DICTIONNAIRE DES GNOSTIQUES

et des principaux initiés

Préambule  -  sources

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N  O  P  Q  R  S  T  U  V  W  X  Y  Z

 

Lettre N

NAAMA.

Naassènes.

NABERT.

Nabou (ou Nébo).

Rabbi NACHMANN de Bratslav (Presbourg 1772 – Oman 1811).

NACHMANIDE (Gironne 1194 – Jérusalem 1270).

NAGEL Paul (+ 1621).

Nag Hamadi.

NAGLOWSKA Maria de (Pétrograd 1888 – Zurich 1936).

NÂNAK Bâba (1469 – 1538).

Nanna.

NASSIR i Chosrov (1003 – 1070).

NATHAN de Gaza (1641 – 1680).

NAUDE Gabriel (paris 1600 – Abbeville 1653).

NAUDON Paul.

NAUHAUS Walther (1892-1919).

Nautonier.

NAZAIRE (vers 1170 - vers 1250)

NAZAREENS

NAZÔREENS

NEBO

NELLI René

NEMROD (ou Nimrod)

NEO-HINDOUISME

NEO-PLATONISME

NEPHITES

NERGAL

NERON (Antium 15 décembre 37 / Rome 9 juin 68)

NERVAL Gérard DE (1808-1853)

NESTORIANISME

NEWTON Isaac (Grantham 1642 - Kensington 1727)

NGO VAN CHIEU

NIBROUELE

NICLAES Hendrik (1502-1580)

NICODEME

NICOLAS

NICOTHEE

NIETCHAIEV Serquéï (1847-1883)

NIMATOULLAH

NIZARITES

NODIER Charles (Besançon 1780 - Paris 1844)

NOE

NOLA Elia en Menachem de

NOLAN Albert ( 1934)

NÔREA

NOSTRADAMUS (1503-1566)

NOUCAIRIS

NOUN

NOURI Mirza Yahia

NOVALIS (1772-1801)

NOVIKOF Nicolas (1744-1818)

NUMERIUS

NUMEROLOGIE

NAAMA.

Voir : Noréa

Naassènes.

Les adeptes de cette secte, qui paraît être née en Phrygie dans la deuxième moitié du II° s., connaissaient les doctrines chrétiennes alexandrines et se qualifiaient eux-mêmes de « gnostiques », qualificatif qui sera ultérieurement appliqué à toutes les doctrines analogues à la leur. C’est Hyppolyte de Rome qui les dénommera « naassènes » parce que le serpent (en hébreu nahash) jouait un rôle important dans leurs croyances. Ils ne sont d’ailleurs connus que par cet auteur, mais il en parle longuement dans ses Philosophoumena. Ces naassènes disaient tenir leurs enseignements de Jacques, frère du Seigneur. Ils utilisaient le livre d’Isaïe, les Psaumes hébraïques, un évangile selon les Egyptiens et un évangile selon Thomas, ce dernier étant toutefois différent de celui dont une version copte a été retrouvée à Nag Hamadi, en Egypte, car le seul passage qu’en cite Hippolyte n’y figure pas. La doctrine des naassènes présente cependant de grandes analogies avec celle qui se dégage de cet évangile copte selon Thomas, ainsi qu’avec l’Epître aux Hébreux. Ils connaissaient aussi, semble-t-il, une version précanonique de l’Evangile selon Jean et plusieurs épîtres de Paul, notamment celles aux Corinthiens et aux Ephésiens. Ils professaient que le Dieu sans forme, principe de toutes choses, est le seul bon, tandis que l’univers a été fait, non par Lui, mais par une divinité inférieure. Ce monde se compose d’ailleurs, pour les naasènes, de trois parties : une spirituelle, une psychique et une matérielle, cette dernière étant essentiellement mauvaise. La première est le Verbe de Dieu, c’est à dire à la fois sa Sagesse et sa Parole. C’est par ce Verbe que se manifeste la puissance divine. L’âme des hommes, prisonnière dans une chair matérielle selon les naassènes, est malheureuse, connaissant des alternances de souffrances et de plaisirs. C’est pourquoi Jésus, fils du Dieu bon, demanda à son Père de l’envoyer sur Terre. Le Père y consentit, et, après avoir traversé le monde psychique des éons, Jésus se mit à enseigner sur Terre aux hommes les mystères et les secrets de la sainte voie qui peut les délivrer de leur triste condition. Après leur mort, les âmes des « parfaits » quittent la matière pour aller rejoindre le Dieu bon dans le monde spirituel, où la différence entre les sexes est supprimée. Aussi les relations charnelles sont elles, sur Terre, à proscrire.

V. aussi : Ophites, Serpent.

NABERT.

Philosophe français contemporain. Comme Basilide, comme Lagneau et comme Sartre, il distingue « être » et « exister ». Mais il distingue aussi Dieu et « le divin », argumentant néanmoins que l’idée du divin mène à Dieu et que le divin, pour être expérimenté, doit s’être incarné dans un médiateur (qui est pour lui Jésus). D’autre part, Nabert estime que le mal existe comme tel et que « l’affirmation de Dieu est inséparable de la prise de conscience du mal comme injustifiable ». Pour lui, donc, Dieu et le mal sont deux absolus, qui s’opposent bien qu’ils se supposent, la réalité de l’un lui paraissant impliquer celle aussi de l’autre.

Nabou (ou Nébo).

Dieu chaldéen protecteur de la planète que nous appelons Mercure. Il sera assimilé par les hermétistes au Thot égyptien et au Hermès grec.

V. aussi : Hermès.

Rabbi NACHMANN de Bratslav (Presbourg 1772 – Oman 1811).

Hassid slovaque d’origine polonaise (Bratslav est le nom polonais de Presbourg, en slovaque Bratislava), arrière-petit-fils du Baal Shem-Thov. Il a surtout approfondi la notion cabalistique du tsimtsoum. Les œuvres du Rabbi Nachmann ont été rassemblées par son secrétaire Nathan de Némirov.

NACHMANIDE (Gironne 1194 – Jérusalem 1270).

Juif d’Espagne, Moshé ben Nachman, dit Nachmanide ou Rambane, fut à la fois médecin et exégète. Il est l’auteur notamment d’un Peroush al ha-Torah, d’un commentaire d’Isaïe 52 et 53, etc. Il pensait que, lorsque les Elohîm de la Genèse dirent : « Faisons l’homme … », cette parole s’adressait à toutes les forces de l’univers. En 1263, Nachmanide affronta, en présence du roi Jaime d’Aragon, qui lui avait garanti toute liberté de parole, le juif converti Pablo Cristiani et le dominicain Ramon de Pennafort. Les autorités ecclésiastiques ayant fait courir le bruit qu’il avait dû arrêter le débat faute d’arguments, Rachmanide reconstitua celui-ci de mémoire : c’est l’objet de « La Dispute de Barcelone ». Mais celle-ci fut jugée injurieuse par l’Inquisition et son auteur dut s’enfuir. Il se réfugia alors en Palestine, où il achèvera ses jours.

NAGEL Paul (+ 1621).

Pasteur luthérien, astrologue et cabaliste, qui fut directeur d’école à Torgau et qui se consacra notamment à l’étude de l’Apocalypse. Dans sa « Pronostication astro-kabbalistique », il prédit la fin du monde pour 1623, mais dans son « Prodromus astronomiae apocalypticae de moribus (1620) il la reporta à 1666. Nagel est encore l’auteur de De Quatuor Mundi Temporibus (Les quatre âges du monde) (1621).

Nag Hamadi.

Nom actuel d’une bourgade de Haute Egypte appelée autrefois Khenoboskion en grec, Shenesêt en copte. On y a retrouvé en 1945 une importante bibliothèque séthienne, qui comprend, outre des œuvres dues à des membres de cette secte, des traductions en copte d’ouvrages zoroastriens, simoniens et hermétistes, d’œuvres de Salomon Valentin, etc. Les plus importants de ces manuscrits sont le Livre secret de Jean, L’Hypostase des Archontes, Zostrien, la Paraphrase de Shem, et des évangiles selon Philippe et selon Thomas.

NAGLOWSKA Maria de (Pétrograd 1888 – Zurich 1936).

Issue d’une famille princière russe et ayant épousé un noble polonais, Marie de Naglowska vécut à Paris, dans le quartier du Mont Parnasse, de 1924 à 1930 et elle écrivit d’assez nombreuses brochures en français ; elle traduisit aussi en cette langue, la Magia Sexualis de P.B. Randolph. S’étant proclamée « grande-prêtresse d’amour », elle affirma notamment que « la femme est la Porte par laquelle on peut entrer dans le domaine de la Mort comme dans celui de la Vie éternelle… Eve est l’arène où la Vie et la Mort se livrent un combat sans merci… » Maris de Naglowska pratiquait un rite dénommé « la Messe d’or », basé notamment sur l’utilisation d’un pentacle appelé « l’Horloge AUM ».

NÂNAK Bâba (1469 – 1538).

Réformateur hindou, né dans la région de Lahore, disciple de Kâbir et fondateur de la secte des sikhs (mot qui veut dire « adeptes »), pour laquelle il n’y a qu’une seul Dieu, le même pour tous, quel que soit le nom qu’on lui donne et qui s’apparente tant à l’hindouisme qu’à l’ismaélisme, mais qui rejette tant l’organisation hindouiste de la société en castes que les excès de l’ascèse : le bonheur dans l’au-delà ne nécessite pas, pour les sikhs, la renonciation au bonheur dans cette vie. Comme les ismaéliens, les sikhs considèrent que l’esprit de Dieu s’est incarné en ses prophètes ; après Nânak notamment, il s’est encore manifesté en neuf autres maîtres, qu’ils appellent gourous et qui sont donc assez analogues aux imâms chiites.

Nanna.

Déesse de la lune chez les sumériens.

V. aussi : Shine, Sin.

NASSIR i Chosrov (1003 – 1070).

Philosophe, poète et dirigeant politique iranien d’origine afghane. Ayant adhéré à l’ismaélisme, Nassir i Chosrov deviendra l’un de ses théologiens. A la fin de se vie, il fonda un monastère, où il se retira.

NATHAN de Gaza (1641 – 1680).

Le principal des disciples de Shabatail Tswi. Il persuada ce dernier qu’il était le Messi et que lui-même était Elie. Après la mort de Tswi, nathan perpétua sa mémoire et fut le principal artisan de ce qui devint le « cévisme ». Prétendant recevoir fréquemment la visite d’anges, il écrira, entres autres, un « traité des Dragons », où il est exposé qu’après le « bris des vases » selon Isaac Louria, quelques parcelles de la Lumière divine tombèrent dans les eaux abyssales, où elles furent retenues par des serpents ténébreux, les quélipôt, jusqu’au jour où elles furent délivrées par le « Serpent saint » (Nachach Cadosh), lequel était l’âme du Messie, ce dernier s’étant incarné en Shabatail Tswi.

V. aussi : Cévisme, Louria, Tsimtsoum.

NAUDE Gabriel (paris 1600 – Abbeville 1653).

Médecin et écrivain français hostile aux Rose-Croix, auteur notamment de « l’Apologie pour les grands hommes faussement soupçonnés de magie » (1625) et de « Considérations sur les coups d’Etat » (1639).

NAUDON Paul.

Historien français contemporain qui a beaucoup écrit sur la Tradition, se référant souvent à la Cabale pour ses explications ésotériques, mais en s’appuyant notamment avec souvent trop de complaisance sur les œuvres, à cet égard pourtant discutables, d’Eliphas-Lévi, de Papus, de Guénon.

NAUHAUS Walther (1892-1919).

Sculpteur et ésotériste allemand né au Transvaal. Il fut l’un des fondateur de la société Thulé et sera assassiné par un commando communiste à Munich.

V. aussi : Glauer von Sebottendorf.

Nautonier.

Titre que portent les grands maîtres de l’Ordre du Prieuré de Sion.

NAZAIRE (vers 1170 - vers 1250)

Evêque cathare de Concorezzo en Lombardie. C’est à lui que des bogomils de Bulgarie firent parvenir vers 1190 l’Interrogatio Iohannis, qui est censée reproduire un dialogue entre le Christ et l’apôtre Jean au cours de la dernière Cène. Nazaire communiquera ce texte à son tour aux cathares albigeois, qui l’adopteront sous le titre de « La Cène secrète ».

V. aussi : Cathares

NAZAREENS

Nom porté dès avant notre ère par des membres de différentes sectes gnostiques de Judée, de Samaris, de Galilée et de Syrie. Jésus fut probablement membre d’une de ces sectes avant de fonder son propre groupement, puisqu’il est surnommé nazaréen ou Nazarénien dans les Evangiles (l’étymologie « de Nazareth » est erronée et il est même douteux que l’actuelle ville portant ce nom existât déjà au 1er Siècle).

NAZÔREENS

Nom que portèrent les disciples de Jean le Baptiseur, autrement dit Dosithée. Après la mort de ce dernier, ils se rallièrent au groupe des disciples de Jésus qui s’était constitué à Jérusalem sous l’autorité de Jacques le Juste sous le nom de « Jesséens » et les uns et les autres se dénommèrent alors « nazôréens », nom que porteront aussi les mandéens, concurremment avec celui de « dosithéens », quand ils auront reconnu Jean comme un prophète.

Voir aussi : Dosithée, Mandéens, Nouçairis

NEBO

Voir : Nabou

NELLI René

Ecrivain français né à Carcassonne en 1909, auteur de nombreuses études sur les Cathares, l’Occitanie, etc...

Voir aussi : Magre

NEMROD (ou Nimrod)

Petit-fils de Noé et fils de Cham, selon la Bible, qui dit de lui qu’il fut un chasseur célèbre et qu’il fonda plusieurs villes, dont Babel et Ninive. Il est pour certains gnostiques le type du roi guerrier et absolutiste. Selon certaines traditions, Nemrod s’identifierait au premier Zoroastre.

Voir aussi : Melkitsédec, Zoroastre

NEO-HINDOUISME

Secte indienne fondée en 1828 par le benalgi Râm Mohoun Roy. Elle tendit à rapprocher les philosophies orientales et occidentales sur une base monothéiste.

Voir aussi : Brahmaïsme, Mohoun Roy

NEO-PLATONISME

Nom donné à une école de pensée illustrée par des disciples de Platon à partir du IIIème siècle de notre ère. Le plus illustre d’entr eux est Plotin.

NEPHITES

Nom qu’auraient porté, selon le mormonisme, des hébreux qui avaient traversé l’Océan Atlantique, après la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor, sous la conduite d’un patriarche nommé Néphi.

Voir aussi : Mormons

NERGAL

Dieu des enfers et de la planète Mars chez les chaldéens. Sa signification astrologique tenait à la fois de notre Mars et de notre Pluton.

NERON (Antium 15 décembre 37 / Rome 9 juin 68)

Disciple du philosophe stoïcien Sénèque, Néron succéda à Rome en 54 à l’empereur Claude. Après l’acquittement de l’apôtre Paul en 61 ou 62, il se convertit à son Evangile. Mais, ayant ensuite été initié au mithraïsme par Tiridate, roi d’Arménie, quand ce dernier vint faire sa soumission à l’empereur en 66, Néron semble avoir voulu fusionner le paulinisme et le mithraïsme en une seule religion dont, Paul étant mort entre temps, il serait le chef. IL fit alors l’unanimité contre lui et presque tous les chrétiens pauliniens notamment quitteront Rome, dont Luc. Néron entrepris alors un voyage à Corinthe, mais sans arriver, semble-t-il, à convaincre les chrétiens de cette ville de se rallier à son syncrétisme. A son retour à Rome, il sera en butte à des conspirations répétées et il finira par se suicider après que Galba ait été proclamé empereur par le Sénat. Longtemps cependant la classe populaire crut qu’il n’était pas mort et qu’il allait revenir (Nero redevivus), ce qui favorisera l’apparition de plusieurs faux Nérons.

NERVAL Gérard DE (1808-1853)

Pseudonyme de Gérard Labrunie, poète et littérateur français, considéré habituellement, à tort, comme un écrivain mineur, alors que ses oeuvres reflètent, en un style excellent, une érudition considérable, principalement en ce qui concerne les religions, anciennes et modernes, y compris leur aspect gnostique ou ésotérique. Il était d’ailleurs franc-maçon et parfaitement au courant des traditions maçonniques, y compris notamment celles qui se rapportent à l’humanité préadamique des Elohîm, ainsi que celles de Salomon, de l’architecte Adoniram, etc... La poésie de Gérard de Nerval embrasse tous les genres, depuis les compositions assez conventionnelles de ses débuts jusqu’aux sonnets hermétiques et hermétistes d’excellente facture des « Chimères » en passant par de délicieux « Odelettes ». Dans ses « Illuminés », il a raconté la vie d’un certain nombre d’écrivains hors du commun, férus comme lui d’ésotérisme, tandis que son « Voyage en Orient » est une mine d’informations, puisées aux sources les plus diverses, sur presque toutes les religions et les sectes orientales, ainsi que sur diverses légendes initiatiques. Citons encore enfin comme oeuvres importantes les « Petits Châteaux de Bohème », « Sylvie », « Aurélia », ...

NESTORIANISME

Doctrine propagée par le moine chrétien Nestor ou Nestorius (381-451), qui avait été nommé patriarche de Constantinople en 423. Se rattachant à la gnose johannite, le nestorianisme distingue en Jésus deux natures, l’humaine et la divine. Nestor refusait en conséquence à Marie la qualité de « Mère de Dieu », puisqu’elle n’était pour lui que « Mère du Christ ». Cette doctrine se répandit en Syrie, en Arabie et en Egypte, mais elle fut condamnée par le concile d’Ephèse en 431. Nestor fut déposé et il se retira alors en Thébaïde. Cependant, ses idées n’avaient pas cessé de se répandre et elles rayonneront jusqu’en Perse, au Turkestan, au Tibet. Le nestorianisme s’organisa même, d’une façon assez mal connue, mais il semble que ce soient les successeurs de Nestorius à la tête de cette organisation qui aient porté le titre de « Prêtre Jean ». Il a parfois aussi été soutenu que ce seraient ce « Prête Jean » qui serait le maître de l’Agartha.

NEWTON Isaac (Grantham 1642 - Kensington 1727)

Philosophe, mathématicien, astrologue, physicien et alchimiste anglais, qui s’intéressa aussi à la théologie et à l’histoire des religions. Newton aurait été notamment nautonier de l’Ordre du Prieuré de Sion.

NGO VAN CHIEU

Indochinois, fonctionnaire de l’Administration coloniale française qui fonda en 1919 le caodaïsme, religion syncrétiste de bouddhisme, de taoïsme, de christianisme et de spiritisme.

Voir aussi : Caodaïsme

NIBROUELE

Nom de la parèdre du Grand Archonte Saclas dans quelques texte séthiens et chez les manichéens.

NICLAES Hendrik (1502-1580)

Réformateur hollandais, amis de l’imprimeur tourangeau Plantin établi à Anvers. Il fonda en 1540 « La Famille d’Amour », qui prônait le retour à l’innocence première de la communauté humaine. Niclaes rejetait le Dieu de justice de l’Ancien Testament, ne voulant reconnaître que le Père, Dieu de bonté, et il était millénariste. Pour lui, le Christ avait été, non un homme, mais l‘image de la droite du Père.

NICODEME

Un des interlocuteurs de Jésus dans l’Evangile selon Saint Jean. Il l’aurait enseveli après sa mort, aidé par Joseph d’Arimathie. Son nom hébreu étant probablement Nac Dimôn, Nicodème pourrait être celui des disciples de Jésus que le Talmud appelle Nacaï.

NICOLAS

Un des sept diacres dont parlent les Actes des Apôtres (VI, 5). Dans ses Philosphoumena, Hippolyte l’accuse d’être à l’origine des hérésies gnostiques. Il était originaire d’Antioche, où il retourna après la persécution contre les diacres, et il y rencontra Ménandre de Samarie, Paul de Tarse et enfin Luc, le disciple de ce dernier, quand il rentra à Antioche après la mort de son maître. Nicolas fit des disciples dans d’autres villes également, notamment à Ephèse et à Pergame, puisque l’Apocalypse johannite vitupère contre eux (VI, 6 & 15). La cosmologie des nicolaïtes était la suivante. Les Ténèbres (c’est-à-dire l’abîme et les eaux), rejetées par le Dieu suprême, Esprit inengendré, montèrent furieusement vers Lui pour s’attaquer et leur lutte produisit une sorte de matrice, par laquelle cet Esprit donna naissance à quatre éons. Ces derniers en engendrèrent à leur tour quatorze autres, parmi lesquels Barbèlô, la Mère céleste, engendra pour as part l’Entité mauvaise, Ialdabaôth, créatrice du monde sublunaire. Mais, s’étant repentie d’avoir produit celle-ci Barbèlô est descendue sur la Terre, s’y servant de sa beauté pour entreprendre le salut des hommes asservis par Ialdabaôth. On retrouve Barbèlô dans l’Apocryphon de Jean et dans plusieurs autres oeuvres gnostiques.

Voir aussi : Barbèlô, Ialdabaôth, Nag-Hammadi

NICOTHEE

Patriarche légendaire à qui Seth se serait manifesté, selon les Sétiens, sous la forme d’un homme, nommé Derdikéa, en qui il se serait réincarné. Nicothée sera reconnu également par les Manichéens et Porphyre parle de lui dans sa « Vie de Plotin ». Sous ce nom de Nicothée, les Séthiens et les Manichéens désignaient vraisemblablement le Thot égyptien, assimilé au dieu grec Hermès par les hermétistes. Nicothée a cependant aussi été identifié par d’autres traditions à Nemrod ou au premier Zoroastre.

Voir aussi : Mani, Nemrod, Séthiens, Thot, Zoroastre

NIETCHAIEV Serquéï (1847-1883)

Disciple de Bakounine, qui finit cependant par le renier. Niétchaièv professait que tout est permis au service de la Révolution, qui est le Bien en soi. Pareille conception, selon laquelle il n’y aurait donc, en réalité, ni bien, ni mal, se place, en fait, à la limite même de la contre-gnose.

NIMATOULLAH

Sheik originaire d’Alep, descendant de Mahomet, qui fonda en Perse l’ordre soufi nimatoullahi.

NIZARITES

Voir : hassan ibn Sabbagh

NODIER Charles (Besançon 1780 - Paris 1844)

Ecrivain français. Conservateur de la Bibliothèque de l’Arsenal, à Paris. Il fut nautonier de l’Ordre du Prieuré de Sion.

NOE

Un des plus grands parmi les patriarches et les prophètes, tant pour le judaïsme, que l’appelle Noach, que pour l’Islam (Nouch). Selon la Bible hébraïque, il aurait échappé au déjuge, grâce à la protection de Dieu, avec ses trois fils et leurs épouses, qui repeuplèrent ensuite la Terre. Noé sera assimilé au Janus latin par Léon l’Hébreu et par Guillaume Postel. Selon Magda Laetitia, Melkitsédec aurait été l’une de ses réincarnations.

NOLA Elia en Menachem de

Copiste juif italien qui travailla pour des chrétiens, qui se convertit au catholicisme en 1568, qui fut baptisé sous les prénoms de Giovanpaolo Eustachio. Devenu scribe à la Bibliothèque du Vatican, il publiera en 1617 Sacro Settenario raccolto delle Sacre Scritture, puis encore quelques autres ouvrages de la même inspiration. Dans toutes ces oeuvres, Giovanpaolo de Nola soutient que Dieu est le même pour les juifs et les chrétiens, et que la Trinité est figurée dans divers enseignements de la Cabale.

NOLAN Albert ( 1934)

Religieux catholique sud-africain contemporain. Dans « Jésus avant le Christianisme » (1979), il affirme que le monde actuel est divisé ente ceux qui croient en la divinité de Jésus et ceux qui se consacrent à Satan, c’est-à-dire au mal. Il prévoit une catastrophe imminente qui, si ceux qui croient en Jésus l’emportent, verra finalement le triomphe du bien sur le mal.

NÔREA

Fille d’Eve selon certains gnostiques, notamment les Séthiens, qui en font aussi l’épouse de Seth. Nôréa apparaît notamment dans « L’Hypostase des Archontes » et dans « La Voix de Nôréa », deux manuscrits de Nag-Hammadi. D’autres textes l’appellent Azoura, tandis que le Zohar (Bereshit I, 19b) la dénomme Naama, mais n’en fait la femme de Seth : elle se serait unie à deux archanges nommés Aza et Azaël et aurait ainsi donné naissance à des succubes.

Voir aussi : Azazel, Azura, Nag-Hammadi, Séthiens

NOSTRADAMUS (1503-1566)

Pseudonyme de Michel de Nostre Dame, astrologue, médecin, physicien, cryptographe et voyant. Il fut probablement Rose-Croix et nautonier de l’Ordre du Prieuré de Sion. Ayant fait la connaissance d’Ulrich de Mayence en 1548 à Chaumont-sur-Loire, ce dernier lui demanda de transposer son Arbor Mirabilis en une sorte de code secret à l’usage des kataugues : ce serait l’origine des célèbres « Centuries ». Nostradamus fut alors nommé « Grand Soleil des Gaules », un des grandes les plus élevés de la confrérie des kataugues. En 1556, il devint l’un des conseillers de la reine-mère Catherine de Médicis. Il confectionna alors les horoscopes de plusieurs des enfants de cette dernière. En 1564, Nostradamus fut nommé médecin ordinaire du roi de France Chales IX, mais il se retirera peu après à Salon-de-Provence, où il achèvera ses jours.

Voir aussi : Ulrich de Mayence

NOUCAIRIS

Secte chiïte fondée en Syrie au Ixème siècle par le thélologien musulman Mohammed ibn Nouçayr et qui est appelée aussi « ansariyas » ou « alaouites ». Cette secte est présente surtout dans les régions de Damas et de Lattaquié, mais elle a essaimé jusqu’au Maroc.

Elle continue, dans une certaine mesure, avec des apports islamiques, les mandéens de l’Antiquité, qui se dénommaient eux-mêmes aussi « nazôréens », mot très proche de « nouçairis ». La secte alaouite a dailleurs en commun avec le christianisme certaines fêtes et elle connaît une trinité divine, qui se compose de la Pensée d’Adam et d’Eve », un apocryphe juif, dont elle a repris le motif de la condamnation de Satan (que les Nouçairis appellent Azazîl), qui figure aussi dans le Coran.

Voir aussi : Nazôréens

NOUN

Père de Hoshéa, dont le nom sera changé en Josué par Moïse, et qui était de la tribu d’Ephraïm. Il est à remarquer qu’en hébreu, noun veut dire « poisson » et que c’est aussi le nom d’une lettre de l’alphabet hébraïque, dont la valeur numérique est de cinquante en guématrie classique et qui est issue d’un hiéroglyphe égyptien figurant un poisson. Ce nombre « cinquante » était considéré comme sacré par les pythagoriciens, ainsi que par les thérapeutes. Il est en honneur aussi chez les cabaliens, les francs-maçons et les physiciens nucléaires.

Voir aussi : Cinquante, Guématrie, Josué, Thérapeute

NOURI Mirza Yahia

Successeur du Bâb Mirza Ali Mohammend à la tête de la secte des bâhails.

Mirza Houssein Ali Nouri

Voir : Baha Oullah

NOVALIS (1772-1801)

Pseudonyme de Friedrich von Hardenberg, écrivain allemand dont les oeuvres sont dans la ligne de Blaise Pascal et de Jakob Boehme. Novalis professait notamment que la véritable connaissance commence par la découverte de soi-même.

NOVIKOF Nicolas (1744-1818)

Membre influent de la branche russe des Chevaliers bienfaisants de la Cité Sainte.

NUMERIUS

Philisophe syrien né à Apamée à la fi du Iième Siècle. Adepte de Pythagore, de Platon, de Philon, il est le précurseur lui-même de Plotin et d’Origène. Numénius affirmait notamment que les âmes des hommes ont une origine divine, tandis que la matière serait la source du mal.

NUMEROLOGIE

Voir : Arithmosophie