DICTIONNAIRE DES GNOSTIQUES
et des principaux initiés
Préambule - sources
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Lettre Z
ZACOUTO Moses ben Mordechaï (Amsterdam 1620 - Mantoue 1697).
ZAKOUTE Abraham bon Shmouêl (Salamanque 1450 - En Turquie, vers 1510).
ZANNE Siméon Urbain. (Caneghem 1838 - Ficon 1923).
ZACCAIL
Voir : Jean ben Zaccail.
ZACOUTO Moses ben Mordechaï (Amsterdam 1620 - Mantoue 1697).
Cabaliste et poète juif, auteur notamment de Shorshe ha-Shemôt (La Racine des Noms), qui est un manuel de Cabale pratique.
ZACUTO
Voir Zakoute.
ZAFRANI Haïm
Cabaliste juif marocain contemporain qui s'établit en France. Zafrani est l'auteur notamment de "Kabbale, vie mystique et magie" et d' "Éthique et mystique:Judaïsme en terre d'Islam", où il met notamment en relief les analogies entre le cabalisme juif et le soufisme islamique.
Zanreus
Voir: Dionysos, Orphisme.
ZAKOUTE Abraham bon Shmouêl (Salamanque 1450 - En Turquie, vers 1510).
Cabaliste et astrologue juif espagnol, appelé aussi Zacuto. Il est l'auteur notamment d'un Sepher ha-Iochassine (Le Livre des généalogies).
ZALMAN Shnéour (1745-1813).
Hassid ukrainien, tsadiq de Ladi, qui propagea les enseignements du Baal Shem Thov en Russie. Le hassidisme y sera toutefois qualifié de chabad (secret) parce qu'il y rencontrera de l'opposition de la part des dirigeants et devra donc se pratiquer plus ou noino clandestinement.
Shnéour Zalman, auteur notamment d'une Tora Or (La Loi de lumière), a donné des interprétations nouvelles au tsimtsoum et à l'arbre séphirotique, ajoutant à celui-ci Doath (la science, le savoir ou la religion) entre Keter (la couronne) et Tipherêt (la beauté), mais avec un rang inférieur à celui des autres séphires.
Il distinguait, parmi les croyants, les benonîm qui ne permettent pas au mal de les dominer, et les tsadiquîm les justes, qui sont arrivés à transformer en eux le mal en bien. Il disait enfin que l'amour de Dieu peut résulter, soit de la contemplation, soit de l'introspection. Le meilleur moyen d'arriver à la première est la prière, tandis que l'on peut arriver à la deuxième par l'étude, l'une et l'autre étant également méritoires.
V. aussi : Sephirôt, Baal Shem.
ZALMOXIS
Médecin thrace du V°s. avant notre ère, qui reforma la religion des thraces et des daces. Ces derniers le mettront au rang des dieux.
V. aussi : Dacs.
ZANNE Siméon Urbain. (Caneghem 1838 - Ficon 1923).
Né près de Gand, en Belgique, d'un père flamand de petite noblesse et d'une mère juive de tradition rabbinique, Auguste Van Dekerckhove eut une vie aventureuse, voyageant beaucoup et oscillant culturellement entre les civilisations juive, flamande et française.
Après un séjour au Nouveau-Mexique, où il eut notamment des contacts avec des sorciers algonquins et caraïbes, puis à Londres, il résida à Paris de 1884 à 1908 et il y fréquenta les milieux spirites et occultistes. C'est alors qu'en 1894 de mystérieux "maîtres spirituels" lui conféreront le hiéronyme singulier de Siméon Urbain Zanne. Puis, après diverses errances en province, il finit par s'établir définitivement à Mâcon, où il s'éteignit.
C'est à partir de 1895 que S.U. Zanne élabora sa propre doctrine ésotérique, la "Grande Cosmosophie", qui fait l'objet de manuscrits polycopiés tirés à peu d'exemplaires et qui est à base essentiellement de Cabale judaïque et de tantrisme bouddhique. Mais il s'intéressa aussi au problème de la langue primordiale, dont il traite dans ses "Principes et éléments de la langue sacrée". C'est cette langue des origines qui aurait donné naissance, selon Zanne, à celles des Atlantes, des Hébreux, des Ibèros, des Eburons, etc.
S.U. Zanne a exercé une certaine influence sur quelques uns de ses contemporains, notamment sur Raymond Abellio, qui s'y réfère dans sa "Fosse de Babel" et dans "La Bible, document chiffré".
ZAPELLI Anton
Fondateur vers 1970 d'un Grand Prieuré de Suisse, qui a son siège à Sion, prétend se rattacher aux Templiers et entretient des rapports avec la loge maçonnique "Alpina".
ZARATHOUSTRA
Voir : Zoroastre.
ZEBEDEE
Nom que porte dans les Évangiles chrétiens le père de deux des disciples de Jésus le Nazaréen, nommés Jacques et Jean. Il s'agit vraisemblablement d'un sobriquet pour Jean le Baptiseur, appelé aussi, chez les Pères de l'Église, Dosithée, Dousis, etc., car l'hébreu zabad veut dire tout comme chanan et comme le grec dosis
C'est également un Zébédéé qui succédera à Jean l'Apôtre comme patriarche d'Ephèse et qui était probablement son fils, petit-fils donc dans ce cas du premier Zébédée.
V. aussi : Dosithés, Johannisme.
ZEBERIO José-Tomas
Philosophe et anthropologue argentin, né à Buenos-Ayres en 1910 et résidant en Belgique, Zeberio n'est pas vraiment gnostique, car il ne croit pas à un antagonisme radical entre bien et le mal. Mais sa conception de l'énergie, source de toute vie, est assez analogue au feu des gnostiques et il croit aussi que Dieu se trouve, par delà les galaxies, en un lieu semblable à l'Empyrée.
Zélotes
Nom qui fut donné aux sicaires de Galilée à partir de 62 environ. Les zélotes prirent une part très active à la guerre contre les Romains en 66 et, sous la conduite d'Eléazar, ils se réfugieront à Massada, où, plutôt que de se rendre à l'ennemi, ils préféreront se suicider collectivement en 73. On a retrouvé à Massada des manuscrits analogues à ceux de la Mer Morte. Il a été notamment établi ainsi que les zélotes observaient le même calendrier que les thérapeutes de Coumrâne.
V. aussi : Esséniens, Sicaires, Thérapeutes.
Zen.
Forme qu'a prise au Japon le bouddhisme.
V. aussi : Bouddhisme.
ZENON de Kition
Philosophe grec du IV°s. av. J.C., fondateur du stoïcisme.
V. aussi : stoïcisme.
Zervane (ou Zurvan) Akérène.
Dieu primordial des iraniens. Son nom signifie "le Temps sans limite", ce qui est à rapprocher de l'En-Sof des cabalistes et de la lumière ontologique de la physique contemporaine. Selon certains, c'est en se scindant en deux que Zervane Akéràne aurait donné naissance au Bien et au Mal. Il est parfois appelé le Dieu "aux quatre visages" : c'est sans doute par analogie avec lui que le dieu latin Janus, qui n'a traditionnellement que deux faces (lanus bifrons) sera parfois représenté avec quatre.
V. auss i: Kantéens, Mazdéisme, Mithraïsme, Simonisme.
Zervanisme
Voir : Mazdéisme, Zoroastre.
ZIZKA Jan (1375-1424).
Disciple de Jan Hus, fondateur en 1419 de la secte des Taborites.
Zodiaque
Répartition bien connue, et remontant à la plus haute Antiquité, de l'orbite solaire en douze subdivisions, de 30 degrés chacune, appelées "signes".
Diverses correspondances entre ces douze signes et les douze fils de Jacob, les douze tribus, les douze travaux d'hercule, etc... ont été proposées, ainsi qu'avec les douze "apôtres" de Jésus-Christ. En ce qui concerne notamment les douze tribus d'Israël, leurs correspondances zodiacales seraient, selon Athanase Kircher, les suivantes :
Gad serait le Bélier,
Ephraïm le Taureau,
Benjamin les Gémeaux,
Issachar le Cancer,
Juda le Lion,
Nephtali la Vierge,
Asser la Balance,
Dan le Scorpion,
Manassé le Sagittaire,
Zabulon le Capricorne,
Reouben le Verseau et
Simeon les Poissons.
Quant aux correspondances avec Jésus et son entourage, aucune des répartitions à nous connues n’est satisfaisante. Aussi proposerons nous la suivante, compte tenu notamment de ce que les Poissons sont ésotériquement, non des disciples de Jean le Baptiseur ou de Jésus, mais ces derniers eux-mêmes; de ce que le Taureau ne peut être que Judas Iscariote, vu le symbolisme de ce signe, qui est à la fois l’argent (Judas était le trésorier et l'économe du groupe) et le cou (il est censé s'être pendu); que les Gémeaux sont évidemment les deux autres Judas: Thaddée et Thomas; Matthieu et Jean enfin étant respectivement le Scorpion (l'homme) et le Verseau (l'aigle) à cause des attributions traditionnelles des Évangiles qui ont été mis sous leurs noms (Luc, le taureau, et Marc, le lion, n'ont pas été des disciples directs de Jésus) :
Les Poissons: Jean le Baptiseur et Jésus;
Le Bélier : Simon Barina;
Le Taureau : Judas le Sicaire;
Les Gémeaux : Thaddée et Thomas;
Le Cancer : Jacques, fils d'Alphée;
Le Lion : André;
La Vierge : Symeon Kîpha;
La Balance : Nathanaël Bar Tolmaï (Barthélémy);
Le Scorpion : Matthieu Lévi;
Le Sagittaire : Philippe;
Le Capricorne : Jacques, fils de Zébédée, dit le Majeur;
Le Verseau : Jean l'Apôtre, fils de Zébédée.
V. aussi : Astrologie, Poissons, Archanges et archontes.
Zohar
Voir: "Sepher ha-Zohar".
ZOROASTE
Un des plus grands penseurs que l'humanité ait produits. Appelé aussi Zarathustra, Zaradousht, Zaratos, Tserdousht, etc., il réforma la religion mazdéenne au VI° siècle avant notre ère, à l'époque où les judéens étaient captifs à Babylone, ce qui en fait un contemporain du Bouddha, de Confucius, de Pythagore, de Daniel, du roi Cyrus le Grand. Il a notamment écrit des poèmes, qui ont été recueillis en un volume, les Gathas.
Pour Zoroastre, il n’y a qu'un seul Dieu, qu'il nomme Aour-Mazda, la "Lumière vivante" et dont il déclare qu'il est impossible de le représenter, en tout cas sous la forme d'un être vivant. Mais de Lui dépendent trois génies: Atar, qui est le feu; Angra Mainiou (l'Esprit mauvais), qui est la fumée et l'obscurité; et Mithro (ou Vohou Manah), qui est l'Esprit de vérité, Spenta Mainiou, lequel joue le rôle d'intercesseur entre les deux premiers, le Soleil étant sa face visible.
Pour divers penseurs cependant, il y aurait eu plusieurs Zoroastres. Pour Plutarque notamment, un premier Zoroastre aurait vécu cinq mille ans avant la guerre de Troie, tandis que les "Homélies" clémentines assimilent ce Zoroastre à Nemrod, un petit-fils de Cham que l'on a parfois assimilé aussi à Hammourabi, le fondateur de la ville de Babel, ou à Amraphel. Selon les Roses-Croix, le premier Zoroastre se serait appelé aussi Vahoumano et il aurait été le maître de Melkitsédec, voire Melkitsédec lui-même. Il est à remarquer, à ce propos, que dans Pistis Sophia un écrit valentinien de la fin du II° siècle, Melkitsédec est appelé aussi Zorocotora, ce qui est assez proche de Zarathoustra, ainsi que de Voucoub-Caquix, lequel est, dans les traditions des peuples du Guatemala et du Mexique, le Premier Ara, l'Oiseau de Feu solaire.
L'un et l'autre Zoroastres réprouvaient en tout cas absolument le mensonge, précepte qui sera repris par les esséniens. Celui du VI° siècle préconisa en outre le respect absolu de toute vie, proscrivant notamment les sacrifices sanglants d'animaux. C'est sans doute sous son influence que certains prophètes hébreux s'élèveront contre ces sacrifices, pourtant prévus par la Torah cette circonstance est sans doute aussi une des causes qui feront dire par divers chrétiens gnostiques, Marcion notamment, que le Jéhovah des hébreux n’était pas le vrai Dieu.
Le deuxième Zoroastre croyait en outre à l'embrasement final de l'univers après la venue du Saushyant. Selon Rudolf Steiner, le premier Zoroastre se serait réincarné en l'un des deux enfants Jésus qu'il distingue dans les Évangiles, celui dont Matthieu raconte la naissance, tandis que celui de Luc serait une réincarnation du prophète Nathan; mais ce deuxième enfant Jésus serait mort à l'age de douze ans, son âme se serait alors unifiée avec celle de Zoroastre, réincarné en le Jésus de Matthieu dont le père aurait ensuite épousé Marie, la mère du Jésus de Luc.
V. aussi : Anthroposophie, Melkitsédec, Nemrod, Râzi, Saint-Yves d'Alveydre, Vahoumano.
Zoroastrisme
Nom donné à la religion mazdéenne, ou zervanisme, telle qu'elle fut réformée par Zoroastre au VI°s. av. notre ère.
Cette religion a essaimé en d'autres régions, mais elle est restée dominante en Perse jusqu'aux invasions musulmanes, arabe d'abord, mongole ensuite.
Auparavant, elle avait donné naissance au mithraïsme, le Mithro zoroastrien et le Mitra hindou ayant été confondus, dès la fin du V°s., en un seul personnage divin appelé Mithra.
Les persans restés fidèles au zoroastrisme sont parfois appelés "guèbres" (d'un mot arabe signifiant "mécréant"). Ceux qui s'enfuirent en Inde sont appelés "parsis": leurs croyances ont légèrement évolué sous l'influence de l'hindouisme.
V. aussi : Mithraïsme, Parsis, Zervanisme.
ZOROCOTORA
Nom accolé à celui de Melkitsédec dans quelques traités gnostiques, tels que les "Livres de Iéou" et la "Pistis Sophia". On remarque que ce nom est très proche de celui de Zarathoustra, par lequel est souvent désigné aussi Zoroastre, ce qui va dans le sens de ceux qui pensent qu'il y a eu un premier Zoroastre et que celui-ci s'identifierait à Melkitsédec.
V. aussi : Melkitsédec, Zoroastre.
ZORZI
Voir : Giorgi.
ZOSIME le Panapolitain
Alchimiste et hermétiste égyptien du III° sièce de notre ère, auteur notamment d'un "Traité sur la vertu et la composition des eaux". Pour ce Zosime comme pour Nicolas, c'est les eaux ténébreuses qui auraient été "l'abîme" (tehom) du deuxième verset de la Genèse.
Zosime distinguait, d'autre part, un premier Adam, qu'il appelle le phôteinas anthrôpos, l'Homme de lumière (correspondant à l'Adam Cadmon de la Cabale) qui serait de nature "spirituelle", et l'Adam de chair, l'anthrôpos sarkinos, en lequel le premier a commis l'erreur, sous l'influence des archontes mauvais, de vouloir s'incarner. Pour se libérer de ce bagne qui en résulte pour les humains, il convient, selon Zosime, de s'initier aux mystères d'Osiris et d'Hermès.
Cette distinction entre l'homme de lumière et l'homme charnel sera faite aussi par plusieurs soufis iraniens.
V. aussi : Adam Cadmnon, Kobrâ.
Zestrien
Personnage éponyme du traité du même nom figurant dans la bibliothèque des Séthiens de Khenoboskion. Il se présente comme un disciple de Zoroastre et raconte notamment comment son âme a été baptisée de cinq baptêmes et scellée de cinq sceaux.
Zurvan ou Zeurvane
Voir : Zervane.
============== Fin du Dictionnaire =============