DICTIONNAIRE DES GNOSTIQUES

et des principaux initiés

Préambule - sources

A  B  C  D  E  F  G  H  I  J  K  L  M 

N  O  P  Q  R  S  T  U  V  W  X  Y  Z

Lettre T

Table Ronde (Ordre de la)

Taborites

Tab (ou Taheb).

TALBERG  le Baron

Tammouz

Taoïsme

Tarot

TAT

TATIEN

TAXIL  Léo (1834-1907).

TCHANG-TI

TCHAO KOUN

TELANGHÊS

Témoins de Jéhovah

Temoura

Temple du Cromlech

Temple de Thabor.

Templiers

TERACH

TERMOUDI

TERASS0N  Joan (Lyon 1671 - Paris 1750).

TERTULIEN (160-240).

Teutonique

Tevel

THADDÉE   Judas

THALES de Milet

THEANO

THÉBIT Ibn Corrat

THERISTIOS (317-390).

THOCLÊTÈS (ou Théoclîtîs).

THEODAS

Maître THÉODORE.

THÉODOTE de Byzance

THEODOTE le Banquier (Trapêzetès)

THÉÔN  Aelius dit Théon de Smyrne.

THÉON d'Alexandrie

Théosophie

Thérapeutes

THÉUDAS

THOBAL

THOMAS  Judas

THOMAS A KEMPIS (vers 1390 - 1471).

THOR

THOT

THRASYLLE

Thulé

TIECK   Johann-Ludwig (1773-1833).

TIMEE de Locre

TISHBY  Isaïe

Titans

TOBIE Ben Eliézer.

TODA

TODROS ha-Cuhen

Sadroddine Ali TORKEN Isfahânî ( + 1427 ).

Mohammed ibn TOUMERT (1077-1120).

Toundraks (ou Tondrakiens).

TOWIANSKI  Alexandre (1709-1878).

TRAPEZETES

TREBITSCH-LINCOLN  Timothée (1879-1943).

Tricker (ou trickster).

TRISMÉGISTE

TRISMOSIN  Salomon

TRITHEME  Jean (1462-1516).

TROELTSCH  Ernst (1865-1923).

Tsimtsourn

Tserouf

TSIPPORA

TSWI  Shabbatail (1626-1676).

TUBAL CAÏN

Turlupins

TURREL  Pierre

T‘vel

Table Ronde (Ordre de la)

Ordre de chevalerie initiatique né en France au XIIe siècle et qui se répandit aussi en Grande-Bretagne. Ses membres sont appelés Chevaliers de la Table Ronde ou Chevaliers du Saint Graal parce que, d'une part, ses dirigeants se réunissaient autour d'une table ronde ou ovale afin de préserver entre eux une stricte égalité de principe et que, d'autre part, ils étaient censés être à la recherche du saint Graal, un vase qui aurait contenu quelques gouttes du sang de Jésus crucifié et qui aurait été rapporté en France par Joseph d'Arimatie, accompagné de la mère de Jésus, de Marie Madeleine et de quelques autres femmes.

L'histoire de l'Ordre de la Table ronde est mal connue, du fait qu'elle résulte surtout de romans de chevalerie, qui mélangent traditions et fictions de telle sorte qu'il est difficile de distinguer les unes des autres. Le plus ancien de ces romans est le Brut du poète jersyais Wace. Parurent ensuite ceux de Chrétien de Troyes, de Robert de Boron, de Guiot de Provins, etc. Ceux de Guiot de Provins seront à leur tour la principale source d'inspiration du poète templier bavarois Wolfram von Eschenbach.

Les chevaliers du saint Graal s'engageaient à pratiquer la chasteté, la droiture, l'amour du prochain, l'aide aux déshérités, le pardon des offenses et le culte de l'honneur. Leur "queste du Graal" avait en fait une signification plus symbolique que matérielle : c'était surtout la recherche de la lumière spirituelle par une constante volonté de dépassement de soi-même.

V. aussi: Graal, Joseph d'Arimatie, Wolfram.

Taborites

Secte issue du hussisme et des frères moraves. Fondée en 1419 par Jean Ziegler, elle subira des influences bogomiles et vaudoises.

Tab (ou Taheb).

Nom samaritain du Messie.

V. aussi: Dosithée, Samaritains.

TALBERG  le Baron

Colonel de l'armée russe en 1917, le baron Talberg, qui était d'origine balte, fut ministre de la Justice du dernier gouvernement tsariste. Il fut aussi grand martre de la Confrérie de la Vérité, société initiatique qui avait adopté comme emblème la svastika.

Tammouz

Amant terrestre de la déesse suméro-chaldéenne Ishtar. Après sa mort et sa résurrection, il sera mis au rang des dieux. Son culte se répandit en Syrie, en Phénicie et jusqu'en Judée, et il portera alors aussi les noms d'Adonis, Eshmoûn, Simon, Doumouzi, etc., selon les réions.

V. aussi: Adonis, Eshmoûn, Ishtar, Sumériens.

Taoïsme

Philosophie chinoise dont le plus illustre représentant est Lao-Tsoe, auquel est attribué le Tao te King Le taoïsme est en fait une métaphysique pure et n'est donc pas essentiellement gnostique. Au contraire, il professe, entre autres, que l'homme accède au Père par la femme et, dans le tao, le yin et le yang notions reprises au philosophe Fô-Hi, du 29e siècle avant notre ère, ne sont pas opposés, encore moins antagonistes, mais réellement complémentaires et d'ailleurs indissociables. Mais le taoisme a dégénéré dans le peuple en une religion de salut. Quelsues taoïstes ont même imaginé une sorte de démiurge, nommé Tchang-Ti, qui serait le médiateur entre le tao, conçu comme un principe impersonnel et immuable, et l'univers sensible.

Tarot

Jeu de cartes qui se compose de 78 "lames", soit 22 "arcanes" majeurs et 56 "arcanes" mineurs, ayant chacun une valeur symbolique. Ce jeu parait être d'origine égyptienne. Il est à remarquer, en tout cas, que les noms des arcanes majeurs ne sont pas les mêmes dans le tarot égyptien et dans les tarots qui ont cours en Occident depuis le Moyen Age. A chacun des 22 arcanes majeurs on a fait correspondre, au XIXe s., l'une des 22 lettres de l'alphabet hébreu, mais le bien-fondé de ces correspondances est discuté. Inversement, les 56 arcanes mineurs ont été réduits à 52 par fusion des cavaliers et des pages en un seul personnage: le valet, pour donner naissance au jeu de cartes ordinaire actuel. Dans certains pays, celui-ci a néanmoins conservé les "couleurs" du tarot: glaives, coupes, deniers et bâtons, mais dans d'autres celles-ci sont devenues respectivement les piques, les coeurs, les carreaux et les trèfles.

V. aussi: Alphabet, Cabale, Cartes, Charles VI.

TAT

Un des principaux disciples de Hermès Trismégiste.

V. aussi : Hermès, Hermétisme, Thot.

TATIEN

Disciple, d'origine syrienne, d'Ignace d'Antioche et de Justin l'apologiste, qui défendit d'abord le christianisme romain, s'efforçant, dans son "Discours aux grecs" notamment, de démontrer sa supériorité sur la philosophie païenne. Mais il rompit avec la Grande Eglise de Rome vers 172 pour fonder la secte gnostique des encratites ou pour se joindre à elle. Tatien finira d'ailleurs par se rallier à la gnose valentinienne et marcionite, professant notamment qu'il y a des éons invisibles, dont l'un est le créateur de l'Univers matériel. Il rejeta cependant l'idée que l'âme serait immortelle par nature: elle ne le devient, d'après lui, que si l'homme qu'elle habite accède à la perfection. On attribue à Tatien la version syriaque d'un Diatessaron qui juxtapose en un ordre qui se veut conséquent des extraits de quatre évangiles, tandis qu'une version grecque ultérieure pourrait être due à Ammonias Saccas.

V. aussi : Ammonias Sacras, Encratites.

TAXIL  Léo (1834-1907).

Pseudonyme du pamphlétaire Gabriel Jordan-Pagès, sous lequel il écrivit des opuscules dirigés contre la franc-maçonnerie, en particulier contre le palladisme.

V. aussi : Lemmi, Palladisme, Pike.

TCHANG-TI

Voir : Taoïsme.

TCHAO KOUN

Voir : Trebitsch.

TELANGHÊS

Fils de Pythagore et de Théanô, Il sera à son tour le maître d'Empédocle.

Témoins de Jéhovah

Secte issue du protestantisme anglican et remontant en fait à 1879, mais dont la fondation officielle date du 13 décembre 1884, à Pittsburgh (Pennsylvanie), par Charles Taize Russell, à qui succédera Joseph Rutherford. Les Témoins de Jéhovah affirment être les représentants actuels d'une suite de "témoins", d'Abel à Jésus et à l'apôtre Paul. Ils se distinguent des autres chrétiens gnostiques en ce qu'ils s'appuient exclusivement sur la Bible anglicane, qu'ils interprètent d'ailleurs la plupart du temps trop à la lettre et à l'exclusion de tous les apocryphes et des Pères de l'Église. Mais ils interprètent Daniel et l'Apocalypse d'une manière analogue à celle de beaucoup de gnostiques. Ils opposent à Dieu le monde matériel, qui est pour eux le domaine de Satan, du Diable. Ils sont aussi millénaristes, disant proche la bataille d'Harmageddon annoncée par l'Apocalypse johannite, bataille qui sera suivie du jugement dernier.

Temoura

Voir: Tserouf.

Temple du Cromlech

Société ésotériste et occultiste d'inspiration chrétienne et celtisante créée dans le sud de la France, parallèlement au Héron du Val d'or en Bourgogne, mais d'esprit universaliste. Le Temple du Cromlech entretint des rapports étroits tant avec le Prieuré de Sion en France qu'avec le Golden Dawn en Grande-Bretagne.

Temple de Thabor.

Secte fondée en Avignon par Dom Antoine Pernety. Elle est parfois appelée "les Illuminés d'Avignon". S'attendant à la fin prochaine du monde, les adeptes du Temple de Thabor se proposaient de le régénérer ensuite sur le modèle de la Jérusalem céleste de l'Apocalypse johannite.

V. aussi: Pernety.

Templiers

Ordre de chevalerie fondé à Bruges vers 1110 par neuf chevaliers du nord du Royaume de France en vue officiellement d'assurer la sécurité des pélerins qui se rendaient à Jérusalem, mais qui parait avoir poursuivi aussi d'autres objectifs. Ayant pris la route de la Palestine, les chevaliers fondateurs s'arrêteront à Ephèse, où ils se feront bénir par le patriarche Théoclîtîs, le 67e successeur de Jean l'Apôtre.

Arrivés à Jérusalem, le roi Baudouin, successeur de son frère Godefroid, leur fit don d'une habitation construite près de l'endroit où s'était élevé le Temple de Salomon. Alors qu'ils s'étaient dénommés jusqu'alors les Pauvres Chevaliers du Christ, ils donnèrent dès lors à leur compagnie le nom de Chevaliers du Temple de Salomon et du Saint Sépulcre e. L'un d'eux, André de Montbard, qui était l'oncle de Bernard de Clairvaux, obtint de ce dernier, qui venait d'être désigné comme secrétaire général du concile de Troyes, qu'il rédige des statuts pour l'Ordre et qu'il le fasse reconnaître par le pape Honorius II, ce qui fut fait au cours de ce concile, en 1128. Par ces statuts, qui s'inspiraient à la fois de l'augustinisme et de la règle des bénédictins de Cîteaux, les chevaliers de l'Ordre du Temple devaient observer chasteté, discipline et pauvreté. Mais, au contact des chevaliers de l'Islam et d'autres confessions chrétiennes d'Orient, les Templiers se donneront aussi des constitutions secrètes, dont la teneur communiquée qu'aux membres de deux grades occultes : les "frères élus" et les "frères consolés", et qui firent de cette organisation interne la continuatrice, au moins pour partie, des esséniens, des johannites et des séthiens. N'accédaient d'ailleurs à ces deux grades secrets que des frères templiers d'élite, ayant fait preuve d'une grande intelligence et d'une moralité parfaite. Le supérieur des élus portait le titre de "maître secret" et celui de l'ensemble des élus et des consolés, le titre de "grand commandeur", lequel était nécessairement un autre que le grand maître, ce dernier apparaissant comme le supérieur de l'Ordre pour l'extérieur et ne connaissant même souvent pas l'existence d'un grand commandeur.

Les Templiers instaurèrent aussi le procédé de la lettre de change en faveur des pèlerins. Ces derniers, au départ, remettaient une certaine somme à l'une des commanderies métropolitaines de l'Ordre et recevaient en contre-partie un reçu, qu'ils n'avaient qu'à présenter dans une autre commanderie templière sise sur leur itinéraire ou à destination pour recevoir du numéraire à concurrence de ce qu'ils avaient vers au départ, déduction faite d'un certain courtage, d'ailleurs modéré.

Les Templiers paraissent avoir en outre connu l'existence d'un continent outre Atlantique, où ils auraient exploité des mines de métaux précieux, surtout d'argent, qu'ils ramenaient en Europe. Les revenus que leur assurèrent cette activité et la pratique de la lettre de change, comme dit plus haut, rendirent l'Ordre du Temple très riche, ce qui lui permit notamment, en collaboration avec les bénédictins, grands bâtisseurs eux aussi, et avec les confréries professionnelles du bâtiment, d'édifier de nombreuses cathédrales, toutes dédiées à Notre Dame. Par ces derniers mots cependant n'était pas désignée la soi-disant Vierge Marie, mère de Jésus, mais leur Foi particulière, selon laquelle ce n'était pas ce Jésus qui avait été crucifié en Judée au temps de Pilate, mais un autre : probablement les Templiers, ou tout au moins les titulaires des grades occultes, savaient ils que ce crucifié avait été en réalité Dosithée, c'est à dire Jean le Baptiseur, lequel avait porté ce nom grec en Samarie.

Ces croyances, évidemment hérétiques, suscitèrent l'hostilité des uns et leur grande fortune, la convoitise des autres, lesquels arrivèrent à faire condamner les Templiers par le pape Clément V et par le roi de France Philippe le Bel. Le pape prononça l'interdiction de l'Ordre et le roi fit arrêter au matin du vendredi 13 octobre 1307 tous les templiers résidant en France. Ces derniers firent l'objet de procès interminables, où la torture leur sera férocement appliquée et qui aboutiront pour la plupart à des condamnations à mort par le feu. Les derniers à être exécutés de cette façon furent, le 19 mars 1314, le grand maître Jacques de Molay et le commandeur de Normandie Geoffroy de Charnay, qui était probablement alors le grand commandeur de l'Ordre.

 L'Ordre du Temple se continua cependant dans la clandestinité. En 1804, l'empereur Napoléon le rétablit, avec pour grand maître Bernard de Fabré-Palaprat, auquel il octroya le titre de duc de Spolète. Il subsista sous Louis XVIII et sous Charles X, mais le roi Louis-Philippe le supprimera à nouveau en 1838, ce qui lui fera réintégrer la clandestinité. De nombreux imposteurs en profiteront pour prétendre être les continuateurs authentiques des Templiers.

TERACH

Un des noms du dieu lunaire des Akkadiens, appelé aussi Sine. Ce fut également le nom du père d'Abraham, le futur Abraham.

TERMOUDI

Juif cabaliste turc, qui initia à Brousse Rudolf Glauer von Sebottendorf à la Rose-Croix et à la Cabale.

TERASS0N  Joan (Lyon 1671 - Paris 1750).

Abbé auteur d'un "Séthos" (1731) qui influencera notablement Gérard de Nerval.

TERTULIEN (160-240).

Quintus Florus Tertullianus, avocat à Carthage, se convertit au christianisme vers 195 et s'en fit ardemment l'apologiste, polémiquant violemment, notamment contre le gnostique Marcion. En 207 cependant, il ralliera l'hérésie montaniste. Selon Tertullien, Dieu aurait engendré le Logos pour que ce dernier crée le monde, mais ce Logos se serait plus tard incarné dans le sein de la vierge Marie.

Teutonique

Voir: Ordre teutonique.

Tevel

Voir: T'vel.

THADDÉE   Judas

Énuméré parmi les disciples de Jésus le Nazarénien dans les Évangiles canoniques selon Matthieu et selon Marc, quelques manuscrits lui donnant cependant le nom de Lebbée. Il se confond certainement avec le Judas (autre que l'Iscariote) de l'Évangile selon Luc, de l'Évangile selon Jean et des "Actes des Apôtres" et probablement aussi avec le Théudas dont il est question dans lesdits "Actes" et dans les oeuvres de Flavius Josèphe, ainsi qu'avec le Théodas qu'aurait connu Paul de Tarse. Il pourrait être le frère jumeau de Judas Thomas.

V. aussi: Dosithéé, Théudas, Thomas,

THALES de Milet

Philosophe, astrologue et physicien grec du VIle s. av. J.C., pour qui l'univers matériel serait issu de l'océan primordial.

V. aussi Delphes.

THEANO

Epouse de Pythagore.

THÉBIT Ibn Corrat

Adepte du sabéisme, qui fonda au IXe siècle une branche de celui-ci à Bagdad. Il devint l'astrologue attitré du calife de cette ville.

THERISTIOS (317-390).

Philosophe byzantin qui se disait disciple à la fois de Platon et d'Aristote.

THOCLÊTÈS (ou Théoclîtîs).

Soixante-septième successeur de Jean l'Apôtre au siège patriarcal d'Ephèse. Quand ils se rendirent en Terre Sainte, les neuf chevaliers fondateurs de l'Ordre du Temple passèrent par Ephèse, où ils se firent donner sa bénédiction.

THEODAS

Voir: Thaddée, Théudas.

Maître THÉODORE.

Astrologue grec, médecin et alchimiste, qui fut appelé à la Cour de Frédéric II de Hohenstaufen. Il participera avec ce dernier à la VIe croisade.

THÉODOTE de Byzance

Bien qu'adepte de Valentin, ce chrétien gnostique observait la Loi juive. Mais il professait au sujet de Jésus, qu'il pensait réellement né d'une vierge, un enseignement analogue à celui de Cérinthe: le fils de Christos est descendu en Jésus au moment de son baptême par Jean en prenant la forme d'une colombe. Théodote disait que posséder la Gnose, c'était savoir "ce que nous fûmes et ce que nous sonnes devenus ; où nous étions et où nous avons été jetés; où nous allons et d'où nous vient le rachat ; quelle est la naissance et quelle est la renaissance". Pour lui, l'homme qui a, grâce au baptême, reçu ainsi la lumière a épuré son corps des passions ténébreuses qui s'y étaient introduites; jusqu'alors, il était soumis inexorablement à la destinée, mais ensuite les astrologues deviennent impuissants à faire à son sujet des prédictions valables.

THEODOTE le Banquier (Trapêzetès)

Disciple du précédent, natif de Sichem en Samarie. Il soutenait que Melkitsédec était une puissance supérieure à Jésus: ce dernier n'avait été rien d'autre qu'un homme en qui le fils de Chrîstos, descendu sur Terre, s'incarna au moment de son baptême par Jean.

V. aussi: Melkitsédec, Séthiens.

THÉÔN  Aelius dit Théon de Smyrne.

Astrologue alexandrin du IIe siècle, qui a émis l'hypothèse, comme déjà avant lui Héraclide du Pont, que Mercure et Vénus tournaient autour du Soleil (non de la Terre) et ce dernier, ainsi que la Lune et les autres planètes, autour de la Terre. Théon de Smyrne est aussi l'auteur des Progymnasmata où il critique les mythes grecs, étab1issant une distinction entre "mythe" et "narration".

THÉON d'Alexandrie

Astrologue et mathématicien du IVe siècle, commentateur de Claude Ptolémée. Il est le père de la célèbre philosophe Hypathie, assassinée par des chrétiens en 415.

Théosophie

Voir: Amnonios Saccas, Blavatsky, Olcott.

Thérapeutes

Branche de l'essénisme répandue principalement à l'ouest de la Mer Morte et aux environs d'Alexandrie, notamment sur les bords du lac Maréotis. Cette dernière communauté a été décrite notamment par Philon. Comme les autres esséniens, les thérapeutes s'adonnaient à la contemplation et à l'étude des livres saints, tant d'ailleurs du zervanisme que de l'hébraïsme, et aussi de Pythagore et de ses disciples. Des pythagoriciens, ils avaient adopté l'initiation à trois degrés et le port de vêtements blancs. Mais ils s'appliquaient aussi à l'étude de la médecine, de la botanique et de la morale, d'où leur nom de "thérapeutes", leur objectif essentiel étant de remédier aussi efficacement que possible aux maux du corps comme à ceux de l'âme. De même que les autres communautés esséniennes, les communautés de thérapeutes prenaient en commun leurs repas, auxquels ils donnaient une solennité particulière les jours de sabbat, mais aussi tous les cinquante jours. Car les nombres sept et cinquante étaient considérés par eux comme particulièrement sacrés. Ils avaient aussi un calendrier propre, basé sur le cours du soleil et non sur celui de la lune, comme l'est le calendrier juif classique. Mais leur règle était moins sévère que celles des autres branches de l'essénisme. Ils ne prohibaient notamment pas le mariage et il leur arrivait d'initier des non-juifs. La communauté essénienne dont des vestiges ont été découverts près de la Mer Morte paraît bien avoir relevé de la branche des thérapeutes, et Jean le Baptiseur en a très probablement fait partie quelque temps.

V. aussi: Essénisme, Jean le Baptiseur, Osséens.

THÉUDAS

Deux personnes importantes dans l’histoire du judaïsrne et du christianisme ont porté ce nom.

La première, qui porta aussi le nom de Dosithée, était le fils d'Ezéchias qui, s'étant rebellé contre Hérode le Grand, fut crucifié sur l'ordre de ce dernier en 43 avant notre ère. Théudas se révolta de même en 4 avant notre ère, au moment de l'avènement d'Archelaos, fils de Hérode le Grand, mais il fut défait et crucifié à son tour.

Le deuxième se confond vraisemblablement avec le Thaddée des deux premiers Évangiles, le Judas fils de Jacques des deux autres Évangiles et des "Actes des Apôtres", le Toda mentionné par le Talmud parmi les disciples de Jésus, le Théodas qui fut quelque temps, selon Salomon Valentin, un des compagnons de l'apôtre Paul, voire son instructeur. C'est lui qui pourrait être le frère jumeau de Judas Thomas. Il semble s'être rallié aux mandéens et avoir fondé une communauté à Durfa. Puis, il tenta à son tour une expédition en Judée en franchissant le Jourdain, mais il sera défait en 46, tué au combat et décapité sur place, sa tête étant ensuite portée à Jérusalem au procurateur Fadus.

V. aussi: Jean le Baptiseur, Thaddée, Thomas, Toda.

THOBAL

Voir: Tubal Caïn.

THOMAS  Judas

Disciple de Jésus le Nazaréen, probablement frère jumeau de Judas Thaddée, "Thomas" n'étant autre que l'hellénisation de l'araméen Taoma qui veut dire "jumeau". On lui donne d'ailleurs souvent aussi le nom grec de Didymos qui signifie de même "jumeau". Dans les Évangiles canoniques, on l'appelle simplement Thomas Didyme (ou Didyme), mais il résulte des "Actes de Thomas" et d'autres écrits apocryphes qu'il se nommait aussi, comme Thaddée, Iéhouda, Judas. Selon la tradition, Thaddée, Thomas et Barthélemy seraient allés évangéliser la Mésopotamie, après quoi ils se séparèrent, Thaddée restant chez les mandéens, tandis que Thomas et Barthélémy allèrent ensuite au Cachemire. De là, Barthélémy se rendit en Arménie et Thomas en Chine, puis aux Indes, poussant jusqu'à Ceylan. Après quoi il aurait fait le chemin inverse et se serait établi finalement à Edesse (Ourfa), où Thaddée était passé avant lui et où il finira ses jours.

V. aussi: Ceylan, Thaddée, Théudas.

THOMAS A KEMPIS (vers 1390 - 1471).

Nom latinisé du Brabançon de langue thioise Thomas Hemerken, qui écrivit en latin une oeuvre mystique réputée, traduite en plusieurs langues, notamment en français sous le titre de "L'imitation de Jésus-Christ". Dans cette oeuvre, toute de ferveur et de soumission aux volontés divines (ce qui l'apparente aux chassisim juifs), se rencontrent aussi des conceptions essentiellement gnostiques, telle que l'opinion que, le monde matériel n'étant pour l'homme qu'un exil, la sagesse est de le mépriser.

THOR

Personnage de la mythologie scandinave.

V. aussi: Ases.

THOT

Atota ou Athotis, fils du pharaon Ménès, devint pharaon lui-même en 4241 avant notre ère. Il réorganisa l'antique religion égyptienne et fut divinisé après sa mort sous le nom de Thot ou Toth. Sous les Lagides, il sera identifié à Hermès. C'est pourquoi la doctrine ésotérique égyptienne qui naquit à cette époque est souvent appelée "hermétisme". Certains musulmans assimileront cependant Hermès-Thot à Idriss (c'est-à dire à Hénoch, fils de Iared). Il pourrait être aussi celui que les séthiens et les manichéens appelaient Nicothée.

THRASYLLE

Astrologue romain qui vécut au temps de l'empereur Tibère, dont il fut l’ami.

Thulé

Terre légendaire décrite par Hérodote comme une Ile de glace, située dans le grand Nord, où auraient vécu des hommes transparents. Il s'agit probablement du Groenland et des Hyperboréens, lesquels peuplèrent aussi l'Islande, le Labrador et peut-être l'Atlantide. Au début du XXe siècle, quelques allemands, membres les uns, de la Rose Croix, les autres de la Société du Vril ou du Germanenorden fonderont une société initiatique dont l'objectif était de faire revivre et de perpétuer les traditions hyperboréennes et à laquelle ils donneront le nom de Thulé Gesellschaft

V. aussi: Dietrich Ecart, Glauer von Sebottendorf, Rudolf Hess, Hyperborée, Ile Verte, Adolf Lanz, Ordre teutonique.

TIECK   Johann-Ludwig (1773-1833).

Penseur berlinois qui, après avoir été rationaliste, inclinera vers un gnosticisme illuministe et finira par croire à la divinité de Lucifer.

V. aussi: Lucifer, Manichéisme, Steiner.

TIMEE de Locre

Philosophe pythagoricien du Ve siècle av. J.C. Il disait que l'âme du monde est comme le blanc de l'oeuf, qui entoure le jaune, la coquille étant l'Esprit. Timée sera mis en scene par Platon dans plusieurs de ses dialogues et l'un d'eux, parmi les plus importants, porte même son nom.

TISHBY  Isaïe

Cabaliste israélien contemporain, pour qui l'En-Sof est le Dieu caché, lequel se révèle dans les sefirôth

Titans

Enfants légendaires d'Ouranos et de Gala (le Ciel et la Terre) dans la mythologie grecque. Ils auraient été au nombre de douze, six mâles et six femelles. C'est des aînés des Titans, Kronos et Rhéa, que seraient nés les six plus "grands dieux" de l'Olympe, ainsi que les Cyclopes. Les Titans jouent également un rôle important dans les mythes de l'orphisme, où ils se révoltent notamment contre Zeus.

TOBIE Ben Eliézer.

Cabaliste juif de Byzance qui commenta la Torah et le Sepher létsira dans son livre Leca Thov vers 1100. Il s'attacha surtout à mettre en garde contre toute tentation d'anthropomorphiser les middôt c'est à dire les attributs de la Divinité. L' En-Sof notamment n'est pas, pour Tobie Ben Eliézer, l'Infini en soi, mais l'infinitude de Dieu.

TODA

Un des disciples de Iéshou ha-Notsri, selon le Talmud. Il s'agit vraisemblablement du Thaddée des Evangiles chrétiens, du Théodas que connut Paul de Tarse.

TODROS ha-Cuhen

Voir: Carret.

Sadroddine Ali TORKEN Isfahânî ( + 1427 ).

Théosophe chiïte qui pratiqua des méthodes analogues à celles de la Cabale littéraire.

Mohammed ibn TOUMERT (1077-1120).

Marocain musulman qui, après de longs voyages, au cours desquels il eut notamment l'occasion de rencontrer Al Ghazâli, se proclama le Mahdi et entendit réformer la religion islamique. Son disciple Abd el Moumine poursuivra son œuvre et Fondera la dynastie des Almohades

Toundraks (ou Tondrakiens).

Secte chrétienne née au IXe sièle en Arménie. Elle suivit les enseignements de Paul de Samosate, qui était adoptianiste. C'est pourquoi sans doute on a parfois confondu les tondrakiens avec les pauliciens.

TOWIANSKI  Alexandre (1709-1878).

Mystique visionnaire polonais qui alla s'établir en France et qui était un grand admirateur de l'empereur Napoléon. Bien qu'il se dit catholique, Towianski estimait qu'un initié peut se passer des sacrements et il considérait que l'unique mérite de jésus avait été d'avoir dispersé des essains d'esprits mauvais, permettant ainsi des contacts entre les hommes et les esprits bénéfiques.

Après la mort, selon lui, l'âme des hommes accomplit une migration dans le royaume des esprits qui planent au dessus de la Terre avant de réintégrer le Royaume de Dieu. La libération de l'humanité devait enfin, pour Towianski, être parachevée par la France et la Pologne. Napoléon avait été, selon lui, le sixième envoyé de Dieu sur la Terre dans ce but, après Seth, Abraham, Moïse. Esdras et Jésus. Alexandre Towianski étant évidemment le septième.

TRAPEZETES

Voir: Théodote le Banquier.

TREBITSCH-LINCOLN  Timothée (1879-1943).

Juif hongrois qui se convertit d'abord au protestantisme baptiste, limothée-Ignaz Trebitsch ajouta alors à son nom celui de Lincoln. Puis, en 1923, c'est au bouddhisme qu'il adhéra et il prit alors en outre le hiéronyme de Tchao-Koun. En 1928, il se rendit à Berlin, où il eut des contacts avec des dirigeants de la Société Thulé et du parti nazi. Il paraît en effet avoir été de ceux qui pensaient que celui-ci et Hitler son chef pourraient par leur action préserver l'Asie du communisme. En 1938, ii se rendra au Japon. Sa mort sera annoncée par la radio japonaise en 1943.

V. aussi: Thulé.

Tricker (ou trickster).

Mots anglais signifiant "farceur, roublard, taquin, tourmenteur", par lesquels certains historiens des religions désignent un petit dieu malin qui joue un rôle important dans plusieurs croyances des autochtones d'Afrique ou d'Amérique. Généralement ithyphallique, il a souvent l'aspect d'un animal, tel que le coyote, le puma, le corbeau, chez les amérindiens de l'Amérique du nord, mais ailleurs il a parfois celui d'un homme. Son rôle est ambivalent: d'une part, il assure la fécondité; d'autre part, il s'ingénie à causer aux humains toutes sortes de désagréments.

Le Trickster peut donc être comparé au Diable tel qu'on se le représenta fréquemment en Europe au Moyen Age et à la Renaissance: redouté, on recherchait néanmoins souvent ses faveurs en faisant appel à la sorcellerie. Il est en tout cas l'adversaire du Dieu du bien (le "Grand Manitou" des Amérindiens du nord).

TRISMÉGISTE

Voir: Hermès, hermétisme.

TRISMOSIN  Salomon

Personnage énigmatique, poète, hermétiste et alchimiste, qui continua, en cette dernière qualité, l’œuvre de Basile Valentin. Salomon Trismosin a écrit notamment "La Toison d'or", recueil de poèmes alchimistes, qui parut à Paris en 1612.

TRITHEME  Jean (1462-1516).

Pseudonyme du moine bénédictin allemand Johannes Heidenberg von Sponheim, appelé aussi Trittheim, Tritème ou Trithemius, qui fréquenta l'Université de Heidelberg, puis s'adonna la Cabale pratique, à l'astrologie et à l'alchimie, tout en s'intéressant aussi à la théologie et à l'histoire.
Il pourrait avoir été en rapports avec Christian Rosencreuz et avec Johannes Faust. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, entre autres un "Catalogue des Écrivains ecclésiastiques" et un traité de cryptographie, d'angélologie et de magie, la "Stéganographie".

Trithème pensait que le monde passé et à venir devait connaître sept périodes, correspondant chacune à l'un des sept anges de l'Apocalypse johannite.

TROELTSCH  Ernst (1865-1923).

Théologien protestant libéral allemand, Troeltsch a soutenu que la religion est indépendante de la société, étant uniquement affaire de conscience.

Tsimtsourn

Nom d'une explication relative à la création du monde de certains cabaliens, entre autres Avicébron et Louria. Lorsqu'il se résolut à créer le monde Dieu se serait en quelque sorte "rétracté" sur lui-même (tsimtsoun signifie en hébreu "retrait") afin de laisser une place à la matière, procédant à ce que l'on pourrait appeler une "fission" du néant. Louria y ajoutera la théorie du shevirate ha-kélim ou "bris des vases", selon laquelle la lumière divine aurait été répartie dans des urnes, mais les plus éloignées du point de départ du tsimtsoum étant aussi les plus fragiles, ne purent la supporter, elles se brisèrent en un nombre incalculable de morceaux et c'est de ceux-ci que sont constitués les astres de l'univers matériel.

V. aussi: Avicébron, Beuman, Louria.

Tserouf

Ensemble des procédés utilisés par la Cabale dite "littéraire" dans l'exégèse des textes sacrés. Ceux-ci peuvent, en effet, selon la Cabale, être interprétés à quatre niveaux: le sens littéral, p'shat ; le sens figuré, remès ; basé sur les valeurs numériques des lettres de l'alphabet; le sens symbolique, d'rash ; le sens ésotérique enfin, le sôd. Il est à remarquer que les initiales de ces quatre mots hébreux sont aussi les lettres avec lesquelles s'écrit le mot pardes, "verger", d'où vient le mot français "paradis", via le grec paradeisos et le latin paradisus

Pour trouver le sens figuré, le remès on utilise notamment la guématrie, laquelle est une méthode d'interprétation basée sur la valeur numérique de chacune des lettres hébraïques. Mais il en est de plusieurs sortes: ou bien on attribue à chaque lettre une valeur correspondant à son rang dans l'alphabet, les cinq lettres qui, en finale, se tracent autrement qu'au début ou à l'intérieur d'un mot recevant elles aussi des valeurs, comprises entre 23 et 27; ou bien on leur donne la valeur qu'elles ont conventionnellement à l'instar de ce qui existe aussi en grec; ou bien on applique l'un ou l'autre autre système encore, mais qui sont moins employés et d'ailleurs plus aléatoires.

Il y a aussi le notarikon ou science des lettres initiales et finales des mots, permettant de retrouver un même mot dans plusieurs autres; et la temoura technique de permutation des lettres montrant certaines correspondances possibles entre des mots.

Tous ces procédés ont été exposés par le cabaliste du XIIIe siècle Abraham ben Shmouël Aboulafia dans son Sefer ha-Tserouf où il ajoute diverses considérations relatives à la forme même des lettres de l'hébreu dit "carré", c'est à dire celui qui s'écrit avec les lettres restées en usage depuis la captivité de Babylone chez les juifs et qui n'ont plus varié depuis.

V. aussi : Abraham Aboulafia, Aquiba, Guématrie, Ibn Ezra.

TSIPPORA

Voir : Séphora.

TSWI  Shabbatail (1626-1676).

Illuminé juif smyrniote qui, poussé par son disciple Nathan de Gaza prétendant être lui-mme le prophète Elie, se proclama le Messie en 1665, connaissant d'emblée un énorme succès. Il se rendit à Jérusalem, où il fit une entrée triomphale, et sa renommée s'étendra dans le monde juif de toute l'Europe et du Proche Orient.

Shabbatail Tswi (dont le nom signifie, soit "le Beau Saturne", soit "le Samedi de la gazelle") résolut alors de se rendre à Istamboul pour y rencontrer le sultan et se faire reconnaître par lui comme roi de Jérusalem. Mais il fut arrêté le 6 février 1666 sur l'ordre du grand vizir et il n'échappa à la mort que par sa conversion à l'Islam.

Emprisonné à Dulcingo, en Dalmatie, Tswi semble toutefois n'avoir abjuré le judaïsme que pour échapper à la mort et avoir cru jusqu'au bout à sa mission car peu avant sa mort il signera encore une de ses lettres "Shabatail Tsevi, Messie du Dieu d'Israël et de Juda".

V. aussi : Cardozo, Cévisme, Nathan de Gaza.

TUBAL CAÏN

Petit-fils d'un Chanouq (Hénoch), lui-même fils aîné de Caïn. Selon la Bible (Gen. IV 22), Tubal Caïn, que la Bible grecque appelle Thobal aurait pratiqué la métallurgie et serait l'ancêtre des forgerons. Selon une tradition islamique, que reprendra Martinès de Pasqually, Chanouq aurait exploré les entrailles de la Terre et il y aurait découvert le feu central et les secrets de la fonte des métaux, secrets qu'il aurait transmis à Tubal Caïn. Ce dernier ne serait pas mort et il résiderait toujours au centre igné de la Terre: c'est lui qui provoquerait l'activité des volcans et les séismes. Il est donc à peu près l'équivalent du Héphaistos grec, du Vulcain romain.

V. aussi : Caïnites.

Turlupins

Secte contre-gnostique du Moyen Age, paraissant issue des lucifériens et des bégards. Ses adeptes affichaient le mépris le plus total pour la morale sexuelle traditionnelle de l'Eglise, vivant presque nus et ne se cachant pas pour s'accoupler.

Les turlupins seront accusés en outre de sorcellerie et plusieurs seront condamnés par les tribunaux de l'Inquisition. En 1373, le pape Grégoire IX prononcera contre eux l’anathème, ce qui provoquera leur dispersion.

V. aussi : Jehann d'Abantonne.

TURREL  Pierre

Philosophe, mathématicien et astrologue français du XVIe siècle, Turrel est notamment l'auteur de "La Pléiade, c'est à dire la fin du monde", ouvrage posthume publié à Lyon en 1531.

T‘vel

Une des sept Terres, la plus élevée, que distingue la Cabale judaïque. C'est sur elle qu'aurait été planté le jardin d'Eden, c'est à dire le Paradis terrestre.

V. aussi : Arca.