceux de Josué et des Juges ainsi que Job et une partie des Psaumes mais en leur attribuant une valeur moindre qu'aux premiers. Les Samaritains n'acceptèrent pas non plus la croyance selon laquelle le Mashiach l'équivalent hébreu du Shaoshyant iranien, descendrait de Juda: pour eux, celui qu'ils appellent le Taheb doit être un descendant de Lévi. Ils refuseront aussi d'agréer comme lieu de culte le Temple reconstruit par Esdras, le leur étant un sanctuaire établi sur le mont Guérizim. Ils pensaient d'ailleurs que les flancs de celui-ci renfermaient les tables de la Loi de Moise, ainsi que l'Arche d'alliance, lesquelles devraient être redécouvertes par le Taheb à son avènement. Après la mort de ce dernier, il devrait, pensaient-ils, se produire une recrudescence du mal dans le monde, mais ensuite viendra le jour du grand Jugement par lequel les méchants seront précipités dans le feu éternel, tandis que les justes seront réadmis dans le Jardin d'Éden. Il subsiste encore quelques centaines d'adeptes de ces croyances aux alentours de Naplouse et de Gaza. Au Moyen Age, les cabalistes juifs lui attribueront deux épouses: la premiàre n'aurait été autre que Lilith, laquelle aurait été, selon certaines traditions, une première épouse d'Adam, avant la création d'Ève, tandis que la seconde était Fiachalate, une fille prétendue d'Ismaël.

V. aussi: Eçaldaos, Ève, Ialdabaoth, Lilith, Saklas, Satan.

Samaël Aun Weor.

Voir: Gomez.

SANDILANDS  James (vers 1510 - 1574).

Prieur de l'Ordre des Hospitaliers de St Jean et commandeur pour l'Écosse de l'Ordre clandestin du Temple; il détournera à son profit, à partir de 1564, les biens de ce dernier, qui étaient administrés par les Hospitaliers d'Écosse. Par ailleurs, Sandilands prendra parti pour la Réforme contre la régente Marie de Guise, veuve du roi d'Écosse Jacques V.

SANDY  Isabelle (1893-1985).

Poétesse française, admiratrice du mouvement cathare. Elle encouragera dans ses recherches Otto Rahn.

SARACHACA  Baron de

Voir: Hiéron du Val d'or.

SAROUQ  Israël (ou Sarough).

Cabaliste égyptien, disciple d'Isaac Louris, dont il répandra la doctrine en Italie après la mort de ce dernier. Mais Sarouq sera influencé lui-même par l'Académie platonicienne de Florence. Dans son Limoudêt Atzilout il a développé le thème de la préexistence de la Torah dans la Pensée de Dieu dès avant la création du monde.

Al SARÂDJ  Abou Nasr ( + 988 ).

Écrivain arabe, théoricien du soufisme. Dans son Kitab al-Louma Al Sarrâdj distingue sept étapes dans l'ascension vers Dieu qu’est l'extase mystique.

SASPORTAS  Jacob

Cabaliste portugais hostile à Shabatail Tswi, mais favorable, au contraire, à Moshé Elbaz. Sasportas s'établit d'abord à Salé, mais il émigra ensuite aux Pays-Bas. Il est l'auteur notamment du Tsitsat Nobel Tsevi

SATAN

L'adversaire de Jehovah-Dieu chez les juifs. Il n'apparaît toutefois dans la Bible, parmi les livres publiés après la captivité des judéens à Babylone, qu'à partir du livre de Job, où il est encore un ben ha-élohîm (c'est à dire un "archange" dans la terminologie judéo-chrétienne occidentale). Il constitue, en fait, la transposition, dans les croyances judaïques, de l'Angra Mainiou l'Esprit mauvais du zervanisme, l'adversaire (shathane) du Dieu suprême Aoura Mazda, tandis que le Spenta mainiou l'Esprit saint, était Mithro. Chez les esséniens, Satan sera souvent aussi appelé Bélial ou Béliar, nom que lui donnera de même parfois l'apôtre Paul du christianisme. Pour certains chrétiens gnostiques et chez les cathares, il porte les noms de Sathanas ou Sathanaël. Dans plusieurs livres séthiens, il est encore appelé Saclas (de l'araméen sakia qui veut dire "fou, insensé") ou Samaël (ce qui est interprété comme signifiant "dieu aveugle" ou "dieu des aveugles") et assimilé souvent à Ialdabaoth, le grand Archonte, le créateur de l'univers matériel mauvais (qualifié alors aussi parfois de Démiourgos ou de Pantocratôr).Dans beaucoup d'autres traditions pourtant, Samaël est l'archonte, non de Jupiter, mais de Mars. Au Moyen Age, les juifs cabaliens appelleront souvent Satan, eux aussi, Samaël. Dans l'Islam enfin, il porte les noms de Sheytane, Bilad et Bilar. Il est à noter aussi que, si le nom arabe de Satan est Sheytane il existe un autre mot arabe, shathene qui désigne la corde d'un puits.

V. aussi: Diables, Mithro, Samal, Sheytane.

Sathanaël

Nom que porte Satan ou Lucifer chez plusieurs gnostiques, tels que les bogomiles et les cathares. Pour les bogomiles notamment, c'est Sathanaël qui créa le ciel et la terre du chapitre II, v. 4, de la Genèse, ainsi qu'Adam et Ève, mais c'est de lui et de cette dernière que serait né Caïn.

V. aussi: Bogomiles, Cathares, Caïn.

SATIE  Erik (Honfleur 1855 - Paris 1925).

Compositeur français, d'une inspiration très originale et souvent séduisante, qui collabora quelque temps avec Joséphin Péladan, mais se sépara de lui et fonda en 1883 l'Église métropolitaine de Jésus conducteur.

SATORNIL

Disciple de Nicolas et de Ménandre, établi comme eux à Antioche, Satornil (encore appelé Saturninus ou Saturnin) doit aussi y avoir connu par Luc, disciple de l'apôtre Paul, la doctrine de ce dernier. Pour lui, le vrai Dieu, qu'il appelle souvent le Père et qui est la bonté suprême, a été inconnu des hommes jusqu'à ce que Paul Le leur ait révélé. C'est ce Dieu de lumière et de bonté qui a créé les anges, et sept de ceux-ci, que Satornil appelle "archontes", ont à leur tour créé l'univers matériel et tout ce qu'il renferme, y compris le premier homme. Mais ils ne surent pas le faire se tenir debout et cet homme rampait sur le sol comme un ver. Le Dieu de bonté, ému de compassion, le dota alors d'une étincelle de vie, qui fut son âme et lui permit de se dresser et de marcher. Tous les descendants de ce premier homme ont ainsi un corps de matière et une âme, étincelle divine, qui remonte vers Dieu quand l'homme meurt, tandis que son corps matériel alors se décompose. Le Dieu Père, disait encore Satornil, est bon, la matière set mauvaise. Quant aux anges, les uns sont bons, les autres, les archontes, sont mauvais. Parmi ces derniers, il y a notamment Jéhovah, qu'adorent les juifs, et Satan, son adversaire, lesquels sont perpétuellement en lutte l'un contre l'autre. C'est à cause de tout cela qu'il y a sur la Terre des hommes bons et des mauvais, de vraies prophéties et des fausses, ainsi que des rivalités souvent implacables. Le mariage et la procréation sont, pour Satornil, dus également à l'archonte Satan, puisqu'ils contribuent à perpétuer la matière, qui est mauvaise. C'est en vue de remédier à tous ces maux que le Père a envoyé sur Terre son propre fils, le Christ, qui dut traverser, pour y descendre, les sept cieux gouvernés par les archontes démiurges. Arrivé sur Terre, le Fils prit la forme et l'apparence d'un homme, mais son corps n'était pas fait de la même chair que celle des hommes ordinaires. Il fut appelé Jésus et il tenta de renverser Jéhovah, le Dieu des juifs, et de sauver ceux qui croiraient en son Père et en lui. Retourné au Royaume de son Père, le Christ apparut enfin à Paul de Tarse en une vision au cours de laquelle il lui enjoignit de répandre sa doctrine parmi toutes les nations. Satornil eut de nombreux disciples, dont les plus importants sont Basilide et Cardon. On ne sait rien au sujet, ni de la fin de sa vie, ni de sa mort. Il se pourrait qu'il se soit rendu au Cachemire et qu'il y ait été crucifié ou pendu sous le nom de Sandimane ou de Sandimati.

SAUNIÈRE  Alfred ( + Montazels 1905).

Membre de l'ordre des Jésuites qui fit scandale par sa vie privée. Il pourrait avoir facilité les recherches de son frère Béranger en l'introduisant auprès de membres influents de la noblesse légitimiste, ainsi que dans certains milieux intellectuels et occultistes de Paris.

SAUNIÈRE  Béranger (1852-1917).

Frère du précédent. Nommé curé de Rennes le château, dans l'Aude, en 1885, il fit dans son église des découvertes dont la nature exacte n'a jamais pu être établie avec certitude, mais qui lui permirent de faire des dépenses considérables, notamment au profit de sa cure, de sa paroisse et de son village. Il sera soutenu, entre autres, par l'abbé Boudet, curé lui-même du village voisin de Rennes-les-Bains, et probablement par le Prieuré de Sion.

V. aussi: Rois, Boudet, Gélis

Saushyant ou Shaoshyant

Nom, dans certaines religions de l'Iran, du Sauveur qui doit apparaître à la "fin des temps" pour procéder au grand jugement et faire régner ensuite la justice sur la Terre. Cette croyance a été reportée- par les shiites duodécimans sur le personnage qu'ils appellent le Mahdi, c'est à dire le douzième imam après Mahomet caché".

V. aussi: Messie.

SCHELO  Isaac

Cabaliste aragonais du XIVe siècle qui se rendit à Jérusalem en 1335 et écrivit ses souvenirs de voyage sous le titre de "Chemins de Jérusalem".

SCHNEOURSON  Menachem

Voir: Shnéourson.

SCHOETTGEN  Christian (1687-1751).

Cabaliste allemand, auteur des Horae Hebraicae et Talmudicae (1733). Il a établi notamment les règles de prosodie selon lesquelles sont rédigés certains des livres de la Bible.

SCHUBERT  Gottlieb-Heinrich von (1780-1860).

Traducteur allemand de Saint-Martin, auteur lui-même de "Vues sur l'aspect nocturne des Sciences naturelles" (1808) et de "La Symbolique du Rave" (1814). Il croyait à la métempsycose ascendante des hommes.

SCHURÉ  Édouard (Strasbourg 1841 - Paris 1929).

Écrivain occultiste français qui s'inspira principalement de Pythagore, Jacolliot, Steiner, etc. Schuré s'est rendu célèbre surtout par ses "Grands Initiés" (1889), où il expose la vie et l'oeuvre de Rama, Krishna, Thot, Morse, Orphée, Pythagore et Jésus. Parmi ses autres oeuvres, il faut citer "L'Évolution divine, du Sphinx au Christ" (1912), "Précurseurs et révoltés", "Femmes inspiratrices", "Prophètes de la Renaissance". Il projetait aussi une deuxième partie, "Du Christ à Lucifer", à "divine", mais elle ne vit jamais le jour. Pour Édouard Schuré, le ciel et la terre ont été, comme la Bible hébraïque le raconte, créés par des élohîm mais ceux-ci ne sont pas Dieu : ce sont des anges de la 7e classe, de ceux qu'on appelle habituellement, mais improprement, en français, les "principautés" et qui font partie de la troisième triade angélique, Schuré assimilant les membres de celle-ci aux dévas de l'hindouisme. Pour lui cependant, la planète Saturne aurait été créée en premier lieu, puis successivement le Soleil, Jupiter et Mars. C'est alors qu'aurait eu lieu la révolte du chérubin Lucifer, laquelle aurait eu pour conséquence la création de la Terre, de la Lune et de l'homme. La plus ancienne civilisation terrestre aurait, pour Schuré, été celle des Atlantes, de laquelle dériveraient toutes les autres.

SCHWEIZER  Albert (Kaysersberg 1875 - Lambaréné 1965).

Esprit universel, qui fut la fois médecin, musicien, musicologue, historien des religions et philosophe, et qui obtint en 1952 le prix Nobel de la paix. Schweizer était aussi pasteur de l'Église protestante libérale, qui ne voit pas en Jésus le Nazarénien l'incarnation d'une personne divine, mais un homme supérieurement inspiré. De même, pour cette confession, le péché originel n'est-il qu'un symbole, car les hommes, à leur naissance, sont tous, selon elle, les enfants innocents du Dieu bon. Pour Albert Schweizer cependant, l'existence charnelle est péché par elle-même et ce péché ne peut ête remis que par la grâce divine.

Science du Christ

voir: Mary Baker-Eddy.

SCOT  Michael (1170-1232).

Astrologue, magiste, alchimiste et médecin britannique, qui traduisit de l'arabe en latin des oeuvres d'Aristote et d'Avicenne, traductions dont tirera profit notamment le célèbre alchimiste Albert le grand. Outre ces traductions, Michael Scot est aussi l'auteur d'assez nombreux traités sur des sujets très divers d'astrologie, de mathématique, de chimie, de zoologie et même de physiognomonie. Il s'intéressera enfin à l'interprétation des rêves et ira jusqu'à tenter des expériences de nécromancia. Mais Scot fut aussi un grand voyageur. On le verra notamment à Tolède, à Paris, à Florence, à Bologne, à la cour de l'empereur d'Allemagne Frédéric II, à Oxford. Rentré dans son village natal de Holm-Coltraine, il mourra dans l'église de celui-ci, une pierre s'étant détachée de la voûte et lui étant tombée sur la tête.

SEBALDT von WERTH  Max-Ferdinand (1859-1916).

Occultiste allemand, de tendance dualiste, qui a développé une théorie germanisante de la création du monde et de la sexualité.

SEBOTTENDORF

Voir : Glauer.

SECUNDUS

Contemporain de Claude Ptolémée et de Salomon Valentin, Secundus distingua dans l'Ogdoade une tétrade droite et une tétrade gauche, la première étant le domaine de la lumière, la deuxième, celle des ténèbres.

Paul SÉDIR (1871-1925).

Pseudonyme d'Yvon Leloup, né à Dinan, qui fut d'abord employé de banque à Paris, où il fit la connaissance de Stanislas de Guaita et de Papus, qui l'initièrent à l'alchimie et à la Cabale. Aussi figura-t-il parmi les premiers dirigeants de l'Ordre kabbalistique de la Rose-Croix, fondée avec ceux-ci par Joséphin Péladan. Sédir sera en outre l'un des premiers évêques de l'Église gnostique de Jules Doinel, à laquelle il avait adhéré aussi. Mais, ayant ensuite rencontré le Maître Philippe, il décida de se consacrer désormais uniquement à ce qu'il appellera "le message christique". Il fondera dans cette vue une association à la fois magiste, mystique et charitable, "Les Amitiés spirituelles", et il la mit sous le patronage du Christ. Il ne cessera toutefois pas toute activité occultiste, publiant notamment en 1895 chez Chaconne « les miroirs magiques », méthode de divinisation par les surfaces réfléchissantes. Paul Sédir a écrit aussi une "Histoire et doctrine des Roses-Croix", où il fait remonter la philosophie de cette fraternité aux doctrines de l'Égypte ancienne.

SEFARDI  Moïse (1062-1140).

Cabaliste juif qui se convertit au christianisme en 1106, avec le roi Alphonse d'Aragon pour parrain. Sous le nom de Pétrus Alfonsus, il écrira un dialogue entre Morse et Simon-Pierre, où ce dernier entend démontrer au premier que le tétragramme divin IHWH serait une figure de la Trinité chrétienne, du fait qu'il ne se compose en réalité que de trois lettres différentes.

SEM ou Shem.

Fils de Noé, à qui, selon les Séthiens, Seth serait apparu sous la forme d'un homme nommé Derdikéa, qui en aurait été la réincarnation, et lui aurait fait diverses révélations. C'est ce qui fait l'objet notamment de "La Paraphrase de Shem", un des écrits de Nag-Hamrnadi.

SEMNÂNI  Alâoddavléh (1261-1336).

Soufi persan selon lequel le "corps de lumière" de l'homme, qui est destiné à ressusciter, comprend notamment sept "centres subtils" analogues aux chakras de l’hindouisme mais qui correspondraient aux sept grands prophètes que reconnaît l’Islam : Adam, Seth, Noé, Abraham, Moïse, David et Jésus.

Septimans

Nom parfois donné à la secte islamique des ismaéliens, parce qu'ils ne reconnaissent comme légitimes que sept imams après Mahomet, le premier ayant été, selon eux, le gendre et cousin de ce dernier, Ali, tandis que les chiites dits "duodécimans" en reconnaissent douze.

V. aussi: Ah Flahdi.

Séraphins

La plus élevée des neuf classes d'anges dans l'angélologie traditionnelle. Leur nom vient de l'hébreu saroph qui veut dire "brûler". Ce sont des êtres de lumière et de feu, mais aussi d'amour.

V. aussi: Angélologie, Denys l'Aréopagite.

Sérapis

Hellénisation de l'égyptien Oussir-Hapi C'est le nom du Dieu suprême dans la religion populaire de l'Egypte lagide. Cette religion était un syncrétisme de croyances locales traditionnelles et de divers éléments de la mythologie grecque. Elle avait pour pendant ésotérique l'hermétisme, qui avait de son côté donné à l'égyptien Thot le nom de Hermès. Sérapis était un Dieu sauveur (sôtîr) ayant pour parèdre Isis, qualifiée elle aussi de sôtîra

Sérendib

Nom persan de l'île de Ceylan, où selon certaines traditions ésotériques de l'Inde et de l'Islam, auraient été relégués Adam et Eve après leur faute. Pour d'autres traditions hindouistes, c’est à Ceylan, au contraire, que se serait situéle Paradis terrestre, et la faute d'Adam et Eve aurait été de vouloir passer le détroit la séparant du continent pour se rendre sur ce dernier.

V. aussi: Ceylan.

Serpent

Symbole ambivalent des traditions bibliques et gnostiques, incarnation tantôt de Satan, tantôt d'un instructeur envoyé aux hommes par le Dieu suprême pour leur apporter les bienfaits de la Gnose ou de la Science.

V. aussi: Fraction du pain, Iblis, Naassènes, Ophites, Sthiens.

Serpent vert

Voir: Magda Laetitia.

SERPIOS

Fondateur de la secte des pauliciens au VIle siècle. Encore appelé Serghios, il est l'auteur de quelques épîtres.

SETH.

En Egypte, Seth (Oussit) est le mauvais frère d'Osiris (Oussir). Les hermétistes le rebaptiseront Typhon et en feront en outre le Seigneur des tempêtes. Chez les Hébreux, Seth (Shèt) est le troisième fils d'Adam et Eve, né après le meurtre d'Abel par Caïn. Les séthiens d'Egypte feront de ces deux personnages un seul, tandis que les mandéens considérèrent le Seth hébreu comme un de leurs prophètes sous le nom de Shitil ; mais il était pour eux un fils d'Abel (Hibil), non son frère. Pour certains penseurs juifs, la faute originelle d'Adam et d' Eve n'aurait pas été l'union sexuelle, car Caïn et Abel auraient été conçus dès avant cette faute. Est-ce parce que Seth naquit ensuite qu'il est considéré comme mauvais par une partie des gnostiques, alors que d'autres en font un prophète ? D'aucuns ont même rapproché le nom de Seth de ceux de Satan et de Saturne. Pour plusieurs gnostiques alexandrins, Seth ne serait autre que le "Fils de l'Homme" des livres d'Hénoch, Adamas étant le premier homme, l'Homme primordial, l'Adam Cadmon des cabalistes, que certains de ces derniers assimilent à Osiris, et Seth étant son fils. Quelques uns ajoutent qu'après le meurtre d'Abel (qui aurait été, selon d'aucuns, peut-être en réalité une fille, vu la parenté des noms Eve, Chawa et d'Abel, Hevel) Eve mit au monde, non seulement un fils, Seth, mais encore une autre fille, Azoura ou Nôréa, qui devint l'épouse de Seth. C'est de Seth et de Nôréa que serait issue une "race sainte", dont les séthiens diront qu'elle n'était autre qu'eux-mêmes. Pour les musulmans chiites duodécimans enfin, Seth s'est réincarné en Mahomet, puis en le Mahdi, l’ Imâm caché, qui réapparaîtra un jour pour faire régner la justice sur la Terre.

V.aussi : Abel, Caïn, Hermétisme, Lilith, Mahdi, Mani, Nôréa, Séthiens

Séthiens

Secte gnostique, probablement d'origine samaritaine, qui mettait Seth, le troisième fils d'Adam et Eve, au dessus de tous les patriarches et de tous les prophètes, car il aurait été l'incarnation du fils qu'avaient conçu la nature le de Dieu le Père, Noes et sa nature femelle, l'Enno!a. Seth épousa, selon eux, Nréa, une de ses sœurs, et c'est de leurs enfants, les "fils de Dieu", que les séthiens disaient être les descendants, la "race impérissable". Cette croyance était probablement basée sur le chapitre 85 du livre d'Hénoch, où le patriarche raconte un rave: Un taureau blanc et une génisse (qui sont Adam et Eve) mettent au monde d'abord un taureau noir (qui est Caïn), puis un taureau roux (qui est Abel); le taureau noir tue le taureau roux; la génisse donne alors naissance è un taureau blanc, d'où est issue tout e une race de taureaux blancs, tandis que les autres taureaux engendrés par le premier taureau blanc et la vache blanche seront tous noirs. Seth se serait d'ailleurs réincarné en un certain Derdikéa, qui serait apparu au patriarche Nicothée (lequel est peut-être l'égyptien Thot), puis à Noé et à son fils Shem. Il se serait ensuite réincarné à nouveau en Melkitsédec pour se manifester alors à Abraham. La secte séthienne essaima en diverses contrées, notamment en Syrie et en Arménie, où ses adeptes seront appelés "archontiques", ainsi qu'en Egypte, où elle subira l'influence de l'hermétisme. En Samarie même, elle parait s'être intégrée au simonisme, mais en Egypte elle se christianisera vers l'an 120 sous l'influence des chrétiens gnostiques d'Alexandrie, en particulier de Basilide e t d'Héracléon. Elle professera alors que Seth s'était réincarné une dernière fois en Jésus et était apparu alors à l'apôtre Paul sous la forme de Christ. Nais les séthiens s'opposeront farouchement à la hiérarchie de l'Église romaine et quelques uns iront jusqu'à contester la valeur du baptême d'eau. Pour les séthiens d'Egypte, comme pour Basilide, Dieu est, mais n'existe pas : il est invisible, inconnaissable en son essence et perceptible seulement par les effets de sa volonté. L'univers matériel, qui n'a pas été créé par Lui, mais par Ialdabaôth et six autres archontes, est issu de trois principes fondamentaux: la lumière, qui est en haut ; les ténèbres, qui sont les eaux de l'abîme, et l'esprit, souffle parfumé qui circule entre les deux premiers. Cette conception est proche de cello de la Cabale, qui établit un rapport entre l'esprit, rouach et le parfum, reach, et pour qui les Cieux ont été créés à partir du feu, la Terre à partir de l'eau, l'air se mouvant entre celle-ci et ceux-là. Jésus, le Sauveur, dernière incarnation de Seth, est venu aider les hommes à se délivrer de la matière et è faire retourner leur esprit è la lumière. Pour l'engendrer, le Notas l'Intelligence divine, a fécondé, en prenant la forme d'un serpent, la matrice d'une jeune fille vierge, mais il s'est ensuite purifié en buvant de l'eau vive, puis il s'est vêtu d'une robe de lumière pour remonter vers le Père. Jésus ne serait d'ailleurs, pour les séthiens, mort sur une croix qu'en apparence. C'est un autre que lui que ses bourreaux auraient torturé, puis mis en croix, tandis qu'il assistait à la scène de loin, juché sur un arbre, en se riant d’eux. Quelque temps après, il serait encore apparu à Paul et il l'aurait chargé de répandre ses enseignements.

V.aussi : apocalypse de Pierre, docétime, Nao-Han madi, Nicothée,/Seth, Orphisme

SEVERUS

Contemporain du chrétien gnostique Apellès, parait avoir été d'abord un disciple de Marcion ou de Valentin, mais avoir adhéré ensuite à la secte des séthiens ou à celle des encratites. Pour Severus, la création est l’œuvre d'archontes, dont le chef est laldabaôth, et le Diable, qui a la forme d'un serpent-dragon, est un fils de laldabaôth. En fécondant la terre, le Diable a fait croître notamment la vigne; c'est ce qui expliquerait que ceux qui boivent du vin perdent souvent la raison, deviennent libidineux, se mettent en colère, etc. La femme est, elle aussi, l’œuvre du Diable. Les hommes qui entretiennent des relations charnelles avec elles font donc oeuvre diabolique.

SHABATAIL TSWI

Voir: Tswi

SHABESTARI  Mahmoud (Tabriz 1287 - Shabestar 1320).

Soufi mystique azéri qui a écrit "La Roseraie du Mystère". Il y développe notamment une théorie de la "lumière noire".

SHACHRAZÔRI Shamsoddîne ( + 1290 ).

Philosophe persan néo-platonicien. Ii a écrit notamment Nozchate al-Coloûb , suite de biographies de philosophes, tant antérieurs à l'Islam que musulmans comme lui.

SHAFTESBURY (Londres 1671 - Naples 1713).

Anthony Ashley Cooper, comte de Shaftesbury, ne fut pas réellement gnostique, mais doit néanmoins être mentionné en raison de la conception métaphysique qu'il se faisait de l'Art.

Shakers

Secte issue des Quakers, fondée en 1758 par la fille d'un forgeron des environs de Manchester, Ann Lee, qui affirma que le Christ lui était apparu. En 1774, elle débarqua à New-York avec huit compagnons et compagnes, et elle mit sur pied, peu après, une communauté à Mount-Lebanon, près d'Albany. De là, la secte des shakers essaimera dans tous les Etats-Unis, sans être jamais très nombreuse. Ii y a aussi quelques shakers dans l'île caraïbe de Saint-Vincent. Les Shakers entendent rétablir le communisme des communautés nazaréennes primitives. Chaque adhérent fait don à la communauté de tous ses biens et il ne peut les reprendre s'il la quitte. Au sein des communautés, l'égalité est absolue entre tous les membres, mais les rapports sexuels sont strictement prohibés, étant considérés comme l'origine et la cause de tous les malheurs de l'humanité. De même que le Christ avait été le second Adam, selon les Shakers, de même la Mère Ann Lee a été une seconde Eve, venue en ce monde pour assurer le salut des femmes.

Shamoun

Nom arabe de Simon Pierre.

SHAMS i Tabriz (Tabriz 1185 - Conia 1247).

Soufi persan qui fut à la fois un disciple d'Ibn Arâbi et l'un des maîtres d'Al-Roûmi. Il s'habillait de noir, alors que les soufis portent habituellement des vêtements blancs. On l'appela "le Derviche volant" parce qu'il avait beaucoup voyagé. Shams i Tabriz (dont le nom signifie "Soleil de Tabriz") avait adopté la distinction faite par Shihab Sochravardi entre les prophètes et les saints, ces deux qualités n'étant pas nécessairement réunies en un même homme.

Shaoshyant

Voir: Saushyant

Shalom SHARABI

Rabbin yéménite qui fonda à Jérusalem au XVIIIe sicle un centre cabbaliste important.

Shathane

Nom hébreu de Satan.

SHELOMO Ibn Gabirol

Voir: Shlomo Ibn Gabirol.

SHENOUT (348-451).

Disciple de Pacôme, qui réforma le monachisme et s'opposera au nestorianisme.

Shàt

Autre nom, plus proche de l'hébreu, de Seth, troisième fils d'ève.

Sheytane

Nom arabe de Satan.

V. aussi: Diables, Iblis, Satan.

Abou Bekr al SHIBLI (861-945).

Soufi iraquien, ami d'Al Hallâdj. Il prônait la mystique en tant que fusion totale avec la Divinité.

Shiites

Voir: Chiïtes.

SHIMEON Bar lochaï

Voir: Symeon Bar lochaï

Shine

Déesse de la lune chez les chaldéens.

V. aussi: Nanna.

SHITIL

Nom de Seth chez les mandéens, qui en font un fils d'Abel (Hibil) et le frère d'Enosh (Anosh).

V. aussi: Mandéens, Seth.

SHLOMO Ibn Gabirol (Malaga 1021 - Valence 1063).

Philosophe juif espagnol néo-platonicien appelé aussi Avicébron. Cabalien et poète, il écrivit ses poésies en hébreu et ses oeuvres philosophiques en arabe. Dans "La Source de la Vie", écrit donc en arabe, mais qui sera traduit en latin et en hébreu, Salomon Ibn Gabirol affirma l'universalité de la matière, identifiant néanmoins la Volonté de Dieu et sa Sagesse. C'est d'ailleurs par sa Volonté, exprimée par son Logos que Dieu a créé le monde, en faisant sortir l'être de ce dernier par une fission du néant. Pour Avicébron, en outre, le Logos (la Raison), est l'élément mâle de la Divinité, tandis que Hylè (la Matière) en est l'élément femelle. Avicébron passe aussi pour être de ceux qui seraient arrivés, par la Cabale pratique, à confectionner un golem sorte d'être fantastique constitué d'un corps humain d'une force prodigieuse, mais dépourvu d'âme.

Shmoûn

Autre nom d'Eshmoûn, de Tammouz ou de Simon. En araméen et en copte, shmoûn veut dire "huit" ou "huitième". Dans les textes séthiens, ce nom est souvent synonyme d'Ogdoatie.

SHNEOUR ZALMAN

Voir: Zalman.

SHNEOURSON  Menachem-Mendel ( = 1902 ).

Successeur de Shnéour Zalman à la tête de la secte hassidique Chabad. Vivant à New-York, il soutient de là, le parti politique religieux israélien Agoudat Israël Quelques uns de ses partisans voient en lui le Messie.

SHOGHI Effendi

Voir: Effendi.

SHOULI  Jakob (1689-1732).

Rabbin turc, auteur d’une première version du Méôm Lôoz, recueil de commentaires de livres sacrés.

SHWILI

Cabalien russe qui, dans son "Livre des Nombres de la délivrance" (1964), prédit en se basant sur des écrits d'Isaac Louria et d'Eliahou, gaon de Vilna, la "délivrance" d'Israël pour 1967 ou 1968. C'est effectivement en cette année-là que Jérusalem a pu être réunifiée.

Sicaires

Branche armée de l'essénisme, fondée en 6 de notre ère par Juda de Gamala et par le pharisien Sadoq en vue de s'opposer au recensement de Quirinius dont il est question dans l'Evangile selon Luc (II, 1-2). Mais Juda et Sadoq furent vaincus et tués au combat en 7. Les sicaires n'en continuèrent pas moins leur résistance à occupant romain, s'en prenant en outre aux juifs qu'ils jugeaient ne pas montrer assez de zèle pour la Loi hébraïque. On les appelait, en araméen bariônîne en hébreu canaïm en grec skariôtais. Ces noms montrent bien que, dans l'entourage de Jésus le Nazaréen et de Jean le Baptiseur, Simon Bariôna, son fils Judas Iscariôt et quelques autres étaient des sicaires (en latin sicarii du nom de la sica la sique, long poignard à lame courbe que beaucoup d'entre eux portaient). Peu après 60, les sicaires de Galilée seront appelés zélotes (dzêlôtais en grec). Ils prendront une part très active, comme les autres sicaires d'ailleurs, à la guerre des juifs contre les romains de 66 à 73, mais ils finiront par être exterminés complètement au cours des derniers combats de cette guerre.

SIGER de Brabant (1235-1283).

Philosophe et astrologue. Partisan d'Aristote, il sera le rival de Thomas d'Aquin. Siger a néanmoins établi la distinction nécessaire entre l'existence et l'essence.

Sikhs

Voir: Nânak.

SILAS

Membre de la communauté nazôréenne de Jérusalem qui prit parti pour l'apôtre Paul après l'altercation que ce dernier eut à Antioche avec Symeon Pierre et devint alors l'un de ses compagnons les plus fidèles. Il suivra notamment Paul à Rome, où il fut aussi appelé Silvanus. Quand Néron voulut unifier le christianisme paulinien et le mithraïsme, Silas quitta Rome pour Antioche, où il sera rejoint par Luc, passé d'abord par Ephèse. Silas travaillera alors à rapprocher les pauliniens, les johannites et les ébionites.

SIMON Bariôna

Voir: Pierre.

SIMON Krênaios (ou Krînaios)

Voir: Basilide, Simoniens.

SIMON PIERRE

Voir: Pierre, Shamoun.

Simoniens

Le personnage de Simon le Mage ou le Magicien est imaginaire, apparaissant sous des traits différents dans chacune des oeuvres où il en est question. Ce nom a vraisemblablement désigné plusieurs des adeptes du simonisme, qui est à peu près pour la Samarie ce que fut l'essénisme pour la Judée, et même ceux de sectes qui en dérivent, car certains aspects notamment du magicien Simon dans les Homélies clementines se rapportent indubitablement à l'apôtre Paul. Ce nom même de Simon est en réalité l'hellénisation, via l'araméen Shimeon du nom du dieu phénicien Eshmoûn, dont le culte était très répandu en Mésopotamie en Syrie et sur toutes les rives de la Méditerranée, parfois sous le nom de Tammouz ou d'autres noms encore. Son culte se propagea aussi en Samarie, où il se teinta de pythagorisme, d'hébraïsme samaritain et essénien (ce dernier ayant été propagé en Samarie par Jean le Baptiseur, qui avait fait partie de la communauté thérapeute de Coumrâne), de gnose iranienne et d'orphisme, et les simoniens récuseront le Jéhovah de la Bible hébraïque, dont ils feront un démiurge inférieur au Dieu (ho théos) de Platon. Dans la doctrine issue de ce syncrétisme, le principe de toutes choses est, comme dans l'orphisme et chez Empédocle, le feu. C'est lui qui s'est manifesté à Moïse, lequel déclare, dans le Deutéronome que "Dieu est un feu qui brûle et qui consume" (IV 24). Chez tous les êtres qui engendrent, c’èst le feu qui provoque le désir. Chez l'homme, le sang, qui est rouge et chaud comme le feu, se transforme en semence; chez la femme, en lait. Le Feu aussi avec le Logos qui est la Grande Puissance, Celui qui se tient debout (Estôs). Il est présent partout, mais ce n'est pas lui qui a créé le monde matériel: une de ses émanations, l'Esprit, est descendue jusqu'à Ennoïa Prounikos et, s’unissant à elle, a engendré les anges; et ce sont des anges qui ont à leur tour créé l'univers matériel, ainsi qu e les hommes. Cependant, la Sagesse divine, autre émanation de Dieu, commit un jour l'imprudence de trop se pencher vers la matière créée par les anges. Elle y tomba et ne put s'en dégager, se trouvant prise ainsi dans les liens de la chair. Depuis lors, l'âme est en l'homme comme en une prison. A chaque génération toutefois, une parcelle de la Sagesse divine se manifeste de façon plus éclatante dans le corps de certaines femmes, dont la beauté remarquable en est le reflet; mais cette beauté excite souvent la concupiscence des princes de ce monde et cela provoque parfois des guerres meurtrières: tel fut le cas notamment de la fameuse princesse Hélène de Sparte, qui fut à l'origine de la guerre de Troie. Pour délivrer de la matière la Sagesse prisonnière, Dieu envoya sur la Terre son propre Fils. Dans chaque ciel, ce dernier prit une forme différente afin de se dissimuler aux archontes, dont chacun a l'apparence d'un animal, qui gardent chacun d'eux. Le Fils de Dieu arriva enfin sur la Terre, où il prit la forme d'un homme. Le dernier avatar de la Sagesse déchue s'offrit à lui en la personne d'une femme de Tyr d'une très grande beauté, elle aussi nommée Hélène. C'est accompagné d'elle que Simon enseigna les hommes, tenant des discours d'une grande sagesse et accomplissant des prodiges afin de les délivrer du mal. Aussi les puissances mauvaises s'opposèrent-elles à lui. Elles crurent un moment l'abattre, mais il ne souffrit qu'en apparence les maux dont elles pensèrent l'accabler; il triompha même de la mort et remonta au Ciel avec sa parèdre. Les simoniens pratiquaient une sorte de baptême, Eshmoûn étant aussi pour eux le Dieu des sources, d'où son surnom de Krênaios ou Krînaios. Eshmoûn Krînaios apparaît curieusement dans les Evangiles synoptiques sous le nom de Simon de Cyrène, la crucifixion des simoniens, reprise par Paul de Tarse, ayant été ultérieurement confondue avec le supplice romain de la croix subi par Dosithée, c'est- à-dire Jean le Baptiseur ou le Nazôréen. Comme les esséniens enfin, les simoniens faisaient profession de pratiquer la continence et de mépriser la richesse et les plaisirs. Hors de la Samarie, beaucoup d'entre eux révéraient le dieu Eshmoûn sous les traits de Zeus, son fils Simon sous ceux de Dionysos, et Hélène, la parèdre de ce dernier, sous ceux d'Athéna.

Simorg

Oiseau fabuleux qui, dans certaines traditions islamiques, est à peu près l'équivalent du Phénix égyptien.

V.aussi Attar, Huppe

SINCERUS RENATUS

Pseudonyme de Samuel Richter, qui fit revivre la Rose-Croix d'or" vers 1720.

Sine

Dieu de la lune chez les Akkadiens, qui l'appelaient aussi Térach, et chez les Assyriens, où il était le protecteur de Ninive.

V. aussi: Abraham, Nanna, Térach.

Sirius

Etoile importante qui portait en Egypte ancienne les noms de Sethôs ou Sôtis

V.aussi Seth, Séthiens

SISIN

Successeur de Mani à la tête de l'Église manichéenne, dont il transférera le centre à Babylone.

SKARIATINE  Michel

Egyptologue et cabaliste qui a écrit, sous le pseudonyme d'Enel, diverses études profondément pensées, telles que "La Gnomologie", "La Langue sacrée", etc.

Slavophiles.

Voir: Khomiakov.

SMITH  Hiram ( + 1844 )

Frère de Joseph Smith, fondateur de l'Église mormone. Il fut lynché en même temps que lui près de Nauvoo en juin 1844.

SMITH  Joseph (1805- 1844).

Fondateur de l'Église de Jésus-Christ des Saints du dernier Jour.

V. aussi: Mormons.

SMITH  Pamela Coleman

Amie d'Arthur-Edward Waite elle dessina pour lui un très beau jeu de tarots.

SMITH  William Sidney (Westminster 1764 - Paris 1840).

Officier de marine anglais, vainqueur de Napoléon Bonaparte à St Jean d'Acre en 1798. Après la chute de l'empire en France, W.S. Smith prôna la réconciliation entre les nations européennes. En 1838, il succédera à Fabré-Palaprat comme grand maître de l'Ordre du Temple.

SOCHRAVARDI  Abîr al Nadjâb ( + 1168 ).

Soufi syrien, disciple d'Achmad Ghazti. Il développa la conception coranique des sept cieux spirituels.

SOCHRAVARDI  Shihab Eddîne Iahiâ (Sochraward 1153 - Alep 1191).

Soufi d'origine turkmène, qui vécut successivement en Afghanistan, en Perse, en Anatolie et enfin en Syrie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, écrits les uns en persan, les autres en arabe, et de traductions. Shihab Eddîne Sochravardi a surtout tenté de faire entrer dans la philosophie islamique les conceptions du zervanisme, du platonisme, de l'hermétisme et de l'alchimie. Il reprit notamment au zervanisme son angélologie et le principe de la lutte perpétuelle entre la lumière et les ténèbres. Mais il a en propre la distinction qu'il établira entre les prophètes et les saints. Le prophète est le porte-parole de Dieu et Dieu choisit qui il veut pour remplir ce rôle, même si ce n'est pas un saint; tandis qu'est saint quiconque est parvenu à s'unir à Dieu, même s'il n'a aucun message à communiquer. Dieu suscite un prophète chaque fois qu'il a un message à adresser aux hommes. Aussi est il possible que Mahomet lui-même n'ait pas été le dernier des prophètes et que Dieu en suscite encore dans l'avenir s'il l'estime nécessaire. Ces idées seront jugées hérétiques, subversives et iniques par les autorités sunnites de Syrie et, malgré la protection de l'émir Al Malik, fils du sultan Saladin, Shihab Sochravardi sera, après un long emprisonnement, condamné à mort, torturé et exécuté.

V aussi: Shams j Tabriz.

SOCHRAVARDI  Abou Hafs Omar ( + 1235).

Soufi mystique qui vécut en Espagne. Il est l'auteur du livre "Les Fideles d'amour", où sont combinés certains aspects de la philosophie islamique, de l'hermétisme et du pythagorisme. La doctrine particulière d' Omar Sochravardi influencera Dante Alighieri, Christian Rosencreuz et d'autres.

V, aussi: Fidèles d'amour.

"Societas Rosicruciana in Anglia"

Organisation fondée en 1865 par Robert Wentworth Little pour continuer les traditions de la Rose-Croix et de la Pansophie en Angleterre. Son premier grand maître fut le maçon cabbaliste William Wegscott, auquel succédera en 1867, avec le titre d’imperator Edward Bulwer-Lytton. Elle sera elle-même continuée dans le Hermetic Brotherhood of the Golden Dawn in Outer.

Société des Anges

Cénacle fondé au XVIe s. par l'imprimeur lyonnais, d'origine souabe, Sebastian Greif, dit Gryphus (ou Gryphe), qui croyait au retour prochain de l'âge d'or de Saturne. Guillaume Postel se considérera comme le "pape" de la Société des Anges et beaucoup d'artistes et d'écrivains de talent y adhéreront.

Société "Thulé"

Voir: Thulé.

Société Théosophique

Voir: Annie Besant, Madame Blavatsky, Olcott, Steiner.

Société du Vril

Voir: Vril.

SOCRATE ( -470 –399)

Le plus célèbre de ceux des philosophes grecs qu'on a appelés les "Sophistes". Il eut de nombreux disciples, parmi lesquels Xénophon et Platon.

V. aussi: Delphes, Diotime, Platon.

Sophia

Nom de la Sagesse divine dans plusieurs sectes gnostiques.

V. aussi: Hélène, Ophites, Valentin.

Sorciers d'Orion

Secte luciférienne britannique contemporaine qui s'adonne à la magie et dont les rites s'apparentent aux sabbats des sorciers du Moyen-Age, mais sans les excès qu'on a prêtés à ces derniers.

Soufisme

Secte mystique musulmane issue de l'ismaélisme au IXe siècle sous l'impulsion d'une femme, Râbia, mais qui se rapprochera du sunnisme. C'est une sorte d'ordre religieux, dont les membres sont appelés soufis parce qu'ils portent habituellement des vêtements de laine et que souf, en arabe, veut dire "laine". Selon eux, le Coran doit être lu à quatre niveaux : littéral, spirituel, homilétique et secret. Ils connaissent une initiation à plusieurs degrés et celui qui est arrivé au plus haut degré est appelé shaik c'est à dire "maître". Les soufis estiment, d'autre part, qu'il ne convient pas de s'en tenir au Coran, mais que, étant l'aboutissement du judaïsme et du christianisme, il convient d'étudier aussi les écrits de ces deux religions, ainsi que la personne de leurs prophètes : Moïse, David, Salomon, Elie, Jean, Jésus, etc. Beaucoup de soufis vont même plus loin, s'intéressant absolument à toutes les autres religions et aux différentes gnoses. Ils pensent cependant qu'il ne suffit pas de savoir: il faut aussi et surtout aimer. La conception que se font les soufis de la création de l'homme est d'ailleurs fort proche de celle que s'en fait la Cabale, en particulier de l'Adam Cadmon, et celle qu'ils se font du Mahdi est analogue à celles du Shaosyant iranien ou du Sauveur des chrétiens gnostiques.

SOULEILLON  Maurice

Successeur de Pierre Vintras à la tête de l'Ordre du Carmel à la mort de celui-ci le 7 décembre 1875.

V. aussi: Boullan, Vintras.

SOUSLOV

Voir: Ivan Souslov.

SPENCER LEWIS  Henry (1883-1939).

Penseur américain qui affirma avoir reçu de "supérieurs inconnus", au cours d'un séjour en France, notamment à Paris et à Toulouse, des instructions pour continuer l’œuvre de la prétendument vraie Rose-Croix. Rentré aux Etats-Unis. Henry Spencer Lewis fonda dans cette vue en 1909, à San José (Californie), l'Antic and Mystic Order of the Rosy Cross (A.M.O.R.C.), pour qui cependant Christian Rosencreuz serait un personnage légendaire. H. Spencer Lewis est aussi l'auteur d'une "Vie mystique de Jésus" (1929), d'une lecture attachante, mais dont l'exposé n'est que faiblement étayé, ainsi que de "L'Art mystique de la guérison", tout aussi contestable.

SPENCER LEWIS  Ralph ( + 1987 ).

Fils du précédent, qui continua son oeuvre après la mort de son père. Il a eu lui-même pour successeur Gary L. Stewart.

spiritisme

Méthode de communication avec les esprits des morts, qui fut imaginée vers la moitié du XIXe siècle par le pasteur John Fox à partir d'observations qu'il avait faites chez des tribus amérindiennes de l'État de New-York. Cette méthode ne postule pas le dualisme, mais beaucoup de gnostiques s'y adonneront.

SPRENGEL  Anna (vers 1850 - 1893).

Rosicrucienne allemande. Membre en outre de l'Ordo Templi Orientis elle fonda en Angleterre en 1887, avec Willian Robert Woodman, Willian Wynn Westcott et Samuel Liddell Mathers, le Hermetic Brotherhood of the Golden Dawn in Outer.

STADA (ou Stadios).

Voir: léshou ben Stada.

STEINER  Rudolf (Kraljevic 1861 - Dornach 1925).

Fondateur en 1913 de la Société anthroposophique, dissidence de la Société théosophique. Il avait fait à Vienne, puis à Weimar, des études de philosophie et de littérature, s'intéressant surtout à Goethe et à Kant. En 1897, il alla s'établir à Berlin, où il adhéra à la branche allemande de la Société théosophique, dont il deviendra le secrétaire général, et il publia, avec Marie de Rivers (qu'il épousera plus tard, après la mort de sa première épouse Anna Ennique), la revue Lucifer and Gnosis. Il publia aussi à cette époque les deux principaux des nombreux livres dont il est l'auteur: "Le Mystère chrétien et les Mystères antiques" et "La science occulte". Rudolf Steiner se séparera de la Société théosophique quand Annie Besant, qui avait découvert Krishnamourti, voulut voir en lui une réincarnation à la fois du Bouddha et de Jésus. La Société anthroposophique, qu'il fonda alors, tiendra son premier congrès à Stochholm. Puis, Steiner fera construire à Dornach, en Suisse, le Goetheanum qui deviendra un centre très important d'ésotérisme et où il achèvera ses jours. Rudolf Steiner reconnaissait une trinité divine analogue à la Trinité chrétienne et à la Trimourti hindouiste, mais dont il dénomme les trois personnes Lucifer, Ahrimane et Christ, ce dernier ayant pour adversaire Satan, qui est subordonné à Ahrimane. Pour Steiner cependant, l'homme en tant qu'être spirituel serait antérieur sur la Terre à tous les autres êtres vivants, les animaux n'étant que des "déchets" de son développement progressif... Christ, qui est aussi le Verbe solaire, s'est manifesté aux hommes à plusieurs reprises en inspirant, selon Steiner, des prophètes d'une valeur morale exceptionnelle : Râme, Orphée, Moïse, Zoroastre, Krishna, le Bouddha, Jésus. Et c'est l'apôtre Paul qui a propagé l'enseignement de ce dernier, lequel lui était apparu pour le charger de cette mission. Pour Steiner, il y aurait cependant eu deux Zoroastres et aussi deux Jésus, celui de Luc n'étant pas le même que celui de Matthieu (ce qui expliquerait les discordances flagrantes des récits de la nativité dans ces deux Evangiles et aussi les divergences des généalogies). Le Jésus de Matthieu aurait été une réincarnation du premier Zoroastre, celui de Luc, du prophète Nathan. Le Jésus de Luc serait mort à l'age de douze ans et son âme aurait fusionné alors avec celle du Jésus de Matthieu

V. aussi: Besant, Krishnamourti, Lanz, Orphée, Schuré, Zoroastre.

"Stella Matutina"

Dissidence du Golden Dawn Brotherhood fondée par le poète catholique irlandais William Butler Yeats.

STEWART  Gary L.

Successeur de Ralph Spencer Lewis comme imperator de l'A.M.O.R.C., charge qu'il assura de 1987 à 1992.

V. aussi: Christian Bernard.

STOBEE  Jean de

Érudit grec du V°s. de notre ère. Auteur d'une "Anthologie" rassemblant plus de cinq cents citations de poètes et de philosophes, dont un grand nombre de tendance hermétiste.

Stoïcisme

Ecole de pensée créée è Athènes vers 310 avant notre ère par le philosophe Zénon de Kithion. Elle fonde la morale sur l'effort et la volonté, l'univers étant, selon Zénon, gouverné par deux principes : la matière et la force. L'univers matériel passe d'ailleurs régulièrement par plusieurs ères. A la fin de l'ère présente, il se produira un embrasement général, mais qui sera suivi d'une régénérescence Les stoïciens illustraient cette dernière croyance par le mythe du Phénix. Le stoïcisme connaîtra un très grand succès auprès des esprits les plus éminents du monde gréco-romain. D'Athènes, en effet, il se propagera d'abord dans tout l'Orient, puis à Rome et en Occident. Â Rome même, il sera illustré au premier siècle de notre ère, par Sénèque, puis par Epictète et par Marc Aurèle, entre autres. Il semble que ce soient les contacts qu'eut l'apôtre Paul avec Sénèque et avec Epaphrodite, un affranchi de Néron dont Epictète était alors un esclave, qui expliquent, au moins en partie, les analogies que l'on trouve entre la doctrine stoïcienne et le christianisme. Epictête ayant été affranchi è son tour par Epaphrodite, quittera Rome en 90 au moment des persécutions exercées par l'empereur Domitien, tant envers les philosophes que les astrologues et les juifs, et il alla fonder en Epire sa propre école.

V. aussi: Epictète, Paul, Sénèque, Zénon.

STOKER  Abraham (Dublin 1847 - Londres 1912).

Romancier, appelé aussi Bram Stoker, auteur notamment de "Dracula". Il adhéra au Golden Dawn Brotherhood

STRAKHINE

Voir: Jubélas.

SUARES  Carlo

Cabaliste français contemporain, rationaliste et contre-gnostique. A l'instar des caïnites, il a innocenté, dans "La Bible restituée" (1968), Caïn et Esaü, mais aussi justifié Judas Iscariote.

Succube

Diable femelle dans la démonologie chrétienne du Moyen Age.

Sumer et Chaldée

Peuplades mal connues, ayant vécu sur les bords des cours inférieurs des fleuves Tigre et Euphrate. Elles semblent avoir révéré un Dieu suprême, en principe unique (au moins pour les initiés), appelé Bél-Mardouk, mais de qui dépendaient d'autres "dieux" (bélim), d'un rang inférieur. C’est toutefois ceux-ci qui auraient organisé l'univers sensible, auparavant chaotique, en commençant par dissocier la Terre du Ciel, puis en créant les étoiles, le soleil, la lune et cinq planètes, qui étaient eux aussi, pour les chaldéens, de nature divine. Les cinq planètes étaient Ninib (ou Adar), qui correspond à notre Saturne; Mérodac, notre Jupiter; Nergal, qui tenait à la fois de notre Mars et de notre Pluton; Astarté, notre Vénus; et Nébo ou Nabou, notre Mercure. Bél-Mardouk créa aussi trois éléments: l'air, Anou; l'eau, Ea; et Enlil, la terre. Puis, il tira de celle-ci le premier couple humain. Mérodac était, quant à lui, son principe masculin et Ishtar, la paràdre de ce dernier, son principe féminin. Il arrivait à cette dernière de descendre sur la Terre en vue d’illuminer l'esprit de certains hommes, qui devenaient alors pour leurs semblables des guides inspirés. Mais, pour cela, il fallait à Ishtar, au cours de son passage dans les domaines propres aux cinq planètes et aux deux luminaires (le soleil et la lune), se dépouiller successivement d'une des sept pièces de son vêtement : c'est ce que symbolisa la "danse des sept voiles". L'un des hommes qu'Ishtar inspira ainsi au cours d'une de ses incursions sur la Terre fut Oannès, sorte d’homme-poisson (dont le nom signifie "l'Étranger") qui sortait chaque matin du Tigre et le regagnait le soir. Un autre fut Tammouz, qui devint son amant. Ce dernier toutefois mourut et la végétation terrestre s'arrêta alors de pousser. Ishtar descendit cette fois jusqu'aux enfers pour aller le rechercher et Allât, la parèdre de Nergal, accéda à sa prière après qu'elle eut dansé nue devant elle. Quant Ishtar et Tammouz reparurent sur la terre, la végétation reverdit.

V. aussi: Eshmon, Eurydice, Ishtar, Mages chaldéens, Oannès, Shmoun, Tamrnouz.

SUTION

Alchimiste et hermétiste qui fonda en 1598 une Militia Crucifera Evangelica, association analogue à la Rose-Croix. Sution a publié notamment une Naometrica où il spécifie, entre autres, les dimensions d'un Temple mystique et prédit un prochain renouvellement complet de la Terre.

SWEDENBORG  Emmanuel (Stockholm 1688 - Londres 1770).

Célèbre philosophe suédois, qui fut aussi poète, mathématicien, physicien, ingénieur. Il n'était pas vraiment gnostique, puisque pour lui le mal ne constitue pas un principe distinct, étant en réalité l'éloignement de la Divinité. Mais Swedenborg alliait à la rigueur scientifique de sa pensée un tempérament profondément mystique et voyant, qui l'apparente aux gnostiques notamment en ce qu'il croyait que la création du monde n'avait pas été l’œuvre de Dieu lui-même, mais celle du Soleil spirituel, qui en serait une émanation. Il croyait aussi à la métempsycose, le dernier avatar des hommes devant être de devenir des anges, don le corps serait mâle et l'âme féminine, ce qui serait, d'après lui, l'idéal pour pouvoir se joindre à Dieu dans le Ciel supérieur. Enfin, Swedenborg était aussi millénariste. Dans "Les Arcanes célestes" notamment et dans "La Nouvelle Jérusalem et sa doctrine céleste" (1758), il annonce la descente prochaine de la Cité céleste, qui devrait subsister mille ans sur la Terre et mener les hommes, par la connaissance des idées suprêmes, à l'état divin.

SWIFT Jonathan (1667-1765).

Prêtre irlandais qui écrivit en anglais des oeuvres satiriques, notamment ses célèbres "Voyages de Gulliver". Dans ce livre, Swift fait allusion aux satellites de la planète Mars, qui ne seront pourtant découverts officiellement qu'en 1887, longtemps donc après sa mort.

SYMEON Bar locher

Voir: Bar-lochai.

SYMEON Kîpha

Voir: Pierre.

SYNESIUS (370-414).

Philosophe platonicien et alchimiste libyen, qui intégra dans sa philosophie personnelle des éléments chrétiens, montanistes et mithriacistes. Il fut à Alexandrie l'un des amis de la célèbre Hypathie, assassinée en 415 par des chrétiens, et de l'alchimiste Marie, dite la Juive. Ayant épousé une chrétienne, Synesius s'était converti en 403 et il fut nommé évêque de Ptolémaïs en 410. Son nom sera adopté comme hiéronyme par Théophile Fabre des Essarts quand il succédera à Jules Doinel, en 1894, à la tête de l'Église gnostique universelle fondée par ce dernier.