DICTIONNAIRE DES GNOSTIQUES
et des principaux initiés
Préambule - sources
A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Lettre H
HABACUC
Juda HALEVI (Valladolid 1074 - Alexandrie 1145).
HALLÂDJ (Tous 857 - Bagdad 921).
léchiel ben Shiomo HALPERINE (1060-1746).
Aynol Cozâte (ou Saïed lahia) HAMADANI ( + 1131 )
Johann-Georg HAMANN (1730-1788).
Saadoddîne HAM0UILLéH ( + 1252 )
léhouda HANASSI dit "Rabbi" (III° siècle).
Otto HANISCH (Posen 1856 - New-York 1930).
HASSAN ibn Sabagh (ou as-Sabagh) (Coum 1050 - AJ.amout 1124).
Max HEINDEL (ou Heindl) (1865-1919).
James Bonaventure HEPBURN (1573-1621).
HERACLITE d'Ephèse ( - 540 - 480).
Johann-Gottf'ried HERDER (1744-1803).
"Hermetic Brotherhood of the Golden Dawn in Outer"
"Hermetic Brotherhood of Luxor"
Abraham Cohen HERERA (ou Irira).
Charles de HESSE-CASSEL (1744-1836).
HILDEGARDE de Bingen (1098-1178).
HIPPARQUE (Nicée - 190 - Rhodes - 125).
Isaïe HOROWITZ (Prague 1555 - Tibériade 1530).
Victor HUGO (Besançon 1802 - Paris 1885).
Joris-Karl HUYSMANS (1848-1907).
HABACUc
Un des douze "petits prophètes" hébreux, qui vécut à l'époque de la défaite du royaume d'Israël et de la captivité à Babylone. Il a notamment posé le problème du mal sur le plan des nations. Il est aussi question de Habacuc dans le dernier chapitre du livre de Daniel
Le livre d'Habacuc a été commenté par les esséniens thérapeutes de Koumrâne, ainsi que dans le livre cabalistique du Sahir.
Hadad
Dieu chaldéen de la foudre, équivalent du Zeus grec, du Jupiter romain. Son emb!ème était le taureau.
Mikhaël HAHN (1758-1819).
Mystique souabe, disciple de Jakob Boehme. Ses thèmes de prédilection étaient l'androgynéité prinitive, la chute du premier homne et l'apocatastase. de la Sophia gnostique.
HAKIM
Calife ismaélion du Caire, qui se proclama en 1017 la nouvelle incarnation de la Divinité. La doctrine qu'il se mettra dès lors à prêcher sera adoptée par la plupart des druzes et par un certain nombre de sabéens.
V. aussi: Druzes.
Juda HALEVI (Valladolid 1074 - Alexandrie 1145).
Philosophe, théologien, cabaliste et poète juif, qui vécut la majeure partie de sa vie à Cordoue. C'est en arabe qu'il écrivit son Kitab al Khazari où il raconte notamment comment le Kakhan des Khazars se convertit au judaïsme et fit de celui-ci la religion de son peuple ; mais ce livre contient aussi un commentaire approfondi du Sepher Iétsira : l'auteur soutient, entre autres, que la certitude religieuse doit être fondée moins sur la raison que sur la révélation, c'est à dire essentiellement sur la Torah qui a été donnée par Dieu à Moïse, sans négliger toutefois les révélations ultérieures, telles que l'Evangile et le Coran.
D'esprit très libéral, léhouda Halévi inclinait à penser, en effet, que le christianisme et l'islam étaient comme des précurseurs, des initiateurs des temps messianiques à venir, car ils sont, selon lui, destinés à préparer les hommes au règne de la justice et de la vérité.
Le Kitab al Khazari sera traduit en hébreu, sous le titre de Sepher ha-Kou-zari par léhouda ibn Tiboun, et publié en cette langue en1167.
HALLÂDJ (Tous 857 - Bagdad 921).
Le soufi persan mystique Houssein ibn Ilansour fut appelé Al-Hallâdj (le Cardour) parce qu'il excellait, dit-on, à extirper la bourre du tissu des âmes de ceux qui se confiaient è lui.
Montrant une dévotion particulière pour la personne de Jésus, Hallâdj prêcha une doctrine hautement mystique, influencée notamment par l'hermétisme, le christianisme et le néo-platonisme. Il préconisait surtout le détachement absolu de tous les biens de ce monde en vue d'arriver par l'extase à s'unir à Dieu jusqu'à se confondre avec Lui, ce qu'il pratiqua effectivement lui-même au point de s'exclamer parfois, au cours de ses transports : « Je suis la vérité »
Sa prédication sera jugée hérétique par les autorités religieuses de Syrie et il sera arrêté plusieurs fois, pour être finalement condamné à mort et exécuté dans des conditions atroces; dans ses tourments cependant, Halldj ne cessa de prier pour ses bourreaux et de remercier Allah des épreuves dont il le gratifiait de cette façon.
léchiel ben Shiomo HALPERINE (1060-1746).
Cabaliste russe, auteur notamment d'un Sepher Erékei ha-Kinouïîm qui sera publié en 1806.
Aynol Cozâte (ou Saïed lahia) HAMADANI ( + 1131 )
Alchimiste persan, disciple d'Achmad Ghazâli. Il est l'auteur notamment des Tamchidâte où il décrit ses visions mystiques.
Ali HAMADÂNI ( + 1385 )
Soufi iranien qui contribua à répandre le soufisme en Inde.
Johann-Georg HAMANN (1730-1788).
Ecrivain romantique et linguiste allemand, adepte de la Rose-Croix, dont la doctrine ésotérique combine l'hermétisme, le johannisme et la philosophie scandinave. Hamann affirmait notamment que la sémantique était une des clefs de l'occultisme et la poésie, la langue maternelle de l'humanité.
Il aura pour disciples, entre autres, Goethe et Herder.
Saadoddîne HAM0UILLéH ( + 1252 )
Soufi chiite iranien influent,
HAMZA
Prophète de Hakim, le fondateur de la religion actuelle des Druzes.
V. aussi: Druzes, Hakim.
HANAN (ou Charân).
Voir: Anan.
léhouda HANASSI dit "Rabbi" (III° siècle).
Continuateur de l'œuvre de Iéhouda ben Shalom, dit Judah le Saint.
V. aussi: Judah le Saint.
Otto HANISCH (Posen 1856 - New-York 1930).
Occultiste prussien, fondateur vers 1900, aux Etats-Unis d'Amérique, du Culte mazdéen. Il a publié, sous le pseudonyme d'Otoman Zaradusht Hanish, une curieuse vie de Jésus sous le titre Yehoshuah Nazir.
V. aussi: Culte mazdéen.
Etienne HARDING ( + 1134 )
Bénédictin anglais qui fut le supérieur de l'abbaye de Cîteaux de 1109 à 1133.
Harpocratiens
Nom donné aux disciples d'Epiphane et de Marcelline.
V. aussi: Marcelline.
HASSAN ibn Sabagh (ou as-Sabagh) (Coum 1050 - AJ.amout 1124).
D'abord zoroastrien, Hassan as-Sabagh (ou ibn Sabagh) adhéra très jeune à l'ismaélisme au cours d'un séjour en Égypte où il s'était lié d'amitié avec Nizar, fils aîné du calife du Caire. En 1090, Hassan et Nizar fonderont la secte des Assacis ou Hosseinis, dont la doctrine est un syncrétisme d'ismaélisme, de mazdéisme et de gnose simonienne, nestorienne et johannite, reconnaissant notamment comme Dieu créateur Aoura-Mazda et comme grands prophètes Abraham, Moïse, Zoroastre, Jésus, Mahomet et Mohammed ben Ismaïl. Outre la Coran, les assacis admettent comme livres inspirés les "Actes de Jean" des chrétiens gnostiques et "La Cène secrète" des bogomiles. Ils étudient aussi les oeuvres de Basilide, de Valentin, de Nestorius, tandis que leur angélologie et leur démonologie sont tr&eg rave;s proches de celles des ophites et des cabaliens.
Hors l'Egypte, cette secte essaimera en Mésopotamie, au Liban, en Perse, au Pakhistan, en Turquie. Son chef sera appelé "le Vieux de la Montagne" et elle s'assurera une fidélité à toute épreuve de ses adeptes en utilisant, dans ses rites d'initiation, l'opium et le chanvre indien, ce qui les fera surnommer "hashischnins", nom très proche phonétiquement d'Assacis et d'où vient le français "assassins".
La secte des Assacis déclinera en Perse à partir de l'invasion de ce pays par les mongols en 1256, mais elle s'est continuée jusqu'à nos jours au Liban et au Pakhistan sous le nom de "Nizanites": son chef spirituel est appelé l'Aga Khan. Il est d'ailleurs un descendant en ligne directe de Hassan et de Nizar.
HASSAN El-BANNA
Voir: El-Banna.
Le Hassidisme
Ecole de pensée juive née en Allemagne au Moyen Age sous l'impulsion de la famille, d'origine italienne, des Kalonymos. Elle se développera tant en France qu'en Europe centrale, puis en Hongrie et dans les pays slaves. Ce courant tire son nom du mot hébreu chassid qui veut dire "pieux" ou "dévot" et qui a la même racine que le nom de la séphire chésed laquelle est à la fois le feu, l'amour, la clémence et la bonté.
Les chassidîm vulgariseront surtout la mystique de la Cabale, mais pour eux, l'homme pieux doit accepter constamment, avec humilité, mais aussi avec confiance et même dans la joie, le dîne shamaïm, la loi des cieux, afin de se conformer en toutes circonstances à la volonté de Dieu. Il a le devoir de prier, de se dévouer pour les autres, quoi qu'il puisse arriver et sans en escompter aucune récompense, s'efforcer de vivre enfin dans l'illumination de l'amour divin.
Cet idéal sera formulé principalement par Judah le Saint, de Ratisbonne, Samuel le Pieux, de Spire, et Eléazar, de Worms, dans leur Sepher Chassidîm (le Livre des Dévots). Il renaîtra au XVIIIe siècle grâce au cabalien polonais Israël ben Eliézer, dit le Baal-Shem-Thov, dont la prédication contribuera à le propager dans deux directions: d'une part en Pologne et en Hongrie; d'autre part en Lituanie, en Russie et en Ukraine, où il rencontrera toutefois de l'hostilité, tant de la part des autorités civiles que de la part des rabbins juifs orthodoxes : ces derniers adversaires seront appelés mitnaghdîm (opposants) et le hassidisme prendra en conséquence, dans ces régions, la forme dite chabad (c'est à dire "caché, occulte").
Cotte variété de hassidisme ne s'en est pas moins répandue dans toute l'Europe et, à partir de la création de l'Etat d'Israël, dans ce dernier également.
David HASSINE
Poète juif marocain du XVIIe siècle, dont les oeuvres s'inspirent souvent de la Cabale.
Vidal HATSARFATI (1545-1619).
Cabaliste marocain, probablement d'origine française (Tsarfati en hébreu, signifie "Français"), qui vécut à Fès. Il est l'auteur d'écrits homilétiques et de commentaires bibliques basés principalement sur le Sepher ha-Zohar.
Néhémie HAYOUN
Disciple de Shabatail Tswi et de Nathan de Gaza, Néhémie Hayoun est l'auteur d'Oz Elohîm paru à Berlin en 1713.
Pour lui, Dieu se présente à nous sous trois formes : le Dieu inconnu, le Dieu d'Israël et la Shekina (c'est à dire la Présence divine dans le monde). Un messie doit apparaître au nom de chacun de ces trois aspects de Dieu, et le troisième sera une femme.
Koppel HECHT ( + 1729 ).
Cabaliste allemand, disciple de Jakob Boehme.
Martin HEIDEGGER (1889-1976).
Philosophe allemand, l'un des principaux théoriciens de l'existentialisme. Il distingua judicieusement, à l'instar de Basilide, « être » et « exister », ce que fera aussi Jean-Paul Sartre après lui.
Heidegger se rattache au gnosticisme notamment en ce que, pour lui, l'angoisse d'exister provient, pour l'homme, de la conscience de ce qu' "être là" n'est pas toujours être "chez soi".
Max HEINDEL (ou Heindl) (1865-1919).
Astrologue danois réputé, de son vrai nom Carl Graashof, qui fut d'abord un des disciples de Rudolf Steiner. Mais, en 1909, ii prétendra avoir eu des contacts avec des "supérieurs inconnus", qui l'auraient chargé de répandre la doctrine de la Rose-Croix aux Amériques.
Heindl (ou Heindel) Fondera en conséquence à Seattle (Etat de Washington) un Rosicrucian Fellowship dont il transférera le siège dès 1911 à Oceanside, en Californie. Il créera aussi plusieurs écoles dépendant de cette organisation et ayant pour objet de former respectivement des instructeurs rosicruciens, des guérisseurs, des physiciens, des astrologues...
Max Heindel écrivit également un assez grand nombre d'ouvrages, fortement empreints de mysticisme, relatifs à ces matières, principalement à la doctrine rosicrucienne et à l'astrologie.
Hélène.
Nom que porte la Sagesse divine chez les simoniens et chez d'assez nombreuses sectes chrétiennes gnostiques.
HENOCH
Forme Française usuelle du nom, tant d'un fils de Cam que d'un autre descendant d'Adam à la 7e génération. La forme hébraïque de ce nom est Chanouq
Selon la Genèse ce dernier patriarche aurait vécu sur la Terre pendant 355 ans, marchant avec les élohîm après quoi il fut élevé au Ciel par ces derniers. Les mahométans l'appèlent Idriss et l'assimilent parfois au Thot égyptien.
Deux livres apocryphes ont été mis sous le nom d'Hénoch et l'un d'eux est reconnu comme canonique par les israélites et les chrétiens d'Ethiopie. Ces livres ont été très prisés aussi par les esséniens, par les messianistes juifs et par les premiers chrétiens.
V. aussi: Angélologie, Cain, Esséniens, Idriss.
James Bonaventure HEPBURN (1573-1621).
Cabaliste chrétien écossais, hébraïsant érudit, auteur notamment de traductions en latin et en anglais de nombreuses oeuvres de cabalistes juifs, ainsi que de commentaires de livres bibliques et cabalistiques. Il s'est surtout occupé d'angélologie et de numérologie, en particulier dans son oeuvre principale, Virga aurea (1515), qui sera vivement dénigrée par le clergé séculier.
En ce qui concerne les noms que l'on donne Dieu, Hepburn les répartit en noms d'une seule lettre, comme lod; de deux lettres: IH, EL; de trois lettres ShDI (Shadaï); de quatre lettres: IHWH; de cinq lettres; IHShWH.
Cette dernière façon, traditionnelle chez les cabalistes chrétiens, de transcrire le nom hébreu de Josué (dont les noms de Jésus sont des abréviations), n'en est pas moins erronée, puisque ce nom, léhoshouo s'écrit avec, en finale, non un hé, mais un ayïne...
HéRACLEON (lI° siècle).
Le plus influent sans doute des épigones de Salomon Valentin. Pour lui non plus, ce n'est pas le Dieu de bonté qui a créé le monde matériel - lequel est, pour Héracléon, "un désert, un repaire de bêtes sauvages" - mais un Démiurge, et c'est ce dernier qui a envoyé Jean-Baptiste, puisque ce dernier baptisait dans l'eau, qui est matière. Le Dieu bon, lui, a envoyé Jésus, dont le baptême est d'esprit. Dans l'Évangile, Capharnaüm n'est pas en réalité une ville de Galilée: ce nom désigne, selon Héracléon, les parties inférieures du monde.
HERACLITE d'Ephèse ( - 540 - 480).
Philosophe grec, qui ne fut pas vraiment gnostique, car sa conception du bien et du mal s'apparente plutôt au yin-yang taoïste; mais il croyait que l'embrasement total de l'univers (ekpyrosis) se reproduit tous les 10 800 ans, ce qui est la durée de cinq ères astrologiques.
Son panta rhéi ("tout s'écoule") influencera Platon, qui en déduira l'impermanence des êtres matériels. Héraclite disait aussi que "Dieu est un feu intellectuel" et que l'univers matériel "est un, n'a été créé par aucun dieu, ni par aucun homme; a été et sera une flamme éternellement vivante, qui s'embrase et s'éteint suivant des lois déterminées".
Il a blâme Homère et Hésiode, les accusant de ne s'attacher, par leur manière de penser, qu'aux choses périssables.
V. aussi: Eres astrologiques, embrasement final de l'univers.
Johann-Gottf'ried HERDER (1744-1803).
Écrivain, philosophe, philologue et historien allemand, disciple de Kant et de Hamann, ami de Diderot et de Goethe. Il a notamment adopté la thèse du médecin français Jean Astruc au sujet de la pluralité de rédacteurs du Pentateuque hébraïque.
HERMAS (II° siècle).
Frère de l'évêque de Rome Pie Ier, Hermas est l'auteur du "Pasteur", oeuvre qui fut considérée quelque temps comme canonique. Le nom de Christ ne s'y retrouve pourtant qu'une seule fois et celui de Jésus pas du tout. Le Christ de Hermas est d'ailleurs à la fois le bon pasteur, l'esprit de Dieu et son fils, et il paraît s'identifier avec l'archange Michel, lequel est, dans "Le Pasteur", à la tête d'une foule d'anges, tandis que les démons ont pour chef le Diable.
"Le Pasteur" se compose ce cinq visions, de trois préceptes et de dix "similitudes", celles-ci paraissant être destinées à faire pièce aux "Antithèses" de Marcion, dont Hermas fut un des principaux adversaires. On y trouve aussi la notion d'ange gardien, laquelle paraît toutefois être d'origine iranienne ou hindoue.
V. aussi: Angélologie, Marcion, Pie Ier.
Hermès
Dans la mythologie grecque, Hermès, fils de Zeus et de la nymphe Mara, personnification du vent, était le dieu du commerce, des voleurs, des bergers, des voyageurs, des orateurs. Il était aussi le messager des dieux, en particulier de Zeus, son père.
Lorsque l'influence de la civilisation hellénique s'étendit, Hermès sera assimilé à plusieurs dieux "barbares" analogues : le Thot égyptien, le Mercure romain, le Lug ligure, le Dagda celtique, le Nabou sumérien, le Wotan germanique , l'Odin scandinave, etc.
Ayant donc été fusionné notamment avec le Thot égyptien, Hermès sera alors surnommé "Trismégiste" (trois fois très grand) et les mystères d'Osiris, adaptés à la mentalité hellénistique, seront désormais qualifiés d' "hermétistes". Asclépios (repris par les romains sous le non d'Esculape, dont ils feront le dieu de la médecine) était censé avoir été l'un ces principaux disciples de Hermès Trismégiste, avec Tat et Amon.
V. aussi: Ases, Hermétisme, Mercure, Thot.
"Hermetic Brotherhood of the Golden Dawn in Outer"
Voir: Golden Dawn
"Hermetic Brotherhood of Luxor"
Société initiatique fondée à Boston (Etats-Unis) au XIX° siècle. Elle se proposait de développer l'occultisme et d'enseigner des pratiques tendant au perfectionnement des facultés intellectuelles et mentales de ses adhérents. Elle comptera parmi ceux-ci notamment Randolf, Liddell Mathers, Papus, etc.
Hermétisme
Transformation hellénistique du culte ésotérique d'Osiris, le dieu grec Hermès ayant été assimilé au Thot Egyptien.
L'essentiel de la doctrine hermétiste, telle qu'elle se constitua au cours de plusieurs siècles, est contenu dans un traité appelé Poimandrès ou "Vision d'Hermès", qui fait partie du recueil Corpus Hermeticum. Ce dernier rassemble des textes rédigés, les uns en grec, les autres en latin.
L'hermétisme, qui s'inspire notamment de la Bible juive dite des Septante, influencera à son tour de nombreux chrétiens gnostiques, ainsi que des penseurs soufis persans.
V. aussi: Anthrôpos, Egypte ancienne, Apulée, Mercure, "Poimandrès", Sérapis, Thot, Trismégiste.
HERMOGèNE (II° siècle).
Disciple de Marcion et d'Apellès, Herrnogène professa une doctrine analogue à celle de ce dernier, mais il croyait en outre que Jésus, en remontant aux cieux, avait laissé son corps de chair dans le Soleil.
Abraham Cohen HERERA (ou Irira).
Juif portugais émigré à Florence, où il devint l'un des disciples d'Israël Sarouq. Il écrivit en espagnol La Puerta del Cielo dont un résumé sera publié en latin en 1677, et en hébreu (Beith Elohîm). Herrera mourra à Amsterdam en 1639
Sa pensée a influencé beaucoup de cabalistes chrétiens, ainsi que Stanislas de Guaita.
HéSIODE
Poète grec du VIII° s. avant notre ère, auteur de « Les Travaux et les Jours ». Pour Hésiode, le Jardin des Hespérides, où Héraklès alla cueillir des pommes d'or, se trouvait "du coté de la nuit, au delà du fleuve Océan". Ce qu'il appela le Chaos, c'est en fait le Tehôm de la Genèse I-2 (que l'on traduit habituellement, a tort, par "l'Abîme"), le Tamas hindou.
Charles de HESSE-CASSEL (1744-1836).
Landgrave de Hesse, probablement membre de l'Ordre clandestin du Temple, Charles de Hesse-Cassel sera en 1786 grand maître des Frères d'Asie ou "Chevaliers de la véritable Lumière", qu'avaient ralliés les adeptes autrichiens de la Rose Croix d'or, celle-ci ayant été interdite en Autriche en 1785.
John HEYDON (1629-1667).
Rose-Croix, grand voyageur et admirateur de Johann Keppler, J. Hayden est surtout l'auteur de The Rosie-Crucian infaillible Axiomatic (1661) et de The Glory of the Rosy-Cross (1664).
HIBIL
Nom d'Abel (en hébreu Hével) chez les mandéens, qui le qualifient en outre de "lumineux" (Ziva). Pour eux, c'est Hibil Ziva qui est le père à la fois de Seth (Shitil) et d'Enosh (Anosh).
V. aussi: Abel, Mandéens, Kantéens.
Le Hiéron du Val d'or.
Au XVII° siècle, la bienheureuse Marguerite-Marie Alacocque avait été gratifiée, à Paray-le-Monial, une localité proche de Cluny, d'une apparition du Sacré Cœur de Jésus, lequel lui avait prédit que son règne viendrait lorsqu'Israël serait rentré dans son pays.
C'est à Paray-le-Monial aussi qu'en 1873 le père jésuite Drevon fondera un monastère, auquel il donnera le nom de "Hiéron du Val d'or", et y prêchera quant à lui, le prochain avènement du Christ.
Drevon y fut rejoint, quelques années plus tard, par le baron de Sarachaga, un bascue qui prendra sa succession et étendra alors les objectifs du Hiéron a l'étude des origines lointaines du Christianisme, lesquelles remonteraient, selon lui, à l'Atlantide, en passent par le celtisme, l'Egypte, les hébreux et les juifs. Le nom sacré d'Aour-Agni le Feu, serait d'ailleurs, pour Sarachaga, la clef de toute connaissance. Il y aurait lieu enfin de se préparer au règne du Christ-Roi, dont l'avènement était prévu pour environ l'an 2000.
Au baron de Sarachaga succédèrent sa secrétaire
Jeanne Lépine et les époux de Noaillat, lesquels approfondiront encore les
traditions celtiques et la doctrine de la Vierge-Mère. Ils parviendront à se
faire reconnaître officiellement par les papes Léon XIII et Pie XII, ce dernier
instituant même, par l'encyclique Quas Primas du 11 décembre 1925, la fête du
Christ-Roi, fixée au dernier dimanche d'octobre.
Jeanne Lépine et Madame de Noaillat périront toutes deux asphyxiées le 5
février 1926.
HILDEGARDE de Bingen (1098-1178).
Compositrice allemande, sujette dès son jeune âge à des visions extatiques, Hildagarde von Bermersheim fonda en 1147 un monastère de bénédictines à Rupertsberg, près de Bingen, et elle écrira en latin plusieurs ouvrages prophétiques, où était prédit notamment ce qui sera le Grand Schisme d 'Occident au XIV° siècle.
Hildegarde annonça aussi qu'un jour, les juifs se joindraient aux chrétiens. Cependant, il lui arriva de dénoncer des cathares, tels ceux qui seront brûlés vifs à Cologne en 1163. Elle affirma que, pour accomplir ses miracles, le Christ avait souvent choisi des moments astrologiquement favorables. Certaines de ses conceptions astrologiques inspireront d'ailleurs Paracelse.
Hindouisme
Voir: Religions de l'Inde.
HIPPARQUE (Nicée - 190 - Rhodes - 125).
Mathématicien et astrologue hellénistique qui introduira en Grèce les conceptions astrologiques chaldéennes. Il connaissait, comme les indiens, la précession des équinoxes et il jettera les bases de la trigonométrie.
HIRAM ( - 987 -923).
Fils d'Abibaal, roi de Tyr, en Phénicie, Hiram aida le roi hébreu David à construire son palais à Jérusalem. Plus tard, Salomon, fils de David, lui demanda, à son tour, de lui procurer un architecte en vue de l'édification d'un temple. Hiram mit alors au service de Salomon l'architecte Adoniram, que Salomon, pour que le Temple de Jérusalem soit édifié comme il convenait, initia à la Tradition ésotérique hébraïque. C'est ainsi que celle-ci passe en Phénicie, puis de là en Grèce, où elle prendra notamment la forme de l'orphisme.
J. aussi: Adoniram, Salomon.
Naphtali HIRTZ
Cabaliste allemand, disciple de Louria. Il est l'auteur d'une 'Vallée des Rois", dont fera usage Knorr de Rosenroth.
HOENE-WRONSKI (1770-1883).
Luciférien polonais, qui s'adonna notamment à l'étude des mathématiques, de l'astrologie, de la cabale, des écrivains mystiques. Joseph-Marie Hoehne, dit Wronski, entretiendra notamment des rapports suivis avec de nombreux savants et avec des martinistes. Il affirma que, dans l'absolu, la matière et l'esprit, loin de s'opposer, au contraire se rejoignent.
Emile HOFFET (1878-1946).
Prêtre catholique occultiste, sans doute adepte du Prieuré de Sion. Il aurait été en rapports étroits avec Béranger Saunière, curé de Rennes-le-Château.
Germaine HOLLEY
Astrologue française contemporaine, qui croit en la métempsycose conformément à la notion hindouiste de karma. Elle voit aussi en l'âme de chaque homme une parcelle de la Divinité.
Homme primordial
Voir: Adam Cadmon, Gabriel, Hermétisme.
Horoufis
Secte iranienne chiïte fondée au XIVe siècle par le soufi Fazlollah (+ 1393). Elle se caractérise essentiellement par son exégèse du Coran, basée sur la valeur numérique des mots selon des procédés analogues aux guématries grecque, cabalistique et ismaélienne. Les horoufis ont supputé en particulier le sens que peuvent avoir les groupes de trois lettres isolées par lesquelles commencent quelques unes des sourates du Coran.
Isaïe HOROWITZ (Prague 1555 - Tibériade 1530).
Rabbin cabaliste qui émigra en Palestine, où il devint la chef de la communauté ashkénaze de Jérusalem. Il est l'auteur du Sapher Shelô (le Livre de Schélo) et des Shnéi Louchôt ha-B'rit (les deux Tables de l'Alliance).
HOSARSIPH
Prêtre d'Amman, mentionné par l'historien égyptien hellénistique Manéthon. Certains auteurs l'identifient avec le Joseph de la Genèse d'autres avec Moïse. Si ces derniers ont raison, cet Hosarsiph pourrait être l'un des auteurs de la Genèse et de l'Exode.
HOSHéA
Voir: Josué.
Les Hospitaliers
L'Ordre de chevalerie des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem fut fondé an Palestine en vue de desservir les hôpitaux de Jérusalem, ainsi que ceux de quelques autres villes, et de les défendre. Il se militarisera vers 1140.
Après la chute de St Jean d'Acre en 1291, les Hospitaliers iront s'établir à Chypre, puis à Rhodes. Lors de la suppression en France de l'Ordre du Temple, le roi Philippe le Bel leur dévolu les biens de ce dernier.
En 1530, l'empereur d'Allemagne Charles Quint leur attribua l'île de Malte et les Hospitaliers se dénommeront dès lors l'Ordre de Malte.
Victor HUGO (Besançon 1802 - Paris 1885).
Bien que ses oeuvres le montrent en réalité plutôt panthéiste que véritablement gnostique, Victor Hugo peut néanmoins être considéré comme tel pour plusieurs raisons : il devint dès 1844, succédant à Charles Nodier, nautonier du Prieuré de Sion; il compta parmi ses amis le cabaliste Alexandre Weill et, dans son poème Ce que dit la Bouche d'ombre du recueil , "La Légende des Siècles", il a écrit: "Le mal, c'est la matière".
Il fut aussi un adepte des plus convaincus du spiritisme d'Allan Kardec. u cours d'une séance qui eut lieu chez lui notamment en 1854, pendant son exil à Guernesey, il interprétera un message émanant prétendument de Jésus-Christ comme le chargeant, lui Hugo, de la mission de devenir le grand prêtre de la "religion de l’avenir. C'est en conséquence de cela qu'il mettra notamment en chantier deux poèmes métaphysiques, "Dieu" et "La Fin de Satan", restés inachevés.
V. aussi: Caodaïsme.
Huppe
Oiseau sacré chez les musulmans.
V. aussi: Simorg.
Tiphaine de HUSSON
Nièce de Jehanne de Laval, la deuxième épouse de Bertrand Du Guesclin. Elle s'adonna à l'astrologie et à l'occultisme.
Joris-Karl HUYSMANS (1848-1907).
Ecrivain français d'origine hollandaise, qui publia surtout des romans mettant an scène des occultistes, des sorciers et autres personnages semblables, gnostiques ou contre-gnostiques, et qui rassembla, pour écrire ses oeuvres, une documentation très étendue, encore grossie par le legs que lui fera de ses manuscrits l'abbé Joseph Boullan, qu'il avait soutenu dans ses démêlés avec l'Ordre kabbaistique de la Rose-Croix.
Dans l'un de ces romans, « A Rebours", Huysmans a campé notamment un personnage singulier, le duc Jean des Esseintes, oui est censé représenter la littérature, qu'il jugeait décadente, de son temps et dont le modèle pourrait être le poète Robert de Montesquiou; il inspirera à Stéphane Mallarmé une "Prose" célèbre.
V. aussi: Joseph Soullan, Madame Chantelouve, allarmé.
Hylsos
Voir: Phéniciens.
HYPATIE (vers 370 - 415).
Fille du philosophe néo-platonicien Théon d'Alexandrie, réputée pour sa sagesse autant que pour sa grande beauté, Hypatie enseigna la philosophie et les mathématiques, tenant école notamment à la Bibliothèque d'Alexandrie. Elle fut une des amies de Synesius, qui sera lui-même nommé évêque de Ptolémaïs en 410, mais elle sera sauvagement assassinée en 415 par une bande de chrétiens fanatiques.
Hyperborée
Continent légendaire, censé être situé à l'extrême nord du monde connu dans l'antiquité. Il a parfois été identifié à l'actuel Groenland ou au Labrador. De ce continent dépendait notamment l'île de Thulé, qui est de même souvent assimilée à Terre-Neuve ou à l'Islande.
En Hyperborée était réputée vivre une humanité faite d'êtres à la chair transparente, ainsi que des griffons, animaux hybrides ayant un corps de lion, une tête et des ailes d'aigle. C'est de ladite humanité que descendraient notamment les Atlantes et les Ases.
Selon l'historien grec Manéthon, un pharaon d'une des premières dynasties égyptiennes, nommé Thulis, aurait ordonné une expédition maritime vers l'Atlantique nord en vue de découvrir le continent d'Hyperborée et c'est son nom qui aurait été donné à Thulé.
V. aussi: Arimaspes, Ases, Griffons, Thulé Ile Verte, Mer blanche.
HYSTASPE
Voir: Vistaspa.