Bouton_bleu.gif (1298 octets)  Retour à la Bibliothèque

SEPHER HAZOHAR (Le Livre de la Splendeur)

Textes du Zohar concernant le livre de Jonas

Zohar 1: 69b : Noa’h. Il est écrit : "Tu domptes l'orgueil de la mer ; Quand ses flots se soulèvent, tu les apaises" (Ps. 89:10). C est au moment où le Saint, béni soit-il, projette vers la mer un rayon subtil tel un fil et émanant du côté droit, que la mer s’anime et fait surgir les eaux de l’abîme, un instant s'élevant et formant des vagues, puis un autre instant s'enfonçant dans les profondeurs, creusant des vallées. Yhwh interrompt ensuite les flots et calme le tumulte des eaux sans que personne ne le remarque. Yonah projeté vers la mer fut avalé par un poisson Comment Yonah réussit-il à survivre dans l’intestin d'un poisson sans que son âme ne se dissociât sur-le-champ de son corps ? Parce que Dieu domine ce rayon subtil comme un fil du côté gauche, qui seul a la capacité de brasser la mer et d’en soulever les vagues. Lorsque le rayon subtil comme un fil du côté droit descend dans la mer, le rayon subtil comme un fil du côté gauche le rejoint pour s'unir a lui, c'est alors que les flots s'agitent et se déchaînent comme des voraces impatient de leur pitance. C'est lorsque la mer est agitée par les vagues que le Saint, béni soit-il, les repousse et les renvoie à leur place. C'est ce que l’Ecriture veut dire, par les mots: "Tu apaises le déplacement de ses vagues". Le mot "teshabem" (tu apaises) signifie : Tu brises les flots, pour les renvoyer à leur place. Une autre explication, le mot "teshabem" doit être pris au sens littéral qui est : "tu loues". En effet, Dieu loue les flots de la mer de leur inclination à admirer le rayon subtil comme un fil du côté droit projeté à la mer, car cette inclination est leur seule source de turbulence. La conclusion de ce texte est que tout homme mérite des compliments lorsqu'il est enclin à connaître les mystères divins et qu'il s'applique à les sonder. Cet homme est méritoire, même s’il ne parvenait jamais à son objectif, parce que le ciel ne l'aurait pas doté d'un entendement nécessaire pour y accéder.

Zohar 1: 84b - Lék’h Lék’ha. Il est écrit : "Yhwh dit à Abram, après que Lot se fut séparé de lui..." (Gen. 13:14). Rabbi Abba commença ainsi son discours : Il est écrit : "Yonah résolut d’aller à Tarshish pour fuir de devant la face du Seigneur." (Jonas 1:3). Malheur à celui qui aspirant à se dissimuler de la Face du Saint, béni soit-il, dont l’Ecriture dit : "Est-ce que je ne remplis pas, moi, les cieux et la terre? dit Yhwh ?" (Jérémie 23:24). Comment Yonah a-t-il pu supposer pourvoir se dissimuler de la Face de Dieu ? En voici l’explication : Il est écrit : "Ma colombe (Yonah), qui te tiens dans les fentes du rocher, Qui te caches dans les parois escarpées" (Cant. 2:14). "Ma colombe (Yonah)" désigne l’assemblée d’Israël. "Les fentes du rocher" désignent Jérusalem, de même que le rocher est l’élément le plus dans la terre, pareillement Jérusalem est supérieure et plus robuste que le reste de la terre. "Les parois escarpées " se réfèrent à l’emplacement dans le Temple appelé "Saint des Saints" et qui représente le centre du monde. Ainsi l’Ecriture dit : "Dans les parois escarpées " car elle mentionne la Shekhina qui séjournait dans le Saint des Saints et qui, comme une femme vertueuse et fidèle à son mari, ne délaissait jamais sa demeure, comme le relate le passage : "Ta femme est comme une vigne féconde dans l'intérieur de ta maison"" (Ps. 128:3).

Zohar 1:85a - Lék’h Lék’ha. Le fleuve Kebar est l’un de ces quatre flux. La Shekhina s’y dévoile de temps à autre, lorsqu'Israël, dans sa détresse, en montre le désir; mais elle ne s’y dévoile pour aucune autre situation. fin de se dérober à la manifestation de la Shekhina, Yonah sort de la Terre Sainte et s'enfuit, comme il est écrit : "... Pour fuir de devant la face de Yhwh" (Jonas 1:3) ; et ensuite : "Car les hommes avaient su de lui-même qu'il fuyait de devant la face de Yhwh" (Jonas 1:10) Observez, de même que la Shekhina se dévoile qu’en un lieu qui lui satisfait, elle ne se dévoile et ne se révèle qu'à l'homme qui lui sied. Le jour où Lot a décidé de poursuivre sa conduite nuisible, le Souffle de sainteté a délaissé Abraham. Dès que Lot se détacha de lui, le Souffle de sainteté retourna auprès de lui comme auparavant, ainsi qu’il est mentionné : " Et Yhwh dit à Abram, après que Lot se fut détaché de lui".

Zohar 1:121 a&b - H’ ayé Sarah. Il est écrit : "Et ils ont pris Yonah et l'ont jeté dans la mer, et la mer s'apaisa (Jonas 1:15)." Ce passage demande qu'on l’étudie avec attention. Pourquoi seule la mer s’était déchaînée en la présence de Yonah, lorsqu'il se dérobait à la Shekhina et ne désirait pas qu’elle s'attache à lui (réf. Zohar 1:84b & 85a) ? Pourquoi la terre ne s’était-elle pas irritée également sur Yonah ? Mais il y existe une cause singulière expliquant pourquoi la mer se révoltait en la présence de Yonah. En effet, nous avons étudié que la mer est semblable au firmament, et le firmament au trône céleste. Yonah fuyant le trône céleste, les eaux de la mer qui en sont le reflet l'ont pourchassé. Le Livre dit : "Ils ont pris Yonah et l'ont jeté dans la mer." Nous avons étudié le passage dans lequel les marins ont à moitié immergé Yonah dans les eaux, aussitôt la mer s'est calmée. Les marins ont alors décidé de le sortir des eaux, mais dès cet instant, la tempête récidiva. Yonah réalisé à ce moment que la mer cherchait à l’absorber, il s’adressa alors aux marins : " Prenez-moi et me jetez dans la mer: et elle s'apaisera." Il est ensuite écrit : "Et ils ont pris Yonah et l'ont jeté dans la mer. " À l’instant même où Yonah fut projeté vers la mer, son âme s’éleva et se hissa jusqu'au trône du Roi, où elle fut jugée et réexpédiée dans le corps de Yonah. L’âme réintégra Yonah qui fut avalé par un poisson. Dès l’instant où le poisson avala Yonah, il mourut, mais ressuscita lorsque Yhwh lui commanda de vomir Yonah. Ce passage s’explique ainsi. Observez, durant la nuit, quand l'homme s’endort dans son lit, l'âme s’élève et comparaît devant le tribunal du Roi. Si elle est jugée digne d'animer encore le corps qui lui correspond, elle redescend de nouveau. La sentence céleste repose sur deux règles : il n’est pas tenu rigueur à l'âme des mauvaises actions qu’elle fera dans le futur, comme il est écrit : " Dieu a entendu la voix de l'enfant dans le lieu où il est" (Gen. 21:17). Si les mauvaises actions futures de l’âme ne sont pas comptées, par contre il est fait un compte des bonnes actions qu'elle accomplira dans le futur. C’est pourquoi autant d’âmes sont acquittées par le jugement divin et réexpédiées ici-bas pour animer les corps, non par rapport aux actes commis mais pour les actes avenir. Grande la Clémence du Saint, béni soit-il, pour ses créatures. Il ne les condamne pas pour les mauvaises actions avenir, mais les encourage pour leurs bonnes actions futures. La Clémence du Saint, béni soit-il, fait qu’il juge Lui-même les hommes, et ne le fait pas faire par un de ces ministres. Observez, aussitôt que Yonah fut projeté vers la mer, le texte dit : "Et la mer s'était apaisée." Les propos du Livre désignent la mer céleste, le domaine de la Gvourah. La mer retrouva son calme, après que la Gvourah (rigueur) se soi exprimée. La manifestation de la Rigueur, en ce monde, est comparable à femme au cours de l’accouchement. Les douleurs de l’accouchement se terminent avec la naissance de l'enfant, comme l’irritation céleste lorsque la rigueur a éprouvé les fautifs. Voici les commentaires des propos du verset : "Et on chante la perte des méchants" (Prov. 11:10). Il semble, toutefois, que ce verset soit en désaccord avec les paroles de l'Ecriture : "Est-ce que je veux la mort de l'impie ? dit le Seigneur Dieu" (Ezéch. 18:23). Il n'est pas plaisant pour le Saint, béni soit-il, d'exercer la Rigueur contre les fautifs ; comment donc harmoniser ces deux propos ? Le dernier verset désigne la période où la rigueur ne s’est pas encore exercée, le premier verset, par contre, correspond à la période après l’action de la rigueur (voir Zohar 1:61b).

Zohar 2:48a Rabbi Yehouda s’exprima ainsi : Il est écrit : "Et Yonah adressa de l’intestin du poisson sa prière au Seigneur son Dieu" (Jonas 2:2). Auparavant le texte avait dit : "Dieu fit en même temps (va-yeman) qu'il se trouva là un grand poisson qui engloutit Yonah". Le mot (va-yeman) signifie "servir", ainsi qu'il est écrit : "Et le roi ordonna qu'on leur servit (va-yeman) chaque jour". Ainsi, le texte devrait mentionner : "Et Yhwh servit Yonah a un grand poisson", au lieu de : "Et Yhwh servit un grand poisson". En fait, ce poisson a été servi à Yonah, car il le l’abritait des autres poissons de la mer. Dès que Yonah fut avalé par le poisson, il vit de l’intestin du poisson jusqu'aux profondeurs de la mer. Il s’y est trouvé comme dans un palais, les deux yeux du poisson avaient l’éclat du soleil, et dans son intestin se trouvait une pierre précieuse dont la lumière permit à Yonah de voir toute l’activité des profondeurs de la mer. Toutefois, on est endroit d’argumenter que si cela est juste, alors pourquoi Yonah dit-il : "J'ai crié au Seigneur dans le fort de mon affliction" ? Par quelle affliction Yonah est-il atteint, étant donné qu’il se plaît dans le poisson ? En vérité, dès que le poisson eut permis à Yonah de voir l’activité du fond de la mer, il mourut, ceci parce que le poisson ne pouvait enfermer Yonah plus de trois jours. Ce n’est qu’après la mort du poisson que Yonah se trouva plongé dans l'affliction. Rabbi Eléazar dit : Après avoir été avalé par le poisson, Yonah s’est réjoui, car il avait pu contempler de nombreuses choses dans la mer. Le Saint, béni soit-il, tua le poisson, lorsqu’il vit que Yonah s’y plaisait. Les poissons de la mer se réunirent autour du corps du poisson mort et le déchirèrent. Alors Yonah fit monter sa prière au ciel. Ceci est l’explication quant à la raison pour laquelle le texte nomme d'abord le poisson "dag". Le Livre dit qu’il adressa sa prière au ciel, de l’intestin de la "dagah", car que le mot "dagah" désigne un poisson mort, comme il est écrit : "Et la dagah qui est dans le fleuve mourra." C'est également pour cette raison que Yonah a dit : "J'ai crié au Seigneur dans le fort de mon affliction (mitsara). " Mais il n'a pas dit "betzarah", parce que son affliction était seulement causée par l’ensemble des poissons qui déchiraient le cadavre du poisson qui l’avait avalé. C’est pourquoi Yonah dit :"J'ai crié des entrailles du tombeau", désignation du poisson mort. Dès que la prière fut prononcée, Dieu ressuscita le poisson, qui rejeta Yonah sur la terre à la vue de tout le monde, ainsi qu'il est écrit : "Et le Seigneur commanda au poisson de rendre Yonah, et il le jeta sur le bord." Ainsi le monde put contempler l'œuvre du Saint, béni soit-il. Le Livre dit : "Et Jonas adressa sa prière au Seigneur son Dieu." L'Ecriture ne se contente pas des mots "au Seigneur", mais elle ajoute encore "son Dieu", pour nous préciser qu’il s’était adressé au degré céleste qui convenait le mieux. De façon semblable, l’Ecriture dit : "Et le Seigneur dit à Moise : Pourquoi cries-tu vers moi ? " (Exode 14:15). Dieu voulait dire par là : Pourquoi t'adresses-tu à moi, au lieu de t'adresser au degré céleste que la circonstance exige. Et Dieu ajouta : "Dis aux enfants d'Israël qu'ils marchent." Comment pouvaient-il marcher, alors qu'ils se trouvaient aux bords de la mer ? Par les mots "qu'ils marchent", Dieu voulait dire qu'il convenait aux Israélites de s'adresser en l'occurrence au degré céleste qui correspondait à leur situation

Zohar 2:193a Et Aaron proclama, et il dit : Demain ce sera fête a Yhwh. Le terme : "Il proclama" désigne la Rigueur, comme nous le voyons dans Yonah.

Zohar 2:198b à 199b. Rabbi Abba fit son introduction : "Et leYhwh commanda au poisson ; et celui-ci jeta Yonah sur la terre ferme" (2:11). Quand commanda-t-il ? au cinquième jour de la création du monde, jour où les poissons furent créés, Dieu commanda qu'un jour précis serait un poisson qui avalerait Yonah et le contiendrait trois jours et trois nuits, pour enfin le rejeter. Ce n'est pas seulement valable pour Yonah, mais pour tous les événements présents qui furent prévus par Dieu au moment de la création. Le premier jour de la création où les cieux furent créés, Dieu prévu avec le ciel de laisser monter Élie dans un tourbillon. Également avec la lumière également, créée au premier jour, il prévit qu'elle s’estomperait durant trois jours en Égypte, pour y faire régner les ténèbres. Au second jour, il prévit avec les eaux qu'elles se sépareraient un jour en faveur d’Israël. Le troisième jour où la terre émergea des eaux, il prévit qu’elle s’ouvrirait et engloutirait Coré et ses adeptes. Au quatrième jour, où furent créés le soleil et la lune, il prévit que le soleil s'arrêterait au milieu du ciel au temps de Josué, ainsi qu'il est écrit : "Et le soleil s’arrêta au milieu du ciel" (Josué 10:13). Au cinquième jour, où furent créés les poissons et les oiseaux, il prévit que les corbeaux apporteraient de la nourriture à Élie durant la famine et qu'un poisson avalerait Yonah. Le sixième jour, Dieu créa l'homme et il prévit qu'une femme de ses descendants nourrirait Élie, comme il est dit : "J'ai ordonné à une femme veuve de te nourrir" (1Rois 17). Ainsi tout ce qui arrive dans ce monde a déjà été prévu par Dieu au moment de la création. Le récit de Yonah est une allégorie du cheminement de l'âme lorsqu'elle descend dans un corps. Pourquoi l'âme est-elle appelée Yonah ? Parce que, quand l'âme s'associe au corps, elle subit un préjudice. "Yonah" signifie porter préjudice, comme il est écrit : "Ne portez pas préjudice (thonou) a votre prochain" (Lévit. 25). Yonah s’embarque : c'est l'âme qui s'embarque ici-bas pour traverser l’océan de la vie. La barque risque se briser contre les vagues de la mer. Quand l'homme commet des péchés, il ressemble à Yonah, qui s'imaginait pouvoir se dérober à son Maître. C’est alors que Dieu déchaîne une grande tempête, car l'ange de la rigueur demande le châtiment du fautif. L'homme tombe alors dans un état de langueur, où il tombe malade. "Yonah descendit au fond du bateau et y dormit d'un profond sommeil". Malgré les épreuves, l'homme ne pense pas se ressaisir. Alors le pilote s'approche de lui et dit : "Comment peux-tu dormir ? Lève-toi et invoque ton Dieu." Le pilote, c'est l'esprit du bien qui guide la barque, il dit à l'homme: "Ne t'endors pas, reprends-toi et convertis-toi. Fais le bilan des actes de ta vie, souviens-toi que c'est d'une semence que tu fus formé, et n'oublie pas que tu vas retourner à la terre d'où tu es venu, et vois également si, parmi tes parents, il y a des justes dont tu pourrais faire valoir le mérite. Lorsque l'homme passe en jugement dans le monde d'en haut, de nombreux accusateurs se présentent devant le tribunal, et aussi des défenseurs. Si l'homme est condamné, l’âme est jetée à la mer, c’est-à-dire qu'elle se sépare du corps. C'est alors que la barque retrouve le calme et le repos dans le tombeau. Trois messagers célestes arrivent alors. Le premier inscrit les bonnes et les mauvaises actions accomplies en ce monde, le deuxième inscrit le nombre des jours vécus, et le troisième est celui qui se tenait à côté de l'homme lorsque celui-ci était encore dans le sein de sa mère. Lorsqu'on porte le mort au cimetière, ces trois messagers célestes crient (si l'homme en est digne): Rendez les honneurs à l'image du Roi ! Mais, s'il est coupable, les messagers crient : Malheur a celui-ci ! Il aurait mieux valu pour lui qu'il ne fût jamais né ! Le poisson qui avale Yonah est l'image du tombeau, l’intestin du poisson est l'image du Shéol. Âpres trois jours, les entrailles de l'homme s'ouvrent, et les excréments qu'elles renferment se répandent sur la face du mort. Les entrailles disent à l'homme : "Reprends ce que tu nous as donné. Tu as mangé et bu, et tu n'as jamais rien donné aux pauvres, tes repas étaient des festins, alors que les pauvres souffraient de la faim". C'est à ce châtiment du corps dans la tombe que font allusion les paroles de l'Ecriture : "Je jetterai sur vos visages les ordures de vos fêtes" (Malachie 2:3). Du troisième jour de la mort, jusqu'au trentième, les autres membres du corps, tels que les yeux, les bras, les pieds, reçoivent leurs châtiments. Durant ces trente jours, l'esprit' (Néfesh) est jugé en même temps que le corps, et c'est pourquoi il reste, durant ces trente jours, en bas et ne remonte pas en haut, telle une femme qui reste à côté de son mari durant l'époque de son impureté. Ensuite, l'esprit se lève, et le corps se décompose dans la terre et y reste jusqu'au jour ou Dieu ressuscitera les morts. Au jour de la résurrection, une voix céleste retentira sur les cimetières et dira : "Réveillez-vous de votre sommeil et chantez des louanges, vous qui reposez sous la terre, parce que la rosée qui tombe sur vous est une rosée de lumière, et la terre rejettera les géants" (Isaïe 26:19). Ceci aura lieu lorsque l'ange exterminateur aura disparu de ce monde. L'Ecriture dit que le poisson rejeta Yonah sur la terre ferme. C'est une allusion à la résurrection : Dès que la voix mentionnée aura retenti, tous les tombeaux rejetteront les morts. Que signifie "géant" ? Le mot "rephaïm" signifie les "guéris", car c'est dans le tombeau que les morts acquièrent la guérison, grâce aux peines qu'on leur fait subir. Le récit du poisson de Yonah inspire de la confiance à tout le monde, car si le poisson, après avoir gardé Yonah trois jours et trois nuits, l'a rejeté, a plus forte raison la terre rejettera-t-elle les morts.

Au sujet du retour du Hé : Zohar 3:122a - Raayah Méh’émnah. Ici nous avons le commandement de la Téshouvah (repentir, retour) qui nous vient de la Séphira appelée Binah. Depuis que le sanctuaire a été détruit à cause de nos péchés, il ne nous reste autre chose à faire qu'à confesser nos péchés, acte qui correspond à la Séphira Malkouth. Que signifie "Binah" ? "Binah" est l'anagramme de "ben iah", ce qui veut dire "fils du Yod et du Hé", c’est-à-dire le Vav. Celui qui fait Téshouvah ramène le Hé au Vav et le Nom de Dieu se trouve complet. C'est pourquoi la Téshouvah signifie le "retour du Hé", symbole du repentir. Quand l'homme commet un péché, il cause l’éloignement du Hé et sa séparation du Vav. C'est pourquoi le Temple a été détruit et Israël exilé. Celui qui fait pénitence et ramène le Hé est donc la cause de la délivrance d'Israël ; c'est pourquoi les Anciens ont dit que tout dépend de la pénitence et que le moment de la délivrance ne peut être fixé d'avance. Il faut que le Nom sacré soit complet, que le Hé soit ramené ; ainsi qu'il est écrit: "Et je le ferai pour mon nom." Et ailleurs : "Je le ferai pour moi." Si Israël ne fait pas pénitence, Dieu dit : Je vais lui susciter des rois dont les décrets seront plus terribles que ceux du Pharaon, et il se convertira par force. C'est pourquoi l’Ecriture dit : "Et tu reviendras enfin à Yhwh, ton Dieu" (Deut. 4:30). La Téshouvah est appelée "vie" d'où émanent les âmes d'Israël. C'est le souffle qui est symbolisé par le Hé de "behibaram" (Gen. 2:4), ainsi que dit l'Ecriture : "Mais l'homme vit de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" (Deut. 8:3). Et ailleurs : "Il voit l'image du Seigneur." (Nom. 12:8). Et ailleurs : "L'homme passe avec une image" (Ps. 39:7).