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Historique
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La création d'un évêché
à Reims daterait de la deuxième moitié
du IIIe siècle. La première cathédrale
Notre Dame de Reims est élevée sur le site d'anciens
thermes en 401 par Saint Nicaise (qui subit ensuite le martyre
et meurt décapité). Reims occupe tout de suite
une place importante puisque Clovis y est baptisé en
496. C'est à partir du couronnement de Louis le Pieux
en 816 qu'est affirmée la vocation des évêques
de Reims à couronner les rois (Reims sera véritablement
un passage obligé à partir de Philippe Ier en
1029).
Une cathédrale carolingienne est édifiée en 820.
Elle est consacrée en 862, en présence de Charles le Chauve.
Au XIe siècle, on redécouvre la crypte du VIIIe et on la
consacre à saint Rémi.
Son chœur est reconstruit en 1150 avant un incendie qui la ravage en
1210 (avec une bonne partie de la ville).
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La construction de la cathédrale
actuelle commence en 1211. Le chevet
et le transept
sont achevés vers 1221. Les travaux continuent sur un
rythme effréné jusqu'en 1233, date à laquelle
les rémois commencent à protester contre le coût
de l'opération. Les évêques suffragants,
notamment celui de Laon, protestent également contre
les collectes forcées. Les travaux sont interrompus pendant
trois ans et reprennent ensuite lentement. On renonce à
faire des bas-côtés
doubles dans la nef.
La façade
est élevée durant toute la seconde moitié
du XIIIe siècle. Les tours sont édifiées
au XVe siècle par Collard de Givry. Le sacre de Charles
VII a lieu en 1429 alors que la cathédrale n'est pas
terminée. L'achèvement est encore retardé
par un incendie en 1481 qui détruit la toiture et les
clochers. Au XVIe siècle, les finances venant à
manquer, le projet initial qui prévoyait la construction
de sept flèches est abandonné.
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La dernière pierre est posée en 1515. Pendant la Révolution,
Notre-Dame de Reims est transformée en magasin de fourrage. La
cathédrale connaît cependant un dernier sacre lors de la
Restauration, celui de Charles X en 1825. Très endommagée
par les deux conflits mondiaux, la cathédrale a été
rendue à son état d'origine par de nombreuses séries
de restaurations.
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Façade occidentale
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Il s'agit d'une façade harmonique
classique qui présente 4 niveaux. Les trois portails
centraux sont entourés de deux niches. Les tympans
des trois portails sont occupés par des roses.
Le décor sculpté prend donc place dans les gâbles,
les voussures
et les ébrasements.
Au dessus du portail central, une grande rose
rayonnante
surmontée d'un arc
brisé est traversée en son centre par la pointe du gâble
du portail.
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De part et d'autre de la rose,
on trouve des arcatures
ajourées surmontées d'arcs
en mitre. Les contreforts
sont ornés de niches contenant des statues. Celles qui
encadrent la rose représentent à droite Marie-Madeleine et
à gauche le Christ pèlerin.
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Cette dernière statue est associée à
deux autres plus petites qui sont situées juste au bord de
la rose: il s'agit des pèlerins d'Emmaüs. A gauche de la
façade, la statue qui donne à l'ouest représente St Jean,
celle qui se trouve sur le côté nord, St Thomas. A droite,
St Pierre répond à St Jean et St Paul à St Thomas.
Au dessus de la rose, on trouve l'histoire (très abîmée)
de David et Goliath.
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L'étage supérieur est appelé
Galerie des Rois. Celle-ci regroupe les statues de rois
installées dans des niches. La partie centrale est consacrée
au baptême de Clovis.
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Les deux tours (81,5 mètres)
sont construites sur une base carrée et sont entourées de
tourelles d'angle, ce qui rappelle les tours de la cathédrale
de Laon
(dont se sont largement inspirés les architectes de Reims).
Les ouvertures sont garnies d'abat-son.
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Portails occidentaux
Portail Nord
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au portail nord, le
gâble est consacré à la crucifixion.
Dans le gâble de la niche, juste à gauche est
représentée la scène de la découverte de la vrai
croix par sainte Hélène.
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Les voussures
représentent des scènes de la vie du Christ. De
gauche à droite, on trouve Jésus
au temple ; la tentation de Jésus et son entrée à
Jérusalem ; l'épisode des Rameaux accompagné du
baiser de Judas ; les apôtres endormis ; le Mont des
Oliviers et la pendaison de Judas ; le portement de
croix et l'Ascension ; l'anastasis, et les pèlerins
d'Emmaüs ; le Christ aux limbes ; et des anges.
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Au linteau
des bas-reliefs illustrent la conversion de St
Paul (suite au portail sud).
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Les ébrasements sont
occupés par des statues. En allant de l'extérieur
vers l'intérieur, on trouve à gauche un diacre,
saint Nicolas (?), sainte Hélène, un ange, St
Nicaise,
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La dernière statue est
le célèbre ange au sourire, emblématique de Reims.
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Portail central
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Le gâble représente le
Couronnement de la Vierge.
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Les voussures sont occupées des scènes de la
Vierge, un arbre
de Jessé, des rois, des prophètes.
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Les ébrasements, de
l'intérieur vers l'extérieur abritent, à gauche,
une servante, Siméon, la Vierge qui lui tend
l'enfant, Joseph, un prophète et la reine de Saba.
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A droite, on trouve un ange de l'Annonciation
tourné vers une Vierge de l'Annonciation
à laquelle succède une Vierge de la Visitation
tournée vers Élisabeth, puis un roi (David ?) et
Salomon.
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Dans les piédroits,
des anges se mélangent aux saisons.
Le trumeau
est orné d'une Vierge à l'enfant.
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Portail Sud
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Le gâble est consacré
au Jugement
Dernier. Dans les voussures, on trouve St Jean
écrivant l'Apocalypse
puis un mélange d'anges et de démons. On distingue
les anges sonnant les trompettes de l'Apocalypse ainsi
que saint Michel terrassant le dragon.
Dans le gâble de la niche, juste à droite, se trouve
l'agneau ouvrant le livre aux sept sceaux.
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Les ébrasements, de
l'intérieur vers l'extérieur abritent, à gauche, un
apôtre, un prophète, un pape (saint Calixte), un
apôtre et un évêque et à droite, Siméon, St Jean
Baptiste, Isaïe, Moïse, Abraham
s'apprêtant à sacrifier son fils puis Aaron. Le
piédroit de gauche est consacré aux péchés
capitaux sur la face extérieure et aux vertus sur sa
face intérieure. A droite, les saisons répondent aux
péchés capitaux et les vices font face aux vertus.
Le linteau fait écho au linteau du portail nord en
représentant la conversion de St Paul.
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Portails du transept Nord et chevet
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Les portails
du transept
nord ne sont pas ceux d'origine : ils sont issus
de remontages d'autres portails.
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Les damnés, détail du tympan
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Le portail des
saints, au centre, comporte un tympan
à quatre registres :
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les miracles de
Saint Rémi (guérison d'un ermite, diable
chassé et exorcisation d'une jeune fille au
premier registre, résurrection d'une jeune
fille et miracle du tonneau de Cernay au
troisième) alternent avec des scènes
bibliques (malheurs de Job au second registre,
Christ au dernier). Le linteau est consacré
au martyre de St Nicaise à gauche (photo
ci-contre) et au baptême de Clovis à droite
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Au trumeau figure
un pape, St Calixte, dont les reliques ont
été offertes en 898 à la cathédrale.
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Les statues des
ébrasements représentent de l'extérieur vers
l'intérieur, à gauche, un ange, St Nicaise et
Ste Eutropie sa sœur; à droite, un ange, St
Rémi et Clovis.
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Le portail de
droite, surnommé portail de la Vierge romane
est beaucoup plus simple et comporte une
magnifique statue de la Vierge. Il date des
années 1160 - 1170.
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Au chevet,
les arcs-boutants sont à double volée
et contiennent également des niches abritant
des statues représentant des anges. On
retrouve également ces statues de part et
d'autre de la nef.
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On trouve
également un autre groupe de statues au
niveau du chevet : le Christ et onze anges
qui portent des objets liturgiques, au sommet
des contreforts des chapelles rayonnantes. Ces
statues sont parmi les plus anciennes de la
cathédrale.
Le clocher à l'ange, qui domine le chevet,
fait 87 mètres de haut.
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Visite Intérieure
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La
longueur de la cathédrale est de 138
mètres, et la nef, à elle seule en fait
75, ce qui en fait la plus longue de
France. Elle comporte dix travées
avec une élévation à trois niveaux.
Elle est flanquée de collatéraux
simples.
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Les
bas-côtés (ci-contre, collatéral
nord) sont éclairés par le même type de
fenêtres qu'englobent les grandes arcades
de la nef, ce qui donne l'illusion d'une
paroi de verre.
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Au revers de la façade occidentale on
trouve d'abord la rose du portail
consacrée à la litanie de la Vierge
(ci-contre). La grande rose est consacrée
à la Dormition de la Vierge avec les
rois, les prophètes, les apôtres.
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La porte est
entourée d'un ensemble sculpté qui
devait constituer un arc de triomphe pour
le roi sacré qui sortait de la
cathédrale.
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Sur les côtés, 52 médaillons
renferment des bas reliefs dans des niches
tréflées. On y voit des scènes de la
vie de la Vierge, de l'enfance du Christ,
de l'Exode et de la vie de St
Jean Baptiste. Au dessus, une claire-voie
et une petite balustrade
précèdent la grande rose de la façade.
Datant du XIIIe siècle, elle est relative
à la Dormition
de la Vierge, entourée d'apôtres et
d'anges.
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Des ensembles
sculptés semblables, mais moins bien
conservés, sont visibles autour des
portes des collatéraux.
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Au sol, on
trouvait autrefois un labyrinthe datant de
la fin du XVIe siècle. Au centre se
trouvait un octogone avec une
représentation du maître d'oeuvre de ce
labyrinthe. Sur les côtés étaient
représentés les quatre principaux
architectes : Jean le Loup, Jean d'Orbais,
Gaucher de Reims et Bernard de Soissons.
Ce labyrinthe a été détruit au XVIIIe
siècle
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Les croisillons
comportent deux travées chacun et
possèdent des collatéraux doubles.
Les quatre piliers qui délimitent la
croisée devaient supporter une grande
tour centrale, ce qui explique leur
épaisseur.
Le mur du croisillon nord est en grande
partie masqué par l'orgue. La rose
représente les passages de la Création.
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Le mur du
croisillon sud est divisé en trois
niveaux : un ensemble de trois lancettes,
ensuite trois oculi surmontés par un arc
en plein cintre et enfin une rose qui
s'organise autour d'un Christ en majesté.
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Il comporte
trois travées droites de largeur inégale
auxquelles s'ajoute un rond-point
à cinq pans qui donne sur cinq chapelles
rayonnantes.
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Les travées
droites sont entourées de collatéraux
doubles. L'élévation comporte trois
niveaux : grandes arcades - triforium -
fenêtres hautes.
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On trouve de
magnifiques vitraux de Chagall dans la
chapelle axiale. Ils datent de 1974. Au
centre, on trouve la résurrection et la
crucifixion, un arbre
de Jessé et des scènes de sacre.
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retours
: Églises et
chapelles
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