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GLOSSAIRE DES PRINCIPAUX TERMES DE LA KABBALE

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Abboth : Les Patriarches Abraham, Isaac et Jacob incarnèrent dans leurs natures les trois attributs : Hessèd, Gvourah et Tiféreth, respectivement, ou encore : amour, crainte et miséricorde (Genèse, 31:53). Ils correspondent aussi à droite, gauche et centre. Jacob, dont l'attribut est Vérité (Micah, 7:20), correspondant à Tiféreth, est au centre, d'où le "verrou central" enfermant ensemble (réconciliant, ou synthétisant) les deux extrêmes de Hessèd et de Gvourah. Ces attributs et leur interaction paraissent à chaque niveau de l'ordre cosmique entier, de la source primordiale d'Émanation, en descendant jusqu'au monde physique. (Zohar II :178b ) .

Adam Qadmon : L'Homme primordial. Adam Qadmon est la première détermination au sein du Ein Soph et est pour cela parfois nommé Olam HaEin Soph (Monde de l'infini). Tous les plans de l'existence universelle sont contenus en lui sous forme de dix séfiroth qui se présentent en ligne Yocher ou en cercles Igoul. Au delà de l'Etre (Atsilouth), il correspond au NonEtre. Adam Qadmon est le premier ordre, la première expression du Nom.

Ahavah : "amour" (de Dieu), qualité innée de l'âme qui constitue la racine de l'obéissance à la Loi Divine des 248 commandements positifs.

Ahor : Ahorayim : Le dos, les arrières. Le dos est la partie la moins lumineuse d'une Configuration. Il en exprime l'extériorité et en voile l'intériorité. C'est par ses Ahorayim (séfiroth Netsah, Hod, Yessod et Malkhout) que le Partsouf s'habille dans la configuration qui lui est immédiatement inférieure. Les Ahorayim de Malkouth sont en contact direct avec les forces de la sitra a'hara.

Aloukah : "sangsue", dans la Kabbalah, symbole de la Qlipah (Zohar III :80b; 135a [Idra]; aussi I,110-b [Midrash Haneélam]; II :50a). Ce terme est basé sur les Proverbes, 30:15: "La sangsue a deux filles (qui réclament) "Donne !". C'est l'incarnation de l'égoïsme (prendre, et non donner) en contraste avec la Qedoushah.

Amida : Prière prononcée debout et constituée de dix-huit bénédictions (le Shemone essre). Elle doit être récitée en silence. Elle constitue la quatrième partie de la prière du matin. Se situant dans le Monde de la Atsilouth, elle constitue le cur de l'office et est le lieu de la plus grande proximité avec le Divin.

Arikh Anpin : Le " Grand Visage ". Arikh Anpin est la configuration séfirotique formée à partir de Kéter (la couronne), première sefirah du monde de la Atsilouth. Elle en représente l'extériorité. L'intériorité se nomme Atiq Yomin. Dans la conduite divine (hanhaga), Arikh Anpin représente le grand amour de Dieu qui nourrit ses créatures (et leur pardonne), indépendamment de tout mérite et de tout dualisme, ce que le Ramhal appelle la Hanhagat HayiZoud. C'est cette Hanhaga qui se dévoile avec la venue du Messie.

Arikh Anpin constitue par ailleurs l'axe central du Monde d'Atsilouth, sa colonne vertébrale. Allant du sommet jusqu'aux pieds de la Atsilouth, tous les Partsoufim s'habillent autour de lui. C'est donc lui qui les guide, même lorsque la conduite divine se situe sur le plan apparent de la dualité bienmal.

Assiah : Le Monde d'en bas. Monde de l'Action ou de la fabrication. C'est le monde de la manifestation corporelle ou grossière. Au plus bas, il est directement en contact avec les forces de la Sitra Ahara. D'un autre point de vue, le monde de la Assiah est le plan de la réalisation effective, de la mise en actes, en effet.

Assiyah: le quatrième des Quatre Mondes, généralement traduit par "Action". Mais ce terme n'est ni définitif, ni descriptif, étant donné que tous les Quatre Mondes sont, dans un sens, "action". Assiyah doit être compris comme le stade final du processus créateur. Une image pour l'illustrer: j'ai le désir de me construire une maison; les quatre stades suivants seraient engagés de la naissance de l'idée à sa matérialisation: a) une idée générale, mais non encore définie; b ) une idée définie de la maison dans mon esprit; c) les plans, ou projets précis; d) la construction proprement dite de la maison. Ces quatre stades correspondraient généralement aux « Quatre Mondes ».

Atiq Yomin : l'Ancien des Jours. C'est l'intériorité de la couronne (Kéter) Toutefois, Atiq Yomin ne fait pas proprement partie du monde de la Atsilouth, mais est formé des sept dernières séfiroth de Malkhout d'Adam Qadmon qui viennent " s"habiller " dans la couronne de la Atsilouth. Atiq est nommé le Maavar (le passeur); configuration qui fait passer de l'Etre (Atsilouth) au NonEtre (Adam Qadmon). Atiq Yomin représente ainsi le Principe direct de la conduite de ce monde, associé au séfiroth de la Atsilouth. Plus généralement, Atiq Yomin représente l'habillage du monde supérieur dans l'inférieur, l'élément du supérieur qui vient diriger l'inférieur.

Atiqah Qadisha : l'Ancien sacré. Nom donné par le Zohar pour désigner Arikh Anpin, le grand visage.

Atsilouth : le monde "d"Emanation", le plus haut des Quatre Mondes (v.), dans "Habad, il se rattache étymologiquement à Etsel ("proche"), c'estàdire le plus proche de la Source de la création, I'Ein Sof, par conséquent encore dans un état d'infinité. Voir Assiyah.

Aur : "lumière"; terme kabbalistique désignant l'émanation et l'influence Divines. En raison de ses propriétés spéciales (par exemple: elle est toujours attachée à sa source, elle éclaire partout sans en être affectée ellemême, elle peut être voilée et obscurcie sans que sa source en soit touchée, etc.), elle est la métaphore kabbalistique favorite de l'influence Divine.

Aur Ein Sof : "lumière de l"Ein Sof (l'infini)", (parfois "Lumière Infinie" ), première émanation venant de l'Infini. Voir Ein Sof.

Aur Makif : "lumière enveloppante", l'influence Divine ou force créatrice d'un ordre infini et que ne peut être confinée à l'intérieur des créatures limitées; c'est pourquoi l'on dit d'elle qu'elle d'enveloppe", sous une forme qui pénètre et transcende.

Auroth Vekélim : "lumières et vases". Dans le processus de création les premières émanations produisirent une lumière infinie et des vases infinis (ces derniers étant de la lumière "condensée" ) . La lumière était trop "forte" pour être contenue dans les vases; aussi ces derniers se "brisèrent" ( voir Shvirath Hakélim ), et des "étincelles" ( Nitsotsoth ) furent dispersées et pénétrèrent dans les formes inférieures d'existences, descendant jusqu'aux créatures matérielles. Les Kélim sont une partie du processus du Tsimtsoum (v.) au moyen duquel les êtres finis furent amenés à Existence.

Avodah : "Service (Divin)". On distingue trois catégories générales: le service résultant de l'amour pur (celui d'un "fils"); le service résultant du respect (celui d'un "serviteur"), enfin le service résultant de la combinaison des deux (celui d'un "filsserviteur"). Ce dernier est le service "parfait"; le service sans effort n'est pas parfait. Chap. 13, 15, 17, 39, 41, 42, 43. Voir aussi Patriarches.

 

Beriah : Création. Le monde de la Création (Olam Habrya) est le monde de la manifestation universelle. Il contient en lui tous les archétypes de créations représentés dans le récit de la Genèse. Lieu de la Gloire divine, le Kavod, il est aussi le monde où apparaissent les âmes.

Binah : l'Intelligence. Troisième sefirah. Voir Ima.

Binah: "entendement", la seconde des Dix Sefiroth; le second stade du processus intellectuel, développant le concept originel ( `Hokhmah ); source des Gvouroth ( Ch. 13); correspond au coeur (Ch. 44). Voir aussi Av. `Habad.

Birour : "filtrage" ou "affinage". Voir aussi Tiqoun. La doctrine selon laquelle chaque bonne action contribue à la purification de la matière, séparant le bien du mal, éliminant ainsi graduellement celuici, étant donné que le mal dans son état primitif ne peut exister. Le point culminant du processus donnera accès à l'ère Messianique, quand toutes les "étincelles" ( Nitsotsim ) de sainteté, dispersées par le "bris des vases" (Shvirath Hakélim), auront été réunies. C'est l'un des concepts fondamentaux de la Kabbalah Lourianique (Chap. 24, 37).

 

Daath : Nom du troisième cerveau du Petit Visage, Daath en est son intériorité.

Daath : "connaissance", la troisième des Dix Sefiroth; appartient, avec `Hokhmah et Binah, à `HaBaD, ou Sékhel, complétant le processus intellectuel. Non la "connaissance" dans son sens ordinaire, mais dans celui de concentration et d'attachement. La faculté mentale où les idées et les concepts, mûrissant, deviennent des dispositions correspondantes ( Middoth). ( Chap. 3, 42, 43, 4ff). Voir aussi `Habad.

Din : Justice ou rigueur divine. Edom: ou "Esau" (Gen. 36: 1) sont les symboles de la Qlipah (v.). Les "Rois d"Edom" et leur mort (Genèse, 36: 3139) sont mystiquement liés aux Qlipoth. Voir Zohar III, 235a/b; 142a. Comme Aloukah (v.) Edom et Esau sont l'incarnation de l'égoïsme ( "Nourrismoi" [Genèse, 25: 30] ). Ch. 19.

 

Ein Sof : "le Sans Fin", "Infini"; terme fréquemment employé dans le Zohar et les ouvrages kabbalistiques postérieurs pour indiquer le Dieu Inconnaissable (Deus). Audelà de l'Ein Sof est le Dieu pur (Deitas), absolument indéfinissable. Voir Likoutei Torah, Pekoudei, p. 7b, citant les sources Kabbalistiques sur ce sujet.

Ets H'ayim  : Arbre de Vie : Représente l'unité divine. Il est lui-même le Nom YHWH. Associé à la colonne centrale, Tiféréth, ou à Binah, la Mère, il est la source de la vie spirituelle et des secrets de la Torah. Le Messie fils de David provient de cet Arbre de Vie.

Ets hadaath tov verâa : Arbre de la Connaissance du bien et du mal : Principe de la dualité, de l'opposition entre bien et mal. Consommé par Adam, il est la cause de la conscience séparée et duelle de l'humanité. C'est le Messie fils de Joseph qui est chargé de son arrangement. Après cela, l'Arbre de la Connaissance peut s'attacher à l'Arbre de Vie pour qu'ils ne fassent plus qu'un. La consommation de ses fruits devient alors possible.

Etsem : "essence", l'état absolu, fondamental d'une chose, considérée indépendamment de sa manifestation. L'Etsem absolu ne peut se référer qu'à Dieu (indiqué par le Tétragramme ) . "L"essence" de l'âme se réfère à l'âme elle-même, non à ses pouvoirs; ses pouvoirs essentiels sont la volonté et la délectation.

 

Gvourah : "puissance" ou "sévérité" dans le sens de ose restreindre"; deuxième des sept Middoth, antithèse de "Hessèd; correspond à Binah, Crainte", "côté gauchers "feu". On s'y réfère parfois sous le nom de Din ("jugement sévère"). (Chap. 3, 31, 40, 41). Voir aussi Sefiroth.

 

`Hessèd : "bonté", première des sept Middoth ( attributs de l'émotion ); bienveillance illimitée; quatrième des Dix Sefiroth. Correspond à `Hokhmah, "amour", "côté droits, "eau". ( Introduction, chap. 3, 50 ) . Voir Sefiroth, Mayim.

Hokhmah : La Sagesse. Nom de la deuxième sefirah, elle représente un amour suprême, celui du père, Abba.

Hokhmah Ilaah : "Sagesse Supérieure", la première des Dix Sefiroth Célestes (v.); attribut de "H. en Atsilouth (v.).

Hokhmah Sanaa : La Sagesse cachée. C'est la sefirah Hokhmah du Partsouf Arikh Anpin. Contenant elle-même la Gvourah de Atiq Yomin, elle possède et est la racine de la dualité AmourJustice.

`Hokhmah : "sagesse", première des Dix Sefiroth, ou émanations. "La potentialité de quoi" (Chap. 3, 18, 19); première des puissances intellectuelles de l'âme; raison en puissance. Voir aussi Av. `Habad.

 

lbour : Gestation. Il peut s'agir de la gestation des Partsoufim, lors du processus du Tiqoun ou de la gestation des âmes. Dans la hanhaga, le Ibour se traduit par la rigueur de l'exil d'Egypte, par exemple.

Ibbour: "fécondité", la doctrine Kabbalistique par laquelle l'âme d'un homme peut s'attacher à celle d'un autre. Selon Rabbi SchnéourZalman, quand un homme fait un effort sérieux pour transcender ses propres limites spirituelles, il peut, par grâce Divine, mériter que l'esprit d'un Tsadiq s'attache à son âme et l'illumine. (Gh. 14). Pour d'autres ramifications de cette doctrine, voir aussi Likoutei Torah, Dvarime, p. 85-c; Torah Or, 28-a; 55-a et suiv.

Idra, Idrot : Assemblée (s). Ce sont les saintes assemblées constituées de Rabbi Shimeon bar Yohai et de ses élèves où le maître dévoile des secrets. Constituent deux livres du Zohar : La Idra Rabba (grande assemblée) insérée dans la section Naso et la Idra Zouta (petite assemblée) dans la section Haazinou.

Igoul, Igoulim : Cercle (s) : Forme circulaire des séfiroth, elles représente le contrôle général de ces dernières, le fait qu'elles maintiennent l'existence sans distinction, ni de droite ni de gauche, indépendamment de la notion de mérite ou de démérite. 

Ima : la " Mère ". Configuration séfirotique formée à partir de la sefirah Bina, Ima est la " Mère " des " enfants " Zeir Andin et Malkhout. Son rôle est central dans la délivrance dont elle en est l'artisan.

 

Kabbalah : transmise de génération en génération à quelques élus. C'est la dimension interne de la Torah, correspondant au Sod ( connaissance ésotérique) des quatre niveaux de l'interprétation de la Torah, connus sous le nom de Pardes (v.). Connu également sous le nom de "HeN ("Hokhmah Nistarah ["connaissance cachée"] ) ou Nistar d'Torah. Dans "Habad, les aspects "révélés" de la Torah (Nigleh d'Torah) se trouvent dans l'interprétation directe et homilétique de la Torah et des Mitsvoth; s'y trouvent également des discussions sur Dieu et Ses attributs, ainsi que l'exposent les ouvrages du Talmud, et les Commentaires anciens et récents. Les aspects "cachés" de la Torah, se trouvent dans l'interprétation de la Torah, des Mitsvoth, de Dieu et Ses attributs, etc., tels qu'ils existent dans la littérature Midrashique, dans le Zohar et d'autres ouvrages de Kabbalah et de philosophie religieuse.

La connaissance de la Torah n'est pas complète sans au moins une certaine connaissance complémentaire de Nistar d'Torah, d'autant plus que de ce domaine dépendent les plus hautes dimensions de l'amour et de la crainte de Dieu.

Kanaph, Kenaphayim : L'Aile, les Ailes. L'aile représente le prolongement vers le bas de l'influence de la sefirah ou du Partsouf, lui permettant ainsi d'effectuer un contrôlé niveau inférieur. S'opposant à Panim, Kanaph est parfois synonyme Ahor.

Kavanah, Kavanoth : Intention (s). Dans le contexte cabalistique, ce sont les intentions sacrées, accompagnent les pensées cabalistes lors de l'accomplissement préceptes ou de la prière.

Kavod : Gloire Divine. Le Kavod désigne l'expression des séfiroth au sein de la manifestation. Voir Beriah

Keli, Kelim : Récipient (s) d'une sefirah. Le Keli possède à la fois la fonction de contenir, de limiter et révéler. Le ou les Kelim doivent être affinés par la lumière. Leur fins est de parvenir à l'union avec cette dernière, permettant ainsi le retour et le dévoilement de l'unité primordiale.

Kéter : La Couronne. Première sefirah. Kéter marque le début de l'émanation. Dans le F des séfiroth, elle représente l'unité et l'origine, le principe premier toute l'organisation séfirotique.

Kéter : "couronne" catégorie intermédiaire entre l'essence de l'Ein Sof (l'Emanateur) et les émanations; est donc la source des Dix Sefiroth et d'Atsilouth; a deux catégories: Atik Yomine et Arikh Anpine. Identifiée aussi avec Ratzon Elyon, « Volonté Suprême ».

Knesseth Israël : la "communauté d"Israël", dans un sens spirituel ( quelque chose de l'ordre de "I"âme universelle" d'Israël, source où les âmes individuelles puisent leur subsistance ), parfois identifiée avec la Shékhinah elle-même.

Konenyout : Mécanisme. Représentation de l'enchaînement causal dans la Hanhaga, direct divine. Le Ramhal compare ce mécanisme à celui d'une horloge or mouvement d'un rouage entraîne celui d'un autre disque. A l'intention divine la plus profonde induit et détermine l'ensemble processus historique.

 

Lilith : Nom de la première femme d'Adam. Elle est la femelle de l'Ange du mal. Puissance obscure féminine. j représente les aspects illusoires du monde. Elle est la contrepartie dl Chemina dans le côté négatif.

 

Malakh, Malakhim : Ange (s). Etres non séparés de la volonté divine, sans libre arbitre. Ils appartiennent au domaine de la manifestation subtile. Plusieurs classes d'anges jouent un rôle de transmission entre le plan divin et le plan terrestre, lors de la prière par exemple. Les Seraphin, les Ophanim, les Hayiot haqodesh, sont les plus connues.

Malkhout : Royaume ou Royauté. Nom de la dixième et dernière sefirah. Malkhout synthétise en elle tous les influx pour les redonner à la création. Dernière sefirah, elle est pensive par rapport aux émanations supérieures et donc considérée comme féminine. Si ces influx se déversent par l'intermédiaire du fondement (Yessod), elle est dans sa plénitude et symbolisée par la lettre Hé. Dans le cas contraire, c'est la lettre Daleth qui la désigne. Elle est alors appelée pauvre (Dal). Le développement de l'ensemble des possibilités de la Malkhout, son plein rayonnement est l'apanage de la fin des temps, lorsque la lune, symbole de la Shekhinah, devient aussi imposante que le soleil.

Malkhouth : "Royauté", la dixième et la plus inférieure des Dix Sefiroth. Appelée aussi le Verbe de Dieu créant et vivifiant toute existence ( comme un roi gouverne par des édits et des lois ); c'est pourquoi elle est identifiée avec la Shékhinah, la catégorie Immanente de la Présence Divine; aussi la source de toutes les âmes. Ch. 52. Voir aussi Shékhinah.

Mayim : "eau", symbole de la Torah (Ch. 4); de "Hessèd ( v. ) . La relation Dieuhomme dans la Kabbalah est souvent symbolisée en termes de rencontre de cours d"eau. Le flux de bienveillance divine est désigné sous le nom de Mâyine Doukhrine ( "eaux masculines" ); l'obéissance de l'homme à Dieu et l'accomplissement des commandements Divins sont vus comme une rivière montant de l'homme à Dieu, et désignés sous le nom de Mayine Noukvine ( "eaux féminines"); le premier (le flux Divin) peut venir comme un acte de grâce pure, mais habituellement en réponse aux derniers ( l'obéissance de l'homme et l'accomplissement des commandements Divins).

Merkavah : Le Char Divin. La doctrine de la Merkavah, qui prend appui sur la vision d'Ezechiel, a généré un mouvement initiatique important après la destruction du Temple. On nomme Yordei Merkavah les maîtres initiés à cette technique de plongée au fond de soi permettant de franchir les palais qui mènent jusqu'au char céleste. Le rite de la prière établie par les Sages se veut être un équivalant exotérique, accessible à tous, du parcours des Yordei Merkavah. Celuici retrouve toute sa réalité lorsque la prière est récitée avec l'ensemble des intentions sacrées appelées Kavanoth. Les Arrangements du Ramhal, comme d'autres écrits zohariques montrent clairement les liens qui existent entre la doctrine de la Merkavah et le rituel des oraisons quotidiennes.

D'un autre point de vue, la Merkavah se présente comme la composition des diverses séfiroth, ces dernières étant elles-mêmes les mesures de la conduite du monde. L'image du char ou du chariot rend cette notion de direction et de conduite divine. La vision d'Ezéchiel représente, pour le Ramhal, un dévoilement de l'organisation de cette structure séfirotique des émanations.

Merkavah : "char" (Ezéchiel, 1), le maximum de la soumission à Dieu et de l'abandon de la volonté propre à la Volonté Divine. Les Patriarches constituaient le "char". Chaque acte d'obéissance à la Loi Divine fait de l'homme un "char" pour la Divinité.

Mesirouth Nefesh : Don de soi. Peut aller jusqu'au don de sa vie. C'est par le don de son âme que le Tsadiq, permet l'élévation des étincelles de sainteté. Cette remonté celle d'eaux féminines. Parce que le don est complet avec le Messie fils de Joseph ou ceux qui sont de sa racine comme Rabbi Aqiva, le tri des étincelles peut s'accomplir parfaitement et laisser place à un nô arrangé.

Middoth : "attributs", au nombre de sept (correspondant aux sept jours de la création): "Hessèd, Gvourah, Tiféreth, Netsa'h, Hod, Yessod, Malkhouth (Voir chacun de ces mots). Avec Sékhel, ils forment les Dix Sefiroth Célestes (v.). Chez l"être humain, les Middoth constituent les sept forces émotionnelles de l'âme. Les Middoth sont affectées et rendues effectives par Sékhel; d'où les états mentaux et les dispositions affectives. Les trois premières ("HaGaT) sont les attributs principaux; le trois suivantes sont leurs branches. Malkhouth en est le produit.

Milouï : Déploiement. Déploiement d'un Nom, en écrivant en toutes lettres les lettres le composent. Quatre déploiements principaux concernent le z YHVH. Leurs valeurs numériques sont 72, 63, 45 et 52. Ils expriment des aspects différents de la direction divine . Ils sont mis en relation avec les quatre lettres du Tetragramme, les quatre mondes, les séfiroth, les cinq Partsoufim etc... Ces déploiements jouent un fondamental dans la cabale et particulièrement lorsqu'elle envisagée selon la terminologie lourianique. Les noms déployés peuvent l'être une seconde fois, donnant alors lieu à de nouvel valeurs numériques.

Mo'hin : Les Cerveaux. Ce sont les trois séfiroth supérieures d'un partsouf qui viennent au moment de la Gadelouth

 

Nefesh : Ame. Le terme peut aussi bien désigner l'ensemble de l'âme ou seulement l'âme naturelle. Voir Neshamah.

Néfashoth : plur. de Néfèshe.

Néfèsh Elohith : "âme Divine"; véritablement "une partie de la Divinité". Contient dix puissances correspondant aux dix Sefiroth Célestes (v.); divisée en trois facultés intellectuelles ( Sékhel ) et sept puissances émotionnelles (Middoth), et a trois "vêtements" externes (pensée, parole et action). Sa "demeure" principale (organe) dans le corps est le cerveau et la partie droite du coeur.

Nefèsh Habahamith : "âme animale"; chez le Juif, elle a son origine dans Qlipath Nogah (v.). Contient les mêmes facultés et les mêmes "vêtements" que la Néfèshe Elohith ( v. ); sa "demeure" principale est la partie gauche du coeur; purification (Tikoure) par intermédiaire de l'âme Divine.

Neqoudah, Neqoudoth : Point (s) La Neqoudah représente l'état minimal d'une sefirah. Le niveau de pure possibilité encore non développée. Les séfiroth qui sortent lors de la première émanation sont dans ce degré. Ce monde appelé Olam haneqoudim. Ce niveau de Neqoudah est aussi celui de la Malkhout pendant les duretés de l'exil.

Neshamah : Ame. Le mot Neshamah désigne l'âme dans son ensemble ou bien la troisième partie de l'âme, l'être essentiel, le corps causal. L'âme l'Homme se distingue en cinq parties nommées Nefesh, Ro Neshamah, H'ayah et ye'hidah.

Néshamah : "âme"; se réfère ordinairement à l'âme "Divine". Mais il est admis que toute chose a une "âme" qui est la force Divine ( "verbe" ) qui crée et préserve, et porte tout à l'existence ex nihilo (Chaar Hâyi'houde Vehaémounah, Ch. 1). Néshamah est la plus haute des trois catégories comprenant l'âme humaine, les deux autres étant Roua'h et Néfèsh (v.). Cf. Zohar I, 200a; II, 141b.

Netiv : Voie. On parle des trentedeux voies de la Sagesse dans le Sepher Yetsira. Ce sont les trentedeux canaux de la Sagesse du Petit Visage.

Netsah : Eternité, Victoire. Nom de la septième sefirah. Netsah représente Eternité divine, son intemporalité. Elle est donc l'attribut de la spiritualité, de l'élément fixe autour duquel s'organise le mouvement. Elle s'oppose à Hod.

Nitsotsoth : Etincelles. Deux cent quatrevingthuit étincelles sont tombées dans les écorces (qlipoth) lors de la shevirath kelim (rupture des fûts). Ces Netsoutsoth qui apparaissent parfois comme prisonnières des écorces doivent être arrachées pour réintégrer leur source sainte. Ce tri alors opéré est dénommé birour. D'un autre point de vue, les étincelles amènent vie et maintien aux réceptacles déchus. Elles sont le prolongement du nom YHVH dans ces degrés inférieurs. L'âme Divine dans l'homme est une "étincelle" de Divinité; de même toutes les choses matérielles ont des "étincelles" de sainteté, qui est leur origine et la qualité qui les soutient, leur véritable réalité, en tant qu'êtres créés ex nihilo. En accomplissant les préceptes divins avec des objets matériels, leurs "étincelles" sont "libérées" et rendues à leur Source, et l'Unité Divine est rétablie au sein de la multiplicité des choses extérieures. L'homme accomplissant le précepte, et en même temps la Nature environnante sont unis à nouveau au Créateur.

Nouqeva de Zeir Anpin : la Féminité ou la femelle du Petit Visage.

Parfois seulement Nouqeva. Il s'agit de la configuration séfirotique formée à partir de la dixième sefirah Malkhout. Terme équivalent à celui de Shekhinah

 

Olam Atsilouth, Beriah, Yetsirah, Assiah : Mondes de l'émanation, création, formation et actions. Ce sont quatre mondes qui se distinguent en deux : d'une part l'émanation monde de l'Etre Divin, principe de la manifestation, et, d'autre part, mondes manifestés, créés ex nihilo : Beriah, Yetsirah, Assiah.

Olam Haaqoudim : Le Monde attaché - Monde émané de la bouche d'Adam Qadmon : construit sur le principe de dix séfiroth, la notion de keli (récipient) est encore faible il n'y a qu'un seul keli pour dix lumières.

Olam Hahqoun : Le monde de la réparation, constitué de restructuration de monde des Neqoudoth et d'une nouvelle émanation qui jaillit du front d'Adam Qadmon.

Olam Haneqoudoth ou Olam Haneqoudim : Le monde des Points - C'est la première émanation des séfiroth responsables directes de la conduite du monde. Elle jaillit des yeux d'Adam Qadmon. Lorsque les récipients sortent en premier, leur disposition n'est pas selon l'ordre des trois colonnes. Ce déséquilibre entraîne une rupture et une chute Shevirath Kelim. Ce monde est à l'origine de toutes les formes destructions, engendrées notamment par les fautes. On l'appelle pari Olam Hatohou, monde de la confusion ou "Rois d"Edom" ou encré Melaliim Qadmonim, les rois primordiaux qui ont vécu et qui sont morts.

Olamim : Les quatre stades ou niveaux principaux dans le processus créateur résultant du Tsimtsoum: Atsilouth Beriah, Yetsirah, Assiyah. Se reporter à chacun de ces termes dans ce glossaire. Chacun d'eux comprend d'innombrables gradations, désignées aussi sous le nom de "mondes", Hékhaloth, etc. Les Dix Sefiroth (v.) se manifestent dans chacun d'eux selon son rang et son grade; le plus élevé d'un ordre inférieur est inférieur au plus bas d'un ordre supérieur. Tous sont inondés par "Hokhmah d "Atsilouth, la première et la plus haute d es Dix Sefiroth Célestes.

 

Panim : Le Visage, la Face. Le Panim de Dieu, des Partsoufim ou de l'Homme représente toujours le lieu où se révèle l'intériorité. Lié à une manifestation lumineuse, le Panim exprime le Hessed et la Miséricorde divine. Panim s'oppose à Ahor.

Partsouf : Configuration ou visage séfirotique. Constitués lors du Tiqoun du monde, les Partsoufim représente l'état développé des séfiroth qui manifestent alors l'ensemble des possibilités.

Partsoufim : Sur les douze configurations principales qui constituent le Monde d'émanation, cinq jouent un rôle essentiel : Arikh Andin : le grand visage; Abba : le père; Ima : la mère; Zeir Andin : le petit visage; Nouqeva : la féminité.

 

Qatenouth : Petitesse. Etat inférieur de développement d'une configuration séfirotique. Synonyme de rigueur. Deux étapes majeures marquent l'état de Qatenouth. La première est le Ibour ou de formation de l'embryon, dans lequel les rigueurs sont intenses et l'obscurité importante. La seconde æ nomme la Yeniqah, l'enfance. La rigueur est moins grande et la face divine est moins voilée. Dans ces deux états, Dieu guide le monde selon le Principe du sakhar veonech.

Qav : Le rayon de Ein Soph (Infini). Il pénètre dans l'espace vide laisse par le Tsimtsoum pour former les dix séfiroth de Igoul et de Yocher. La réunion du Qav et du Reshimou constitue la finalité du Yi'houd.

Qedoushah : « sainteté ». Le "bien" est, dans Tanya, identifié avec le "saint". Les actions morales sont celles qui sont entièrement consacrées à Dieu, sans la moindre pensée du moi . Dans le sens de "séparation" d'avec le mal ; "fiançailles" ( union avec Dieu ) par l'intermédiaire des commandements Divins.

Qinouyim : Les qualificatifs - Parmi tous les noms divins, YHVH est le nom qui désigne l'essence de Dieu (Shem Haetsem). Il est le seul a être appelé le Nom. Les autres noms sont en comparaison des qualificatifs qui mettent en valeur tel ou tel attribut divin. Ainsi Elohim sera synonyme d'une certaine rigueur divine, El de l'Amour de Dieu.

Qlipah : "barque" ou "coquille>; symbole fréquemment employé dans la Kabbalah pour désigner "le mal" et la source des désirs sensuels dans la nature humaine (Zohar I, l9-b; II, 69-b; 198-b; 184-a; III, 18S-a, etc.). Souvent mentionné avec Sitra A'hara (v.).

Qlipah, Qlipoth : Ecorce (s). Ce sont les forces impures ou forces du mal résultant des débris de la brisure des récipients. Elles retiennent prisonnières les étincelles que les justes doivent extraire par le don de leur vie dans les commandements, la prière ou l'étude, voire même par des souffrances ou leur mort pour la sanctification de Dieu. 

Qlipath Nogah : "coquille translucide"; contient un peu de bien, et se distinguant des trois Qlipoth (v.) complètement "obscures" qui ne contiennent aucun bien. Le terme est basé sur une interprétation de la "clartés ( Nogah ) dans la vision d"Ezéchiel (1:4). "L"âme animales (Néfèsh Habahamith), chez le Juif, est dérivée de Qlipath Nogah, par contraste avec son "âme Divine:> ( Néfèsh Elohith) qui est une "partie" de la Divinité. Voir Qlipoth.

Qlipoth : plur. de Qlipah. Trois Qlipoth sont complètement "obscures" et mauvaises. Une quatrième, Qlipath Nogah (v.), contient une part de bien. Voir aussi Sitra A'hara.

 

Ratson : "volonté", ou "désir". Ratson HaéZgon, "Volonté Suprême", c'estàdire la Volonté Divine. Quand une série d'actions sont toutes dirigées vers un objectif final, c'est cet objectif final qui constitue la volonté et le désir les plus profonds, tandis que toutes les actions motivées par lui sont désirées seulement comme un moyen d'arriver à cette fin, et sont appelées "extérieures". En conséquence, il est souligné dans Tanya que ce monde matériel, le dernier dans la série des émanations, est le but final de la Création; l'homme, créé en dernier, est l'objectif final. Les commandements Divins dans leur application pratique, sont également la Volonté Suprême "la plus profonde".

Raz Razin : Mystère (s), Secret (s). Désigne les secrets de la Torah.

Reisha dei lo Atida : La Tête qu'on ne peut atteindre. En abrégé Radela. Correspond aux trois premières séfiroth de la Malkhout d'Adam Qadmon. La Radela est responsable des association entre les noms Mah et Ben qui déterminent les flux qui descendent il bas. La Radela est à la fois au delà de la Atsilouth et est en même temps racine première du recevoir de Malkhout.

Reshimou : Trace de lumière infinie qui reste après le retrait de Tsimtsoum. C'est le Reshimou qui va fournir la substance première de tous 1" réceptacles ultérieurs. Bien que le Reshimou soit le principe de la limitation et de l"obscurité, il n'en demeure pas moins infini, étant 11 même une trace de " lumière infinie ". La finalité de l'arrangement est d réunir le Qav avec le Reshimou pour que ce dernier retrouve la plénitude de son essence.

Roshei Teivoth : Initiales. -Utilisées dans les techniques d'herméneutique, surtout cabalistique, de guematria ou notariqa (acrostiches). Les initiales des mots d'un verset forment des nouveaux mots, des noms divins ou des valeurs numériques.

Roua'h : Souffle ou esprit. Deuxième niveau de l'âme dans la terminologie lourianique. Le souffle peut être envisagé comme l'élément supérieur unificateur. Voir Neshamah.

 

Samekh Mem : l'Ange de la Mort. Samekh Mem sont les initiales des mots Sam Manet, l'élixir de mort.

Sar, Sarim, Sarei Haoumot : Les princes célestes ou génies de peuples. Ils sont au nombre de soixantedix et représentent l'intériorité de chaque peuple. Ils sont comme les branches d'un arbre dont le tronc est Israël.

Sefirah : Numérations ou mesures divines. De la racine Sphar (nombre), elles sont au nombre de dix, mais se subdivisent de manière indéfinie. Les séfiroth sont les aspects du divin qui expriment le rapport de Dieu à la création. Elles sont les véhicules de la Hanhaga, la direction divine.

Leurs noms sont, du bas vers le haut : Kéter, la couronne; Hokhmah, la Sagesse; Bina, l'Intelligence; Hessed, l'Amour; Gvourah, la Force, la Justice; Tiféréth, l'Harmonie, la beauté; Netsah, Eternité, la Victoire; Hod, la Gloire, la Splendeur; Yessod, le Fondement, le Juste, et Malkhout, la Royauté.

Sefer ha Bahir 

Sefiroth : "Attributs:> Divins, "émanations", ou "manifestations", au nombre de dix, désignés souvent sous le nom de Dix Sefiroth Célestes. Elles se divisent en deux catégories: Sékhel ("intellect") et Middoth ("dispositions"). Voir chacun de ces mots. Les Sefiroth se manifestent dans chacun des Quatre Mondes (v.). Elles sont la source des dix puissances de l'âme.

Sékhel : "intellect"; comprenant "Hokhmah, Binah, Daath ("HaBaD), les trois premières des Dix Sefiroth (v.); désignées quelquefois sous le nom de Mo'hin ("cerveau"); aussi sous celui d'Immoth ("mères"), étant la source des Middoth.

Sepher, Sephar, Sipour : La lettre, le nombre et le compte. Ce sont les trois livres du Sepher Yetsirah par lequel le verbe divin s structure pour créer le monde.

Shalom : la Paix - La paix du Shalom provient de la plénitude, de l'harmonie, de l'équilibre. Le Shalom véritable dépend de la Shlemout.

Shékhinah : "Présence Divine"; la catégorie immanente de l'influence Divine, descendue sur terre grâce à l'étude de la Torah et la pratique des bonnes actions. Identifiée avec Malkhouth (v.) et la source des âmes. Correspond à la seconde lettre Hé du Tétragramme (v.) . D'autre part, le pécheur rompt l'unité du Nom Divin, entraînant vers le bas en "exil", la Shékhinah. Voir aussi Yi'houd.

Shevirath Kelim : la brisure des récipients. Voir Olam Haneqoudim.

Shlemout : la Perfection. D'un point de vue relatif, tout provient de la Shlemout et tout y revient. D'un point de vue absolu, rien n'en sort. Le but final est la réalisation, l'actualisation de cette perfection.

Shvirath Hakélim : "bris des vases"; l'une des doctrines les plus importantes de la Kabbalah Lourianique.

Siphra de Tsniouta : Le Livre du Secret. Constitué de quelques folios du Zohar, il représente l'aspect le plus important de la doctrine de ce Dernier. Sa doctrine est attribuée à Hillel et Chamai.

Sitra Ahara : l'autre côté. - La sitra ahara désigne l'ensemble des forces du mal, les puissances négatives. Elles s'opposent dans une lutte aux forces de la sainteté sans pour autant être mises sur le même plan. La Shekhinah est en effet une sefirah, un aspect particulier du divin. L'autre côté relève au contraire de l'ordre du créé. Le Ramhal développe dans divers ouvrages l'impossibilité de comparer les deux notions, le divin étant éternel et la sitra ahara étant destinée à disparaître. C'est sa négation qui permet de révéler et d'actualiser l'unité et le bien de Dieu, tout en donnant du mérite à l'Homme. La sitra ahara possède deux localisations principales. Une, infraterrestre, qui représente les forces inférieures infrahumaines, l'autre dans le monde intermédiaire qui sépare Dieu des hommes. La sitra ahara est alors l'élément qui oblige l'Homme à se purifier pour accéder aux états supérieurs. La fin du cycle voit la disparition de la sitra ahara.

Sitra A'hara : "l'autre côté", c'est à dire le côté qui n'est pas celui de la sainteté; c'est un autre nom pour le "mal", en ce qu'il nie la souveraineté de Dieu. Tout ce qui tend à se séparer de Dieu appartient à la Sitra A'hara, la racine du mal. Voir aussi Qlipah.

Sophei Teivoth : Finales. -Les lettres finales des mots. Elles jouent un rôle suaire à celui qu'occupent les Roshei Teivoth.

 

Teshouvah : Retour à Dieu.

Tétragramme : L'Ineffable Nom Divin des quatre lettres Yod, Hé, Vav, Hé; la force créatrice et préservatrice qui agit par l'intermédiaire de l'autre Nom Divin ( Elohim ), lequel est immanent dans la Nature. En termes Kabbalistiques, les quatre lettres du Tétragramme se divisent en deux combinaisons: Yod-Hé et VavHé. La première représente le "monde caché" tel qu'il fut conçu dans l'Esprit Divin (la lettre Yodun pointsymbolisant la "Hokhmah Divine; Hédimensionnellesymbolisant Binah). La dernière combinaison représente les mondes effectivement créés, les "mondes révélés», y compris notre monde matériel [Vavune ligne verticale symbolisant l'extension, ou l'émanation, vers le bas; le second Héles mondes qui se développent après l'émanation, y compris notre monde matériel].

Tiféreth : l'Harmonie. Nom de la sixième sefirah. Tiféréth se trouve au centre des séfiroth du Petit Visage et en constitue l'aspect dominant. Tiféréth elle même confondue avec la Colonne centrale."beauté"; la troisième des Middoth, synthèse de "Hessèd et Gvourah, "Hessèd étant prédominante.

Tiqoun : Réparation, arrangement, composition. Le Tiqoun est le processus dynamique de restructuration des mondes associant les débris de la première émanation et les nouvelles sephiroth du Shem Mah (45) nommées Rosée de résurrection. Le Tiqoun consiste aussi à organiser les séfiroth en trois piliers appelés Hessed, Din Rahamim, Amour, Justice, miséricorde.

Tiqounei Diqna : Les Treize attributs de la barbe de Arikh Anpin - La barbe a pour but d'atténuer la lumière qui sort du haut. Elle représente les mesures de miséricorde de la Gloire divine. Les touffes la barbe sont les canaux par lesquels s'écoulent les influences divin supérieures du cerveau du Grand Visage qui descendent vers Partsoufim inférieurs.

Tsadiq : Le Juste -Le Tsadiq est le nom donné à la sefirah Yessod, sixième sefirah Petit Visage. Le Tsadiq reçoit et réunit les influx supérieurs pour déverser dans la dernière sefirah, Malkhout. Dans le plan humain, Tsadiq est l'être qui a réalisé l'arrangement de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

Tsadiq : "juste", "parfait". Tel que défini dans le Talmud par rapport au Jugement Divin, il se réfère à une personne dont les bonnes actions dépassent les mauvaises.

Tsimtsoum : Contraction ou rétraction au sein de l'infini pour laisser un espace métaphysique au monde. Pour le Ramhal, le Tsimtsoum symbolise rétraction de l'unité et du bien divins dormant ainsi un lieu à la Hanhaga Hamishpath, la conduite du monde dans laquelle s'exprime la dualité bien-mal. Le Tsimtsoum est à la fois un voilement de la perfection et de la bonté divine et à la fois ce qui permet l'existence et le maintien des plans limités.

Tsimtsoum : "contractions ; la doctrine fondamentale de la Kabbale Lourianique, expliquant le processus créateur au moyen de ce qu'on a appelé l'autolimitation de la Lumière Infinie (Or Ein Sof),

 

Y'houd Elyon : "union célestes " l'union des catégories transcendantes et immanentes de l'influence Divine, unité du Nom Divin.

Ye'hidah : L'unique. - La ye'hidah est la partie supérieure de l'âme est le principe de tout être en général et des Messies en particulier. Voir Neshamah et la préface.

Yeniqah : L'enfance des configurations. -Etat intermédiaire entre la gestation et l'état développé de Gadelouth (Adulte).

Yessod : Le Fondement, le Juste. - Neuvième sefirah. Voir Tsadiq.

Yetsirah : Formation. -Le monde de la manifestation subtile. Monde intermédiaire angélique. Monde de "Formation"; le troisième des Quatre Mondes ( v. ) . Voir Assiyah.

Yi'houd : unions, ou "unité". Unité et unicité avec Dieu, accessible par la connaissance de la Torah et l'accomplissement des commandements Divins.

Yosher : Droite, Ligne. Une des formes de disposition ou de représentation des séfiroth avec les Igoulim (cercles). C'est la forme Yosher qui constitue l'essentiel du Zohar.

 

Zeir Andin : le Petit Visage. - Configuration constituée à partir des séfiroth Hessed, Gvourah, Tiféréth, Netsah, Hod et Yessod. Zeir Andin est responsable de la Hanhagat Hamishpath, la conduite divine fondée sur la justice, sur l'équilibre entre amour et rigueur.

Zivoug : Union des Partsoufim - Vise à réaliser le début d'une réparation dans le plan inférieur. 

Zoun : Masculin et Féminin - Abréviation de Zakhar et Neqeva, Masculin et Féminin désignent généralement les deux Partsoufim Zeir Andin et Nouqeva.