Abbaye de Lavaudieu

Historique

Saint Robert, issu du chapitre de Brioude, fonde l'abbaye de la Chaise-Dieu puis un prieuré de moniales, qui en est dépendant, à Saint-André-de-Comps. Une église modeste est édifiée. Les moniales s'y installent en 1058. En 1487, Saint-André-de-Comps change de nom pour devenir Lavaudieu. Après 1516, la règle du prieuré s'assouplit : les moniales sont désormais des chanoinesses à la vie confortable. Une abbesse indépendante est nommée en 1718. L'abbaye reste active jusqu'à la Révolution (13 occupantes, toutes issues de la noblesse).

Les bâtiments monastiques sont alors dispersés entre plusieurs propriétaires. Le cloître est pillé jusqu'à son classement par les Monuments historiques. Il est alors restauré, ainsi que le réfectoire. Au XXe siècle, des travaux dans la nef permettent de découvrir des fresques du XIVe siècle.

L'Église

La nef unique initiale a été complétée à une date inconnue par un collatéral au nord. Le mur sud est animé par des arcs de décharge. Un vaisseau brisé couvre la nef depuis le XIVe siècle.

La croisée est couverte par une coupole sur trompes reposant sur des arcades brisées à double rouleau. On trouve là d'intéressants chapiteaux, notamment Adam et Eve. Le chœur, très modeste, a été reconstruit tardivement, probablement vers le XVIIe siècle.

On trouve dans l'église un remarquable ensemble de fresques. Ci-contre, la Crucifixion.

On observe également une scène plus rare (au sud) montrant la peste noire frappant les hommes de ses flèches.

Le cloître

Adossé au sud de l'église, le cloître est presque rectangulaire. La première galerie, couverte par une charpente, est surmontée d'une galerie supérieure en bois.

Les arcades cintrées, en pierre rouge, reposent sur des piles simples ou géminées.

Les chapiteaux les plus intéressants se situent dans la galerie nord : une sirène, une représentation de la luxure et de l'avarice.

On peut aussi observer un ange d'une charmante naïveté.

On peut admirer des fûts originaux : cannelures, torsions, entrelacs, fausse cassure...,
comme ici, dans la galerie est.

Les colonnes et les chapiteaux de la galerie ouest ont été refaits au 14e siècle. Quant aux chapiteaux de la galerie sud, ce sont de remarquables créations du XXe siècle.

Du cloître, on peut observer le clocher octogonal de l'église, en belle pierre rouge. Mutilé pendant la Révolution, un bonnet phrygien lui sert de girouette.

Le réfectoire ouvre sur la galerie sud. Il est couvert par un berceau brisé. Quatre arcatures décorent le mur nord. Trois fenêtres, au sud, fournissent l'éclairage. A l'est, une fresque montre un Christ en majesté entouré du tétramorphe. En-dessous siège la Vierge entourée des apôtres.

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