DICTIONNAIRE DES GNOSTIQUES
et des principaux initiés
Préambule - sources
A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Lettre G
GERARD de Crémone (1114-1187).
GERBERT d'Aurillac (vers 945 - 1003).
Abou Hamid al GHAZALI (1058-1111).
Achmed GHAZALI (Tous 1060 - Khasvine 1126).
Iossef ben Abraham Ibn GHIKATILA (1248-1305).
Johan-Georg GICHTEL (Ratisbonne 1638 - Amsterdam 1710).
CILLES de Viterbe (1465-1532).
Luca GIORDAN0 (Naples, 1632-1705).
Adam-Rudolf GLAUER von SEBOTTENDORF (1875-1945).
Comte Eugène GOBLET d'ALVIELLA (Bruxelles, 1846 - 1925).
GODEFROID (ou Godefroy de Bouillon (1061-1100).
Johann-Wolfgang von GOETHE (Francfort 1749 - Weimar 1632).
Ferdinand de GONZAGUE (1507-1575).
Louis de GONZAGUE (1539-1595).
Rudolf GORSLEBEN (Metz 1883 - Bad Homburg 1930).
George Ivanovitch GOURDJIEFF (1872-1949).
GABIROL
Voir: Avicébron, Shlomo ibn Gabirol.
Gabriel
Un des quatre archanges principaux de l'angélologie judéo-chrétienne, dont le nom signifie en hébreu "ma force est un dieu". Pour de nombreux gnostiques, Gabriel est le protecteur de la planète Mars, le maître de l'orbite de celle-ci étant l’archonte Samaël. C'est Gabriel qui est censé avoir annoncé à la vierge Marie qu'elle allait engendrer miraculeusement. Chez les musulmans, c'est Gabriel aussi qui aurait fait à Mahomet la plupart des révélations qui composent le Coran. Beaucoup de mahométans l'assimilent d'ailleurs au Saint Esprit (Rouch al-Cods) Aboul Barakate, un philosophe juif du XIIe s• converti à l'Islam, fera de l'archange Gabriel l'Homme primordial de l'hermétisme.
V. aussi: Archanges et archontes.
Antonin GADAL (1877-1962).
Instituteur à Ussat-les-Bains (Ariège), Gadal est l'auteur d'une théorie selon laquelle une doctrine dualiste, qu'il dénommait le "manéisme", issue du marcionisme et du montanisme, et ayant subi les influences d'Origène et de Priscillien, serait à la base d'autres enseignements analogues, tels que ceux de l'anti-pape Novatien, de l'Ordre des Chevaliers de la Table Ronde, gardiens du saint Graal, et des cathares. Aussi sera-t-il de ceux qui encourageront activement les recherches entreprises par Otto Rahn lors des séjours de ce dernier en Ariège. De même adhérera -t-il au Cercle des Amis de Montségur fondé par Maurice Magre et René Nelli, ainsi qu'au Lectorium Rosicrucianum de Haarlem. Après la deuxième guerre mondiale, ce dernier fera ériger à Ussat un Centre rosicrucien dédié à Galaad et c'est Antonin Gadal qui en sera le premier conservateur.
V. aussi: Graal, Polaires, Rahn.
Jacques GAFFAREL (1601-1680).
Prêtre provençal, docteur en théologie de l'Université de Valence, qui s'opposa à Marin Mersenne, adversaire lui-même du cabalisme et de la Rose-Croix. Il publia notamment des Abdita divinae Cabalae Mysteria (Les Mystères cachés de la divine Cabale), où il affirmait notamment que l'hébreu avait été la langue parlée par dam et que le christianisme trouvait une confirmation de son bien-fondé dans la Cabale. Gaffarel publiera encore plusieurs autres traités, qui font de lui l'un des plus éminents des cabalistes chrétiens.
Abraham GALANTE (XVIe s.)
Disciple et continuateur de Moïse Cordovero. Il est l'auteur d'un commentaire du Zohar : Iaréach lacar.
Pierre GALATIN (1460-1540).
Moine franciscain, de son vrai nom Pietro Columna, qui fut surnommé en italien Galatina. Il fut magiste et cabaliste, fréquenta Johann Reuchiin et, comme ce dernier, préconisa l'étude du Talmud et de la Cabale par les chrétiens. Galatin est l'auteur de plusieurs ouvrages, les uns publiés, les autres inédits, dont le plus important est De Arcania catholicae veritatis (Les Mystères de la vérité catholique), par lequel il a contribué à rendre populaire la Cabale judaïque, fût-elle plus ou moins christianisée.
V. aussi: AGLA.
George GAMOW
Philosophe et physicien américain contemporain, d'origine russe, pour qui l'univers matériel est infini. S'il y a eu une création, pense Gamou, celle-ci n'a en tout cas pas consisté en la naissance de quelque chose à partir de rien, mais en une fabrication de l'univers actuel à partir d'une matière informe préexistante.
Le Gaon de Vilna.
Voir: Eliahou.
Robert GARCET
Philosophe et archéologue belge, né à Mons en 1912, fondateur à Eben-Emâl (Liège) d'un Musée de la Pierre, auquel il a donné le nom. Auteur de quelques essais, parmi lesquels une "Philosophie du Genre humain" (1985), Garcet croit en une opposition entre le bien et le mal, ainsi qu'à la réalité de Satan, auquel il attribue les titres de "prince de ce monde" et de "dieu de la terre".
La Gaye Science
En 1324, sept bourgeois de Toulouse créèrent un "Consistoire de la Gaye Science" en vue d'illustrer la langue d'oc et fondèrent à cet effet un concours de poésie, les jeux Floraux, qui devait se tenir chaque année en mai. Sur la trace des "Fidèles d'Amour" persans et d'Omar Sochravardi, ces jeux Floraux seront à l’origine de ce qu'on a appelé "l’amour courtois". Mais les poèmes de ceux qui chantaient cet amour étaient souvent à double sens et célébraient alors en réalité la Notre Dame des Cathares et des Templiers, c'est à dire leur foi, tenue pour hérétique par les autorités officielles. De même pour ceux qui seront dédiés à Clémence Isaure, personnage imaginaire en le nom de qui certains commentateurs voient une contraction d'"Isis-Horus". Le fait est que de nombreuses oeuvres de ces "fidèles d'amour" occidentaux se rattachent à l'hermétisme dans les deux sens du mot et méritent certainement le qualificatif de trobar clus (chant fermé) qui leur sera souvent appliqué! . Les adeptes de la Gaye Science entretiendront en outre des rapports cordiaux avec les adeptes de la Fede Santa italienne. Pour ceux qui s'adonnaient à cette "Gaye Science", appelée aussi le "Gay Sçavoir", Horus symbolisait d'ailleurs l'Homme nouveau des alchimistes, mais alors que ces derniers le faisaient renaître au pied d'un dattier, les Fidèles d'Amour le feront se ranimer à l'ombre d'un figuier.
V. aussi: Fidèles d'Amour, Figuier, Phénix.
GÉBER
Nom abrégé d'Abou Mouça Djâbir ibn Haillâne al-Soufi, alchimiste ismaélien de Mésopotamie qui vécut à la fin du VIlle siècle et au début du IXe. Il fut l'un des premiers à tenter d'opérer la transmutation en or des métaux vils. Dans certains versets du Coran, il disait discerner "une intention de l'Ame universelle".
Arnaud GELIS-BOTHELER
Chef d'une secte qui continuera à Paniers, au XIVe s•, les cathares et qui pratiquera en outre la nécromancie.
Jean GÉLIS (1827-1897).
Curé de Rennes-les-Bains, confesseur et confident de Béranger Saunière, qui était curé de Rennes-le-Château. Probablement membre du Prieuré de Sion, Gélis sera assassiné dans des circonstances mystérieuses.
V. aussi: Baudet, Saunière.
Génies
Nom qui est parfois donné en français aux djinns du mazdéisme et de certaines traditions islamiques.
François GEORGE (1460-1540).
Francisco Zorzi ou Giorgi, dit de Venise, fut un cabaliste chrétien peu important, car sans grande originalité. Il est néanmoins l'auteur, entre autres, d'une Harmonia Mundi où il fait remarquer notamment que les initiales des trois mots lavo Shilo vela, "jusqu'à ce que vienne Shilo" (Genèse XLXI) sont aussi celles de léshou le nom hébreu de Jésus (iod-shine-wav).selon le Talmud.
GERARD de Crémone (1114-1187).
Traducteur de nombreux textes scientifiques et théologiques arabes.
GERBERT d'Aurillac (vers 945 - 1003).
Moine bénédictin d'origine auvergnate, philosophe et magiste, qui fut l'un des conseillers de Charles de France, frère du roi Lothaire. Élu pape le 2 avril 999 sous le nom de Sylvestre II, il sera l'un des premiers à lancer à la chrétienté un appel à la croisade contre les turcs, qui venaient de s'emparer de Jérusalem.
Jean GERSON
Théologien français, disciple de Pierre d’Ailly. Partisan des Papes d’Avignon et adversaire des bourguignons, il fut chancelier de l’Université de Paris et représenta celle-ci au concile de Constance (1414-1418) mais ne pût y rentrer, la capitale étant tombée aux mains des Bourguignons. Il se réfugia alors à Lyon, Gerson est l’auteur de nombreux traités de spiritualité.
Christian GERSON(1569-1627).
Ghershom ben Meir von Bibersbach, juif cabaliste, se convertit au christianisme et écrira Den Juden Talmud (1613).
Abou Hamid al GHAZALI (1058-1111).
Poète soufi persan justement célèbre, qui a surtout développé dans ses oeuvres une mystique de la lumière. Après des séjours à Jérusalem, à Damas, à La Mecque, il sera enseignant à Nishapour. Dans ses ouvrages "La Restauration des Sciences religieuses", "Les tendances des philosophes", etc…, Al Ghazâli prend une position analogue à celle du cabbalien juif Iéhouda Halévy, estimant que le perfectionnement religieux de l'homme doit avoir le pas sur la science et la philosophie, et il met au dessus de tout l'amour de Dieu. À la fin de sa vie, il se retirera dans un monastère à Tous et il contribuera à institutionnaliser les règles et les pratiques du soufisme en en accentuant encore leur caractère gnostique.
Achmed GHAZALI (Tous 1060 - Khasvine 1126).
Frère du précédent. Il a développé, quant à lui, une mystique de l'amour qui en fait un précurseur des "fidèles d'amour", de Rouzbechne et de ceux qui s'inspireront de ce dernier.
V. aussi: Fidèles d'amour.
George CHEMISTOS
Voir: Pléthon.
Iossef ben Abraham Ibn GHIKATILA (1248-1305).
Disciple d'Abraham Aboulafia, auteur lui-même, entre autres, du Chinate Egoz (le Jardin des Noix), de Sod ha-Nachash ou Mishpato (le Mystère du Serpent), des Shaaré Ora (les Portes de la Lumière), d'une "Lettre sur la sainteté", etc. Ghikatila a soutenu que, dans la Torah et dans la Mercaba certaines expressions ne doivent pas être prises à la lettre, au risque de tomber dans l'anthropomorphisme, mais dans un sens symbolique. Pour lui, d'autre part, Dieu est amour, puisque ahava l'amour, vaut guématriquement treize, tout comme échad qui veut dire "un", et que Dieu est essentiellement un.
Johan-Georg GICHTEL (Ratisbonne 1638 - Amsterdam 1710).
Disciple de Jakob Boehme, Gichtel se prétendra visité par la Sophia des gnostiques. S'étant proclamé en 1669 l'époux spirituel de celle-ci, il fondera aux Pays-Bas, où il. avait émigré, la communauté des Frères de la Vie angélique, dont l'objet était le retour à l'état d'innocence d'avant la chute d'Adam. Pour Gichtel, Adam était androgyne. Il pensait aussi, comme les ophites, que Jésus avait été l'incarnation à la fois du Christ et de la Sophia.
Émile GILLABERT
Essayiste français contemporain, auteur d'aperçus nouveaux sur Moïse, sur Jésus, sur Paul de Tarse, évalués à partir des textes coptes découverts à Nag Hamadi en 1945, mais péchant par un manque d'esprit critique à l'égard des textes canoniques chrétiens.
V. aussi: Nag Hamadi, Séthiens, Thomas.
CILLES de Viterbe (1465-1532).
Nom sous lequel, pour les francophones, est connu l'humaniste italien Egidb Antonini, qui fut cardinal de l'Eglise catholique, ce qui ne l'empêchera pas de protéger les juifs persécutés, en particulier Elya Levita et d'autres cabalistes, tels que Francisco Giorgi.
Luca GIORDAN0 (Naples, 1632-1705).
Artiste peintre, qui pourrait avoir été l'un des tout premiers maçons spéculatifs.
V. aussi: Franc-maçonnerie.
Francesco GIOCI
Voir: François George.
"Gipsy Jokers"
Secte satanique contre-gnostique contemporaine qui passe pour pratiquer, au cours de "messes rouges", des sacrifices humains suivis d'anthropophagie. Née en Angleterre, elle se serait propagée dans la plupart des grandes villes de l'Occident.
Adam-Rudolf GLAUER von SEBOTTENDORF (1875-1945).
Au cours de voyages qu'il fit, étant jeune, en Orient, Adam Clauer avait fait la connaissance du baron Heinrich von Sebottendorf, un passionné de magie qui, pris d'affection pour lui, lui légua, à sa mort, son nom, son titre, sa fortune et ses manuscrits. Adam prendra dès lors le nom de Glauer von Sebottendorf. Il s'intéressera à l'occultisme islamique, fréquentera des sociétés secrètes turques et jouera même un rôle important au sein du Croissant rouge de la Turquie pendant la guerre des Balkans de 1912-13. Il fit alors la connaissance d'un commerçant juif, nommé Termoudi, qui l'initia à la Cabale et à la Rose Croix, puis lui légua à son tour sa bibliothèque. Rentré en Allemagne pendant la première guerre mondiale, Adam Clauer von Sebottendorf fera cependant la connaissance cette fois d'Adolf Lanz et de Théodor Fritsch, lesquels avaient fondé en 1912 le Cermanenorden Il se fit membre de celui-ci et en adoptera les idéaux de pangermanisme et de "purification du sang allemand". En 1917, il sera placé à la tête de la section bavaroise de cet Ordre et, avec Georg Gaubatz, un ornithologue, et Walther Nauhaus, un artiste, il transformera la section de Bavière du Germanenorden en une société initiatique, à laquelle Nauhaus donnera le nom de Thulé Celle-ci sera à la base de la création, par Antan Drexler, un de ses adhérents, du Parti des Travailleurs allemands (Deutsche Arbeiterpartei D.A.P.) puis, avec Karl Harrer et Adolf Hitler, de la N.S.D.A.P. (Nazional Sozialistische Arbeiter Partei) le parti dit "nazi". Sebottendorf cependant se brouillera avec celui-ci et avec Thulé, et il alla, en 1923, s'établir en Suisse, où il écrira des traités d'astrologie et d'occultisme. En 1934, il quittera la Suisse pour la Turquie, où il travaillera pour les services secrets allemands. À l'annonce de la défaite du IIIe Reich en 1945, il ira se noyer dans le Bosphore.
V. aussi: Germanenorden, Nauhaus, Thulé.
CLAVKIAS (ou Glaukias)
Nom sous lequel Basilide parait avoir connu à Alexandrie Jean, dit Mare, qui avait l'interprète de Syméon Pierre.
Gnosticisme
Attitude particulière devant la vie et le monde qui se développa de façon consciente en marge ou au sein des religions et de certains systèmes philosophiques. Parmi le foisonnement de doctrines auquel il a donné lieu, il est assez difficile de se retrouver. Pourtant, quelques traits communs s'en dégagent assez nettement. Tout d'abord, la réalité d'un Dieu de bonté, absolument parfait, préexistant à toutes choses et auquel la notion même d'existence, selon les plus sagaces des docteurs gnostiques, n'est pas adéquate. Le domaine de ce Dieu suprême est la Lumière. A côté de Lui, il y a un principe mauvais, qui est égal à Lui selon les uns, qui Lui est subordonné selon les autres : c'est le Démiurge, qui a créé l'univers matériel ou qui l'a organisé à partir d'une matière préexistante, que quelques uns croient éternelle et infinie, mais qui est en tout cas imparfaite, étant le siège de l'instabilité et de la corruption. Ce Démiurge, qui est aussi la plupart du temps considéré comme le Prince de ce monde mauvais, est assez souvent assimilé au Jéhovah de la Bible hébraïque, voire au Diable, et il porte alors, assez souvent aussi, les noms de Ialdabaoth, de Saclas ou de Samaël : son domaine est en tout cas celui des Ténèbres.
Pour tous les gnostiques, d'autre part, les âmes sont emprisonnées dans le corps des hommes, qui, étant matériel, est également imparfait, opaque, sujet à la mort. Mais il leur sera possible, d'une façon ou d'une autre, après un temps d'épreuve, souvent associé à la métempsychose, de retourner à l'état parfait. Ce salut sera effectué le plus souvent avec l'aide d'un médiateur qui, pour les chrétiens gnostiques, est Jésus. Mais ils ne s'accordent pas sur la nature de ce dernier : homme inspiré, prophète, ange, fils de Dieu, égal dans ce dernier cas ou inférieur à son Père, ayant eu ou non une compagne, etc... les opinions les plus variées ont été avancées à son sujet. Ce qui confirme bien l'ambiguïté de ce personnage des évangiles écrits, où l'on retrouve des traces de toutes ces conceptions. Il en va de même de sa crucifixion et des circonstances qui l'entourèrent : chacun a son idée à ce sujet, indice certain de la confusion qui entoura cet événement, sans doute mythique à l'origine, mais qui sera "humanisé" et auquel on appliquera des détails, les uns imaginaires, les autres repris à un ou plusieurs supplices qui avaient réellement eu lieu, mais dont la victime fut en réalité, soit Jésus le Nazaréen, soit quelqu'un d'autre. a plupart des doctrines gnostiques professent enfin qu'à l'expiration des temps viendra le triomphe du bien sur le mal et le règne sans fin de la Lumière et de la perfection, parfois après le retour de Jésus ou d'un autre médiateur sur la Terre pour mille ans (cette dernière variante porte le nom de "millénarisme"). D'aucuns y ajoutent un embrasement total de l'univers matériel, parfois: suivi, pour certains, de la naissance d'un monde nouveau.
V. aussi: Origines.
Comte Eugène GOBLET d'ALVIELLA (Bruxelles, 1846 - 1925).
Grand maître de la Franc-maçonnerie en Belgique. De religion protestante, il ne paraît pas avoir été réellement dualiste, mais il exerça sur la tradition une influence considérable et d'ailleurs bienfaisante, et il joua dans la politique de la Belgique un rôle important.
GODEFROID (ou Godefroy de Bouillon (1061-1100).
Fils d'Eustache de Boulogne et de sa femme Ide; neveu, par cette dernière, de son frère Godefroy le Bossu, duc de Lorraine, et de sa femme Mathilde, duchesse de Toscane, protectrice de l'abbaye bénédictine d'Orval. Godefroy de Bouillon conduisit la première croisade contre les Turcs et il conquit en 1099 Jérusalem, où il fonda notamment l'Ordre secret du Prieuré de Sion, lequel s'intégrera à l’ordre du Temple lorsque ce dernier s'installera en Terre Sainte, mais s'en dissociera à nouveau vers 1190. À la mort de Godefroy, la charge de nautonier du Prieuré de Sion sera assurés par Pierre l'Ermite.
V. aussi: Pierre l'Ermite, Prieuré de Sion, Ridefort.
Johann-Wolfgang von GOETHE (Francfort 1749 - Weimar 1632).
Issu d'une excellente famille et diplômé en droit de l'Université de Leipzig, Goethe s'enthousiasmera dès sa jeunesse pour l'occultisme, le piétisme, les oeuvres de Paracelse, de Jakob Boehme et d'autres analogues. Il mènera de front une brillante carrière politique - il sera notamment quelque temps ministre du duc de Saxe-Weimar - et une remarquable oeuvre littéraire et philosophique. Il étudiera l'hébreu, l'alchimie, l'astrologie, et s'intéressera à l'hermétisme, à la Cabale, au néo-platonisme, etc...C’est par trois de ses oeuvres surtout qu'il se rattache au gnosticisme "Wilhelm Meister", "Le Grand Cophte" et "Faust". Mais il inclinait aussi vers le panthéisme : "Traiter séparément de Dieu et de la Nature est difficile et dangereux", écrira-t-il. exactement comme si l'on pensait séparément l'âme et le corps". Quant à Jésus, Goethe estimait qu'il avait été un homme au coeur pur, qu'on avait à tort assimilé à Dieu.
"Golden Dawn"
Voir: Liddell Mathers.
Golem
Être vivant mythique ayant, selon la Cabale, l'apparence d'un homme pourvu force musculaire prodigieuse, mais dépourvu d'âme. La Cabala shimoussit (la Cabale dite "pratique"), qui s'apparente à la magie, rendrait possible la confection de pareil monstre, mais rares seraient, selon les traditions cabalistiques, ceux qui y seraient effectivement parvenus.
Victor M. GOMEZ
Voir: Aun Weor.
GONGHESSOS (ou Concessus).
Voir: Eugnoste.
Ferdinand de GONZAGUE (1507-1575).
Nautonier de l'Ordre du Prieuré de Sion, qui fut déposé par un convent réuni à Turin en 1556 et remplacé en cette qualité par Michel de Nostre-Dame, dit Nostradamus, auquel succédera Louis de Gonzague, duc de Nevers.
Louis de GONZAGUE (1539-1595).
Devenu duc de Nevers par son mariage en 1565 avec Henriette de Clèves, Louis de Gonzague se ralliera à Henri IV après avoir fait partie de la Ligue et négociera un accord entre le roi et le pape. Ayant succédé en 1566 à Nostradamus comme nautonier du Prieuré de Sion, d'abord conjointement avec Nicolas Frommenteau et Henri d'Orléans, duc de Longueville, jusqu'en 1575, Louis de Gonzague exercera ensuite seul cette charge pendant vingt ans. Il ne faut pas le confondre avec son contemporain saint Louis de Gonzague (1568-1591), fils de Ferdinand de Gonzague.
W. GORN OLD
Astrologue et romancier anglais, qui a publié, vers la fin du XIXe s., une Kabalistic Astrology ou Your Fortune in your Name où il affirme se baser sur des méthodes "en usage parmi les anciens cabaliens".
Rudolf GORSLEBEN (Metz 1883 - Bad Homburg 1930).
Occultiste, membre important de la Société initiatique Thulé, Goreleben fonda en 1920 la revue Deutsche Freiheit devenue en 1927 Arische Freiheit et en 1925 la Société de l'Edda. Il a surtout étudié les eddas nordiques, ainsi que les attributions magiques des runes et des symboles astrologiques.
George Ivanovitch GOURDJIEFF (1872-1949).
Occultiste arménien qui s'établit en France. Disciple d'Aleister Crowley et de René Guénon, il a exercé sur beaucoup de gens une fascination extraordinaire, disproportionnée à sa valeur réelle.
Emmy GUITTES
Poétesse française férue d'ésotérisme, Emmy Guittès a écrit notamment "La Transformation de la matière en esprit" (1957) et "Le passage de la matière à la vie selon le Bouddha Gautama" (1966).
GURDJIEFF
Voir: Gourdjieff.
GUZMAN (Dominique de).
Voir: Dominique de Guzman,