Choix de questions orales et écrites (avec leur N°)
et autres interventions
à l'Assemblée nationale et au Sénat
en 2000

Associations et mouvements
(politique en faveur des associations et mouvements)

 Nº 23751 du 23/03/2000 M. André Dulait appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la déception des petites et moyennes associations composées uniquement de bénévoles qui regrettent que les projets gouvernementaux dans le domaine associatif ne prennent pas suffisamment en compte leurs préoccupations concernant notamment le chèque emploi-associations, la Commission départementale de l'économie sociale, la réforme du code des débits de boissons ou encore les centres de formalités des associations.
Il demande si le Gouvernement envisage de prendre des initiatives afin d'intégrer les petites associations dans le cadre des consultations régionales de l'économie sociale et solidaire.
Réponse publiée le 31/08/2000. - Les consultations régionales de l'économie sociale et solidaire, organisées par la ministre de l'emploi et de la solidarité, la ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement et le ministre délégué à la ville, se sont déroulées de février à la fin du mois d'avril 2000.
Dans le prolongement des Assises nationales de la vie associative, les vingt-deux réunions ont permis de réunir plus de 4 000 personnes appartenant à tous les secteurs de l'économie sociale et solidaire, parmi lesquelles figurait un nombre important de petites et moyennes associations. Au cours de la journée nationale, organisée le 5 juin 2000, présidée par le secrétaire d'Etat à l'économie solidaire, la synthèse des constats et propositions formulées au cours des consultations régionales a été réalisée. L'ensemble des propositions des participants font l'objet actuellement d'une expertise des services compétents afin de permettre leur mise en œuvre dans les meilleurs conditions.
L'extension aux petites associations du chèque emploi-service, qui est mis à la disposition des particuliers employeurs, a été envisagé dans le but de simplifier pour l'employeur les obligations matérielles liées à l'établissement de la fiche de paie et les déclarations auprès des organismes sociaux. Dans le cas des petites associations, ce dispositif se heurte à des difficultés spécifiques de mise en œuvre qui s'expliquent par la diversité des secteurs d'emploi des salariés couverts par des conventions collectives différentes, le nombre important de paramètres servant à établir la rémunération, la définition des modalités de gestion globale de ce projet par les URSSAF. Ces difficultés notamment expliquent que les délais de mise en œuvre de ce dispositif soient importants, d'autant qu'il nécessite une large consultation des partenaires sociaux.
La simplification des conditions de délivrance de l'autorisation demandée par les petites associations pour organiser des ventes d'objets divers devrait aboutir dans le cadre de l'amendement introduisant un article 27 B au projet de loi relatif aux nouvelles régulations économiques, adopté en première lecture par l'Assemblée nationale le 2 mai 2000. Ce texte vise à substituer, pour l'organisation des ventes au déballage d'importance réduite, à une autorisation préalable un simple régime déclaratif, sous réserve de la consultation préalable de la chambre de commerce et des métiers.
Par ailleurs, la loi de finances pour 2000 comprend diverses dispositions simplifiant les obligations fiscales et comptables des associations. Ainsi, les associations exerçant des activités lucratives marginales sont exonérées des impôts commerciaux si les recettes tirées de ces opérations n'excèdent pas 250 000 francs.
Enfin, dans le domaine de l'accueil et de l'information des petites associations, l'installation des " missions d'accueil et d'information ", par une circulaire publiée au Journal officiel du 30 décembre 1999, doit permettre d'assurer, par exemple, la coordination des fonctions d'accueil au sein des services de l'Etat, la diffusion des informations, le suivi de la formation des agents appelés à travailler à travailler avec les associations.

 Nº 23803 du 23/03/2000  Les dernières Assises nationales de la vie associative ont donné lieu à des textes tournés vers l'économie sociale, la création d'emplois et l'organisation administrative des associations. Or ceux-ci semblent ne pas tenir compte des dissemblances entre les grandes associations professionnalisées et les petites et moyennes associations (PMA) qui composent pourtant 80 % du monde associatif. M. Gérard Cornu souhaite appeler l'attention de Mme le ministre de l'emploi et de la solidarité sur les nombreuses difficultés quotidiennes que rencontrent les PMA et qui risquent à terme de faire disparaître le tissu associatif tant la démobilisation et la résignation des 7 millions de bénévoles qui le constituent sont fortes.
Par ailleurs, l'ensemble des petites et moyennes associations s'inquiète d'être absent des consultations régionales de l'économie sociale et solidaire et de ne pas voir prises en compte ses propositions concrètes émises lors des Assises nationales.
Face à la menace qui pèse sur le monde associatif, il lui demande de prendre en considération les inquiétudes des bénévoles et de tout mettre en oeuvre pour préserver la pérennité de ces structures dont les activités sont indispensables à la cohésion sociale.
Réponse publiée le 14/06/2001  . Les consultations régionales de l'économie sociale et solidaire, organisées par le ministre de l'emploi et de la solidarité, la ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement et le ministre délégué à la ville, se sont déroulées de février à la fin du mois d'avril 2000.
Dans le prolongement des assises nationales de la vie associative, les 22 réunions ont permis de réunir plus de 4 000 personnes appartenant à tous les secteurs de l'économie sociale et solidaire, parmi lesquelles figurait un nombre important de petites et moyennes associations.
Au cours de la journée nationale, organisée le 5 juin 2000, présidée par le secrétaire d'Etat à l'économie sociale et solidaire, la synthèse des constats et propositions formulées au cours des consultations régionales a été réalisée.
L'ensemble des propositions des participants fait l'objet actuellement d'une expertise des services compétents afin de permettre leur mise en oeuvre dans les meilleures conditions et parmi celles-ci, en particulier, celles qui sont au cœur des préoccupations des petites et moyennes associations.
Dans le cadre du suivi des assises nationales de la vie associative, le gouvernement conformément aux engagements du Premier ministre s'est attaché à faire aboutir en priorité les mesures proposées qui concernent les petites et moyennes associations (PMA) : dans le domaine de l'information fiscale, du bénévolat, des simplifications administratives, de l'information et de l'accueil, notamment.
Le Gouvernement, ainsi qu'il s'y était engagé lors des assises nationales de la vie associative, a souhaité renforcer l'action territoriale de l'Etat en faveur des petites et moyennes associations.
La circulaire interministérielle du 22 décembre 1999 a ainsi placé auprès de chaque préfet de département un délégué départemental de la vie associative dont la fonction est interministérielle.
Le rôle du délégué départemental à la vie associative, tel qu'il est fixé par l'instruction du 22 décembre 1999, consiste en particulier à coordonner l'action des divers services de l'Etat dans le département en faveur des associations, à établir, à partir d'un état des lieux des dispositifs existants d'information, d'accueil et d'appui des associations, une mission départementale d'accueil et d'information des associations.
La Mission départementale d'accueil et d'information des associations (MAIA), dont la plupart des départements sont désormais dotés, remplit auprès des petites et moyennes associations une fonction indispensable de coordination de l'action publique en leur faveur en vue de leur apporter à la fois un appui technique, d'améliorer les procédures d'aides et d'information qui leurs sont destinées.
Des mesures plus globales ont, par ailleurs, été prises qui concernent directement les petites et moyennes associations. Ainsi, l'article 15, loi de finances 2000, comprend diverses dispositions simplifiant les obligations fiscales et comptables des associations : les associations exerçant des activités lucratives accessoires sont exonérées des impôts commerciaux si les recettes tirées de ces opérations n'excèdent pas 250 000 F.
De même, des mesures fiscales spécifiques ont été prévues en faveur des bénévoles dont l'activité constitue le soutien principal des petites et moyennes associations visant à prendre en compte les frais qu'ils engagent dans le cadre de leurs fonctions électives au sein de leur association. Ainsi, l'article 2 de la loi de finances rectificative pour 2000 prévoit que l'abandon exprès de revenu ou de produits à des associations constitue des versements ouvrant droit à l'avantage fiscal.
De même, l'article 41 de la loi n° 2000-627 du 6 juillet 2000 modifiant la loi du 16 juillet 1984 relative à l'organisation et à la promotion des activités physiques et sportives complète le 1 de l'article 200 du code général des impôts en accordant aux bénévoles, sous certaines conditions, le bénéfice de réduction d'impôts afférente aux dons pour les frais qu'ils engagent personnellement dans le cadre de leur activité associative.
S'agissant des aides financières aux associations, la circulaire du Premier ministre en date du 1er décembre 2000 améliore, de manière significative, le dispositif de financement des associations en généralisant la signature de conventions pluriannuelles à l'ensemble des services de l'Etat et à ses établissements publics, en facilitant et renforçant la sécurité des projets associatifs, en améliorant leur trésorerie par une plus grande souplesse et une plus grande efficacité des procédures de versement des aides financières de l'Etat.
Pour répondre à cet objectif, le Premier ministre demande aux services de l'Etat que le recours aux conventions pluriannuelles soit généralisé dès lors que les services souhaitent inscrire leurs relations avec une association dans la durée. Elle prévoit, en outre, expressément que les subventions peuvent financer des frais de structure, dès lors que le projet correspond à l'objet statutaire de l'association.
La circulaire du 1er décembre 2000 doit permettre d'assurer un financement plus pérenne aux associations grâce à un renouvellement plus régulier et plus sûr de leurs subventions ainsi qu'à un système d'avances d'un montant de 50 % du total de la subvention.
Dans le cas des petites associations, l'extension du chèque emploi-service aux petites associations a été envisagée, dans le but de simplifier les obligations matérielles liées à l'établissement de la fiche de paie et les déclarations auprès des organismes sociaux. Toutefois, le projet d'extension aux associations de ce dispositif se heurte à des difficultés spécifiques de mise en œuvre qui s'expliquent par la diversité des secteurs d'emploi des salariés d'un employeur associatif qui relèvent de conventions collectives différentes, le nombre important de paramètres servant à établir la rémunération, la définition des modalités de gestion globale de ce projet par les URSSAF. Ces difficultés, notamment, sont à l'origine de délais d'adaptation de ce dispositif aux petites et moyennes associations, d'autant qu'il nécessite une large consultation des partenaires sociaux.

27 mars 2000 - Question N°  43809 :  Mme Laurence Dumont appelle l'attention de Mme la ministre de la jeunesse et des sports sur les responsables d'associations et le droit du travail. Le secteur associatif assure aujourd'hui un rôle primordial dans le maintien de la cohésion sociale. Les animateurs du mouvement associatif souhaiteraient que soit prise en compte leur qualité de responsables élus et bénévoles par le droit du travail. Plus précisément, ils souhaitent pouvoir bénéficier de décharges de travail au même titre que des représentants du personnel ou des délégués syndicaux. Elle lui demande en conséquence de bien vouloir indiquer dans quelles mesures son ministère pourrait prendre en compte ces revendication qui semblent aller dans le sens de l'intérêt général.
 Réponse publiée au JO le 26 juin 2000 :  Dans le cadre des assises nationales de la vie associative, qui se sont tenues les 20 et 21 février 1999, le Premier ministre a chargé Mme la ministre de la jeunesse et des sports de conduire une réflexion interministérielle et de faire toutes propositions concernant le bénévolat.
L'objectif est de prendre un ensemble de mesures qui reconnaîtrait l'importance de l'engagement bénévole dans les activités associatives et sa valeur sociale, pour en faciliter l'exercice et le développement. D'ores et déjà, la loi n° 2000-37 du 19 janvier 2000 relative à la réduction négociée du temps de travail, dispose que les conventions ou accords collectifs étendus ou les conventions ou accords d'entreprises ou d'établissements relatifs à la réduction du temps de travail peuvent prévoir des stipulations spécifiques applicables aux salariés exerçant des responsabilités à titre bénévole au sein d'une association déclarée, afin de prendre en compte les contraintes résultant de l'exercice de leurs fonctions.
Ces stipulations spécifiques peuvent porter, entre autres, sur le délai de prévenance, les actions de formation, la prise des jours de repos. De plus, le ministère de la jeunesse et des sports a publié, le 12 octobre 1999, une instruction récapitulant tous les arrêtés pris par les différents ministères pour lister les instances ouvrant droit à l'utilisation du congé de représentation institué par la loi du 7 août 1991.
Le fonds national de développement de la vie associative (FNDVA) a vu son budget augmenter de 24 à 40 millions de francs en 1999 afin de financer notamment la formation des bénévoles. Un décret, réformant le fonctionnement de ce fonds, est paru le 7 mars 2000 au Journal officiel. Il a permis d'en renforcer la gestion interministérielle, de donner toute leur place aux associations et d'en faire un instrument encore plus performant au service des bénévoles.

D'autres mesures ont également été prises concernant :
- la participation des jeunes et des femmes à la vie associative dans les conventions d'objectifs « sport » et dans l'instruction relative aux formations financées par le FNDVA ;
- le lancement d'une réflexion par le ministère de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, en concertation avec les organisations syndicales, sur les conditions dans lesquelles pourrait être instaurée, dans certains corps ou cadres d'emploi, une troisième voie d'accès ouverte aux bénévoles associatifs ;
- la prise en compte des acquis bénévoles dans l'accès aux formations conduisant à la licence professionnelle instituée, le 17 novembre 1999, par le ministère de l'éducation nationale.

D'autres mesures en préparation visent :
- la prise en compte de l'expérience associative dans la validation des acquis, en liaison étroite avec les propositions de Mme la secrétaire d'Etat aux droits des femmes et à la formation professionnelle ;
- l'extension du congé cadre jeunesse et du congé de représentation ;
- la responsabilité des bénévoles,
- la constitution d'associations de mineurs ainsi que l'exercice d'une activité bénévole associative par les chômeurs.

Par ailleurs, comme vous le savez, le projet de loi relatif à l'organisation et à la promotion des activités physiques et sportives modifiant la loi n° 84-610 du 16 juillet 1984, qui sera prochainement adopté par le Parlement, contient des dispositions importantes en faveur des bénévoles en matière de congé de formation et de déduction fiscale notamment.
Enfin, les nombreux forums qui se sont tenus au niveau départemental ont montré la nécessité d'une large information sur les droits et les devoirs des bénévoles ; c'est pourquoi, le ministère de la jeunesse et des sports publiera cette année, en liaison avec les ministères intéressés, un guide pratique du bénévole, qui sera très largement diffusé.

27 mars 2000 - Question N° 43831 :  M. Jean de Gaulle appelle l'attention de M. le Premier ministre sur les déceptions de nombreux représentants du monde associatif s'agissant des suites données aux assises de la vie associative, organisées en 1999.
Il lui signale leur regret de n'avoir pas obtenu la prise en considération de leurs préoccupations concrètes et quotidiennes et de n'avoir pas pu prendre part aux récentes consultations régionales de l'économie sociale et solidaire.
Considérant que le monde associatif ne saurait être réduit aux seules structures nationales et qu'il convient d'entendre l'ensemble des bénévoles qui agissent sur le terrain, il lui demande de bien vouloir mieux tenir compte des attentes de ces derniers.
A cette fin, il lui suggère d'organiser prochainement un débat au Parlement à ce sujet et, pour cela, d'envisager l'inscription à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, des propositions de loi qui ont pu être déposées sur ce thème.
Réponse publiée au JO le 9 octobre 2000 :  Dans le cadre des assises nationales de la vie associative, qui se sont tenues les 20 et 21 février 1999, le Premier ministre a chargé madame la ministre de la jeunesse et des sports de conduire une réflexion interministérielle et de faire toutes propositions concernant le bénévolat.
L'objectif est de prendre un ensemble de mesures qui reconnaîtrait l'importance de l'engagement bénévole dans les activités associatives et sa valeur sociale, pour en faciliter l'exercice et le développement.
C'est ainsi que la loi n° 84-610 du 16 juillet 1984, relative à l'organisation et à la promotion des activités physiques et sportives, modifiée par la loi n° 2000-627 du 6 juillet 2000 contient des dispositions importantes en faveur des bénévoles en matière de congé de formation et de déduction fiscale notamment : le nouvel article 45.1 de la loi prévoit que les bénévoles remplissant des fonctions de gestion ou d'encadrement au sein de leur association peuvent bénéficier de congés de formation.
La possibilité de congé de formation pour les bénévoles des associations est ainsi inscrite dans le code du travail, au même titre que les syndicats et les mutuelles. L'article 200 du code général des impôts est complété par la possibilité pour les bénévoles d'une réduction d'impôts pour les frais engagés dans le cadre de leur activité.
Cette disposition s'applique à tous les bénévoles, quel que soit le secteur d'intervention de leur association ; elle suit le même mécanisme que celui des dons des particuliers aux associations.
Le nouvel article 43 de la loi susvisée introduit une nouveauté importante : les qualifications nécessaires pour enseigner, animer ou encadrer contre rémunération une activité physique ou sportive pouvant être obtenues par validation d'acquis professionnels et bénévoles.
Cette possibilité sera élargie à l'ensemble des secteurs associatifs dans le cadre de la loi de modernisation sociale en cours de discussion au Parlement.
Il s'agit d'une reconnaissance importante du bénévolat et du sérieux de l'engagement de milliers de personnes. Le nouvel article 8 fonde l'agrément, entre autres, sur l'existence de dispositions statutaires garantissant l'égal accès des hommes et des femmes aux instances dirigeantes des associations sportives.
L'article 56 de la loi du 6 juillet 2000 précitée ouvre la possibilité pour les associations sportives, de jeunesse et d'éducation populaire de créer des commissions de mineurs de plus de douze ans pour la conception, voire, sous leur responsabilité et leur contrôle, l'exécution de projets collectifs.
La loi n° 2000-37 du 19 janvier 2000 relative à la réduction négociée du temps de travail dispose que les conventions ou accords collectifs étendus ou les conventions ou accords d'entreprises ou d'établissements relatifs à la réduction du temps de travail peuvent prévoir des stipulations spécifiques applicables aux salariés exerçant des responsabilités à titre bénévole au sein d'une association déclarée, afin de prendre en compte les contraintes résultant de l'exercice de leurs fonctions. Ces stipulations peuvent porter, notamment, sur le délai de prévenance, les actions de formation, la prise des jours de repos.
Par ailleurs, le ministère de la jeunesse et des sports a publié le 12 octobre 1999 une instruction récapitulant tous les arrêtés pris par les différents ministères pour lister les instances ouvrant droit à l'utilisation du congé de représentation institué par la loi du 7 août 1991 de façon à ce qu'une large information soit faite par les services déconcentrés du ministère de la jeunesse et des sports auprès des associations.
Le Fonds national de développement de la vie associative (FNDVA) a vu son budget augmenter de vingt-quatre à quarante millions de francs en 1999 afin de financer notamment la formation des bénévoles.
Un décret, réformant le fonctionnement de ce fonds, est paru le 7 mars 2000 au Journal officiel. Il a permis d'en renforcer la gestion interministérielle, de donner toute leur place aux associations et d'en faire un instrument encore plus performant au service des bénévoles.
Des mesures ont également été prises concernant la participation des jeunes et des femmes à la vie associative dans les conventions d'objectifs « sport » et dans l'instruction relative aux formations financées par le FNDVA.
Enfin, les nombreux forums qui se sont tenus au niveau départemental ont montré la nécessité d'une large information sur les droits et les devoirs des bénévoles ; c'est pourquoi le ministère de la jeunesse et des sports vient de publier, en liaison avec les ministères intéressés, un guide pratique du bénévole qui sera mis à la disposition de toutes les associations par l'intermédiaire des délégués départementaux à la vie associative.
Les dispositions fiscales en vigueur depuis le 1er janvier 2000 ont fait l'objet d'une large campagne d'information et d'explication préalables. Les associations qui souhaitent connaître leur situation au regard de l'impôt peuvent s'appuyer sur les fiches interprétatives rédigées par les services du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie et s'adresser aux « correspondants associations » nommés dans chaque direction départementale des services fiscaux. Il ne paraît donc pas opportun d'envisager un report de leur application.
S'agissant enfin du contrôle de l'Etat sur les associations, il apparaît, comme l'indique le Conseil d'Etat dans son rapport, que les dispositions en vigueur sont suffisantes pour permettre de l'exercer de façon satisfaisante.

27 mars 2000 - Question N° 44063 :  M. Henry Chabert attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur les établissements de nuit fonctionnant sous forme associative. Dans de nombreuses villes de France, certaines activités nocturnes type discothèques se développent sous forme associative et échappent ainsi aux législations et réglementations fiscales, sociales et administratives qui s'appliquent aux sociétés commerciales. On assiste à un développement inquiétant de ces pratiques qui génèrent une concurrence déloyale vis-à-vis des sociétés commerciales et surtout, en l'absence de réglementations, qui créent des troubles de tous ordres pour les riverains. Bien entendu, sans pour autant remettre en cause le statut des associations de type loi 1901, il conviendrait d'empêcher une utilisation abusive et contraire à l'esprit de la loi de ce statut. Il souhaite connaître l'avis du ministre et les mesures qu'il envisage de prendre pour lutter contre cette pratique.
Réponse publiée au JO le 30 octobre 2000 :  L'honorable parlementaire appelle l'attention du ministre de l'intérieur sur les pratiques de certaines associations exploitant des commerces tels que les discothèques.
Au regard du code de la santé publique, qui, désormais intègre le code des débits de boissons et des mesures contre l'alcoolisme, il n'existe pas, en dehors de certaines conditions tenant à la nationalité des personnes désireuses d'ouvrir un débit de boissons, de disposition spécifique quant à la personnalité des propriétaires ou gérants.
Par ailleurs, les discothèques ne constituent pas une catégorie juridique distincte des débits de boissons.
Dès lors, rien n'interdit a priori aux dirigeants et membres d'une association d'acquérir et d'exploiter un débit de boissons sous la forme associative à condition que soient respectées les prescriptions applicables en la matière, notamment l'obligation de déclaration en mairie prévue par l'article L. 3332-3 du code de la santé publique, sous peine des sanctions énumérées à l'article L. 3352-3 du même code.
En outre, la détention de la licence correspondante aux groupes des boissons susceptibles d'être mises en vente dans l'établissement exploité est bien entendu obligatoire.
Pour cette activité, conformément aux prescriptions de l'article 1655 du code général des impôts, l'association est en outre soumise au régime fiscal des commerçants. En revanche, en application des dispositions cumulées de ce dernier texte et de l'article L. 3335-11 du code de la santé publique, lorsque leur exploitation ne revêt pas un caractère commercial, les associations et cercles privés ne sont pas soumis à la réglementation administrative des débits de boissons sous la double condition que ne soient servies que des boissons des deux premiers groupes, au sens de l'article L. 3321-1 du code de la santé publique et que, seuls, leurs adhérents soient admis à consommer.

3 avril 2000 - Question N° 44174 :  M. Gérard Voisin attire l'attention de Mme la ministre de la jeunesse et des sports sur les propositions de la fédération des maisons de jeunes qui visent à enrichir la définition de l'utilité sociale des associations, afin de prendre en compte les missions d'intérêt général et de service public qu'elles accomplissent, au-delà de la définition restrictive formulée dans l'instruction fiscale du 15 septembre 1998.
Pour cela, les maisons de jeunes demandent un conventionnement pluriannuel, la création d'un statut du bénévolat et la suppression de la taxe sur les salaires qui pèse sur l'emploi associatif.
Dans le même temps, l'instauration de nouveaux rapports entre l'Etat et les associations s'accompagnerait du renforcement du contrôle de l'Etat, recommandé d'ailleurs dans le dernier rapport public du Conseil d'Etat, en grande partie consacré aux associations loi 1901.
L'intérêt de ces propositions justifierait, dans la perspective de la célébration du centenaire de la loi de 1901, un débat national et un nouveau report de l'instruction fiscale. Il lui demande de bien vouloir lui faire connaître sa position à ce sujet et les initiatives qu'elle pourrait prendre en ce sens.
Réponse publiée au JO le 9 octobre 2000 :  Les propositions de la Fédération française des maisons de jeunes et de la culture sont connues du ministère de la jeunesse et des sports.
Certaines s'inscrivent dans les travaux en cours conduits dans un cadre interministériel suite aux assises nationales de la vie associative qui se sont tenues les 20 et 21 février 1999.
Il en est ainsi des conventions pluriannuelles pour lesquelles un renforcement du dispositif introduit en 1996 est en cours d'élaboration. Son objectif est de permettre aux associations signataires de percevoir une avance en début d'année et surtout de connaître dès le début de la période les sommes qui leur seront attribuées au cours de la durée de la convention.
Concernant le bénévolat, madame la ministre de la jeunesse et des sports a été chargée par le Premier ministre de conduire une réflexion interministérielle sur les mesures à prendre pour en faciliter l'exercice. Plusieurs dispositions ont été prises et d'autres sont à l'étude afin de reconnaître l'importance de l'engagement bénévole dans les activités associatives et sa valeur sociale.
C'est ainsi que la loi n° 84-610 du 16 juillet 1984, relative à l'organisation et à la promotion des activités physiques et sportives, modifiée par la loi n° 2000-627 du 6 juillet 2000, contient des dispositions importantes en faveur des bénévoles en matière de congé de formation et de déduction fiscale notamment : le nouvel article 45.1 de la loi prévoit que les bénévoles remplissant des fonctions de gestion ou d'encadrement au sein de leur association peuvent bénéficier de congé de formation. La possibilité de congé de formation pour les bénévoles des associations est ainsi inscrite dans le code du travail, au même titre que les syndicats et les mutuelles.
L'article 200 du code général des impôts est complété par la possibilité pour les bénévoles d'une réduction d'impôts pour les frais engagés dans le cadre de leur activité. Cette disposition s'applique à tous les bénévoles, quel que soit le secteur d'intervention de leur association ; elle suit le même mécanisme que celui des dons des particuliers aux associations. Le nouvel article 43 de la loi susvisée introduit une nouveauté importante : les qualifications nécessaires pour enseigner, animer ou encadrer contre rémunération une activité physique ou sportive peuvent être obtenues par validation d'acquis professionnels et bénévoles. Cette possibilité sera élargie à l'ensemble des secteurs associatifs dans le cadre de la loi de modernisation sociale en cours de discussion au Parlement.
Il s'agit d'une reconnaissance importante du bénévolat et du sérieux de l'engagement de milliers de personnes.
Le nouvel article 8 fonde l'agrément, entre autres, sur l'existence de dispositions statutaires garantissant l'égal accès des hommes et des femmes aux instances dirigeantes des associations sportives. L'article 56 de la loi du 6 juillet 2000 précitée ouvre la possibilité pour les associations sportives, de jeunesse et d'éducation populaire de créer des commissions de mineurs de plus de douze ans pour la conception, voire, sous leur responsabilité et leur contrôle, l'exécution de projets collectifs.
La loi n° 2000-37 du 19 janvier 2000 relative à la réduction négociée du temps de travail, dispose que les conventions ou accords collectifs étendus ou les conventions ou accords d'entreprises ou d'établissements relatifs à la réduction du temps de travail peuvent prévoir des stipulations spécifiques applicables aux salariés exerçant des responsabilités à titre bénévole au sein d'une association déclarée, afin de prendre en compte les contraintes résultant de l'exercice de leurs fonctions.
Ces stipulations peuvent porter, notamment, sur le délai de prévenance, les actions de formation, la prise des jours de repos. Par ailleurs, le ministère de la jeunesse et des sports a publié le 12 octobre 1999 une instruction récapitulant tous les arrêtés pris par les différents ministères pour lister les instances ouvrant droit à l'utilisation du congé de représentation institué par la loi du 7 août 1991 de façon à ce qu'une large information soit faite par les services déconcentrés du ministère de la jeunesse et des sports auprès des associations.
Le Fonds national de développement de la vie associative (FNDVA) a vu son budget augmenter de 24 à 40 millions de francs en 1999 afin de financer notamment la formation des bénévoles. Un décret, réformant le fonctionnement de ce fonds, est paru le 7 mars 2000 au Journal officiel. Il a permis d'en renforcer la gestion interministérielle, de donner toute leur place aux associations et d'en faire un instrument encore plus performant au service des bénévoles. Des mesures ont également été prises concernant la participation des jeunes et des femmes à la vie associative dans les conventions d'objectifs « sport » et dans l'instruction relative aux formations financées par le FNDVA. Enfin, les nombreux forums qui se sont tenus au niveau départemental ont montré la nécessité d'une large information sur les droits et les devoirs des bénévoles ; c'est pourquoi le ministère de la jeunesse et des sports vient de publier, en liaison avec les ministères intéressés, un guide pratique du bénévole qui sera mis à la disposition de toutes les associations par l'intermédiaire des délégués départementaux à la vie associative.
S'agissant des consultations régionales de l'économie sociale et solidaire, celles-ci n'ont pas été organisées par le ministère de la jeunesse et des sports.

10 mai 2000 - Proposition de loi n° 2377  de M. François Sauvadet tendant à étendre la procédure du chèque-service au secteur associatif.

Nº 27789 du 21/09/2000  M. Emmanuel Hamel attire l'attention de Mme le ministre de la jeunesse et des sports sur le discours de M. le Premier ministre en clôture des assises nationales de la vie associative du 21 février 1999 et au cours duquel le chef du gouvernement a annoncé (page 5 du compte rendu) que " l'Etat facilitera la création d'" associations juniors ", permettant aux mineurs d'accéder à l'action associative. "
Il lui demande quelles ont été depuis plus d'un an et demi les mesures prises par le Gouvernement pour faciliter le développement des " associations juniors ". Quel bilan peut-on en établir ?
 Réponse publiée le 18/01/2001 . - La ministre de la jeunesse et des sports est très attachée à tout ce qui peut faciliter l'implication des jeunes dans la vie associative.
C'est ainsi qu'elle a encouragé la création du réseau national des Juniors associations, association fondée en 1998, par la Ligue française de l'enseignement et de l'éducation permanente, l'association J-Presse et le groupement d'intérêt public Défi-Jeunes. A ces membres fondateurs, se sont récemment ajoutées la Fédération nationale des centres sociaux et socioculturels et la Confédération des maisons de jeunes et de la culture. Ensemble ils assurent l'animation et la coordination de ce réseau qui, grâce à des correspondants locaux, permet aux mineurs de se regrouper et de mettre en place un projet collectif qui peut, à terme, devenir un véritable projet associatif inscrit dans la durée.
Ce dispositif concerne actuellement vingt départements. Dans chacun d'entre eux, trois correspondants, personnes physiques, dénommées relais départementaux constituent des comités de pilotage dont la mission est en particulier d'informer les responsables des structures de jeunesse et les jeunes sur les possibilités qui sont offertes. Lorsqu'un groupe de jeunes souhaite se constituer en Junior association, il sollicite une habilitation auprès d'un relais départemental. Une fois celle-ci obtenue, le groupe bénéficie d'une assurance responsabilité civile, de la possibilité d'avoir un compte avec un large autonomie de gestion, de conseils dans la réalisation de ses projets.
Deux millions de francs ont été inscrits en 2000 au budget du ministère de la jeunesse et des sports pour le soutien aux très petites associations et aux Juniors associations.
Il est prévu d'étendre ce soutien à l'ensemble des départements. Dans cette perspective, un groupe de travail interministériel a été constitué. A partir du bilan des activités du réseau dans les vingt départements concernés, il proposera toutes mesures susceptibles de faciliter la généralisation du dispositif.

25 décembre 2000 - Question N° 55931 : M. Bruno Bourg-Broc appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur l'intérêt et l'importance du rapport Lipietz relatif à la mise en oeuvre d'un nouveau type de société à vocation sociale. Ce rapport propose divers aménagements de la loi de 1901, essentiellement à l'égard de la fiscalité des associations. Il lui demande de lui préciser la nature, les perspectives et les échéances de son action ministérielle s'inspirant de ce rapport novateur.
Réponse publiée au JO le 23 avril 2001 :  Le rapport de M. Lipietz auquel fait référence l'auteur de la question reconnaît l'effort mené par le ministère des finances pour apporter aux associations la sécurité juridique dont elles avaient besoin, la clarification des règles fiscales indispensable du fait de l'évolution des activités et du rôle des associations dans le contexte économique et social français et la méthode adoptée pour mettre en œuvre ces dispositions. Il n'est donc pas envisagé de modifier fondamentalement ce dispositif et notamment la circulaire administrative n° 4H-5-98 du 15 septembre 1998. Cela étant, des aménagements pourront être apportés à ce dispositif d'ensemble notamment en ce qui concerne les conséquences fiscales de la rémunération de certains dirigeants d'associations au vu des conclusions du rapport remis au Premier ministre par M. Derosier, député.

Nº 30216 du 28/12/2000 M. Serge Mathieu appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur l'intérêt et l'importance du rapport Lipietz relatif à la mise en œuvre d'un nouveau type de société à vocation sociale.
Ce rapport propose divers aménagements de la loi de 1901, essentiellement à l'égard de la fiscalité des associations.
Il lui demande de lui préciser la nature, les perspectives et les échéances de son action ministérielle s'inspirant de ce rapport novateur.
Réponse publiée le 19/04/2001. - Il n'est pas envisagé de modifier fondamentalement le dispositif issu de la circulaire administrative nº 4 H-5-98 du 15 septembre 1998 qui, selon le rapport Lipietz lui-même, a apporté aux associations la clarification des règles fiscales dont elles avaient besoin. Cela étant, des aménagements pourront être apportés, notamment en ce qui concerne les conséquences à tirer sur le plan fiscal de la rémunération de certains dirigeants d'association au vu des conclusions du rapport remis au Premier ministre par M. Derosier, député. En outre, une réflexion est en cours pour facilier la transformation éventuelle d'une association en coopérative, notamment d'intérêt collectif.
 
 
 

Maurice Gelbard
9, chemin du clos d'Artois
91490 Oncy sur Ecole
ISBN 2 - 9505795 -2 - 3
Dépôt légal 2ème trimestre 1999