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Historique
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Soldat chrétien stationnant à Vienne, Julien
fuit les persécutions mais il est rejoint et martyrisé
en Auvergne, près de Brioude, au IVe siècle.
Sa tête décapitée est rapportée
à son supérieur militaire, Ferréol, chrétien
et martyr lui aussi. Le corps de Ferréol et la tête
de Julien sont enterrés ensemble à Vienne. Le
corps du saint est enterré dans le cimetière
de Brioude par deux vieillards, Arcons et Ilpize, qui retrouvent
leur jeunesse en récompense.
Saint Julien fut un saint très populaire (800 églises lui
étaient consacrées avant la Révolution, parmi lesquels
on trouve Saint
Julien du Mans).
Le culte de saint Julien se développe rapidement,
d'abord autour d'un simple martyrium construit sur le tombeau
du saint. Un empereur romain demande à être enterré
auprès de lui. Grégoire de Tours fait plusieurs
fois le pèlerinage à Brioude : il décrit
de grandes et populaires processions et une basilique déjà
importante (construite au Ve siècle).
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Un chapitre de
chanoines
est créé au IXe siècle. Seigneurs de Brioude,
les chanoines ont aussi le titre de comtes. Une église
plus grande est construite au Xe siècle. Les pèlerinages
se multiplient aux XI-XIIe siècles. Le chapitre compte
dans ses rangs un certain nombre de saints, parmi lesquels on
trouve le fondateur de la Chaise-Dieu,
saint Robert. C'est à cette époque qu'est construite
l'église actuelle : commencés vers 1060, les travaux
se poursuivent jusqu'en 1180 (environ). Le chœur
est édifié en dernier. Au XIIIe siècle,
les voûtes
de la nef
sont surélevées et la croisée d'ogives
est adoptée. Cette dernière campagne n'est achevée
qu'au XIVe siècle. Néanmoins le succès
de Brioude finit par lui nuire : les exigences de noblesse pour
accéder au chapitre s'accroissent, prenant le pas sur
les exigences spirituelles.
Au XIXe siècle, l'architecte Mallay refait la façade
ouest, créant trois portails néo-romans. L'église
a été élevée au rang de basilique
le 26 avril 1957.
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Visite
extérieure
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L'église
est orientée au nord-est, probablement en raison de
l'emplacement du tombeau de saint Julien. On note
l'utilisation de pierres aux couleurs variées : basalte
noir et rouge, marbre gris et rose, divers grès rouges.
Le
chevet est ceint de trois chapelles rayonnantes, et un
clocher octogonal le domine.
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L'abondance
d'éléments polychromes, tout à fait caractéristiques du
roman auvergnat, égaye la partie haute du chœur.
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La
corniche des chapelles rayonnantes est soutenue par des modillons
aux motifs variés. Les métopes
affichent un décor géométrique ou végétal.
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Les
entrées principales de l'église sont constituées par deux
porches situés sur les flancs de la nef, au nord
(ci-contre) et au sud. Ils s'ouvrent par des portes cintrées.
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Sous
le porche sud, les portes présentent des heurtoirs
remarquables en forme de lion et de singe.
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Les
trois portails
de la façade occidentale sont l'œuvre de l'architecte
Mallay, au XIXe siècle.
La
façade possède de massifs contreforts qui la soutiennent.
Elle est surmontée d'un petit clocher à base carrée.
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Visite
intérieure

Plan
extrait de Auvergne romane, Zodiaque
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Précédée
d'un narthex,
la nef comporte cinq travées
voûtées d'ogives qui retombent sur des piliers
cruciformes.
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Les
travées occidentales (et deux travées orientales)
des collatéraux sont voûtées d'un berceau à pénétration.
Les autres travées sont voûtées d'ogives.
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On
peut remarquer la qualité et la variété du pavage
dans la nef et ses collatéraux. Du XVIIe siècle,
ce pavage est constitué de galets provenant de
l'Allier.
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Au
revers de la façade, la chapelle Saint Michel se
loge au-dessus du narthex.
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Celle-ci
est dotée de remarquables peintures de la fin du
XIIe siècle, représentant le Christ,
les archanges,
l'enfer. Le rebord des fenêtres abrite des psychomachies.
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Dans
la nef, les chapiteaux
sont ornés de scènes quotidiennes typiquement
auvergnates : porte-moutons,
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montreur
de singe (ci-contre).
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On
trouve aussi la réprésentation de scènes de
guerre :
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deux chevaliers en armure s'affrontent (il s'agirait
d'une allusion à Guillaume d'Orange qui vint poser
son bouclier avant de se retirer à Gelonne).
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Ailleurs,
des fantassins s'affrontent autour d'un homme nu. Là
encore, il s'agit peut être d'une allusion à une
chanson de gestes relative à Guillaume d'Orange.
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Sur
les piliers qui séparent la nef du chœur, les colonnes
engagées
reposent sur des culots
représentant des têtes couronnées.
Le
transept
n'est pas saillant et ne se distingue pas de la nef.
La travée centrale a une tour lanterne. Son élévation
comprend des tribunes.
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Le
chœur
a des dimensions réduites. Ses arcades sont brisées.
Une voûte en cul
de four surmonte les fenêtres hautes cintrées.
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Il
possède cinq chapelles rayonnantes. L'encadrement
des fenêtres est très décoré.
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La
crypte,
qui abrite le tombeau de saint Julien est une petite
salle rectangulaire avec une abside semi-circulaire.
Des travaux y ont été faits au XVIe-XVIIe siècles.
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