Choix de questions orales et écrites (avec leur N°)
et autres interventions
à l'Assemblée
nationale et au Sénat
en 1985
Associations et mouvements
(
politique
en faveur des associations et mouvements)
18940. - 9 août 1984. - M. Jean Amelin expose à M. le Premier ministre que le Gouvernement
dit périodiquement son désir de voir la vie associative se développer. Celle-ci
a connu depuis quelques années un développement spectaculaire et ce sont des
centaines de milliers de bénévoles qui les animent en y investissant beaucoup
de leur temps libre.
Le
dévouement des intéressés est malheureusement trop souvent bien mal récompensé
car ils se heurtent, au bout de très peu de temps, à des tracasseries multiples
auxquelles généralement ils ne sont pas familiarisés: T.V.A., impôts, charges
sociales, etc..
Il lui
demande de bien vouloir préciser la politique qu'entend suivre le Gouvernement
à l'égard des associations et en particulier si ce dernier se préoccupe de faciliter la tâche des
dirigeants desdits groupements en vue de les rendre plus disponibles aux
missions pour lesquelles leur association a été constituée. - Question
transmise à M. le ministre de la jeunesse et des sports.
Réponse
le 24
janvier 1985 - L'année 1982 a été marquée par le déroulement d'une vaste
consultation au cours de laquelle les responsables d'associations nationales et
locales, ainsi que les élus, ont pu faire connaître leurs points de vue à
partir d'un document d'orientation. L'exploitation de nombreuses réponses a
montré l'attachement aux principes de liberté introduits par la loi du 1er
juillet 1901, et les différences d'appréciation quant aux modalités de la mise
en œuvre. Il est apparu dès lors au Gouvernement
qu'il était plus efficace et plus conforme aux aspirations de la majorité
d'adopter une démarche progressive. Aussi, afin de poursuivre la réflexion et
la concertation avec le monde associatif, le Conseil national de la vie
associative créé par décret en date du 25 février 1983 et installé par le
Premier ministre le 5 juillet 1983 a été chargé de faire des propositions sur
les trois dossiers principaux suivants:
la
création d'un fonds de développement solidaire de la vie associative:
les
contrats d'utilité sociale;
le statut
de l'élu social.
Ainsi, au
cours de l'année 1983-1984, chacun de ces trois thèmes a fait l'objet d'un
groupe de travail qui s'est réuni et a élaboré des propositions qui ont été
présentées à la séance plénière des 19 et 20 mars 1984. Le président du Conseil
national de la vie associative a présenté ces avis au cours d'une réunion
interministérielle tenue en juin. Des groupes de travail interministériels se
sont ensuite mis en place afin d'étudier ces propositions. C'est ainsi qu'un
fonds national pour le développement de la vie associative a été créé par la
loi de finances pour 1985 ; les ressources de ce fonds proviendront d'une
partie du produit prélevé sur le P.M.U. La question de la formation des
bénévoles dirigeants est aussi très importante et le fonds de développement de
la vie associative devrait avoir dans ses missions prioritaires le financement
de cette formation. Pour répondre à cette nécessité de formation, le ministère
de la jeunesse et des sports organise ou soutient des stages ouverts aux
animateurs d'associations et souhaite développer une politique d'information
sur les thèmes auxquels sont très souvent confrontées les associations en
réalisant des documents pratiques à leur usage.
58881. - 12 novembre 1984. - M. Joseph Legrand s'étonne auprès de M. le ministre délégué â la jeunesse et aux sports du retard à la publication des dispositions sur la vie associative. Le Conseil national de la vie associative a pour mission de donner un avis sur toutes les questions touchant au développement du rôle des associations. Il ne semble pas avoir été consulté sur les crédits du budget 1985 destinés à contribuer au financement des activités éducatives, sportives, culturelles et sociales conduites par des associations. En conséquence, il lui demande où en est l'étude du statut de l'élu associatif, le contrat pluri annuel d'utilité sociale, la création d'un fonds de développement de la vie associative.
59003. - 12 novembre 1984. - M. Bruno Bourg-Broc
rappelle à M. le ministre délégué à la jeunesse et aux sports que son
prédécesseur avait renoncé à faire aboutir un avant-projet de loi sur la vie
associative. Un Conseil national de la vie associative a été créé pour
approfondir les réflexions et proposer au gouvernement les dispositions
susceptibles d'être mises en place par voie législative et réglementaire. Il
lui demande de lui indiquer à quel point de ses réflexions et de ses propositions en
est parvenu ledit Conseil national.
Réponse
le 4 février 1985 - Le Conseil national de la vie associative a travaillé sur
trois dossiers:
1° la
création d'un Fonds de développement solidaire de la vie associative;
2° les
contrats d'utilité sociale;
3° le
statut de l'élu social.
Les
groupes de travail se sont réunis plusieurs fois et ont présenté leurs
premières conclusions à l'ensemble du Conseil lors de la session plénière qui
s'est tenue les 19 et 20 mars derniers. Ces avis ont
été présentés au gouvernement et des groupes de travail interministériels se
sont réunis afin d'étudier les propositions et les éventuelles dispositions qui
pourront être prises par voie législative ou par voie réglementaire selon les
cas. C'est ainsi qu'un Fonds national pour le développement de la vie
associative a été créé par la loi de finances pour 1985; les ressources du
Fonds proviendront d'une partie du produit prélevé sur le P.M.U. ; sa gestion
sera confiée à un Comité regroupant l'administration et les représentants du
mouvement associatif.
63735. - 18 février 1985. - M. Robert Malgras attire l'attention de M. le secrétaire d'État
auprès du Premier ministre, chargé de la fonction publique et des
simplifications administratives sur les difficultés rencontrées par les élus
associatifs par ailleurs employés de l'État dans l'accomplissement de leur
mandat.
Actuellement
pour remplir certaines de leurs fonctions associatives, comme par exemple la
participation à des congrès ou réunions nationaux, ces élus obtiennent de leur
administration un congé sans solde. Les instances associatives se voient
contraintes, lorsqu'elles en ont la possibilité financière, de prendre en
charge la ou les journées de traitement perdues. Pour d'autres, cette
prise en charge est impossible, ce qui pénalise l'élu et compromet le bon
fonctionnement des associations.
Il lui
demande s'il serait possible d'envisager que, pour certaines manifestations
associatives, la participation d'élus fonctionnaires fasse l'objet d'un congé
avec maintien du traitement. Une telle mesure aurait pour effet, d'une
part, de ne pas pénaliser les fonctionnaires désireux de s'impliquer dans la
vie associative et, d'autre part, d'engager, pour les administrations de
l'État, le processus de mise en place d'un statut de l'élu associatif.
Réponse le 25 mars 1985 -
Aucune disposition générale ne permet, en l'état actuel de la réglementation,
d'accorder des autorisations d'absence rémunérées aux agents de l'État, membres
de conseils d'administration d'associations. Il arrive toutefois que les
administrations attribuent au cas par cas de telles autorisations aux élus de
certaines associations dont le but poursuivi établit avec l'administration
concernée des liens privilégiés.
Dans la
conjoncture budgétaire actuelle, compte tenu des moyens en personnels dont
disposent les administrations pour assurer leurs missions et des diverses
dispenses de service qu'elles doivent accorder en vertu des dispositions
légales et réglementaires, il n'apparaît ni possible, ni souhaitable d'aller
au-delà des facilités exceptionnelles évoquées ci-dessus. .
63835, - 25 février 1985. - M. Bruno Bourg-Broc
demande à M. le ministre délégué à la jeunesse et aux sports suite à la réponse
qui a été faite à une précédente question écrite n° 39003 .
du 12 novembre 1984, publiée au Journal officiel (Assemblée
nationale du 4 février 1985), de lui préciser ce que recouvre la notion de contrats
d'utilité sociale, quelles sont ses finalités et ses caractéristiques ainsi que
la catégorie de relations contractuelles envisagées.
Réponse le 3 juin 1985 -
Le Gouvernement étudie actuellement les propositions du Conseil national de la
vie associative sur les contrats d'utilité sociale. Sans attendre
l'aboutissement des travaux ainsi engagés, le ministère chargé de la jeunesse
et des sports a développé une politique de relations contractuelles avec les
associations. C'est ainsi que depuis 1982 une soixantaine d'entre elles ont
signé avec le ministère une convention d'objectifs et de programmes. Les
conventions sont signées pour une durée de trois ans. Un avenant fixe chaque
année le montant de l'aide de l'État. La rédaction de cet avenant est
l'occasion d'un bilan de l'année écoulée et permet d'intégrer dans la
convention d'éventuels projets nouveaux. L'élaboration des conventions est
l'occasion d'un dialogue constructif avec les associations nationales et permet
une meilleure transparence dans les relations.
65047 - 1 1 mars
1985.
- M. Francisque Perrut demande à M. le ministre
délégué à la jeunesse et aux sports si le Fonds national pour le développement de
la vie associative a été mis en place; sinon, dans quel délai ce nouvel organisme
sera en mesure de fonctionner; quel sera son rôle; comment seront choisis les
représentants du monde associatif devant participer à la gestion et comment
seront réparties les aides financières aux associations.
Réponse. le
3 juin 1985 - Le Fonds national pour le développement de la vie associative
créé par la loi de finances pour 1985 a pour missions prioritaires en 1985 la
formation des responsables d'associations et le financement d'études, de
recherches et d'expérimentations relatives à la vie associative. Le Fonds est
créé sous la forme d'un compte d'affectation spéciale alimenté par un
prélèvement sur les sommes engagées au pari mutuel urbain. Le montant prévisionnel
pour 1985 est de 20 millions de francs dont 15 seront consacrés à la formation,
Le décret n° 85-488 du 6 mai 1985 portant création du Conseil de gestion du
fonds, paru au Journal officiel du 7 mai 1985, prévoit que le fonds sera géré
par un conseil de gestion composé de 11 représentants des ministères et de 11
représentants des associations. Le Premier ministre sera président, le ministre
chargé des affaires sociales et de la solidarité nationale, le ministre de la
jeunesse et des sports et le ministre chargé de l'économie sociale seront
vice-présidents. Le ministre de la jeunesse et des sports sera gestionnaire du
compte d'affectation spéciale et ordonnateur des dépenses du fonds. Les
représentants des associations seront désignés par le Conseil national de la
vie associative, en tenant compte des différents secteurs de la vie
associative. La première réunion du conseil de gestion aura lieu dans le
courant du moins de juin 1985.
60608. - 10 décembre 1984. - Suite aux
conclusions du rapport de la Commission Bloch-Lainé, M. Dominique Dupilet expose à M. le ministre de l'économie, des finances
et du budget le problème pour les associations régies par la loi de 1901, de
l'accès à de nouveaux instruments de financement, tel que l'émission
d'obligations ou de titres associatifs. Il lui demande. en
particulier, de bien vouloir lui préciser la réglementation actuelle sur l'émission
d'obligations avec la garantie de l'État, puisque deux expériences ont été tentées dans
le passé avec l'Association diocésaine de Rodez et l'Association nationale pour
le financement d'équipement scolaire privé.
Réponse le 18 mars 1985 -
Comme le sait l'honorable parlementaire. la commission, présidée par M,
Bloch-Lainé, dont les conclusions ont été remises au Gouvernement, a confirmé
l'existence d'un besoin de sources de financement plus larges pour les
associations régies par la loi de 1901, et notamment pour celles d'entre elles
qui exercent une activité économique génératrice de revenus réguliers, et a
défini les conditions dans lesquelles l'accès à de nouveaux financements
pourrait être ouvert à ces associations.
Le
Gouvernement entend réserver une suite positive aux conclusions de cette
commission. A cet effet, une concertation a été engagée entre les différents départements
ministériels concernés, dont l'objet est de préparer un projet de loi qui
pourrait être rapidement soumis au Parlement. En l'état actuel du droit, les
associations n'ont en effet pas accès aux titres participatifs, dont la loi a
réservé l'émission au secteur public et aux sociétés anonymes coopératives.
Quant aux émissions d'obligations, elles sont réservées par la loi aux sociétés
par actions ayant au moins deux années d'existence, ayant établi deux bilans
régulièrement approuvés par les actionnaires et dont le capital est entièrement
libéré.
Ces
conditions ne sont toutefois pas applicables à l'émission d'obligations qui
bénéficient soit de la garantie de l'État ou collectivités publiques, situation
qui est celle des deux émissions évoquées par l'honorable parlementaire, soit
de la garantie de sociétés remplissant ces conditions. Il convient donc qu'une
loi définisse les conditions dans lesquelles les associations pourraient avoir
accès aux emprunts obligataires sans devoir nécessairement exciper d'une
garantie extérieure, ainsi que les caractéristiques et les conditions
d'émission des titres associatifs.
11 juillet 1985 - Loi relative à l'émission de certaines valeurs mobilières par les associations.
22481 - 14 mars 1985. - Mme Monique Midy interroge M. le secrétaire d'État auprès du ministre
de l'économie, des finances et du budget, chargé du budget et de la
consommation, sur l'état d'avancement du projet de statut de l'élu associatif ainsi que de la réforme
de la loi de 1901, en ce qui concerne les associations d'utilité sociale.
Réponse
le 19 septembre 1985. - Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des
finances et du budget (budget et consommation) entretient des relations
étroites avec les organisations de consommateurs. Celles-ci sont très
généralement soumises aux dispositions de la loi du 1er juillet 1901.
Les
réflexions sur l'évolution du statut de ses partenaires et de leurs élus, que
les départements ministériels plus directement compétents pourraient envisager,
y sont donc suivies avec intérêt. Il signale que le Conseil national de la
consommation vient de créer en son sein un groupe de travail sur le financement
des organisations de consommateurs qui a retenu le statut de l'élu associatif
parmi les différents points de son programme de réflexion.
20083 - 25 octobre 1984 - M. Pierre-Christian Teittinger, demande à M. le ministre délégué à le jeunesse et aux sports quelles mesures envisage-t-il de prendre
en 1985 en faveur de la promotion de la vie associative, notamment concernant
la création du fonds de développement de la vie associative, l'allégement de la
taxe sur les salaires, le régime de diffusion de la presse associative.
Réponse le 4 avril 1985 - Le
fonds national pour le développement de la vie associative a été créé par la
loi de finances pour 1985. Il est abondé par « une partie du prélèvement sur
les sommes engagées au pari mutuel sur les hippodromes et hors les
hippodromes». Les textes réglementaires organisant ce nouveau fonds sont en
cours d'élaboration: d'ores et déjà, il a été indiqué que priorité serait
donnée au financement d'actions de formation des cadres bénévoles.
La presse
associative n'a pas de statut propre, les questions la concernant ne peuvent
être réglées que dans le cadre général du statut de la presse.
Des
dispositions concernant la presse associative seront inscrites dans le projet
de loi, en préparation, relatif au régime économique de la presse.
S'agissant
de la taxe sur les salaires, il est vrai que le développement de l'emploi dans
les associations a rendu celles-ci plus sensibles aux charges qu'elles doivent
assumer en leur qualité d'employeurs.
Trois
mesures prioritaires ont donc été prises pour tenir compte de l'évolution de
cette charge: la première en 1983, l'article 9 de la loi de finances a exonéré
les associations de la taxe sur les salaires dans la limite de 3 000 francs par
an; la seconde en 1984, une participation de l'État de 1 000 francs par
poste FONJEP au titre du paiement de la taxe sur les salaires a été décidé ; la
loi de finance 1985 a augmenté la participation de l'État de 2 000 francs par
poste FONJEP ; ce qui porte la participation du ministère de la jeunesse et des
sports à 45 666 francs
22109. - 21 février 1985. - M. Pierre-Christian
Taittenger demande à M. le ministre délégué à la
jeunesse. et aux sports quelle mission a été
confiée au Fonds national pour le développement de la vie associative, quel sera le montant
des ressources dont il disposera en 1985, comment seront choisis les
représentants du mouvement associatif qui participeront à sa gestion.
Réponse
le 30 mai 1985 - Le Fonds national pour le développement de la vie associative
créé par la loi de finances pour 1985 a pour missions prioritaires en 1985 la formation des responsables d'associations et le
financement d'études, de recherches et d'expérimentations relatives à la vie
associative.
Le Fonds
est créé sous la forme d'un compte d'affectation spéciale alimenté par un prélèvement
sur les sommes engagées au pari mutuel urbain, Le montant prévisionnel pour
1985 est de 20 millions de francs, dont 15 seront consacrés à la formation. Le
décret n° 85-488 du 6 mai 1985 portant création du conseil de gestion du Fonds,
paru au Journal officiel du 7 mai 1985, prévoit que le Fonds sera géré par un
conseil de gestion composé de onze représentants des ministères et de onze
représentants des associations. Le Premier ministre sera président, le ministre
chargé des affaires sociales et de la solidarité nationale, le ministre
de la jeunesse et des sports et le ministre chargé de l'économie sociale seront
vice-présidents. Le ministre de la jeunesse et des sports sera gestionnaire du
compte d'affectation spéciale et ordonnateur des dépenses du Fonds, Les
représentants des associations seront désignés par le Conseil national de la
vie associative en tenant compte des différents secteurs de la vie associative.
11073. - 1er juillet 1985. - M. Jean-Claude
Gaudin attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et du
budget sur les problèmes posés par le projet de loi n° 2593 relatif à l'émission de valeurs
mobilières par les associations exerçant des activités économiques. Il lui
demande:
1° s'il
envisage de modifier la loi de 1901 qui a favorisé l'essor du mouvement
associatif;
2° quels
seront les critères de définition des associations exerçant des activités
économiques;
3° quelles
seront les garanties des épargnants:
4° quelles
dispositions sont envisagées pour assurer l'indépendance des associations.
Réponse le 9 septembre 1985 - Le projet de loi relatif
à l'émission de valeurs mobilières par les associations a été adopté par le
Parlement au cours de la session ordinaire de printemps. Les questions évoquées
par l'honorable parlementaire ont été longuement débattues lors de la
discussion générale et ont fait l'objet de développement très
complets dans le cadre de la réponse du secrétaire d'État à l'économie
sociale.
27 novembre 1985 - Proposition
de loi tendant à permettre aux associations agréées d'Alsace-Lorraine de
bénéficier de tous les avantages des associations reconnues d'utilité publique
présentée par M. Jean-Louis MASSON.
Maurice Gelbard
9, chemin du clos
d'Artois
91490 Oncy sur Ecole
ISBN 2 - 9505795
-2 - 3
Dépôt légal 2ème
trimestre 1999