Notre Dame d'Orcival

Historique

En 1166, un prieuré et une partie d'une église sont donnés à l'abbaye de La Chaise-Dieu par Guillaume VII, comte d'Auvergne et son fils, pour se faire pardonner des dommages causés antérieurement. L'église a donc été construite antérieurement à ce don, probablement dans la première moitié du XIIe siècle et en une seule campagne. En 1242, un chapitre est fondé par l'évêque de Clermont. Les moines de la Chaise-Dieu quittent le site en 1333, le laissant au chapitre.

En 1478, un tremblement de terre cause quelques dégâts à l'église. Le pèlerinage à la Vierge d'Orcival connaît un grand essor au XVIIe siècle. Le chapitre disparaît à la Révolution. Le pélerinage reprend au XIXe siècle. En 1840, l'édifice est classé Monument historique. En 1894, l'église reçoit le titre de basilique.
Orcival compte parmi les cinq églises majeures d'Auvergne, aux côtés de Saint Nectaire, Clermont-Ferrand, Issoire et Saint Saturnin.

Visite extérieure

Comme la plupart des églises auvergnates, la façade de Notre-Dame d'Orcival n'est pas mise en valeur. Pire, elle est inaccessible.

La nef présente un décor de grandes arcades aveugles, au premier niveau et d'arcatures groupées par trois, toujours aveugles, à l'étage des tribunes. L'entrée se fait côté sud.

La façade du transept est divisée en trois niveaux : de grandes arcades aveugles, surmontées de deux baies cintrées et d'un pignon.

Sous l'arc de droite sont accrochées les chaînes de prisonniers libérés grâce à l'intervention de Notre Dame d'Orcival.

Le chevet est ceint de quatre chapelles rayonnantes. Celles-ci sont séparées par des baies cintrées. Entre les fenêtres des chapelles s'intercalent des colonnes engagées. Une frise de billettes court au-dessus des fenêtres.
Au niveau du chœur, on trouve un décor polychrome tout à fait caractéristique des églises de la région. L'ensemble est dominé par le massif du transept, et le clocher octogonal.

 

Visite intérieure

Précédée d'un narthex, la nef comporte quatre travées voûtées d'un berceau cintré, contrebuté par les demi-berceaux des tribunes.

Les piles sont lisses, excepté dans la deuxième travée, où on trouve une colonne engagée qui ne supporte rien, comme on le voit ci-contre.

Les collatéraux sont voûtés d'arêtes qui retombent sur des colonnes engagées.

Le seul chapiteau historié de la nef (1er pilier sud) représente l'avarice: un homme bien en chair porte une énorme bourse autour de son cou. Il se trouve entre deux démons. Sur le tailloir de ce chapiteau, l'inscription "FOLDIVES" signifie "le riche, ce fou".

On trouve d'autres chapiteaux dans la nef, comme celui-ci qui montre des hommes mêlés à des aigles.

La croisée est surmontée d'une coupole sur trompes soutenue par des arcs diaphragmes percés de triple baies et épaulée par deux travées voûtées en demi-berceau.
La seconde travée des croisillons, couverte par un berceau, ouvre sur une absidiole voûtée en cul-de-four.

Le chœur comprend une travée droite et un rond-point.

Il est ceint d'un déambulatoire voûté d'arêtes. Les quatre chapelles rayonnantes sont séparées les unes des autres par une fenêtre.

Un seul chapiteau historié à l'entrée du chœur représente la Jérusalem céleste.

On retrouve dans le déambulatoire le motif du chapiteau "porte moutons", fréquent en Auvergne.

Le joyau de l'église d'Orcival est sa Vierge.

Elle fait partie d'une très belle série de Vierges auvergnates. Les tuniques de la Vierge et du Christ sont dorées, ainsi que le trône. Ce dernier est un petit bijou d'orfèvrerie.

Le plan de la crypte est identique à celui du chœur. Quatre colonnes ont été ajoutées au centre.

On trouve enfin une autre Vierge à l'enfant, gothique, celle-ci, dans la crypte.

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