HARIRI (Rafik)
|
Né en 1944 à
Saïda, dans le sud du Très proche du roi Fahd, il cherche, à la fin des années 80, à participer aux négociations qui doivent entériner la fin de la guerre civile. Il est présent à Taëf, durant les tractations qui aboutiront à une nouvelle entente, ne ménageant pas ses subsides pour arracher le consentement de tel ou tel politicien. Ses relations d'affaires avec les milieux dirigeants syriens facilitent, bien évidemment, son rôle. Sa nomination au poste de premier ministre soulève un réel engouement populaire : on compte sur lui pour remonter une économie dévastée et faire renaître la prospérité. Mais l'imbrication entre les affaires publiques et les intérêts privés comme les incertitudes nées des difficultés des négociations entre la Syrie et Israël portent un coup à la crédibilité du premier ministre. Le projet de reconstruction du centre de Beyrouth, à travers une société contrôlée par lui, Solidere, soulève également de nombreuses critiques, à la fois sur le plan architectural - faut-il vraiment détruire la vieille ville ? - et financier. |
|
|
|