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Historique
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La
cathédrale carolingienne subsista jusqu'en 1020. A cette époque on lui
substitue, à l'initiative de l'archevêque Robert, fils de l'un des ducs
de Normandie, une cathédrale romane, dont la construction s'achève en
1063. Moins d'un siècle plus tard apparaît la volonté de transformer
la cathédrale en édifice gothique.
Cela se traduit immédiatement par la construction de l'actuelle tour
Saint-Romain (1145).
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Quarante ans plus tard, la
conversion au gothique de la totalité de l'édifice est
entreprise, légèrement retardée par un incendie en 1200.
Quatre ans plus tard, la construction de la nef
est terminée et Philippe Auguste vient y sceller le
rattachement de la Normandie au Royaume de France. A la fin
du XIIIe siècle, la cathédrale est achevée.
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Quelques ajouts
plus tardifs viendront la compléter. Ainsi la chapelle axiale est-elle
remplacée par une longue chapelle dédiée à la vierge. On rajoute un étage
à la tour Saint-Romain, avec un toit en ardoises orné de soleil d'or.
Ceux-ci, disparus en 1944, ont été rétablis en 1987. L'ajout le plus important
est certainement la tour de Beurre (1488). Pour assurer une partie de
son financement, les rouennais avaient été autorisés à consommer des produits
laitiers (donc du beurre) pendant le carême, en échange d'une petite contribution.
C'est ce qui lui vaut son nom.
La façade
occidentale est remaniée au début du XVIe siècle. En 1544 une nouvelle
flèche vient remplacer celle qui avait brûlé en 1514. La flèche actuelle
(151 m) et ses quatre clochetons de cuivre datent de 1826.
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La cathédrale souffrit beaucoup de la seconde guerre mondiale, même
si l'essentiel des sculptures et les vitraux furent protégés. Le culte
n'est réouvert qu'en 1956. Depuis lors, la cathédrale est perpétuellement
en travaux. Il est donc malheureusement extrêmement difficile de la
voir dénuée de tout échafaudage. Néanmoins, les bienfaits de la restauration
sont suffisamment importants pour que l'on puisse encourager cette politique
(à ceci près qu'elle se fait au détriment de l'Eglise
Saint-Ouen, presque totalement négligée, malgré sa grande beauté).
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On peut
ajouter que la cathédrale a également souffert de la tempête de décembre
1999. L'un des clochetons (Nord Est) est tombé, perçant la toiture au
niveau du chœur. Si le toit a rapidement été réparé, le clocheton reste
malheureusement absent.
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Visite extérieure
La façade
Notre-Dame de Rouen n'a pas l'unité des cathédrales
gothiques telles qu'Amiens,
Notre-Dame
de Paris, Reims…Sa
façade occidentale a en effet un aspect composite (asymétrie des
tours), lié à son histoire, qui lui confère finalement un grand
charme.
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Cette façade est très large (61 m) mais tout
en finesse. La tour Saint-Romain comporte quatre étages à baies géminées
de style
gothique primitif, qui s'allègent en s'élevant et un dernier
étage d'un gothique plus tardif. Le toit, avec sa forte élévation,
constitue une sorte de triangle d'ardoise avec des soleils dorés.
La tour de Beurre présente une plus grande unité de style (gothique
flamboyant). Elle se termine par un petit octogone.
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Entre les deux, les trois portails sont surmontés
de quatre tourelles ajourées. Le portail principal est dominé
par un gâble,
une rose
et un pignon
ajouré. De part et d'autre, on trouve des niches agrémentées de
petits gâbles. Si certaines des statues qui les occupaient ont été
remises à leur emplacement initial, beaucoup sont encore
absentes. On trouve également dans ces niches des copies de
statues conservées dans le chœur.
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Le portail central - portail
Notre-Dame - représente au tympan
un arbre de Jessé
puis dans les voussures,
les patriarches, des sibylles et des prophètes (de l'intérieur
vers l'extérieur de l'intrados).
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A gauche se trouve le portail saint
Jean, dédié au baptême du Christ (dans l'arc au-dessus du
portail) et à saint Jean
Baptiste au tympan (festin d'Hérode, danse de Salomé, décollation).
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A droite, le portail saint Etienne représente
comme il se doit la lapidation de saint Etienne au tympan, surmonté
d'un Christ en majesté. Dans l'arc au dessus du portail on trouve
le thème de la cueillette des âmes.
Les portails du transept
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On observe une symétrie entre le
portail des Libraires (ci-contre) au nord et le portail de la
Calende au sud : portes surmontées d'un gâble,
d'une claire-voie,
d'une rose et d'un second gâble. Le portail des Libraires, enserré
dans une petite cour, présente au tympan la Passion (registre
supérieur), la résurrection et le
jugement dernier (registres inférieurs). La rose est encadrée
par les vierges
folles et les vierges sages. Des médaillons représentent des
scènes de la Genèse, quelques personnages de fantaisie et des scènes
truculentes.
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Les bras du transept
sont entourés de deux tours carrées à baies géminées,
évidées, qui devaient supporter des flèches jamais réalisées
(ci-contre, transept sud).
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Au sud, le tympan portail de la
Calende, représente la vie
du Christ, de la Passion à l'Ascension.
Le gâble supérieur est dédié au couronnement de la Vierge,
tandis que les médaillons représentent les histoires de Job,
Joseph, Judith, etc.
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La flèche
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L'ensemble de l'édifice est dominé par la
gigantesque flèche, haute de 151 mètres. Peu appréciée à
l'origine, Flaubert la qualifiait de " rêve de chaudronnier
en délire ", elle paraît maintenant indissociable du reste
de la cathédrale. La charpente de la flèche, assez aérée, est
en fonte. Ce type de construction, au milieu du XIXe siècle préfigure
déjà la tour Eiffel. Les quatre clochetons de 27 mètres de haut
pèsent chacun vingt-sept tonnes.
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Visite intérieure

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La nef
est composée de 11 travées
à voûtes
quadripartites. L'architecte, Jean Andeli, avait prévu de réaliser
une élévation à quatre niveaux, mais il a changé de plan
en cours de construction, laissant au niveau des tribunes
de larges ouvertures qui ne donnent sur aucune galerie.
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Cette rangée de baie est surmontée du triforium
et de fenêtres hautes à quatre lancettes et trois rosaces
polylobées. Le triforium se présente sous la forme d'un
mur aveugle orné seulement d'un arc de décharge allongé
et d'une balustrade dans les premières travées. Seules les
travées précédant le transept possèdent un triforium
plus élaboré avec des arcades reposant sur de fines
colonnettes..
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On observe dans les collatéraux
de surprenants faisceaux de colonnettes entre la voûte et
les chapiteaux.
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La croisée du transept est éclairée par une tour lanterne.
Le tambour est aveugle et ornée de grandes arcatures brisées.
Sous la voûte sont percées des petites fenêtres. Les huit
ogives retombent sur des protomés.
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Les bras du transept sont éclairés
par de grandes claires-voies surmontées par de grandes
rosaces rayonnantes.
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Les gâbles à crochets qui
surmontent les portes enserrent de fines sculptures dans des
médaillons quadrilobés.
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Au nord
un superbe escalier à la rampe finement sculptée
permettait aux chanoines
d'accéder directement à la bibliothèque.
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Le chœur, avec ses cinq travées
et son rond-point
à cinq pans, présente une élévation à trois niveaux
avec des fenêtres hautes à trois lancettes
surmontées de petites roses.
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Dans le déambulatoire sont
exposées des originales des statues de la façade, récemment
restaurée.
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David
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saint Jacques
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saint Pierre
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