DICTIONNAIRE DES GNOSTIQUES
et des principaux initiés
Préambule - sources
A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Lettre I
Dinar IBN al-FARIDH (Le Caire 1181 - 1235).
Abou Bakr IBN ALTOUFAIL (Cadix 1100 - Marrakech 1186).
Abou Bakr Mouhaïeddine IBN ARABI (Murcie 1165 - Damas 1240).
Abou Djaffar IBN BABOUILLÉ( + 992 )
ICHIEL (Les Baux ? - St Jean d'Acre 1284).
ISAAC ben Rabed (1165-1235), dit l'Aveugle.
Ialdabaoth
Nom du mauvais Démiurge dans la doctrine de nombreuses sectes gnostiques, telles que les nicolaïtes, les pérates, les séthiens, les barbélognostiques, etc.
Il a été assimilé au Jéhovah hébreu, au Kronos grec, à l'Ahriman manichéen, à l'Eblis de l'Islam, etc. Pour certaines sectes chrétiennes gnostiques il est spécialement l'archonte maître de l'orbite de la planète Saturne.
V. aussi: Archanges et archontes, Iblis, Saklas, Satan.
Iaô
Un des noms du Soleil en Chine, Iao est aussi, dans certains systèmes gnostiques, celui de l'archonte maître de l'orbite de la planète Jupiter. Cela est dû, semble-t-il, à ce que, dans les traductions en grec de livres hébreux, le tétragramme divin IHWH est souvent transcrit IAO.
V. aussi: Archanges et archontes, Ophites.
Iblis (ou Eblis).
Prince des djinns ou génies (djenoun) chez les musulmans. Il est représenté le plus souvent sous la forme d'un serpent ou d'un dragon, mais les yézidis le figurent sous celle d'un paon. C'est Iblis qui aurait apporté aux hommes le feu et leur aurait enseigné diverses techniques. Il est donc à peu près l'équivalent du Tubal-Caïn hébreu, du Prométhée grec. Cependant, selon une légende islamique égyptienne, Iblis aurait aussi été envoyé par Dieu contre les péris, qui s'étaient rebellés. Il joue donc en l'occurrence un rôle analogue à celui de l'archange Michel chez les juifs et les chrétiens, lequel combattit pour Dieu les mauvais anges (toutefois, les péris ne sont pas des anges, mais des fées). Il ne faut pas confondre Iblis, comme on le fait souvent, avec Satan ou le Diable (d'aucuns proposent même comme étymologie à Iblis le grec Diabolos mais cela est conjectural), car le nom arabe de Satan n'est pas Eblis, ni Iblis, mais Sheytane.
V. aussi: Djinns, rlagda Laetitia, Péris, Préadamites, Sheytane, Vézidis.
Dinar IBN al-FARIDH (Le Caire 1181 - 1235).
Poète et philosophe soufi de langue arabe. Ibn al-Faridh est l'auteur notamment d'odes et d'un "Éloge du Vin" le vin symbolisant l'extase mystique.
Abou Bakr IBN ALTOUFAIL (Cadix 1100 - Marrakech 1186).
Philosophe, mathématicien, astrologue, médecin et poète soufi, auteur notamment de "La Vie de Chai Abou Iocdâne, le philosophe autodidacte", dans laquelle est développé un système analogue à celui des sephirôt cabalistiques.
Abou Bakr Mouhaïeddine IBN ARABI (Murcie 1165 - Damas 1240).
Célèbre soufi espagnol, qui sût concilier la spiritualité hébraïque et l'islamique, notamment grâce à sa mystique de l'amour : "C'est Dieu qu'aime l'amant en chaque être aimé", écrira-t-il. Et aussi: "Ceux qui adorent Dieu dans le Soleil le voient dans le Soleil et ceux qui l'adorent dans une chose vivante le voient dans cette chose vivante (...). Ne vous attachez exclusivement .à aucune croyance particulière, autrement vous ne parviendrez jamais à percevoir toute la Vérité divine omniprésente (...) car il est écrit: Partout où vous vous tournerez là est la face d'Allah" (Ce qui est une citation du Coran: II, 115 ou 109). Pour Ibn Arâbi d'ailleurs, l'Univers n'est autre que l'"ombre" d'Allah.
Il a beaucoup écrit, mais son oeuvre principale est "Le Livre des Connaissances spirituelles lequel contient un chapitre intitulé L'Alchimie du parfait bonheur, récit visionnaire axé sur le thème soufi de l'ascension céleste à l'instar du prophète Mahomet.
V. aussi: Fidèles d'amour, Soufisme.
Abou Djaffar IBN BABOUILLÉ( + 992 )
Théologien du chiisme, dit aussi Sheik al-Tsadouq "le Maître Juste". Il est l'auteur de plusieurs traités, dont les plus importants sont le Kitab al Ghayba et le Kitab al Tauchid
Abraham IBN DAOUD
Voir: Abraham ben David.
IBN EZRA (vers 1090 - 1167).
Philosophe, astrologue, poète et cabaliste juif espagnol, Abraham ben Meir, dit Ibn Ezra ou encore Aben Ezra, est l'auteur, entre autres, de commentaires sur la Bible. Pour lui notamment, le Cantique des Cantiques est une allégorie de l'histoire d'Israël depuis la sortie d'Égypte jusqu'à l'avènement futur du Roi-Messie. Mais il a écrit aussi un Sepher ha-Shem (le Livre du Nom), un Sepher ha-Mis (le Livre du Chiffre) et un traité sur le jeu d'échecs. Dans le premier, Ibn Ezra a développé le tserouf, qu'il applique principalement au tétragramme divin IHWH. Dans le deuxième, il a imaginé un système de numération décimal, les neuf' premières lettres de l'alphabet hébreu faisant office de chiffres et étant complétés par le zéro, auquel il donne, tantôt le nom de qalqal (cercle), tantôt celui de sifra (d'après l'arabe tsifr, qui veut dire "vide"). Le troisième enfin ne sera publié, en 1167, qu'en traduction latine. Ibn Ezra sera bouleversé par la conversion à l'Islam de son fils Isaac, mais il n'en cessera pas moins de professer que Dieu est unique, en dépit du fait qu'il est révéré selon des cultes différents. Il s'adonna enfin aussi à la cabale pratique et il passe pour âtre de ceux qui auraient réussi à créer un golem
V. aussi: Avicébron, golem, tserouf.
IBN GABIROL
Voir: Avicébron ou Shlomo ibn Cabirol.
IBN GHIKATILA
Voir: Ghikatila.
Isaac (ou Ephraïm) IBN LATIF
Voir: Saba.
Iossef IBN TABOUL
Disciple d'Isaac Loura et rival de Haïm Vital. Ibn Taboul est l'auteur notamment d'un Sepher ha-D'rashôt (Livre des Allégories), qui ne sera publié qu'en 1921 à Jérusalem sous le titre D'roush Heftsiba (l'Homélie que je désire) et attribué d'abord à Haïm Vital.
Ibn Taboul est mort à Hébron peu après 1610.
Iossef IBN WACCAR
Voir: Waccar.
Mohammed IQBAL (1873-1938).
Soufi wahhabite pakhistanais qui a donné une impulsion nouvelle au soufisme traditionnel.
IDRISS
Nom arabe de Hénoch (en hébreu Chanouq) fils de lared et père de Métoushala (Mathusalem).
V. aussi: Hénoch, Ptah.
ICHIEL (Les Baux ? - St Jean d'Acre 1284).
Rabbin français, dit aussi Iéchiélé de Paris, contemporain de saint Louis IX. Physicien et alchimiste, il passe pour avoir découvert ou redécouvert l'électricité grâce à une tradition secrète.
ISHOU Ben STADA
Personnage dont il est question dans le Talmud et dans les Tol’dôt Iéshou Hanotsri où il est quelquefois appelé aussi ben Pandera, ben Sotada ou ben Stadios. Il aurait été le fils adultérin d'un Pandéra et d'une Myriam, épouse d'un Stada. Le Talmud précise qu'il vécut à l'époque d'Aquiba et de Papias, c'est-à-dire donc dans la première moitié du IIe siècle, puisqu'Aquiba est mort en 136.
Convaincu de sorcellerie, léshou ben Stada aurait été condamné à mort et lapidé à la veille de Pâques, comme avant lui Jésus le Nazaréen (avec lequel il sera souvent confondu à cause de cela), mais à Lod (aujourd'hui Lydda).
L'Ile Verte
Séjour où résident les âmes des bienheureux, selon les croyances islamiques chiites, en attendant le Grand Jugement du Mahdi à la fin des temps. Elle serait située dans la Mer Blanche, laquelle parait correspondre à la mer bordant l'Hyperborée des légendes grecques antiques.
V. aussi: Mahdi, Mer Blanche, Thulé, Johannites de Strasbourg.
Les Illuminés d'Avignon
Secte
fondée à la fin du XVIIIe siècle par Dom Pernety sous le nom de Temple
de Thabor. S'attendant à la fin du monde, ses adeptes, influencés au surplus
par Swedenborg et Weishaupt, se proposaient de le régénérer, après sa
destruction, sur le modèle de la Jérusalem céleste de l'Apocalypse johannite.
V. aussi: Pernety, Leishaupt.
Les Illuminés de Bavière
Mouvement
anarchisant fondé en Bavière par Adam Weishaupt, qui fut à la base de plusieurs
révolutions en Europe. Sa philosophie n'était pas essentiellement gnostique,
mais plusieurs penseurs gnostiques y adhéreront ou seront influencés par lui,
ainsi que d'assez nombreux francs-maçons.
V. aussi: Weishaupt.
Imâm caché
Pour plusieurs sectes islamiques chiites, le douzième successeur de Mahomet s'appela Mahomet (Mohammed) lui aussi, mais il ne serait pas mort: il se tiendrait caché en attendant de revenir, retour à l'occasion duquel il se nommera le Mahdi
Son père Ismaël, le onzième imam avait épousé une princesse byzantine, qui aurait été une descendante de l'apôtre Simon Pierre (Shamoun) mais sa légende présente plusieurs variantes.
V. aussi: Duodécimans, Ismaélites.
Incubes
Diables mâles dans la démonologie chrétienne du Moyen Age. Les enfants qu'ils pouvaient avoir d'une femme étaient appelés "kilcrops".
INDE (Religions de l')
Les religions hindoues ne sont pas toutes gnostiques. Au contraire, le principe de base de l'hindouisme est l'unicité du Tout. Dans certaines régions de ce vaste sous-continent qu'est l'Inde, ce principe s'est néanmoins altéré. C'est ainsi que, dans la tribu des Kouravas, au sud de l'Inde, le dieu Cheyou, source de toute vie et de tout bien, personnifie aussi la Nature, considérée comme bonne, mais que perturberaient des esprits malins en y introduisant les maladies, les intempéries, etc. De même, dans l'île de Bali, où la majorité de la population est hindouiste, des danses rituelles sont régulièrement exécutées pour figurer le combat des dieux, les. bons finissent par l'emporter sur les mauvais.
Il faut mentionner aussi le jaïnisme, culte foncièrement dualiste fondé au Ve s. de notre ère par la reine Djina, dont l'enseignement particulier conclut à la nécessité du végétarisme et à l'efficacité de la non-violence. La mère du mahatma Gandhi était jaïnite, ce qui explique quelques unes des conceptions mises en oeuvre par ce dernier. Quant à l'origine de toutes ces religions, elle est à la fois celtique, égyptienne et chaldéenne. Il sembla résulter d'ailleurs des textes sacrés hindous que l'Inde aurait été visitée par des extra-terrestres analogues aux élohîm de la Bible hébraïque, qui auraient, eux aussi, mis de l'ordre dans une matière chaotique préexistante. Celle-ci, que les hindous appellent la Mêtra est analogue à l'Omoroca des chaldéens et d'elle serait sorti 1' OEuf primordial (que d'aucuns assimilant au zodiaque). Il est à noter que cette conception de la Mêtra sera reprise par les nicolaïtes et les séthiens. Cependant, pour la plupart des hindous, c'est le feu, Agni qui est, comme pour beaucoup de gnostiques, à l'origine de toute chose, étant lui-même la première et la principale émanation du Tout divin, de Diaus Pitar (le Ciel père), issu lui-même de Brachmâne, le Dieu suprême. Ce dernier se présente aux hommes sous trois aspects, qui constituent la trimourti hindouiste : Brahma, Shiva et Vishnou. Ce dernier se serait incarné successivement en plusieurs avataram dont le premier fut un poisson et dont le septième fut le sage Krishna, lequel présente de grandes analogies avec le Christ. Car presque tous les hindouistes croient aussi en la métensômatose ou migration des âmes successivement dans plusieurs entités corporelles.
Quant au premier couple humain, Adima et Hèva, il avait été créé par Brahma dans l'île de Ceylan, mais avec interdiction de traverser le détroit qui la sépare du continent. La curiosité fut cependant la plus forte et c'est en punition de cette transgression qu'eux et leurs descendants ont perdu l’immortalité. Les hommes enfin se répartissent en trois catégories selon leur façon d'accueillir et de comprendre les enseignements des sages sous l'inspiration divine "Les hommes du vrai vont en haut; les passionnés vont en une région intermédiaire; les hommes de ténèbres vont en bas", est-il écrit dans la Bhagavat-Ghita (chap. XIV, v. 18). Cette division tripartite sera, elle aussi, reprise par d'assez nombreux chrétiens gnostiques, notamment par les valentiniens.
INITIATION
Accès aux connaissances fondamentales, le plus souvent grâce à l’adhésion à quelque société réputée secrète. La plupart de celles-ci sont de tendance gnostique, mais non toutes. Il en résulte que certains grands initiés, tels que Rabelais, Swedenborg, de Suiza, ne furent pas gnostiques
L'internationale luciférienne
Mouvement qui regroupe, depuis 1975, l'Ordre vert et la Lucifer Gesellsc. de Cologne, ainsi que d'anciens membres de la Société initiatique Thulé, dissout en 1942, et de la Fraternité des Polaires, dissoute en 1945. Ses adhérents assimilent Lucifer et Mithra, Kali et Lilith.
Avi IOSSEF
Astrologue juif qui écrivit vers 1150 un traité relatif aux intelligences qui font se mouvoir les différents cieux, ainsi qu'à la signification des astres.
ISAAC ben lacoub
Cabaliste juif de Castille du XIIe siècle, auteur notamment d'un commentaire d' Ezéchiel
ISAAC ben Rabed (1165-1235), dit l'Aveugle.
Cabaliste provençal, fils d'Abraham ben David et petit-fils, par sa mère, d'Abraham ben Isaac. Isaac l'Aveugle a contribué notamment à répandre le Sepher ha Bahir. Pour lui, Dieu n'a pas créé le monde lui-même, mais il l'a fait édifier par la séphire Tiphérêt (la Beauté). Selon lui encore, la Loi de Moise aurait été écrite au moyen de feu noir sur du feu blanc. Celui-ci serait la Torah écrite, mais où la forme des lettres n'est devenue visible que grâce au "feu noir", qui est la Cabale.
ISAAC d'Acco
Cabaliste juif de Palestine qui dut s'enfuir lors du siège de St Jean d'Acre par les musulmans d'Égypte en 1291 et qui se réfugia d'abord à Novare, puis à Valladolid. Il y écrira un Mariat Unayîm où il disserte au sujet des sephirôt belima et recommande de ne pas, dans les exégèses, s'attacher uniquement au sens littéral du texte.
Clémence ISAURE
Dame toulousaine, probablement légendaire, à qui beaucoup de troubadours et de "fidèles d'amour" dédièrent leurs poèmes. On a supposé qu'il s'agirait en réalité, soit de la déesse Isis, soit de la Nostre-Dame des cathares et des Templiers. Au XVe siècle, certains Joglars donneront d'ailleurs le nom de Clémence à la Vierge Marie des chrétiens.
V. aussi: Fidèles d'amour, Gaye Science.
Ishtar
Déesse sumérienne, prototype du personnage d'Esther dans la Bible hébraïque.
Selon la légende d'Ishtar, le dieu du printemps Tammouz était son amant. Il mourut, et Ishtar alors partit le rechercher aux enfers, domaine de la déesse Allât, à qui elle alla le réclamer. Pour atteindre le trône de cette dernière, Ishtar dut franchir sept portes, devant chacune desquelles elle fut obligée de se dépouiller d'un de ses vêtements ou de ses bijoux, à commencer par sa couronne. Arrivée nue devant Allât, Ishtar dansa devant elle pour la fléchir; pour l'aider, le dieu de l'eau Es lui envoya un messager, qui l'aspergea de trois gouttes. Allât consentit finalement à rendre Tammouz à Ishtar, mais pour pouvoir être rendus à la lumière du jour, Ishtar et Tammouz durent se baigner dans une source d'eau vive. Lorsque les deux amants reparurent sur la terre, la végétation, qui s'était arrêtée de croître lors du départ d'Ishtar, recommença à pousser. Cette légende se répandra en Syrie et en Phénicie, où Tammouz deviendra Eshmoûn et Ishtar, Astarté ; puis en Samarie, où TammouzEshmon ou son fils sera appelé Shmoûn ou Simon. En astrologie, Ishtar est l'équivalente de notre planète Vénus.
V. aussi: Astarté, Shmoûn, Simonisrne, Tammouz.
ISIDORE
Fils de Basilide, qui propagea la doctrine de son père. Selon Hippolyte de Rome, ils disaient l'avoir reçue de l'apôtre Plathias (mais il s'agit plus probablement de Matthieu), auquel elle aurait été révélée par "le Sauveur" lui-même.
Isidore louait notamment ceux qui s'élèvent au dessus des impulsions sexuelles. Il est l'auteur de "L'Ame qui a grandi" et d'un commentaire du prophète Parchor (ou Procore), ainsi peut-être que de la compilation de paroles de Jésus qui porte le titre d'"évangile selon Thomas".
ISIS
Epouse d'Osiris dans les mystères égyptiens anciens. Elle fera l'objet, à Délos, d'un culte particulier, qui se transmettra à toute la Grèce, puis à la Campanie, à Rome et enfin à tout l'Empire romain. C'est ce culte qui parait être à l'origine des vierges noires, Isis étant souvent représentée avec son enfant Horus sur les bras, comme le sera plus tard la Vierge chrétienne, dont le culte particulier est né à Ephèse pour faire pièce à celui d'Artimoush, la Grande Artémis païenne.
V. aussi: Égypte ancienne.
Les Ismaéliens
La Cabale juive influença dès le Moyen Age les religions musulmane et chrétienne. Certains musulmans se mirent notamment à interpréter le Coran suivant les méthodes par lesquelles les cabalistes interprètent les livres sacrés hébreux. Ce courant donnera naissance notamment à une secte, issue du chiisme, les ismaéliens, dont le nom vient de celui du père, Ismaïl, de leur prophète particulier, lequel s'appelle lui aussi Mahomet.
Quelques uns de ces ismaéliens, établis principalement au Pakistan et en Inde, pourraient d'ailleurs être d'origine hébraïque et descendre de membres, convertis à l'Islam, de l'une ou l'autre des dix tribus du royaume d'Israël dispersées par les Assyriens au VIII° s. av. notre ère.
Les ismaéliens croient, pour la plupart, que la Raison universelle, qui est un des cinq principes intermédiaires entre l'homme et la Divinité (les quatre autres étant l'Ame universelle, la matière, l'espace et le temps) s'est incarnée successivement en sept grands prophètes : Adam, Noé, Abraham, Moïse, Jésus, Mahomet et Mohammed ben Ismaïl. Ils attendent l'avènement de ce dernier, qu'ils appellent le Mahdi. Certains d'entre eux professent d'ailleurs aussi la métemsômatose et ils pratiquent l'alchimie.
V. aussi: Ile Verte, Mahdi.
Moise ISSERLÈS (1520-1572).
Cabaliste de l'école de Safed, disciple de Caro, Isserlès est l'auteur notamment de Mappa et de Torat ha-Ola dans lesquels il affirme l'unité des trois formes de la spiritualité juive que sont, pour lui, la Cabala, la Halasha et la philosophie judaïque. Il tentera d'ailleurs aussi de concilier les conceptions des sephardîm de Safed et celles des cabalistes allemands de son époque.
Léon ITSCHAK (1740-1809).
Rabbin cabaliste de Berditchev, disciple de Dov Beer. Il est l'auteur d'un Kedoushat Lévi.
IVAN SOUSLOV
Fils du Père éternel et d'une femme centenaire, né en Ukraine sous le règne du tsar Pierre le Grand, selon la secte des khlysty. Arrêté par la police pour activités prétendument subversives, Ivan Souslov aurait été mis à mort à Moscou mais, enterré un vendredi, il serait ressuscité le dimanche suivant. Arrêté à nouveau, puis crucifié, il serait ressuscité une deuxième fois et, après avoir vécu longtemps encore, serait finalement remonté près de son Père.
V. aussi: Khlysty.