FINUL
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La Force
intérimaire des Nations unies au Ayant compté jusqu'à 6 000 hommes, elle est composée, en 1996, de 5 000 soldats : six bataillons (Fidji, Finlande, Ghana, Irlande, Nepal et Norvège) et quatre détachements de soutien logistique (France, Italie, Norvège et Pologne). Elle s'est heurtée à de graves difficultés sur le terrain et s'est révélée incapable d'accomplir la tâche qui lui était assignée. L'Armée du Liban Sud (ALS) du commandant Saad Haddad et les Israéliens s'opposeront à tout déploiement de la FINUL dans la zone qu'ils contrôlent, dans le sud. De nombreux incidents opposeront les palestino-progressistes, l'ALS et la FINUL. Celle-ci s'installe au nord du Haddadland, mais elle ne peut le séparer totalement de ses adversaires palestino-progressistes. Une trouée demeure, dans la vallée encaissée du Litani, autour du château de Beaufort, qui permet aux deux adversaires d'en découdre ; elle sera un des axes principaux de la pénétration israélienne lors de l'opération " Paix en Galilée ". En juin 1982, la FINUL confirme son impuissance : l'armée israélienne, dans sa marche vers Beyrouth, traverse impunément des zones sous contrôle onusien. Pendant les trois ans que dure l'occupation israélienne, les frictions sont nombreuses et la FINUL tente de limiter les effets de la politique dite de la " main de fer " sur les populations civiles. Javier Perez de Cuellar, alors secrétaire général de l'ONU, expliquera ainsi le dilemme des forces de la paix : " Pour des raisons évidentes, la FINUL n'a pas le droit d'empêcher les actes de résistance libanaise contre les forces d'occupation, pas plus qu'elle n'a le mandat ou les moyens d'empêcher des contre-mesures " (israéliennes). La FINUL et les autres " soldats de la paix " de l'ONU ont obtenu, pour leur action, le prix Nobel de la paix de 1988. Depuis le début de la mise en oeuvre des accords de Taëf, en 1989, l'armée libanaise - dans certains villages du Sud - a pris la relève de la FINUL. Mais celle-ci s'est, à plusieurs reprises, trouvée prise dans les combats dans le sud du Liban. En avril 1996 notamment, lors de violents bombardements israéliens, un camp de la FINUL, à Cana, où s'étaient réfugiés de nombreux civils, a été touché : une centaine de Libanais ont été tués. Un rapport des Nations unies accusera Israël d'avoir délibérément visé le camp. |
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