DICTIONNAIRE DES GNOSTIQUES
et des principaux initiés
Préambule - sources
A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Lettre O
OBEREIT Jakob-Herrmann (1725-1798)
OCCAM Guillaume d’ (vers 1300-1350)
OETINGER Friedrich-Christoph (1702-1782)
OHSAWA Georges (Kyoto 1893 - Paris 1967)
OLCOTT Henry Steel (1832-1907)
OMAR AL-CHAYAM (Nishapour, 1050-1123)
ONIAS III (IIème siècle avant notre ère)
« ORDO TEMPLI ORIENTALIS » ou « ORDO TEMPLI ORIENTIS »
ORDRE DES HOSPITALIERS DE SAINT-JEAN
ORDRE KABBALISTIQUE DE LA ROSE CROIX
ORDRE DES THERAPEUTES DE SAINT RAPHAEL
Ormazd, Ohrmazd, Ormuzd, Ormouzd
OANNES
Personnage semi-divin de la mythologie sumérienne. Il avait une tête d’homme et un corps de poisson. Il vivait dans le fleuve Tigre la nuit, sur ses bords pendant le jour. Son Oannès veut dire « l’Etranger ». Il correspond à peu près au Dagôn des cananéens et des philistins. Les principes de l’enseignement qu’il répandait lu avaient été dévoilés par la déesse Ishtar au cours d’une des descentes de celle-ci sur la Terre. D’aucuns ont vu en lui une préfiguration de Jean le Baptiseur, dont le nom grec Iôannès peut, selon eux, se décomposer en Iaô-Oannès.
Voir aussi : Cananéens, Iaô, Ishtar, Sumer
OBEREIT Jakob-Herrmann (1725-1798)
Chirurgien, philosophe et alchimiste allemand.
OCCAM Guillaume d’ (vers 1300-1350)
Théologien franciscain anglais. Il fut un des premiers penseurs à juger nécesair de faire la distinction entre la politique et la religion, tandis que, par sa métaphysique, il se rattache au nominalisme. Son enseignement sera jugé dangereux par l’Eglise et il faut banni d’Avignon, où il résidait à l’époque. Il se réfugiera alors en Allemagne et il finit ses jours à Munich.
ODIN (ou Odhinn)
Ase de la mythologie scandinave, dont l’équivalent, chez les Germains du sud, est Wotan, dieu de a guerre et du tonnerre.
L’Odinisme ou Eglise odinique
Groupement d’étude fondé par le français Maurice Grignard, qui étudie notamment certains rayonnements, tels que le laser, ainsi que l’utilisation qui pourrait avoir été faite, dans l’Antiquité, de phénomènes analogues, notamment en Egypte, en Etrurie et en Scandinavie. Ces recherches auraient abouti à la constatation d’une certaine parenté entre la langue étrusque et celle de runes.
OETINGER Friedrich-Christoph (1702-1782)
Théologien luthérien, disciple de Boehme et de Swedenborg, qui s’intéressa fortement aussi à la Cabale, en particulier à Isaac Louria et à Knorr von Rosenroth. Pour Oethinger, Dieu et le monde, bien que distincts, s’interpénètrent. Aussi la magie est-elle, pour lui, la plus haute des sciences.
« Œuvre de Miséricorde »
Voir : Vintras
« Œuvre de la Réparation » :
Voir : Boullan
OFFREDUCCI Clara
Voir : Claire d’Assise
OGDOADE
Nom donné par certains gnostiques, soit à un ensemble de huit éléments célestes, soit au huitième d’un ensemble de pareils éléments. Pour Basilide notamment, il y a l’Hebdomade, qui comprend l’ensemble des sept cieux planétaires, et avec l’Empyrée, domaine d la Divinité suprême, le tout constitue l’Ogdoade. Pour d’autres, le Ciel se compose d’ »éons », nombre variable selon les sectes, se superposant les une aux autres, et le huitième est appelé « ogdoade », tandis que le neuvième est alors l’ »ennéade », le dixième la « décade », etc...
OHRMAZD ou Ormouzd
Formes abrégées du nom d’Aour-Mazd, le Dieu suprême du zervanisme.
OHSAWA Georges (Kyoto 1893 - Paris 1967)
Nom sous lequel se fit connaître en Occident le médecin diététicien japonais Nyoiti Sakouragawa. Il tenta de combiner certaines idées occidentales avec la philosophie chinoise et le bouddhisme zen pour élaborer une théorie diététique, appelée la « macrobiotique », destinée à assurer à celui qui s’y conforme une vie longue. Mais Ohsawa a mal compris le yin-yang taoïste, faisant de celui-ci un dualisme, alors qu’il ne s’agit pas de principes opposés, mais complémentaires : cette erreur grave l’a conduit à des conclusions pour le moins discutables.
L’Oiseau noir
Secte luciférienne hongroise à laquelle fut initiée Erzsébed Bathory par un de ses intendants, Thorbes.
OLCOTT Henry Steel (1832-1907)
Philanthrope américain, fondateur avec Helena P. Blavatsky de la Société théosophique et son premier président international. C’est Annie Besant qui lui succédera en cette qualité.
OLYMPIODORE
Historien égyptien du Vème siècle avant notre ère, né à Thèbes, qui pratiqua aussi l’alchimie.
OMAR AL-CHAYAM (Nishapour, 1050-1123)
Célèbre soufi persan, auteur notamment des roubâillâtes (c’est-à-dire « Quatrains »), d’inspiration tour à tour matérialiste et mystique, et d’un traité d’algèbre.
OMRAAM
Voir : Yvanof
ONIAS III (IIème siècle avant notre ère)
Grand prête juif de la famille des Hasmonéens. Certains auteurs pensent qu’il pourrait être le Maître de Justice des esséniens.
Voir aussi : Maître de justice
ONQUELOS
Architecte né à Sinope, appelé aussi Aquilas. Neveu d’un prosélyte nommé Titus et disciple lui-même du cabbaliste Aquiba, il traduira le Pentateuque en araméen (Targoum Onquelos) et toute la Bible hébraïque en grec. C’est cette version grecque d’Onquelos qui sera suivie le plus souvent par les marcionites plutôt que la Septante. Les cabalistes, eux aussi, tiennent Onquelos en particulière estime.
OPHIOGENES
Secte gnostique païenne adoratrice du Serpent qui paraît être à l’origine, s’étant christianisée, de la secte phrygienne des naassènes.
OPHITES
Secte gnostique qui paraît être d’origine samaritaine, mais qui se répandra dans tout le monde hellénistique et pour qui le Serpent symbolisait le Feu primordial. D’après elle, le démiurge, Ialdabaôth ou Eçaldaüs, ayant tenté de faire oublier aux hommes le souvenir de la Mère et du Père d’En-Haut, ce dernier leur envoya le Serpent, qui n’est autre que l’archange Raphaël, gardien du Soleil, et qui apporta la Connaissance. Les ophites disaient être issus de la tribu hébraïque de Dan et ils pratiquaient la guématrie dit « de position », antérieure à la guématrie classique. Comme les nicolaïtes et les simoniens, ils distinguaient sept cieux, chacun de ceux-ci étant gardé par un archange de lumière, auquel correspondait un archonte dépendant de Ialdabaôth et ayant une forme animale. Ils professaient que Ialdabaôth, l’archonte du ciel de Saturne, avait conclu avec Abraham une alliance selon laquelle il enverrait à ses descendants des prophètes inspirés, les uns par lui-même : ce furent Moïse, Josué, Amos et Habacuq ; les autres par les six autres archontes planétaires : Samuel, Nathan et Jonas par Iaô, l’archonte de Jupiter ; Elis, Joël et Zacharie, par Sabaôth, l’archonte de Mars ; Isaïe, Ezéquiel et Daniel, par Adonaïos (ou par Eçaldaüs), celui du Soleil ; Tobie et Aggée, par Eloa, celui de Vénus ; Michée et Nahoum, par Horaïos, celui de Mercure ; Esdras et Sophonie, par Astaphaïos, l’archonte de la Lune. C’est du Père, pour les ophites, que procède l’Esprit, qui est son Ennoïa, mais elle n’est toutefois pas sa pensée, comme pour beaucoup d’autres gnostiques : celle-ci, c’est le Logos, son aspect mâle, tandis que son aspect femelle est Prounikos, et c’est cette dernière qui a engendré Adam. Quand les ophites se christianiseront, au début, semble-t-il, du IIème siècle, ils professeront que le Christ n’avait été autre que l’Ennoïa du Père, descendue sur la Terre en franchissant les sept cieux pour s’unir à sa s sœur Sophia tombée accidentellement dans la matière. S’étant conjoints, Christ et Sophia s’incarnèrent alors ensemble en l’homme Jésus ; mais, au moment où ce dernier mourut, ils se retirèrent de son corps pour remonter ensemble auprès du Père.
Voir aussi : Archanges et archontes, Eçaldaüs, Guématrie, Naassènes, Serpent, Sophia.
« ORDO NOVI TEMPLI »
Organisation, fondée en 1900 à Vienne (Autriche) par Adolf Lanz von Liebefels, qui prétendra reprendre la filiation templière authentique et publiera une revue, Ostara. Après l’annexion de l’Autriche au reich allemand en 1938, celle-ci cessera de paraître et l’Ordo Novi Templi sera fusionné avec les Allgemeine S.S. de Himmler.
« ORDO TEMPLI ORIENTALIS » ou « ORDO TEMPLI ORIENTIS »
Ordre initiatique fondé vers 1875 en Angleterre. Il se disait continuateur des mystères d’Osiris, ainsi que de la Sainte Vehme allemande, de l’Ordre du Temple, de l’Ordre teutonique et des Illuminés de Bavière. Il se répandra principalement en Allemagne, en Autriche et dans les pays de langue anglaise. La branche allemande de l’Ordo Templi Orientis sera réorganisée en 1904 par Karl Kellner et paraît s’être distancée de la branche anglaise lorsque celle-ci se sera intégrée dans l’Hermetic Brotherhood of the Golden Dawn in Outer.
ORDRE DE L’ETOILE
Voir : Geoffroy de Charny
ORDRE DES HOSPITALIERS DE SAINT-JEAN
Voir : Hospitaliers
ORDRE KABBALISTIQUE DE LA ROSE CROIX
Société initiatique fondée en 1887 à Paris par Joséphin Péladan, Stanislas de Guaita, Papus et quelques autres écrivains férus d’occultisme. Mais, dès 1889, Joséphin Péladan lui-même, Maurice Barrès et plusieurs autres membres catholiques feront sécession et créeront l’Ordre de la Rose-Croix du Temple et du Graal. Pour pouvoir être admis dans l’Ordre kabbalistique de la Rose Croix, il fallait être déjà titulaire au moins du deuxième grade du martinisme. On pouvait alors accéder, moyennant certaines épreuves, aux titres de bachelier et de licencié en kabbale et enfin, après la soutenance d’une thèse, à celui de docteur en kabbale. En 1891 toutefois, Papus ayant réformé le martinisme, beaucoup de membres rejoindront celui-ci et les autres fusionneront un peu plus tard l’Ordre kabbalistique avec le Rite de Misraïm.
ORDRE DE MALTE
Voir : Hospitaliers
ORDRE DE LA TABLE RONDE
Voir : Table ronde
ORDRE DU TEMPLE
Voir : Templiers
ORDRE TEUTONIQUE
Ordre de chevalerie issu d’une petite communauté de moines créée en 1128 par le duc de Souabe en vue de venir en aide aux pèlerins ressortissants du Saint Empire romain de la Nation germanique. En 1190, elle s’établit à Saint Jean d’Acre et prit l’appellation d’Ordre des Chevaliers de Sainte Marie des Allemands. Celui-ci ne recrutera plus dès lors ses membres que parmi les nobles du Saint Empire. A l’origine donc uniquement caritatif, cet Ordre se militarisera de plus en plus sur le modèle de l’Ordre du Temple. Appelé aussi plus simplement l’Ordre teutonique, il fusionnera en 1237 avec l’Ordre des Chevaliers Porte-Glaive et il transférera son siège dans la forteresse de Montfort, qu’il avait construite entre temps. Quand les croisés auront été chassés d’Asie, l’Ordre teutonique continuera ses activités en Europe, conquérant pour l’Empire germanique divers territoires, notamment celui des slaves Borusses, qui se germanisera et deviendra le Royaume de Prusse sous l’empereur Léopold en 1701. Entre temps, dès le XVIème siècle, l’Ordre teutonique s’était rallié au protestantisme. Il s’est continué dans diverses sociétés allemandes, entre autre le Germanenorden, qui est lui-même à l’origine de la société initiatique Thulé.
Voir aussi : Frédéric II, Templiers, Thulé
ORDRE DU SERPENT VERT
Voir : Magda Laetitia
ORDRE DES THERAPEUTES DE SAINT RAPHAEL
Dissidence catholique de l’Hermetic Brotherhood of the Golden Dawn in Outer.
Voir aussi : Mathers
ORDRE VERT
Ordre initiatique fondé en 1945 par des adeptes de la Société Thulé et de la Fraternité des Polaires, ces deux dernières ayant été dissoutes. L’Ordre Vert se dissoudra à son tour en 1976 et fusionnera avec la Lucifer Gesellschaft de Cologne.
ORIGENE (185-254)
Discipline de Clément d’Alexandrie et d’Ammônios Saccas, Origène croyait en la persistance des âmes et en la métempsycose. Ce sont les anges déchus qui ont, d’après lui, été revêtus, pour leur punition, de corps humains mortels : car le grand jugement a déjà eu lieu : le péché a été commis au ciel et la création matérielle du monde en a été la conséquence. Quelques-uns de ces mauvais anges sont même tombés plus bas encore et sont devenus des forces mauvaises, les « diables ». Origène disait aussi que le Fils et l’Esprit, supérieurs aux créatures, sont inférieurs au Père. L’univers existe depuis toujours dans a Sagesse de ce dernier, tandis que le paradis est le lieu où vont les âmes après la mort en attendant de retourner à la perfection première. Quant au feu éternel, il est purement allégorique : c’est, en fait, le remords du péché.
Voir aussi : Augustin
ORIGINES
On peut dire du gnosticisme qu’il remonte aux temps les plus reculés de l’humanité. Cette attitude, qui n’est pas essentiellement religieuse - bien qu’elle se superpose presque toujours à une religion - mais que l’on peut déjà qualifier de philosophique, et même de métaphysique, est une conséquence de la conscience qu’ont prise les hommes du mal, de la souffrance, de l’injustice : ne s’en estimant pas responsables, certains se sont dit que, s’ils étaient évidemment dans ce monde mauvais, ils n’en étaient pas pour autant du monde. Franchissant un pas de plus et constatant que leurs corps en tout cas s’y trouve, de la conception à la mort, pour être livré ensuite à la corruption, ils ont dû penser qu’il y avait en eux un principe distinct de ce corps de chair t on sujet, lui, à corruption. Un nouveau pas mental devait leur faire conclure que le corps - et aussi la matière, dont il n’est qu’un accident, qu’un cas particulier - était mauvais, tandis que le principe qui l’habite de son vivant, l’âme, était bon. Il ne restait plus qu’à diviniser le principe du bon, à substituer un Dieu bon et unique aux dieux multiples, polymorphes et souvent immoraux des religions polythéistes, et à attribuer à un autre que Lui la création du monde : le dualisme gnostique était né. C’est assez dire aussi que les gnosticisme est donc bien antérieur au christianisme, auquel on l’associe souvent et qui subit en effet très fortement son influence, au moins en ses débuts. Des adeptes du christianisme primitif le fusionneront en effet, probablement à Antioche, avec le simonisme, religion gnostique originaire de Samarie, vers le milieu du premier siècle de notre ère, l’apôtre Paul ayant imaginé de faire donner le nom de Jésus (en hébreu Iéhoshouo, Dieu sauveur) par le Dieu bon à son fils après que ce dernier soit, d’après ledit Paul, venu sur la Terre pour sauver les hommes de la corruption et du mal. Il se fait que ce nom de Jésus, assez courant chez les juifs à l’époque, avait effectivement été porté par un prédicateur plus ou moins thaumaturge et thérapeute, qui avait fait des disciples restés avec ferveur attachés à sa mémoire et croyant qu’il allait revenir un jour sur Terre, étant le Fils de l’Homme annoncé par le livre d’hénoch, pour procéder au grand jugement . Ces disciples et le premiers chrétiens (c’est-à-dire l’apôtre Paul et ses adeptes) commencèrent par se heurter, puis se combattirent violemment. Mais finalement quelques-unes des sectes qu’ils avaient fondées les uns et les autres fusionneront entre elles, et c’est là l’origine du christianisme actuel. Si donc le gnosticisme a joué un grand rôle dans les débuts du christianisme, il en est cependant bien distinct et il est même en tout cas de loin plus ancien que lui.
Genèse, les Elohîm Selon les cabalistes juifs, la Gnose remonterait même à la création du monde. Car, au début de la Genèse, les Elohîm créent tout d’abord la lumière, et ils la créent au moyen de leur parole ; puis ils la séparent de la ténèbre, ce qui serait la toute première des opérations cabalistiques jamais effectuées. Pour certains cabaliens, c’est même la lumière qui, émanation des Elohîm, est leur souffle (rouach), dont il est écrit qu’il « ventait sur la face des eaux ». Ces traditions auraient été enseignées par Raziel, l’Ange du Mystère, à Adam après qu’il eut été chassé du jardin d’Eden. Car Adam, pour les cabalistes et pour quelques auteurs gnostiques, n’est le premier homme qu’au sens matériel, créé sur le modèle de l’Adam Cadmon, l’Homme primordial archétypique que Dieu portait depuis toujours dans sa pensée et qui s’identifierait, pour certains, à l’Osiris égyptien. C’est en Egypte en tout cas qu’il faut chercher les origines historiques les plus anciennes connues du gnosticisme, car l’Egypte antique semble bien avoir été le creuset où se sont amalgamées les traditions de l’hyperborée, des Ases et de l’Atlantide. La doctrine qui en résulta fut recueillie par Moïse à une époque où elle s’était dénaturée en un polythéisme vulgaire sous les successeurs d’Aménophis IV, dit Akhnaton. Moïse la transmit lui-même à Josué et ce dernier à ses successeurs. Le roi Salomon, à son tour, initiera Ahiram, maître d’œuvre de Hiram, roi de Tyr, auquel il avait commandé les travaux d’édification du temple de Jérusalem. Par les phéniciens, la tradition gnostique passa en Grèce, où elle se développera sous la forme de l’orphisme, lequel inspirera Pythagore et plusieurs autres philosophes.
Ormazd, Ohrmazd, Ormuzd, Ormouzd
Variantes par contraction du nom d’Aoura Mazda (Lumière vivante ou Lumière vitale), le Dieu de bonté de plusieurs religions iraniennes.
V. aussi : Aour-Mazda, Manichéisme, Mazdéisme, Orhrmazd, Zervanisme
L’ORPHISME
On ne sait exactement quand est née cette religion philosophique à mystères. Le personnage d’Orphée, s’il fut repris dans la mythologie grecque, n’est d’ailleurs pourtant pas un héros hellène, son origine étant phénicienne. Son nom vient d’aour, qui signifie, dans les langues sémitiques et iraniennes, « lumière » (on retrouve aour notamment dans Aour Mazda, Lumière vivante ou vitale, contracté en Ormouzd, et dans le latin aurum, l’or, le métal lumineux par excellence) et de rafaé, qui signifie dans es mêmes langues « guérir » et qu’on retrouve notamment dans le nom de l’archange Raphaël, qui veut dire « Dieu guérisseur ». Orphée signifie donc à peu près « Qui guérit par la lumière ». Ce sont par conséquent probablement les phéniciens qui ont transmis aux grecs et aux thraces l’initiation gnostique, en même temps sans doute que l’écriture alphabétique qu’ils tenaient eux-mêmes des cananéens. C’est ce que pourrait symboliser l’enlèvement par Zeus de la princesse tyrienne Europè. Les mystères orphiques, qui s’inspiraient des rites dionysiaques, plus anciens encore et dont l’origine est probablement celtique, se déroulaient d’une façon analogue à ceux-ci, mais avec plus de raffinement. L’initiation se faisait par l‘air, le feu et l’eau, éléments purificateurs, et non par le vin. Ceux qui y étaient admis participaient à des repas sacrés, au cours desquels était consommée la chair d’une bête immolée, le plus souvent un agneau, censée être la chair même de Dionysos. Car, dans la mythologie orphique, Zagreus (c’est-à-dire Dionysos enfant) est le fils même de Zeus, le Dieu unique, et de Perséphone. Les Titons l’ayant mis en pièces, ils le mangent tout entier, sauf le cœur, qu’ils restitueront à Zeus. Ce dernier le remet à Phoebé, l’une des Titanes, qui l’emporte dans l’éther et Zagreus renaît alors sous la forme d’un soleil ardent. La foudre de Zeus abat ensuite les Titans mâles, mais leurs cendres donneront naissance aux hommes. Comme, en dévorant la chair de Dionysos, fils de Zeus, les Titans avaient acquis une parcelle de divinité, celle-ci a été transmise ainsi aux humains : elle est leur âme. Mais il est possible à l’homme bon de se purifier de cette origine coupable en menant une vie vertueuse ; il peut, de cette façon, libérer son âme des réincarnations successives dans divers corps d’autres humains ou d’animaux - ce qui est le lot des hommes vulgaires - et lui faire regagner immédiatement le séjour de Zeus, l’Empyrée. La cosmologie orphique plaçait à l’origine, en effet, l’éther, d’où émaneraient trois « rayons » : la Sagesse, la Lumière et la Vie, lesquelles convergent en Zeus, c’est-à-dire en Dieu. Les âmes, comme on vient de le voir, sont issues de ce dernier et, quand elles sont tombées dans le monde matériel, où elles sont prisonnières du corps depuis le foudroiement des Titans révoltés, Dieu leur a envoyé un Sauveur : Apollon, le Verbe solaire, qui s’incarna en Orphée. Ce dernier, par ses chants et les sons de sa lyre, charmait tous ceux qui l’écoutaient et il en obtenait ainsi tout ce qu’il voulait. Les plus anciens poèmes orphiques parlaient en outre d’une descente d’Orphée, aux enfers pour y enseigner aux initiés défunts les secrets de l’au-delà. En buvant de l’eau d’une fontaine sacrée, les morts se lavaient de leur souillure et les remontaient ensuite vers Dieu dans un corps glorieux. Ce n’est que plus tard que se greffera sur ce mythe bien connu la légende d’Euridice. Comme Zagreus par les Titans enfin, Orphée aurait, après sa descente aux enfers et sa réapparition en ce monde, été déchiré en Thrace par des bacchantes du clan des Bassarides, dont l’une, Aglaonice, personnifiait la Nuit. On attendait sa résurrection et son retour.
V.aussi : Dionysos, Eurydice, Ishtard, Sabzos, Séthianisme.
OSIRIS
Le Dieu suprême de l’antique religion égyptienne porte en égyptien ancien le nom d’Oussir ; il est appelé aussi Oun-Nofer (l’Etre bon) et il est l’époux de sa sœur Isis (Isèt). Sous l’influence de tribus sémitiques qui occupèrent quelque temps l’Egypte, on leur attribuera un frère, Oussit (Seth), dont on fera, après le départ des envahisseurs sémites, la personnification du mal.
La doctrine ésotérique du culte d’Osiris n’était transmise qu’aux initiés, parmi lesquels ont probablement figuré notamment Melkitsédec, Abraham et Moïse. Selon cette doctrine, Osiris est le Dieu unique caché derrière les apparences d’une multitude de divinités particulières. Il est le Souverain Bien, l’Intelligence suprême, la Lumière éternelle, et son domaine se situe au-delà des sept cieux, chacun de ceux-ci étant gouverné par une planète. Des cabalistes identifieront Osiris à leur Adam Cadmon, lui-même issu de l’Homme primordial de l’hermétisme. C’est dans le domaine d’Osiris que vivent les âmes immortelles, mais il arrive que certaines d’entre elles descendent vers l’un ou l’autre de sept cieux planétaires, revêtant alors des enveloppes matérielles de plus en plus lourdes et opaques de la Terre, descendent même jusque dans le monde sublunaire, domaine des désirs, de la douleur, de la mort, de la corruption. Il leur faut alors se racheter de cette chute coupable par une vie vertueuse pour, après la mort du corps d’homme ou de bête dont elles ont été revêtues, être dignes de remonter au séjour d’Osiris. S’ils ne le font pas, leur âme ne va pas plus loin que la Lune et elle retombe sur la Terre, où elle subira une nouvelle incarnation.
V.aussi : Adam Cadnon, Egypte ancienne, Hermétisme, Isis, Plutarque, Seth.
OSSEENS
Autre nom pour « esséens » ou « esséniens », qui paraît dériver d’osséi ha Torah, « mainteneurs de la Loi », par quoi ils se désignent eux-mêmes dans le « Commentaire d’Habacuq », l’un des manuscrits de la Mer Morte. Ce ses est à peu près le même que celui du grec nazôraioi, qui a aussi désigné les disciples de Jean le Baptiseur et de Jésus le Nazréen, et qu’adopteront les mandéens.
V.aussi : Esséniens, mendéens, nazôréens, thérapeutes.
OUACHABITES (ou Wahhabites)
Adeptes d’une réforme de la religion islamique prêchée au XVIIIe s. par Mohammend ibn Abd el-Ouachab (1720-1792), un bédouin qui avait étudié la théologie à La Mecque et qui, rentré dans sa tribu de l’Arabie centrale, préconisa de s’en tenir au Coran et aux hadiths, refusant notamment le culte des imâms, des saints, des tombeaux. Mahomet, pour lui, n’avait pas été un « prophète », pas plus que Jésus : l’un et l’autre ont seulement été des hommes supérieurement inspirés. Le ouahabisme sera réformé au début du XXe siècle par e soufi pakistanais Mohammed Icbal.
OURIEL
Un des autre archanges principaux de l’angélologie judéo-chrétienne. Son nom signifie en hébreu « ma lumière est un dieu ». Il a parfois été confondu avec Oroïaël, un des quatre anges lumineux, avec Armozêl, Daveilthé et Elélêth, suscités par Barbèlô dans le mythes séthiens.
OURSE
Animal dont la forme est celle de l’archonte Eloa, gardien du ciel de la planète Vénus dans la mythologie des ophites et d’autres sectes gnostiques analogues.
aussi : Archanges et archontes, Ophites.
OURWANE SOUFIANE
Fondateur légendaire de la secte malaise du Drapeau blanc
OZAÏR
Nom arabe du prophète hébreu Esdras
OZRA (ou Ezra)
Nom hébreu du prophète dont le nom grec est Esdras