Choix de questions orales et écrites (avec leur N°)
et autres interventions
à l'Assemblée nationale et au Sénat
en 1984
 
 

Associations et mouvements
(politique en faveur des associations et mouvements)

11255. - 21 avril 1983. - M. Raymond Soucaret demande à M. le ministre délégué au temps libre, à la jeunesse et aux sports quand viendra devant le parlement le projet de loi relatif à la vie associative.
Réponse au 16 février 1984 - L'année 1982 a été pour la vie associative l'année de la concertation.
Le Gouvernement tenait avant de s'engager dans la voie des réformes visant à promouvoir la vie associative, élément essentiel de la nouvelle citoyenneté, à s'assurer que les grandes orientations soutenant son projet global s'appuyaient sur un consensus suffisamment large.
Cette vaste concertation a permis de prendre la mesure de la sensibilité des milieux associatifs et notamment de constater une réaction assez réticente quant au principe prévu d'un texte législatif unique, perçu parfois comme remettant en cause les principes fondamentaux de la loi de 1901. C'est pourquoi, à l'élaboration d'un projet de loi global a été préféré l'instauration d'une procédure visant à la mise en œuvre d'une série de dispositions d'ordre législatif ou réglementaire, élaborées en concertation avec le mouvement associatif.
Cette procédure  a été engagée avec la création du Conseil national de la vie associative (C.N. V .A.). Cette instance placée auprès du Premier ministre rassemble 49 représentants d'associations et 10 personnes qualifiées ; il a été mis en place le 5 juillet 1983, en présence du Premier ministre et du ministre délégué au temps libre, à la jeunesse et aux sports. Il fonctionne en toute indépendance et a pour mission de proposer un ensemble de mesures sur lesquelles le gouvernement se prononcera en vue de leur traduction en textes législatifs ou réglementaires. Ses premières réflexions portent sur les contrats d'utilité sociale, le statut de l'élu social et la création d'un fonds de développement solidaire de la vie associative.

37996. - 19 septembre 1983. -- M. Daniel Goulet s'étonne auprès de Mme le ministre délégué au temps libre, à la jeunesse et
aux sports de n'avoir pas obtenu de réponse à sa question écrite n° 29213 (publiée au Journal officiel du 21 mars 1983) par laquelle il lui  demandait le délai dans lequel le projet de loi relatif à la vie associative sera présenté devant le parlement. Il lui en renouvelle donc les termes.
Réponse au 20 février 1984 - L'année 1982 a été pour la vie associative l'année de la concertation. Le gouvernement tenait avant de s'engager dans la voie des réformes visant à promouvoir la vie associative, élément essentiel de la nouvelle citoyenneté, à s'assurer que les grandes orientations soutenant son projet global s'appuyaient sur un consensus suffisamment large.
Cette vaste concertation a permis de  prendre la mesure de la sensibilité du milieu, associatif, et notamment de constater une réaction assez réticente  quand au principe prévu d'un texte législatif unique, perçu parfois comme remettant en cause les principes fondamentaux de la loi de 1901.
C'est pourquoi, à l'élaboration d'un projet de loi global il a été préférée l'instauration d'une  procédure visant à  la mise en oeuvre d'une série de dispositions d'ordre législatif ou  réglementaire, élaborées en concertation avec le mouvement associatif. Cette procédure a été engagée avec la création du Conseil national de la vie associative (C.N.V.A.).
Cette instance, placée auprès du Premier  ministre rassemble quarante-neuf représentants d'association et dix personnes qualifiées; il a été mis en place le 5 juillet 1983 en présence  du Premier  ministre et du ministre délégué au temps libre, à la jeunesse et aux sports.
Il fonctionne en toute indépendance et a pour mission de  proposer un ensemble de mesures sur lesquelles le Gouvernement se prononcera en vue de leur traduction en textes législatifs ou réglementaires. Ses réflexions porteront sur les contrats d'utilité sociale, le statut de l'élu social et de la création d'un fond de développement solidaire de la vie associative. ( Cette réponse constituera une "réponse type" qui sera souvent faite aux représentants de l'opposition. Plutôt que de la réécrire, j'y ferai un renvoi. )

24807. - 20 décembre 1982. - M. Henri Bayard expose à Mme le ministre délégué au temps  libre, à la jeunesse et aux
sports que le communiqué publié à l'issue du Conseil des ministres mercredi 1er décembre fait état d'une communication qu'il a présenté sur les mesures visant à promouvoir la vie associative.
Il lui demande de bien vouloir lui indiquer quels sont les grands principes qui seront retenus dans l'élaboration du projet de loi devant être prochainement déposé sur le bureau du parlement. Il souhaite également savoir si dans le cadre de la déduction fiscale accordée aux versements effectués à des œuvres d'intérêt général, il sera possible de déduire les sommes versées à certaines associations et sous quelles conditions.

34867. - 27 juin 1983. - M. Henri Bayard s'étonne auprès de Mme le ministre. délégué au temps libre, à la jeunesse et aux
sports de ne pas avoir reçu de réponse à sa question n° 24807 insérée au Journal officiel du 20 décembre 1932 et relative à la promotion de la vie associative. Il souhaiterait recevoir les éléments de réponse à cette question.

46004. - 20 février 1984. - M, Henri Bayard s'étonne auprès de Mme le ministre délégué eu temps libre, à la jeunesse et aux sports, de n'avoir pas reçu de réponse à sa question n. 24807 (insérée au Journal officiel du 20 décembre 1982), rappelée par la question n°34867 du 27 juin 1983 et relative au projet de loi sur la vie associative. Il souhaiterait recevoir les éléments de réponse.
Réponse :

32187.- 23 mai 1983 - M. Hervé Vouillot demande à Mme le ministre délégué au temps libre, à la jeunesse et aux sports de préciser les orientations et les perspectives de son ministère concernant les mesures réglementaires et législatives en faveur du développement de la vie associative.
Réponse au 20 février 1984.

25 mai 1984
M. le président. La parole est à M. Sainte-Marie, pour exposer sa question .

M. Michel Sainte-Marie. Le 10 juin 1981, le conseil des ministres confiait au ministre du temps libre la mission d'élaborer des propositions dc nature à permettre la promotion dc la vie associative.
A la suite d'une large concertation avec l'ensemble du mouvement associatif, le Gouvernement a arrêté, le 1er décembre.   1982, un certain nombre dc dispositions explicitées par le prédécesseur de Mmc Avice, M. André Henry, au cours de sa conférence de presse du 7 décembre.
Ces mesures, réclamées depuis de nombreuses années, ont été accueillies très favorablement par les associations qui ont pu constater que les pouvoirs publics souhaitaient leur donner enfin  les moyens dc développer leurs actions, tout en respectant leur autonomie. Pourtant, les responsables du secteur associatif sont aujourd'hui inquiets, car dc nombreuses dispositions annoncées en 1982 n'en sont encore qu'à l'état de projets.
Certes, le conseil national de la vie associative, institué par le décret du 25 février 1983 n'a été installé par le Premier ministre que le 12 juillet de la même année, mais il importe maintenant que soient résolus un certain nombre de problèmes. Il en est ainsi de l'exonération de la taxe sur les salaires pour les postes financés sur fonds publics. Au cours de la discussion à l'Assemblée nationale du .projet dc loi da finances pour 1983, le ministre du budget s'était engagé dans ce sens et Mme le ministre du temps libre avait indiqué qu'à compter du 1er décembre 1984, 3614 postes Fonjep, financés par l'État, seraient exonérés dc la taxe sur les salaires. Cette décision devait permettre aux associations de faire face à des difficultés dues à la lourdeur de leurs charges sociales.
Un autre sujet de préoccupation tient il l'assujettissement à la T.V.A. des associations exerçant des activités de formation professionnelle. Ces associations, à but non lucratif, sont régies par la loi de 1901 et les formations qu'elles dispensent font,
dans la plupart des cas, l'objet de conventions avec l'État qui leur confie ainsi une véritable mission de service public. Il convient donc qu'elles soient exonérées de la T.V.A., sinon elles pourraient être obligées, à court terme, pour certaines d'entre elles tout au moins, de cesser leurs activités.
Il faut également agir en faveur de la presse associative qui occupe une place considérable dans le secteur de la communication sociale. Il est indispensable que le Gouvernement prévoie en sa faveur des mesures significatives, incluses dans l'étude sur la réforme du régime économique de la presse. Parmi celles annoncées en 1982 figurait, pour les associations; la possibilité de conclure avec les pouvoirs publics des contrats d'utilité sociale.
Dans la mesure où les associations jouent de plus en plus un rôle important dans le domaine économique et social, il est normal que leur soit accordée par l'État une reconnaissance d'utilité sociale. Pour que le mouvement associatif puisse continuer à se développer, il faut, sans que soit mis en cause le bénévolat, que ses animateurs aient le temps, les moyens, la formation nécessaire à l'exercice de leur mandat. C'est pourquoi ils attendent que soit créé le statut de l'élu associatif qui donnera à tout citoyen, travailleur ou non, quelle que soit sa situation, la possibilité de pouvoir réellement exercer une responsabilité dans le mouvement associatif ou, tout au moins, que soient instaurées les premières dispositions allant dans ce sens.
La  mise en œuvre de mesures permettant le développement de la vie associative ne pourra se faire que si les ressources financières suffisantes sont prévues. Tel est l'objectif. du fonds de développement de la vie associative dont la création a été annoncée le 1er décembre 1982 et qui était réclamée depuis longtemps.
Enfin les associations sont  inquiètes devant la régression des subventions qui leur sont accordées. Cette situation, si elle. se prolongeait, mettrait en péril le travail qu'elles accomplissent et pourrait aboutir à la disparition de certaines d'entre elles.
   Les associations ont certes apprécié les efforts déployés en leur faveur depuis mai 1981 et qui dépassent de beaucoup ceux accomplis par les gouvernements précédents et elles savent pouvoir compter sur la volonté personnelle du. ministre du temps libre pour les  aider à résoudre les difficultés auxquelles elles doivent faire face quotidiennement.

 M. le président. La parole est à M. le ministre de l'agriculture.

M. Michel Rocard, ministre de l'agriculture. Mme Avice, retenue par d'autres engagements, me prie de l'excuser auprès de vous ce matin et elle m'a fait tenir des éléments de réponse que je vais porter à votre connaissance.
Votre question porte sur des points très précis, mais elle les regroupe de manière telle qu'elle nous conduit à dresser l'inventaire des mesures prises en faveur de la vie associative, depuis 1981.
Je vais commencer  par cela avant  d'évoquer les  mesures en cours d'étude et les actions prévues en 1984.
A l'issue de la consultation nationale, des associations menée en 1981-1982, et tenant compte de ses résultats, le Gouvernement a estimé que la volonté de promouvoir la vie associative devait se traduire par l'adoption progressive de mesures législatives et réglementaires.
Premièrement, la loi n. 81-909 du 9 octobre 1981 a modifié la loi de 1901 pour ce qui concerne les associations dirigées, en droit ou en fait, par des étrangers, en prévoyant. l'application à celles-ci du droit commun des associations.
Deuxièmement, la loi de finances pour 1983 exonère, en son article 9, paragraphe 1, les associations de la taxe sur les salaires dans la. limite de 3 000 francs par an.
 Troisièmement, les salaires versés par les associations aux personnes employées lors des manifestations de bienfaisance ou de soutien qu'elles organisent, et qui sont exonérées dc T.V.A. sont également exonérés de la taxe sur les salaires en application de l'article 9, paragraphe l, de la loi de finances pour 1963.
Quatrièmement, le nombre de manifestations. de bienfaisance ou de soutien exonérées de T. V.A. a été porté à six - au lieu de : quarte - par l'article 9, paragraphe 2, de la loi de finances pour 1983.
Cinquièmement,  l'article 87 de ta 101 de finance pour 1982 a porté de 1 à 3 p. 100 la limite de déductibilité du revenu imposable pour les dons en faveur des associations reconnues d'utilité publique.  Cette mesure a .été étendue par l'article 10 de la  loi de finances pour 1983 aux associations des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin. et de la  Moselle, reconnues d'utilité publique avant la mise en vigueur code civil local de 1908.
Sixièmement, la loi de finances pour 1984 prévoit que les versement effectués au profit de fondations ou associations reconnues d'utilité publique ouvrent droit à une déduction ne devant pas dépasser 5 p. 100 du revenu imposable. Cette déduction est de 1 p. 100 pour les organismes d'intérêt général à caractère philanthropique,  éducatif, scientifique, social, familial ou culturel . Ces déductions sont subordonnées à la production de justificatif. ce qui est bien le moins.
Septièmement, le nombre. des postes Fonjep est passé de 741 en 1981 à 2200 en 1984, pour le seul ministère du temps libre, de la jeunesse et des sports. Ce nombre est de 3 818 pour l'ensemble des départements ministériels qui. participent au. Fonjep. La participation de l'État est passée de 31020 francs en 1981 à 1 42 666 francs en 1984, soit une augmentation de 38 p. 100.
Huitièmement, une participation de l'État de 1 000 francs par poste Fonjep au titre du paiement de la taxe sur les salaires, a été mise en place en 1984.
J'en viens aux mesures qui sont à l'étude avec le conseil national de la vie associative.
Par décret du 25 février 1983 a en effet été créé le conseil national de la vie associative, le C. N. V, A. Ce conseil est une instance consultative placée auprès du Premier ministre et il regroupe des représentants de l'ensemble du secteur associatif .
A  l'issu. de sa session plénière du mois de mars 1984, le  C. N.V.A.  a formulé  des avis, et soumis des propositions au Gouvernement pour favoriser le développement de la vie associative. Ces avis et propositions portent sur le statut de l'élu
associatif, le fonds de développement solidaire de la vie associative, les contrats pluri-annuels d'utilité sociale, la presse associative et la: formation des animateurs.
L'ensemble des ministères concernés poursuit l'étude de ces thèmes afin de donner, éventuellement, une suite législative ou  réglementaire aux propositions du conseil national: de la vie associative.
En ce qui concerne les actions  en 1984, je précise qu'une série de  mesures est prévue en faveur du mouvement associatif au
cours du deuxième trimestre de cette année.
Des conventions avec des villes pilotes vont permettre de valoriser et d'intensifier les actions menées par les associations  en. mettant en évidence les thèmes particuliers à préciser pour chaque ville retenue.

Une journée "vie associative en ville nouvelle" se déroulera le 23 juin à Saint-Quentin-en- Yvelines. Organisée avec le secrétariat d'État charge du  Plan, le groupement central des vIlles nouvelles et le conseil national de la vie associative, cette journée portera sur la reconnaissance de l'activité des associations dans l'ensemble des villes nouvelles et l'importance de leurs efforts  dans l'animation de la vie sociale.
Une semaine des associations se déroulera dans toute là France, entre le 20 septembre et le 20 octobre, autour de trois formes l'actions : des opérations de type "Forum des associations"   présentant la richesse et la diversité de la vie associative; des "carrefours" d'information portant sur l'engagement social volontaire, et le dialogue des associations avec les collectIvités
locales et territoriales dans le cadre de la décentralisation; enfin, les actions d'information sur la vie associative en direction des médias locaux, régionaux et nationaux.
S'agissant de la communication sociale, un plan d'installation d'un réseau local, départemental et régional est mis en œuvre en faveur des associations. Il durera environ trois ans. Il comprend déjà dix centres de ressources locales -groupes techniques à
la disposition des associations - et vingt-cinq ateliers de la communication sociale et deux agences régionales sur le point
d'être créées.
L'institut national d'éducation populaire verra l'installation d'une médiathèque dont les premiers éléments sont déjà en
place.
Ainsi, monsieur le député, outre les actions déjà réalisées qui démontrent à l'évidence l'important travail accompli par le ministère du temps libre, de la jeunesse et des sports pour favoriser le mouvement associatif, les éléments sont en place pour assurer en, 1985, dans le cadre de la politique définie par le Gouvernement  des dispositions qui seront arrêtées pour la loi de finances de 1985, une nouvelle étape dans la promotion de la vie associative.

M.  le président. La parole est  à M. Sainte-Marie

M. Sainte-Marie .Monsieur le ministre; vous venez de  lire l'inventaire des mesures qui ont été prises depuis 1981 en faveur de la vie associative. A l'évidence cet effort est sans commune mesure avec la grisaille qui a caractérisé la politique menée  dans ce domaine pendant des années et des années, et on peut même parler de la carence des gouvernements précédents.  Je fais une exception pour M. Maurice Herzog qui a accompli - je tiens à le souligner à nouveau - un remarquable effort.

Je reconnais la diversité des actions qui sont proposées pour 1984 et qui seront, j'en suis persuadé, menées. Je dois cependant insister sur l'urgence des problèmes qui ont fait l'objet des délibérations du conseil national de la vie associative. Étant donné la situation actuelle, marquée par la politique de rigueur, il est parfaitement compréhensible qu'il y ait des retards. Mais qu'aucune des mesures annoncées n'ait reçu un commencement d'application, je ne peux m'en satisfaire.
Ce qui est très positif, c'est la façon tout à fait nouvelle dont le dialogue est engagé entre le Gouvernement et les associations. Mais certaines de celles qui s'occupent de formation professionnelle risquent de connaître des mois très difficiles.
Le Gouvernement, le Parlement, le pays se préoccupent aujourd'hui, à juste titre, de l'école. La vie associative est un autre pilier de la démocratie qu'il ne faut absolument pas sous-estimer. Je sais que c'est le souci personnel de Mme le ministre au temps libre, à la jeunesse et aux sports et aussi le vôtre, monsieur le ministre. Je vous remercie de votre réponse à une question qu'en tant que député de la majorité je me devais de poser.
 

47635. - 2 avril 1984. - Mme Marie-France Lecuir attire l'attention de Mme le ministre délégué au temps libre, à la jeunesse et au sports sur l'intérêt que présentent, pour la formation des jeunes, les nombreuses associations qui ont pour vocation de promouvoir auprès du public la micro informatique.
Elle lui demande en particulier quelles aides spécifiques auxquelles, hormis les subventions émanant des municipalités ou des conseils généraux, elles peuvent prétendre pour acquérir les matériels indispensables.
Réponse du 28 mai 1984 -  Le ministre du temps libre, de la jeunesse et des sports est conscient de l'intérêt que présente pour les jeunes une sensibilisation et une formation dans les technologies nouvelles et plus particulièrement la micro-informatique. C'est la raison pour laquelle il met progressivement en place, depuis 1981, un programme de développement de la micro-informatique au sein des loisirs des jeunes avec le concours de l'Agence de l'informatique. Actuellement, vingt et une régions et quatre départements, dont trois en de l'Ile-de-France, sont bénéficiaires de ce programme pédagogique intéressant et qui dispose d'animateurs compétents pour encadrer les activités.
Le choix des associations affectataires du matériel est fait par un comité national de coordination sur propositions de Commissions de l'informatique présidées par les directeurs régionaux ou départementaux du temps libre, de la jeunesse et des sports.
Toutefois, compte tenu de l'ampleur des besoins dans ce domaine, l'aide de l'État a un caractère essentiellement incitatif, le concours financier des collectivités locales est également requis.
(Ces associations ont fait remarquable travail de vulgarisation informatique avec un matériel extrêmement sommaire : Il n'y avait pas encore de norme généralisée ; la comptabilité était aléatoire entre les marques et la puissance des puces était encore balbutiante ...)

45766 - 5 mars 1984 - Mme Marie-France Lecuir demande à Mme le ministre délégué au temps libre, à la jeunesse et aux sports quelles réflexions ont été tirées de la large consultation entreprise par le ministre du temps libre sur une réforme de la loi de 1901 sur les associations et quels sont ces projets en ce domaine.
Réponse au 14 mai 1984

46464 - 12 mars 1984 - Après consultations de milliers d'associations dans le but de préparer un projet de loi concernant la vie associative, le parlement n'a toujours pas été saisi d'un texte qui pourtant a été annoncé depuis longtemps par le gouvernement. M. Jean-Paul Fuchs demande à Mme le ministre délégué au temps libre, à la jeunesse et aux sports l'état actuel des travaux de préparation de ce projet de loi. Il lui demande quelles en sont les grandes lignes si celles-ci ont déjà été fixées et si éventuellement l'on peut connaître dès aujourd'hui une date à laquelle sera déposé le projet devant l'Assemblée nationale.
Réponse au 14 mai 1984

18201 -5 juillet 1984 -  M. Daniel Percheron attire l'attention de M. le Premier ministre sur la situation actuelle des élus sociaux. Le développement considérable du secteur associatif fait qu'actuellement celui-ci est reconnu comme un partenaire à part entière. Aussi, il devient nécessaire de permettre aux animateurs de disposer du temps, des moyens et de la formation nécessaire à l'exercice de leurs fonctions.
En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui préciser l’intention du Gouvernement en ce qui concerne la mise en place d'un statut de l'élu social qui devrait favoriser l'exercice de responsabilités associatives par tout  individu. (Question transmise à M. le ministre délégué à la jeunesse et aux sports)
Réponse du 11 octobre 1984 -  Le Conseil national de la vie associative créé par un décret du 25 février 1983 s'est vu confier les missions suivantes:
- établir un bilan annuel de la vie associative ;
- faire toutes propositions de réformes susceptibles d'améliorer la vit associative ;
- conduire les études qui lui paraîtraient utiles au développement de la vie associative.
Lors de l'installation de ce conseil, en juillet 1983, le Premier ministre indiquait le rôle important qu'il aurait à jouer. Ainsi, dès la première réunion du bureau de cette instance, trois dossiers étaient mis à l'ordre du jour des travaux :
- la création d'un fonds de développement solidaire de la vie associative ;
- les contrats d'utilité sociale ;
- le statut de l'élu social.
Chacun de ces trois thèmes fait l'objet d'un groupe de travail qui s'est réuni et a élaboré des propositions qui ont été présentées à la séance plénière des 19 et 20 mars 1984. Concernant le statut de l'élu social, l'avis insiste sur la nécessité de permettre aux élus des associations d'accomplir la mission qui leur a été confiée. Pour cela il convient d'une part qu'ils disposent du temps nécessaire et que d'autre part ils puissent recevoir une indemnisation en cas de perte de salaire. Le Conseil  national de !a vie associative propose également que soit mis en place une formation de ces bénévoles. Un comité interministériel s'est tenu   le 21 juin 1984 afin d'examiner ces avis et des groupes de travail ont été constitués afin d'étudier les propositions. Ces groupes devront remettre leurs conclusions au Premier ministre avant la fin de l'année 1984.
 

19933 - 18 octobre 1984 M. Paul Robert demande à M. Le Premier ministre quel sort a subit l'avant projet sur la promotion de la vie associative vivement attendu par les associations, et quel est sa position actuelle sur les dispositions qui traitent de l'allégement des charges fiscales et sociales et sur la création éventuelle d'une catégorie d'associations dites d'utilité sociale qui aurait bénéficié de l'aide publique. (Question transmise à M. le ministre délégué à la jeunesse et aux sports)
Réponse au 20 décembre 1984 . L'année 1982 a été marqué par le déroulement d'une vaste concertation au cours de laquelle les responsables d'associations nationales et locales ainsi que les élus ont pu faire connaître leurs points de vue à partir d'un document d'orientation.
L'exploitation des réponses très nombreuses collectées à l'issue de cette phase de concertation a montré l'attachement aux principes de liberté introduits par la loi du 1er juillet 1901, les différences d'appréciation quant au principe même de la reconnaissance d'utilité sociale et les craintes quant aux modalités de sa mise en oeuvre.
Il est apparu dès lors au gouvernement qu'il paraissait plus efficace et plus conforme aux aspirations de la majorité des partenaires intéressés d'adopter une démarche progressive. En outre le principe d'une reconnaissance d'utilité sociale à caractère institutionnel portant sur l'association elle même a été écarté au profit d'une reconnaissance de nature contractuelle. Il s'agirait de passer avec les associations des contrats d'utilité sociale portant sur des activités précises.
Par ailleurs, en 1983 a été crée par décret n°83-140 du 23 février 1983, le conseil national de la vie associative ; cette instance placée auprès du Premier ministre compte 59 membres représentant le mouvement associatif dans sa diversité. Ce conseil s'est aussitôt saisi de quatre dossiers principaux :
1° - la réalisation d'un bilan de la vie associative qui sera présenté à l'automne 1984. Il aura pour but d'essayer de mesurer la réalité associative en terme de chiffres;
2° - la création d'un fonds de développement solidaire de la vie associative;
3° - les contrats d'utilité sociale;
4° - le statut de l'élu social.
Ces trois dernières études ont fait l'objet de groupes de travail qui se se sont réunis plusieurs fois et ont présenté leurs premières conclusions à l'ensemble du conseil lors de la séance plénière qui s'est tenu les 19 et 20 mars derniers. Ces avis ont été présentés au Gouvernement et des groupes de travail interministériels se sont réunis afin d'étudier les propositions et les éventuelles dispositions qui pourront être prises par voie législative ou par voie réglementaire selon le cas. Concernant la création d'un fonds de développement de la vie associative, le communiqué du conseil des ministres du 23 octobre 1984 a précisé que, parallèlement à la création du loto sportif, un financement du développement des actions menées par les associations sera mis en place. Les discussions sont engagées entre les différents partenaires afin d'étudier les modalités de mise en place de ce fonds.
( Cette réponse constituera une "réponse type" qui sera souvent faite aux représentants de l'opposition. Plutôt que de la réécrire, j'y ferai un renvoi. )
 
 

50811. - 28 mai 1984. - Mme Berthe Fièvet attire l'attention de M. le ministre délégué à la jeunesse et aux sports sur le fait que le développement du secteur associatif, reconnu aujourd'hui comme un nouveau partenaire, doit s'accompagner des mesures permettant aux animateurs dc disposer du temps, des moyens ct de la formation nécessaires à l'exercice de leurs fonctions.
Elle lui demande en conséquence de bien vouloir lui préciser l'intention du gouvernement touchant la mise en place, conformément aux récentes dispositions du Conseil national dc la Vie associative, d'un statut de l'élu social qui devrait favoriser l'exercice de responsabilités associatives par tout individu, quelle que soit sa situation familiale, sociale ou économique.
Réponse au 3 septembre 1984. - Le Conseil national de la vie associative créé par un décret du 25 février 1983 s'est vu confier les missions suivantes:
- établir un bilan annuel de la vie associative ;
- faire toutes propositions de réformes susceptibles d'améliorer la vit associative ;
- conduire les études qui lui paraîtraient utiles au développement de la vie associative.
Lors de l'installation de ce conseil, en juillet 1983, le Premier ministre indiquait le rôle important qu'il aurait à jouer. Ainsi, dès la première réunion du bureau de cette instance, trois dossiers étaient mis à l'ordre du jour des travaux :
- la création d'un fonds de développement solidaire de la vie associative ;
- les contrats d'utilité sociale ;
- le statut de l'élu social. (article 2 du décret ).
Lors de l'installation de ce conseil, en juillet 1983, le Premier ministre indiquait le rôle important qu'il aurait à jouer. Ainsi, dès la première réunion du bureau de cette instance, trois dossiers étaient mis à l'ordre du jour des travaux :
- la création d'un fonds de développement solidaire de la vie associative ;
- les contrats d'utilité sociale ;
- le statut de l'élu social.
 Chacun de ces trois thèmes fait l'objet d'un groupe de travail qui s'est réuni et a élaboré des propositions qui ont été présentées à la séance plénière des 19 et 20 mars 1984. Concernant le statut de l'élu social, l'avis insiste sur la nécessité de permettre aux élus des associations d'accomplir la mission qui leur a été confiée. Concernant statut dc t'élu social, l'avis insiste sur la nécessité de permettre aux élus des associations d'accomplir la mission qui leur a été confiée. Pour cela il convient d'une part qu'ils bénéficient du temps nécessaire et que d'autre part ils puissent recevoir une indemnisation pour ce temps perdu. Le Conseil national de la Vie Associative propose également que soit mis en place une formation de ces bénévoles. Le gouvernement étudie ces propositions afin notamment dc permettre aux membres élus des associations de remplir leur mission.

31445. - 2 mai 1983. - M. Jean-Paul Fuchs demande à M. le ministre de l'éducation nationale de lui indiquer le nombre de postes d'enseignement mis à la disposition d'associations dans les différentes régions. Il lui demande aussi de lui indiquer quelle a été l'évolution dans les dix dernières années.

19279. - 13 septembre 1984. - M. Pierre-Christian Taittinger demande à M. le secrétaire d'État auprès du Premier ministre (techniques de la communications) quelles ont été les conclusions du groupe dc travail chargé d'étudier le régime des aides aux publications associatives. Quelles mesures pratiques le Gouvernement envisage-t-il de prendre à la suite de ces travaux

43390. - 16 janvier 1984. - M. Jean-Paul Fuchs s'étonne auprès de M. le ministre de l'éducation nationale de ne pas avoir reçu de réponse à sa question écrite n° 31445 publiée dans le Journal officiel du 2 mai 1983 relative au nombre de postes d'enseignement mis à la disposition d'associations dans les différentes régions. Il lui en renouvelle les termes.
Réponse au. 24 septembre 1984- La question posée par l'honorable parlementaire, de la répartition entre les différentes régions des postes d'enseignants mis à la disposition d'associations n'a pas manqué, dés qu'elle fut posée, d'être étudiée par les services du ministère de l'éducation nationale. Il est apparu toutefois impossible d'élaborer une réponse pertinente et précise dans des délais rapprochés pour les raisons exposées ci-après.
Comme le rappelle le tout récent rapport du Comité central d'enquête sur le coût et le rendement des services publics sur la mise à disposition des agents des services publics, cette situation des fonctionnaires n'avait pas d'assise réglementaire avant la loi du 11 janvier 1984 qui traite en son article 44 de la mise à disposition de fonctionnaires auprès d'organismes à caractère associatif assurant des missions d'intérêt général ; la mise à disposition ne faisait souvent l'objet d'aucun acte administratif.
Pour remédier à cette situation et dans le souci d'établir plus de transparence et d'équité dans l'attribution de ces concours en personnels, le ministère de l'éducation nationale subordonne désormais la mise à disposition à l'habilitation des associations suivant des critères définis par l'instruction n° 82-218 du 19 mai 1982 et à la passation ultérieure de conventions définissant les champs et modalités de la coopération entre ces associations et le service public.
Par ailleurs, les emplois budgétaires de mises à disposition sont maintenant nettement spécifiés dans les documents budgétaires. Ainsi a-t-il été possible d'apporter une réponse à la question écrite n° 38341 du 3 octobre 1983 de M. d'Aubert portant sur la répartition dc ces emplois budgétaires d'enseignants entre les associations complémentaires de l'enseignement public; réponse parue au Journal officiel n° 6 du 6 février 1984.
La présente question. implique, pour y répondre que soit connue la qualification territoriale des différents postes. A cet égard, il est extrêmement difficile, bien que l'instance nouvelle du Comité national des associations complémentaire de l'enseignement public (C.N.A.C.E.P.) s'y emploie, d'éviter les interférences entre niveau de gestion des membres des personnels mis à disposition et niveau géographique de leur activité de mis à disposition.
Ainsi des instituteurs qui appartiennent aux corps de leurs départements d'origine exercent des fonctions nationales tandis que des enseignants du second degré à gestion nationale exercent des fonctions de niveau départemental dans les associations. Par suite, il n'existe pas actuellement de tableau de synthèse par académie des postes de mis à disposition.
A la demande du C.N.A.C.E.P., les services de l'administration centrale s'efforcent actuellement de définir le niveau géographique de responsabilité des mis à disposition et d'obtenir des services extérieurs et en particulier des inspections académiques des informations parfaitement sûres quant au nombre et à la qualité des mises à disposition, la situation héritée de procédures passées de décisions au coup par coup rendant la tâche longue et délicate.
Dans le cadre des Comités régionaux des associations complémentaires de l'enseignement public (C.R.A.C.E.P.), les services rectoraux sont chargés de recenser les postes de mise à disposition intéressant l'académie concernée. Ces données encore indicatives pourraient à sa demande être fournies à l'honorable parlementaire. Le C.N.A.C.E.P. procède au recueil de ces données dans le but d'assurer à terme une couverture équitable dc différentes régions tenant compte de la démographie mais en la corrigeant par la nécessité d'un seuil minimal pour l'animation post et périscolaire dans les zones à faible peuplement.
(Trois autres députés poseront le même genre de question cette année-là).
(J'ai été bénéficiaire d'un de ces postes d'oeuvre de 1972 à 1987 .Le fondateur de la Ligue de l'enseignement écrivait (1865) que le but de nos actions était de " faire penser ceux qui ne pensent pas, faire agir ceux qui n'agissent pas ; faire des hommes et des citoyens" Au travers de nos activités, de nos actions militantes, nous avions oeuvré, consciemment ou non, pour l'avènement d'un gouvernement de gauche, pour l'élection de M. Mitterand à la présidence de la République. Il est évident que par la suite nous avons été un des moteur de l'action gouvernementale en matière de politique associative et d'économie sociale.
Mais, comme il est écrit ci-dessus, nous n'avions pas d'assise réglementaire avant la loi du 11 janvier 1984.
La droite, consciente de cet état de fait, supprimera les "postes d'oeuvre" pour la rentrée scolaire 1987 après l'arrivée de la première cohabitation.
Il fallait s'y attendre ; j'ai encore dans les yeux et les oreilles une des apparitions télévisées de Monsieur Toubon lors de  la campagne électorale de 1986. Il stigmatisait les centaines ( ou milliers ?) d'enseignants qui n'étaient pas dans leur classe et qui faisaient autre chose que de l'enseignement. Depuis, les enseignants sont "détachés", c'est à dire qu'ils sont pris en charge financièrement par les oeuvres où ils sont rattachés)
 

 N° 758, 12 décembre 1984.- M. Jean-François Hory attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du Premier ministre. chargé de l'économie et des finances, sur une question concernant la vie associative. Dimanche dernier, Monsieur le premier ministre avait annoncé officiellement la création d'un fond national de développement de la vie associative. Cette mesure avait été envisagée lors de l'examen du budget de l'économie sociale. Il lui demande de bien vouloir préciser à l'Assemblée nationale quels seront les moyens budgétaires de ce fonds et quels seront les modalités d'intervention d'une institution qui était attendue depuis très longtemps par le monde associatif.
 
 
 
 

Maurice Gelbard
9, chemin du clos d'Artois
91490 Oncy sur École
ISBN 2 - 9505795 -2 - 3
Dépôt légal 2ème trimestre 1999