Historique

L'église Saint Georges d'Ydes a été fondée très probablement dans le courant du XIIe siècle et appartenait à une commanderie de l'ordre templier.
Durant la période templière, justice était rendue à Ydes par les dignitaires de l'ordre. Après le démantèlement de celui-ci au début du XIVe siècle, l'établissement est confié à l'ordre des hospitaliers de Jérusalem. En 1680, une grande partie des voûtes de la nef s'effondre.

Les hospitaliers administrent l'église jusqu'à la révolution. Elle est alors vendue comme bien national.

Au début du XIXe siècle a été ajouté un clocher-peigne et à la fin de ce même siècle une sacristie.

 

Visite extérieure

La façade comporte un porche profond voûté en berceau légèrement brisé.

L'archivolte est composée d'une frise d'animaux plus ou moins fantaisistes, comprenant les signes du zodiaque. On y retrouve également un étrange animal à pattes courtes et au dos allongé, en tout point similaire à celui de Mauriac.

Deux groupes de sculptures viennent se loger dans les ébrasements du porche.

Du côté gauche, une sobre Annonciation s'inscrit sous deux arcatures séparée par une mince colonette. Elle met en scène l'archange Gabriel à gauche et la Vierge à droite.

Sur la droite, on trouve la représentation du prophète Daniel dans la fosse aux lions. Celui-ci trône majestueusement dans l'arcature gauche, les lions inoffensifs enlacés à ses pieds. Dans l'arcature droite, le prophète Hababuc guidé par un ange vient lui apporter de la nourriture.

La disposition de ce porche, ainsi que le thème de Daniel sont probablement très inspirés du porche de Beaulieu-sur-Dordogne (tout proche d'Ydes) en plus simple.

Au sud, une petite porte inscrite dans un arc brisé est surmontée d'un tympan où l'on trouve le patron de l'église d'Ydes, saint Georges, terrassant le dragon, sauvant par là même une gente dame.

Le beau chevet est, avec le portail, l'autre point d'intérêt de l'église d'Ydes. Il est rythmé par des colonnes engagées. Une cordelière ceinture le chevet en passant au-dessus des fenêtres. Les chapiteaux des colonnes et les modillons qui s'intercalent entre elles sont ornés de motifs figurés.

Entre les têtes grimaçantes des modillons, on distingue deux beaux chapiteaux : l'un, sur la gauche, représente Samson luttant contre le lion. A droite, on trouve la figuration d'un dieu Mésopotamien, Gilgamesh, comme un motif fantastique de l'iconographie romane. (sur les sources de l'iconographie romane, voir les pages consacrées à Émile Mâle).

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