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Historique
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Saint Nectaire est une des cinq églises
"majeures"
d'Auvergne.
Saint Nectaire est un compagnon de saint Austremoine. La fondation et la
construction de l'église romane ont laissé peu de traces dans
les documents de l'époque. On peut néanmoins penser qu'elle
se situerait dans la seconde moitié du XIIe siècle. Elle est
en tout cas citée dans les dépendances de l'abbaye de la Chaise-Dieu
en 1178.
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Les tours de la façade ont été
reconstruites au XIXe siècle. En 1875, l'architecte Bruyerre
reconstruit à neuf le clocher de la croisée et
ajoute des décorations aux façades du transept.
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Visite extérieure
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La façade
occidentale, comme dans toutes les églises romanes
auvergnates, est austère. Elle est surmontée de deux tours
dont les largeurs sont inégales.
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La nef
est animée par de grandes arcades aveugles surmontées d'un
étage d'arcatures aveugles elles aussi.
Le transept est sans décor particulier,
exceptés les petits motifs polychromes qui ornent le pignon.
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Extérieurement, c'est le chevet
qui constitue la plus grande réussite avec son remarquable
agencement de chapelles rayonnantes autour du choeur.
Celles-ci sont séparées par des baies cintrées. et
surmontées de pignons. Une frise de billettes
court de façon continue au-dessus des fenêtres.
Quant à la partie haute du chœur, il est essentiellement
orné de motifs polychromes.
L'ensemble est dominé par un clocher du XIXe siècle, copie
de celui de Saint Saturnin.
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Visite intérieure

Plan extrait d'Auvergne
Romane, éditions Zodiaque
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Précédée d'un narthex,
la nef
comporte quatre travées
voûtées en berceau
cintré qui retombent sur de simples colonnes. Le
berceau central est contrebuté par les
demi-berceaux des tribunes.
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L'élévation
est à deux niveaux. Aux grandes arcades cintrées
succèdent des tribunes ouvertes par des séries
d'arcades cintrées elles aussi et géminées.
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Les collatéraux
sont voûtés d'arêtes
et largement éclairés par de grandes baies.
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Dans la première travée
orientale du collatéral nord, on trouve un chapiteau
représentant Moïse sauvé des eaux : on le voit
clairement arraché à la gueule d'un crocodile du
Nil.
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Dans la même travée,
mais sur la pile de la croisée, un superbe âne
joue de la lyre. Il représenterait la bêtise.
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La croisée est couverte d'une coupole
sur trompes.
Elle est soutenue par des arcs
diaphragmes percés de baies géminées.
Sur les murs de fond, on observe
un décor caractéristique de nombreuses églises
auvergnates composé de deux arcs cintrés séparés
par un arc
en mitre.
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Les bras du transept
comportent deux travées : la première est voûtée
en demi-berceau pour contrebuter la coupole ; la
seconde, couverte par un berceau et bien illuminée,
ouvre sur une absidiole
(ci-contre).
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Dans le bras nord, sont exposés
deux pièces de choix:
Le buste reliquaire
de saint Baudime (ci-contre), un compagnon de saint
Nectaire à la fin du IIIe siècle. Le buste date de
la fin du XIIe. Il est en bois recouvert de lames de
cuivres dorées.
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A ses côtés, trône
une splendide Vierge
romane, typiquement auvergnate, dont la polychromie,
date du XVe.
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Il est ceint d'un déambulatoire
à voûte à pénétration qui n'ouvre que sur trois
chapelles rayonnantes semi-circulaires (cas unique
parmi les églises majeures d'Auvergne).
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Le chœur regroupe une
exceptionnelle collection de chapiteaux qui méritent
tous l'attention.
Nous les présentons ici, en
parcourant le déambulatoire du nord vers le sud
(sens des aiguilles d'une montre).
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Le premier chapiteau du
rond point représente l'arrestation. Le Christ
est embrassé par Judas en même temps qu'il touche
un soldat pour le guérir d'une blessure que vient
de lui infliger saint
Pierre.
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Sur une autre face de
ce même chapiteau, on trouve la scène du Christ à
la colonne: le Christ, attaché à une colonne est
flagellé par deux soldats en cotte de mailles.
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Sur la face suivante,
le Christ porte sa croix. Puis on assiste à l'incrédulité
de saint Thomas. Étrangement, l'apôtre semble
chatouiller les aisselles du Christ plutôt que
plonger la main dans la blessure.
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Le chapiteau suivant
montre la Transfiguration sur deux de ses faces. Une
autre de ses faces représente le personnage de
Ranulf, qui pourrait être un des fondateurs de l'église.
La dernière face représente la multiplication des
pains, qui offre de grandes similitudes avec une Cène.
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Le troisième chapiteau
est consacré au patron de l'église, saint
Nectaire. Sur l'une des faces, il ressuscite un mort.
Derrière lui, on peut reconnaître l'abbatiale
sculptée.
A côté, il demande au démon, qui lui obéit, de
lui faire traverser le Tibre.
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Le quatrième chapiteau
est consacré à l'Apocalypse.
On voit notamment un cavalier armé de lances, qui
représente la mort.
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Le cinquième chapiteau
est dédié au Jugement
dernier. On y voit les élus et les damnés, la
croix triomphante, et ci-contre, deux anges
sonnant l'olifant et déroulant des phylactères
pour annoncer la résurrection.
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Sur le dernier
chapiteau, on assiste à la résurrection du Christ,
qui sort du tombeau devant les soldats endormis. Sur
une autre face, les saintes femmes ouvrent le
tombeau vide.
On assiste ensuite à l'Anastasis.
Le Christ, qui occupe l'angle du chapiteau visite
les enfers. Adam, premier pécheur,
se présente devant lui à genoux.
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Dans le déambulatoire,
on trouve quelques chapiteaux classiques de l'art
roman auvergnat. L'un est relatif au porte mouton
(bergers portant des moutons sur leurs épaules).
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On trouve également le
motif du singe cordé (singe exhibé par un
montreur).
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Enfin, un thème plus
original, celui de Zachée: à l'annonce de la venue
du Christ dans sa ville, Zachée, chef des
publicains, monte dans un arbre pour le voir. Il
l'accueille ensuite dans sa maison. Le Christ
s'attire alors les commentaires de ceux qui lui
reprochent de visiter un pécheur. Il rappelle alors
que sa mission est justement d'amener à lui les
brebis égarées.
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