Choix de questions orales et écrites (avec leur N°)
et autres interventions
à l'Assemblée nationale et au Sénat
en 1994

Associations et mouvements
(politique en faveur des associations et mouvements)

2 février 1994 - Proposition de loi n° 991 relative au soutien au bénévolat et à la vie associative présentée le  par M.M. Jean-Luc REITZER , ANDRÉ ANGOT, DANIEL ARATA, JEAN AUCLAIR, CLAUDE BARATE, JEAN-LOUIS BERNARD, ANDRÉ BERTHOL, MICHEL BLONDEAU, BRUNO BOURG-BROC, JEAN- PIERRE CALVEL, JEAN-FRANÇOIS CALVO, PIERRE CARDO, PAUL CHOLLET, Mme COLETTE CODACCIONI, MM. JEAN-PIERRE COGNAT, GEORGES COLOMBIER, GÉRARD CORNU, RAYMOND COUDERC, JEAN-MICHEL COUVE, ARTHUR DEHAINE, JEAN-JACQUES DELVAUX, CLAUDE DEMASSIEUX, ANDRÉ DROITCOURT, GUY DRUT, ANDRÉ DURR, HUBERT FALCO, MICHEL FANGET, JEAN- MICHEL FERRAND, GASTON FRANCO, JEAN-PAUL FUCHS, RENÉ GALY-DEJEAN, JEAN GENEY, MICHEL GHYSEL, GEORGES GORSE, FRANÇOIS GROSDIDIER, MICHEL HABIG, MICHEL HANNOUN, FRANÇOIS D'HARCOURT, PIERRE HÉRISSON, Mme FRANÇOISE  HOSTALŒR, MM. PIERRE-RÉMY HOUSSIN, ANTOINE JOLY, JOSEPH KLIFA, JEAN-CLAUDE LAMANT, EDOUARD LANDRAIN, PHILIPPE LANGENIEUX- VILLARD, BERNARD LECCIA, GÉRARD LEONARD, JEAN-LOUIS LEONARD, ARNAUD LEPERCQ, ARSÈNE LUX, ALAIN MARLEIX, JEAN MARSAUDON, JACQUES MASDEU-ARUS, MICHEL MERCIER, GILBERT MEYER, Mme ODILE MOIRIN, MM. BERNARD MURAT, JACQlJES MYARD, YVES NICOLIN, PIERRE PASCALLON, JACQUES PÉLISSARD, FRANCISQUE PERRUT, MARC REYMANN, HENRI DE RICHEMONT, JEAN ROATTA, JEAN ROSSELOT, FRANÇOIS ROUSSEL, MAX ROUSTAN, FRANCIS SAINT-ELLIER, BERNARD SCHREINER, DANIEL SOULAGE, ALAIN SUGUENOT, CLAUDE VISSAC et MIGIEL VOISIN.

8 avril 1994 - Proposition de loi n° 326 visant à intégrer les frais liés à la mise à la disposition d'un local à une association, dans le cadre des réductions d'impôt ouvertes aux particuliers, présentée par M. Jean-Paul DELEVOYE,

1er juin 1994 - Proposition de loi n°1320 - tendant à modifier le régime des associations constituées selon le code civil d'Alsace-Moselle. présentée par M. JEAN-PAUL FUCHS,

13 juillet 1994 - Proposition de loi n°624 visant à modifier le régime des associations constituées selon le code civil local, présentée  par MM. Philippe RICHERT, André BOHL, Henri GOETSCHY, Hubert HAENEL. Jean-Paul HAMMANN, Roger HUSSON, Louis JUNG, Jean-Pierre MASSERET, Charles METZINGER, Joseph OSTERMANN. Jean-Marie RAUSCH et Pierre SCHIELÉ,

Question N° : 17773 publiée 22/08/1994 :  M. Leonce Deprez appelle l'attention de M. le Premier ministre sur l'intérêt et l'importance qui s'attachent au développement de la vie associative.
La fonction d'une association d'intérêt général ne se réduit pas à révéler et à satisfaire la demande sociale. Son rapport avec la société est plus complexe que celui du secteur public commercial. Elle a une fonction citoyenne et partenariale qui consiste a permettre aux personnes d'être co-auteurs d'un projet collectif, mais aussi une fonction créatrice de lien social, dont le but n'est pas de partager des bénéfices, mais de se livrer réciproquement des services.
Elle est donc un facteur de mobilisation de ressources humaines, une frontière des fractures de société, la ou naissent les exclusions.
Or le développement actuel, voire la prolifération des associations s'explique d'abord par l'absence de statut pour l'entreprise sans but lucratif et, par ailleurs, le développement des contrôles, notamment de la Cour des comptes, qu'a provoque au sein même des administrations publiques, le recours a la forme associative, pour trouver des formules de gestion n'existant pas dans le cadre de la comptabilité publique.
Une clarification s'impose.
Depuis de nombreuses années, des réflexions et propositions ont été faites : DAP (1976-1981), propositions du ministre du temps libre (1982), réflexions du CNVA (1989), avis du Conseil économique et social (24 février 1993). Deux propositions sont essentielles : promouvoir la reconnaissance d'utilité sociale pour certaines associations et définir des règles nouvelles, tant fiscales que sociales, et notamment la modification de l'article 6 de la loi du 1er juillet 1901, afin de permettre aux associations reconnues d'utilité sociale la possibilité de recevoir des dons et legs.
D'autres mesures sont envisageables, permettant de mettre en valeur la vie associative et de clarifier ses rapports avec l'État et les collectivités locales sans être, de surcroît, l'objet de détournement, voire de scandales ressentis avec une particulière consternation par celles et ceux qui ont consacre beaucoup de générosité dans la vie associative et attendent avec intérêt, voire impatience, des décisions du gouvernement, qu'il avait lui-même laisse entrevoir (22 novembre 1993, conseil de Paris).
 Réponse publiée le : 17/07/1995 :  Le Gouvernement attache une importance particulière au développement de la vie associative.
C'est la raison pour laquelle le Premier ministre a réuni au début du mois de juin 1995 le Conseil national de la vie associative.
A la suite de cette réunion, il a été décidé de mettre en place quatre groupes de travail paritaires composes de représentants des associations et de l'administration.
Ces groupes doivent faire des propositions au Gouvernement dans le courant de l'été sur les questions suivantes : le bénévolat, le financement des associations, l'emploi et la vie associative et la place du droit européen dans le fonctionnement des associations.
A partir des propositions émises, le Gouvernement saisira le Parlement des reformes qui lui paraîtront devoir être adoptées.

Nº 07694 du 01/09/1994  - M. Bernard Barbier attire l'attention de M. le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, sur la liberté associative en France.
En effet, le 9 octobre 1981, les étrangers en France retrouvaient la liberté de se constituer " en association loi de 1901 ".
Plus de dix ans se sont écoulés qui ont vu naître des milliers d'associations d'immigrés ou de personnes issues de l'immigration.
En conséquence, ne pense-t-il pas qu'il faudrait apporter des modifications et un frein à la naissance de ces associations, car certaines d'entre elles ne risquent-elles pas d'être une menace pour la sécurité publique ?
En outre, un retour à la disposition de 1939 qui prévoit qu'aucune association étrangère ne peut se former ni exercer son activité en France sans l'autorisation du ministre de l'intérieur ne paraît-il pas souhaitable ?
Réponse publiée le 26/10/1995. - La loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association a été modifiée notamment par la loi n o 81-909 du 9 octobre 1981 qui en a abrogé le titre IV intitulé " Des associations étrangères ".
Cette modification résultait du constat que les dispositions contenues dans le titre IV de la loi de 1901 n'étaient conformes ni au traité de Rome ni à la convention européenne des droits de l'homme. Elle traduisait également la volonté de lever une entrave importante au développement de la vie associative au sein de la population immigrée et de concourir ainsi à sa meilleure intégration.
Dans la mesure où certaines de ces associations pourraient porter atteinte à la sécurité publique, leur dissolution pourrait être prononcée en application soit des dispositions de l'article 3 de la loi du 1er juillet 1901 qui précise que " toute association fondée sur une cause ou en vue d'un objet illicite, contraire aux lois, aux bonnes moeurs, ou qui aurait pour but de porter atteinte à l'intégrité du territoire national et à la forme républicaine du Gouvernement, est nulle et de nul effet ", soit de celles de l'article 1er de la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées qui prévoit notamment que " seront dissous, par décret rendu par le Président de la République en conseil des ministres, toutes les associations ou groupements de fait qui, soit provoqueraient à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propageraient des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence, ou qui se livreraient, sur le territoire français ou à partir de ce territoire, à des agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme en France ou à l'étranger ".
Dans ces conditions, un rétablissement de la législation antérieure, en toute hypothèse inutile, serait impossible comme contraire aux engagements internationaux de notre pays.

Question N° : 17936 publiée : 05/09/1994 :  M. Leonce Deprez demande a Mme le ministre d'État, ministre des affaires sociales, de la santé et de la ville, de lui préciser les perspectives de mise en œuvre des nouvelles mesures gouvernementales pour la vie associative, annoncées par ses soins le 22 avril 1994 a la deuxième convention nationale de l'économie sociale, au cours de laquelle elle précisait qu'il était « dans les intentions du Gouvernement de donner une suite aussi concrète que possible aux propositions du Conseil économique et social (rapport Cheroutre) qui rejoignent d'ailleurs, sur de nombreux points, celles faites par le Conseil national de la vie associative ou la Fonda et l'Uniopss ».
 Réponse publiée  : 27/03/1995 :  Le ministre d'État, ministre des affaires sociales, de la santé et de la ville, a rappelé lors de la journée de la solidarité, le 19 octobre 1994, le rôle fondamental que jouent les associations pour le maintien et le renforcement de la cohésion sociale et dans la lutte contre l'exclusion, qui impliquent une approche fine et diversifiée de la réalité sociale.
Les associations sont en effet des acteurs essentiels permettant de mieux cerner la réalité dans sa diversité, de rechercher des solutions adaptées, d'innover, en un mot d'inspirer l'action de l'État.
Sur la base des travaux du Conseil économique et social, dont le rapport de Mme Cheroutre, et d'une concertation régulière avec le mouvement associatif, notamment l'UNIOPSS, le Gouvernement a arrêté un ensemble de mesures qui rejoignent les préoccupations exprimées par le Conseil national de la vie associative.
Elles peuvent être synthétisées autour de trois points forts : renforcer les moyens financiers des associations et simplifier leurs relations avec l'État, encourager le bénévolat, renforcer l'encadrement interne et la capacité de développement.
Ainsi, le Gouvernement a accéléré le réaménagement de la taxe sur les salaires que payent les associations, en portant l'abattement a la base sur le montant de l'impôt a 20 000 francs des le 1er janvier 1995.
Par ailleurs, abondé par des crédits du ministère des affaires sociales, de la santé et de la ville et du ministère de la jeunesse et des sports, un fonds de garantie aux associations a été créé et commence a fonctionner. Il permet aux associations de taille modeste ayant au moins un salarie d'accéder plus facilement a des emprunts bancaires afin de constituer, si nécessaire, un fonds de roulement.
De plus, une réflexion est engagée avec les services du ministère du budget afin de clarifier la réglementation en matière de fiscalité des associations.
Afin de renforcer l'impact de ces dispositions, et pour mieux associer a l'action d'insertion les personnes exclues elles-mêmes, comme les associations qui les représentent ou les prennent en charge, le ministre d'État, ministre des affaires sociales, de la santé et de la ville, a demande au Conseil national de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale de mener d'ici a la fin de l'année une double réflexion : étudier avec les services du ministère les procédures qui normalisent, en termes de durée ou de continuité de financement, les rapports entre l'État et les associations du secteur social ; dresser la liste des institutions publiques ou la représentation des associations devrait être introduite ou renforcée.
La vie associative reposant sur l'engagement des bénévoles, il était nécessaire d'améliorer l'accès a la formation de ceux qui exercent des responsabilités et de faciliter la prise en charge des conséquences d'un accident dans le cadre de l'action associative.
Le Fonds national de développement de la vie associative sera ainsi abondé pour développer la formation des bénévoles.
Par ailleurs, la convention entre la FNDVA et le fonds de formation professionnelle et de la promotion sociale connaît sa première année d'application pour des actions de formation des administrateurs élus d'associations ayant la responsabilité d'employeurs.
De plus, un groupement d'intérêt public associant l'État et des partenaires prives a été crée en 1994, afin d'apporter une aide technique et administrative aux associations locales qui se créent et aux porteurs de projets collectifs, notamment dans les zones urbaines ou rurales en difficulté.
De même, en 1995, des crédits sont réservés pour favoriser les transferts d'expérience en matière d'insertion par des associations nationales, afin de développer une capacité d'expertise et d'assistance technique, une véritable ingénierie sociale, au service des associations et des collectivités locales.
Dans le but également de favoriser les transferts d'expérience, 500 emplois locaux d'insertion pourront être affectes en 1995 aux associations souhaitant embaucher une personne afin de développer leur activité dans le domaine de l'insertion sociale et professionnelle et l'accès au logement des plus démunis.
Enfin, le décret n° 94-927 du 20 octobre 1994 relatif aux assurances volontaires en matière d'accidents du travail et de maladies professionnelles et modifiant le code de la sécurité sociale ouvre la possibilité aux associations de souscrire une couverture pour tout ou partie de leurs bénévoles.
Dans un autre ordre d'idées, les pouvoirs publics comme le CNVA réfléchissent avec les responsables de la 5e chaîne sur les possibilités de mieux faire connaître au public la vie associative.
Enfin, dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne, les initiatives nécessaires seront prises afin que le projet de statut européen des associations, propose par la commission, connaisse une évolution favorable.

18 octobre 1994. - Proposition de loi n° 1595 visant à permettre une réduction d'impôt en cas de don ou de versement aux associations intermédiaires, aux entreprises d'insertion et aux fondations pour l'emploi, présentée par  M. MICHEL  HANNOUN.

26 octobre 1994 - .Proposition de loi n° 1597 tendant à faciliter l'accès des publications associative s au régime des aides accordées à la presse , présentée par M. JEAN-JACQUES WEBER.

Question N° : 20845 publiée  le : 21/11/1994 :  M. Didier Mathus ( ainsi que quelques autres députés) appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les inquiétudes exprimées par les associations complémentaires de l'enseignement public qui ne sont pas assurées de recevoir le solde des contributions publiques pour l'année 1994
Ces associations qui mènent des actions éducatives, sociales et culturelles sont liées contractuellement avec le service public d'éducation par le décret du 6 novembre 1992. Leur rôle indispensable a de nouveau été réaffirme par votre ministère dans le cadre du « nouveau contrat pour l'école ».
Or, la diminution annoncée de la participation de l'État à leurs interventions au service des enfants et des jeunes déboucherait sur des difficultés telles que les associations seraient contraintes d'avoir recours au licenciement de personnel permanent ou saisonnier. Ces licenciements, à leur tour, amoindriraient considérablement les capacités de ces associations à intervenir au bénéfice de la jeunesse.
Cela serait pour le moins contradictoire a un moment ou, suite a la consultation nationale, le Gouvernement se veut a l'écoute des jeunes.
Il lui demande donc de renoncer à toute réduction des crédits destinés aux associations complémentaires de l'enseignement public et de lui faire connaître les mesures que pourrait, au contraire, prendre son ministère pour encourager leurs actions.
 Réponse publiée au le : 06/02/1995 :  Dans un contexte budgétaire de rigueur, les crédits d'intervention du ministère de l'éducation nationale ont subi d'importantes mesures d'annulations.
Pour gérer cette situation, 8/12 des subventions 1993 ont été versés en juillet à toutes les associations bénéficiaires de conventions passées en 1986 et une procédure d'évaluation a été mise en place.
Compte tenu des documents fournis à cette occasion par les associations, il n'a pas paru souhaitable de répercuter sur chacune d'elles une baisse sensible, qui aurait compromis l'ensemble des activités qu'elles mènent en complémentarité avec l'enseignement public. En revanche, compte tenu des moyens budgétaires disponibles, il a été décide d'apporter un soutien prioritaire aux associations d'envergure nationale. Seules ces dernières ont donc reçu une dotation complémentaire de 3,25/12, ce qui revenait à renouveler à hauteur de 94 p. 100 les subventions qu'elles ont perçues en 1993.
Il est au demeurant inexact de parler de désengagement de la part du ministère de l'éducation nationale dans la mesure où : l'effort financier au bénéfice des associations conventionnées depuis 1986 est reste en 1994 considérable, s'élevant a plus de 198 MF ; l'ensemble des agents mis à disposition a été renouvelé, tant à l'égard des associations ayant reçu 8/12 qu'à celles ayant obtenu 11,25/12 de leur subvention 1993.
Cette aide a représenté un total de 459 équivalents emplois ; de nouvelles conventions pluriannuelles, d'une durée de six années, allant du 1er janvier 1993 au 31 décembre 1998, ont déjà été signées avec douze des plus importantes associations et plusieurs dossiers sont actuellement soumis au visa du contrôleur financier.

Nº 08718 du 24/11/1994 - M. Roland Huguet attire l'attention de Mme le ministre de la jeunesse et des sports sur l'inquiétude du comité des relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d'éducation populaire au sujet de l'avenir du Fonds national pour le développement de la vie associative (FNDVA).
En 1993, le budget du ministère de la jeunesse et des sports affecté au FNDVA s'élevait à 33 MF, dont 8 MF affectés depuis 1990 sur le titre IV, chapitre Jeunesse pour compléter les recettes extrabudgétaires du fonds. Les besoins réels estimés à partir des dossiers acceptés se montent à 47 MF.
En 1994, le fonds a été doté seulement de 26 MF. Les actions de formation du FNDVA concernent 130 000 élus bénévoles.
Selon un schéma directeur élaboré par le Premier ministre, 80 p. 100 des crédits formation du FNDVA doivent être déconcentrés dès 1994 pour soutenir notamment les initiatives locales. En 1992, sur 31 MF consacrés à la formation des élus bénévoles, 27,5 MF ont été affectés aux associations locales fédérées et non fédérées.
En 1994, la déconcentration transférera environ 600 000 francs par région.
L'inquiétante réduction des moyens affectés au Fonds national pour le développement de la vie associative et les dispositions concernant l'attribution des crédits de formation qui représentent les trois quarts de son budget amènent le Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d'éducation populaire à craindre sa disparition.
   Il lui demande de lui fournir des informations concernant les mesures envisagées à ce sujet pour l'année prochaine.
Réponse publiée le 12/01/1995. - Le FNDVA est un compte d'affectation spéciale dont les recettes sont constituées d'une partie du produit du prélèvement sur les sommes engagées au pari mutuel.
La modification du taux de prélèvement ne relève pas de la seule responsabilité du ministère de la jeunesse et des sports.
Il faut souligner cependant que les sommes affectées à ce compte ont augmenté régulièrement, passant de 19 MF en 1987 à 26 MF en 1994.
Ce chiffre sera maintenu en 1995. Le ministère de la jeunesse et des sports met en œuvre la déconcentration des moyens du FNDVA destinés à la formation des bénévoles associatifs, à hauteur de 80 p. 100 de l'enveloppe formation.
Une telle mesure devrait accélérer les procédures d'attribution des aides aux associations, favorisant ainsi le développement du bénévolat auquel ce ministère est particulièrement attaché.
 

Nº 08719 du 24/11/1994  - M. Roland Huguet attire l'attention de Mme le ministre de la jeunesse et des sports sur les préoccupations des associations de jeunesse et d'éducation populaire
Le ministère prévoyait 10 000 emplois pour des jeunes sous contrat d'apprentissage dans le champ de l'animation, du sport, de l'environnement, de la vie associative, sur deux ans.
Les associations précitées sont toujours prêtes à les accueillir.
Cependant, elles s'inquiètent de connaître les moyens financiers nouveaux dont elles disposeront pour assurer leur mission. En effet, chaque année, les subventions qui leur sont attribuées diminuent.
Il lui demande de bien vouloir lui préciser les dispositions budgétaires prises à cet effet.
Réponse publiée le 16/02/1995. - La lutte contre le chômage et l'aide à la création d'emplois sont des préoccupations constantes du ministre de la jeunesse et des sports.
Les services déconcentrés ont été fortement incités à mettre en œuvre, en liaison avec leurs partenaires habituels, les différents dispositifs d'aide à l'emploi : contrats d'apprentissage, contrats de qualification, contrats emploi-solidarité, ainsi que le programme " Profession sport ".
L'objectif de 10 000 emplois sur deux ans fixé en décembre 1993 a été largement dépassé, puisque au 1er décembre 1994 le constat est de 17 243 contrats de travail signés.
Une attention toute particulière a été portée au développement et à la relance de l'apprentissage, qui a fait l'objet d'une instruction aux services le 28 janvier 1994.
Les associations qui souhaitent recruter un apprenti bénéficient des aides générales accordées par l'Etat à ce titre, à savoir : une exonération de charges sociales, une aide forfaitaire de 7 000 francs pour tout contrat d'apprentissage signé, enfin un crédit d'impôt pour les associations soumises à l'impôt sur les sociétés.
Le projet de loi sur les formations en alternance qui devrait faire l'objet d'une discussion à la session de printemps au Parlement prévoit la simplification des différentes mesures financières et la création d'une prime unique dont bénéficieraient les associations.
 

Nº 08957 du 08/12/1994 - M. Jacques Legendre attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la situation des associations complémentaires de l'enseignement public.
Ces organismes expriment la crainte de ne pas percevoir le solde des contributions publiques qui leur étaient allouées pour 1994. Or leurs interventions et actions éducatives, sociales et culturelles ont d'ores et déjà été mises en œuvre pour l'année scolaire 1994-1995.
Il lui demande quelles mesures il envisage de prendre pour remédier à cette situation, et s'il envisage de mettre en place, avec ces associations, un dispositif de contractualisation pluriannuelle.
Réponse publiée le 09/02/1995. - Dans un contexte budgétaire de rigueur, les crédits d'intervention du ministère de l'éducation nationale ont subi d'importantes mesures d'annulations.
Pour gérer cette situation, 8/12es des subventions 1993 ont été versés en juillet à toutes les associations bénéficiaires de conventions passées en 1986 et une procédure d'évaluation a été mise en place.
Compte tenu des documents fournis à cette occasion par les associations, il n'a pas paru souhaitable de répercuter sur chacune d'elles une baisse sensible, qui aurait compromis l'ensemble des activités qu'elles mènent en complémentarité avec l'enseignement public.
En revanche, compte tenu des moyens budgétaires disponibles, il a été décidé d'apporter un soutien prioritaire aux associations d'envergure nationale. Seules ces dernières ont donc reçu une dotation complémentaire de 3,25/12es, ce qui revenait à renouveler à hauteur de 94 p. 100 les subventions qu'elles ont perçues en 1993.
Il est au demeurant inexact de parler de désengagement de la part du ministère de l'éducation nationale dans la mesure où l'effort financier au bénéfice des associations conventionnées depuis 1986 est resté en 1994 considérable, s'élevant à plus de 198 MF ; l'ensemble des agents mis à disposition a été renouvelé, tant à l'égard des associations ayant reçu 8/12es qu'à celles ayant obtenu 11,25/12es de leur subvention 1993.
Cette aide a représenté un total de 459 équivalents-emplois ; de nouvelles conventions pluriannuelles, d'une durée de six années, allant du 1er janvier 1993 au 31 décembre 1998, ont déjà été signées avec douze des plus importantes associations et plusieurs dossiers sont actuellement soumis au visa du contrôleur financier.

22 décembre 1994 - Proposition de loi n° 1864  tendant à alléger les charges sociales des associations culturelles sur les indemnités de dédommagement versées aux dirigeants, animateurs. professeurs bénévoles présentée par M. PHILIPPE LANGENIEUX- VILLARD
 
 

Maurice Gelbard
9, chemin du clos d'Artois
91490 Oncy sur Ecole
ISBN 2 - 9505795 -2 - 3
Dépôt légal 2ème trimestre 1999