Choix de questions orales et écrites (avec leur N°)
et autres interventions
à l'Assemblée nationale et au Sénat
en 1987

Associations et mouvements
(politique en faveur des associations et mouvements)

9983. - 6 octobre 1986, - M. Roland Huguet appelle l'attention de M. le ministre des affaires sociales et de l'emploi sur
le problème de la formation des responsables associatifs. Une note d'information du 13 mars 1986 annonçait le financement d'une vingtaine de projets en 1986. Il souhaiterait connaître le nombre, la nature et l'origine des projets retenus, ainsi que les financements accordés. Le ministère compte-t-il prendre des mesures pour poursuivre et développer les initiatives en la matière.
Réponse au 9 février 1987. - En réponse à la question posée par l'honorable parlementaire, le ministre des affaires sociales et de l'emploi tient à préciser que les crédits imputés sur l'article 40, chapitre 43-33, au titre de l'exercice budgétaire 1986, se sont élevés à la somme de 852 233 francs.
Ils ont permis de financer trente-trois projets, dont dix-sept émanant des associations locales, ces projets pouvant comporter une ou plusieurs actions de formation. Conformément aux critères qui ont été portés à la connaissance des associations par la note dc service du 13 mars 1986, seules des actions de formation s'inscrivant dans la liste des thèmes prioritaires et directement liées aux actions menées auprès du public ou de la population ont été retenues.
En raison de l'intérêt présenté, au regard des impératifs de l'action sociale, par les formations techniques finalisées par l'intervention de bénévoles au service de la communauté, un dispositif de même nature sera mis en place au titre de l'exercice 1987 et donnera lieu à une information aussi large que possible des associations, par la parution d'une nouvelle note de service.

14845. 15 décembre 1986.- M: Jean-Marie Bockel appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur un problème
d'interprétation du droit local d'Alsace-Moselle sur les associations. La loi de 1901 sur les associations est généralement interprétée de manière extensive en autorisant la présence de mineurs dans les conseils d'administration des associations scolaires à condition que trois adultes au moins participent .à la constitution de l'association et bien entendu. Par la suite, au fonctionnement du bureau.
Il est évident qu'une telle interprétation est la condition sine qua non du fonctionnement dans la pratique de ces associations scolaires : il serait en 'effet. extrêmement difficile, voire souvent impossible de réunir sept adultes dans de petits établissements scolaires d'une ou deux classes.
Le texte de la loi locale de 1908 sur les associations prévoit actuellement la constitution de l'association partir de sept associés sans autres précisions: l'interprétation jurisprudentielle semble aller dans le sens d'une présence obligatoire de sept adultes à la constitution de l'association puis au bureau.
Il serait souhaitable qu'il donne son interprétation de la loi par voie de circulaire en acceptant que le nombre d'adultes soit réduit à trois au minimum , tant au moment de la constitution que dans le cadre du fonctionnement du bureau conformément à la pratique acceptée par lui au niveau national. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui faire connaître ses intentions.
Réponse au 2 mars 1987. - Le régime des associations de droit local est déterminé par les articles 21 à 79 du code civil local qui a été expressément maintenu en vigueur en Alsace-Moselle par la loi d'introduction de la législation civile française du 1er février 1924.
A la différence des associations relevant du cadre juridique de la loi du 1er juillet 1901, que deux personnes capables peuvent créer., l'article 56 du code civil local prévoit qu'une association ne peut être inscrite au registre des associations si le  nombre de ses membres est inférieur à sept. Il n'est pas envisagé actuellement  de modifier cette disposition du droit local. En revanche,  l'article  26 du code civil local dispose que "l'association doit nécessairement posséder une direction" il ne détermine pas le nombre de personnes
Dans celles regroupant des mineurs, les pouvoirs publics admettent que ceux-ci votent aux assemblées générales et soient élus au conseil d'administration. Dans ce cas, ils ne pourraient toutefois être investis de la mission de représenter l'association dans la vie civile ou être chargés de sa gestion financière.
Dès  lors et en pratique, les postes de président, de secrétaire, et de trésorier doivent toujours être occupés par des personnes majoures jouissant. de toute leur personnalité juridique tant dans le cadre du code civil local que sous l'empire de la loi du: 1er juillet 1901. Cette égalité de traitement issue de la pratique des deux régimes associatifs ne semble pas appeler, dans son application actuelle, l'intervention d'une circulaire .

4331. - 29 janvier 1987 - M. Louis. Virapoullé attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du Premier ministre chargé de la jeunesse et des sports, sur le fait que la formation des adultes, de par la législation qui la régit, est très souvent orientée vers la vie de travail, l'éducation permanente du citoyen n'y occupant qu'une place marginale. Il lui demande s'il ne conviendrait pas de réaliser la transformation, plusieurs fois envisagée, du congé-cadre jeunesse instauré par la loi n° 61-1448 du 29 décembre 1961 en congé-cadre associatif afin de permettre des salariés de plus de vingt-cinq ans, exerçant des activités bénévoles dans diverses associations, de pouvoir bénéficier de cette législation favorable.
Réponse. - Depuis ces dernières années, plusieurs réflexions ont été conduites afin de faire des propositions de nature à encourager le bénévolat: parmi celles-ci figure la possibilité d'un aménagement de la loi du 29 décembre 1961 relative au congé- cadre jeunesse.
En effet, des modifications pourraient être apportées afin qu'il n'y ait pas de limite d'âge et que la durée du congé sans rémunération soit portée à douze jours.
Ces mesures supposent des négociations, à la fois au niveau interministériel, notamment avec le ministère chargé de l'emploi, et au niveau des partenaires sociaux.
Cette disposition compléterait l'aide apportée par le Fonds national pour le développement de la vie associative sous forme de financement de la formation des bénévoles élus des associations.
Compte tenu de l'importance de cette question pour les responsables bénévoles du mouvement associatif, des discussions pourraient reprendre prochainement sur ce thème

4749- 26 février 1987. - M. André Méric attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès. du Premier ministre chargé de la jeunesse et des sports, sur la situation des 120 associations nationales de jeunesse et d'éducation populaire, membres du comité pour les relations nationales et internationales de jeunesse et d'éducation populaire, réunissant plus de 300 000 groupes et associations au plan local, à la suite de l'adoption définitive du projet de loi de finances pour 1987.
Les associations devraient faire face à une situation mettant en cause à tous les niveaux les missions qu'elles accomplissent et les services qu'elles rendent. A l'exception d'une mesure symbolique pour la formation des animateurs, aucun amendement n'est venu atténuer la régression des crédits inscrits au budget.
La dotation du Fonds national pour le développement de la vie associative continue à stagner pour la deuxième année consécutive. Les conséquences de ces choix sont graves.
Il lui demande quelles mesures il compte prendre pour redresser une telle situation, et notamment pour éviter à ces associations de procéder à des licenciements.
Réponse au 9 avril 1986 - L'action en faveur de la vie associative et de la jeunesse constitue une priorité pour le secrétariat d'État auprès du Premier ministre, chargé de la jeunesse et des sports.
Cette priorité se traduit par le souci d'une efficacité accrue des aides accordées aux associations relevant du domaine de compétences du secrétariat d'État. Il entend à ce titre baser ses relations avec ces associations sur le principe du conventionnement des aides qu'il leur attribue pour les actions qu'elles conduiront.
C'est ainsi que ces associations ont été invitées à présenter des projets dans les domaines que le secrétariat d'État a définis comme prioritaires et qui s'articulent autour des thèmes suivants: les jeunes et le développement technologique; les pratiques culturelles des jeunes; l'aménagement des rythmes extrascolaires (AR.E.S.) ; les actions en direction des jeunes défavorisés en vue de leur insertion sociale et professionnelle; les actions de solidarité, les droits de l'homme et l'éducation civique.
En outre, elles pourront produire des projets spécifiques pour des actions innovantes en direction des jeunes.
L'instauration de relations contractuelles conformément aux directives exprimées par le Premier ministre dans sa circulaire du 27 janvier 1975 sera ainsi le gage d'une transparence et d'une efficacité accrues.
Pour ce qui concerne le Fonds national pour le développement de la vie associative (F.N.D.V.A.), il convient de noter que son financement est exclusivement assuré par une partie du produit du prélèvement sur les sommes engagées au. P.M.U.
Ces recettes du fonds peuvent être évaluées à 19 millions de francs en 1987, lesquelles n'auront ainsi pas diminué par rapport à l'année précédente.- .

4815.- 26 février 1987. - M. Robert Vizet prie M. le .secrétaire d'État auprès du  Premier ministre chargé de la jeunesse et des sports, de bien vouloir porter à sa connaissance les moyens qu'il compte retenir pour maintenir les postes F.O.N.J.E.P (Fonds de coopération de la jeunesse et de l'éducation populaire), comme il en a exprimé le souci dans un courrier référencé CP/912/CL-MR de décembre 1986, compte tenu des contractions budgétaires enregistrées dans ce secteur et sans que ces réductions touchent ni les collectivités locales, ni ,les associations de terrain, ainsi qu'il a tenu à le souligner dans cette même correspondance.
Il attire son attention sur le rôle éminent assuré par les animateurs de ces structures associatives et l'attachement des populations au maintien de celles-ci et lui demande s'il est envisagé des mesures rectificatives en faveur de l'éducation populaire et, plus précisément faveur du financement des postes de directeur de M.J.C.
 Réponse au 9 avril 1986:, - Le secrétariat d'État .auprès du Premier ministre, chargé de la jeunesse et des sports qui est à l'origine de la création du F.O.N.J.E.P., s'est toujours efforcé de préserver ce mode d'intervention qui garantit aux associations un financement établi sur une base contractuelle.
Conformément au vœu des Français d'une baisse durable des prélèvements obligatoires, le Premier ministre a demandé à l'ensemble des départements ministériels de réduire leurs dépenses d'intervention.
Les crédits affectés au F.O.NJ.E.P. n'ont pas échappé à cette règle. Par ailleurs, une enquête nationale a été lancée en novembre dernier dans tous les départements afin de connaître avec exactitude l'utilisation des postes sur le terrain. Ce n'est donc qu'au vu des résultats de cette étude qu'il sera possible de fixer le taux définitif de la participation du secrétariat d'État à la jeunesse et aux sports. En attendant, afin. de ne pas obérer la trésorerie des associations en ce début d'année, le secrétariat d'État auprès du Premier ministre, chargé de la jeunesse et des sports, a fixé, en accord avec les autres départements ministériels concernés, un taux provisoire de 41400 francs.
Une circulaire. en date du 22 janvier: 1987 a été adressée à tous les préfets pour les informer de cette décision. Pour les F.O.NJ.E.P. , qui relèvent directement du secrétariat d'État auprès du Premier ministre, chargé de la jeunesse et des sports, le taux retenu pourrait être prochainement révisé à la  hausse en fonction des conclusions de l'enquête.
En ce qui concerne plus particulièrement les maisons de jeunes et de la culture, le secrétariat d'État participe, pour un montant non négligeable, à la rémunération des animateurs et directeurs de la fédération française des maisons de jeunes et de la culture et de l'union des fédérations régionales des maisons de jeunes et de la culture. En 1986, le secteur des M.J.C. était 'attributaire de 645 postes, représentant une aide de l'État de 30 099 570 francs.

Nº 05015 du 12/03/1987  - M.Paul Loridant expose ses plus vives inquiétudes à M. le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé des droits de l'homme, sur l'initiative d'une association dite " La France propre " qui consiste à monter un véritable réseau d'informations et à terme faire naître une société de délation et de discrimination.
Il l'informe que cette association, créée sans être déclarée en préfecture, adresse actuellement un courrier questionnaire à un grand nombre de nos concitoyens afin " d'établir un véritable livre blanc des négligences, des abus et des turpitudes qui défigurent notre vieille patrie gauloise ". Ainsi, les destinataires sont incités à signaler tout fait concernant leurs voisins, leurs collègues de bureau.
Il se déclare choqué, à la veille de la célébration du bicentenaire de la Révolution française et de la proclamation des Droits de l'homme et du citoyen et à l'heure du renouveau de la citoyenneté, par de tels agissements.
Rappelant une période de sinistre mémoire de l'histoire récente de notre pays, ces procédés sont indignes d'un pays démocratique comme la France et constituent une véritable agression contre tous ceux qui ont combattu l'occupant et tous ceux qui militent pour les droits de l'homme et l'égalité entre les peuples, les races et les religions. N'y a-t-il pas lieu, en conséquence, de saisir les autorités compétentes telles que la Commission nationale des droits de l'homme récemment instituée. Il lui demande quelles mesures il envisage afin que cesse immédiatement cette incitation à la délation et à la discrimination.

13533. 1er décembre 1986. - M. Michel Pelchat attire l'attention de M. le Premier ministre sur l'importance sans cesse grandissante de la vie associative dans notre pays et lui rappelle que la loi sur la vie associative promise par le précédent Gouvernement n'a jamais vu le jour. Il lui demande donc si l'actuel Gouvernement envisage par contre de proposer au Parlement des mesures en faveur des associations et de la vie associative. Dans l'affirmative, il lui demande de bien vouloir préciser lesquelles.   - Question transmise à  M. le secrétaire d'État auprès du premier ministre chargé de la jeunesse et des  sports

22133. - 6 avril 1987. - M. Michel Pelchat rappelle à M. le secrétaire d'État auprès du premier ministre chargé de la jeunesse et des sports, qu'il n'a pas répondu à la question n° 13533 parue au Journal officiel, Assemblée nationale, Débats parlementaires, questions, du 1er décembre 1986.  Il lui en renouvelle donc les termes.
Réponse au 4 mai 1987 - Le ministre d'État, ministre de l'économie, des finances et de la privatisation a demandé à M. Georges Pebereau de lui proposer des mesures propres à encourager 10 mécénat. Directement inspiré de ces propositions, un projet de, loi sur le développement du mécénat comportant notamment. d'importantes dispositions fiscales, a été mis au point. Il sera très prochainement soumis au Parlement..

3670. - 4 décembre 1986. - M. Daniel Percheron attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du Premier ministre,  chargé de la jeunesse et des sports, sur la situation du mouvement associatif. En effet actuellement, il y a environ 1 90000 associations ayant un caractère sanitaire et social, dont 21 000 pour les personnes âgées et 5 700 pour les familles.
Ces associations réalisent un « chiffre d'affaires» annuel de l'ordre de 30 milliards de francs. L'effectif de leur personnel est évalué à 230 000 emplois à temps plein. De plus le secteur associatif couvre à lui seul 80 p. 100 des places en établissement pour les personnes handicapées.
Or, le projet de budget de finances pour 1987 suscite de vives inquiétudes quand au retrait de l'État dans le soutien qu'il apporte au mouvement associatif. La plupart des chapitres budgétaires porteurs de subventions aux associations seraient amputés considérablement, par exemple le programme d'action sociale du ministère des affaires sociales et de l'emploi est diminué de 33,7 p. 100 (- 254,8 millions de francs).
Il semble donc que le Gouvernement n'ait pas exactement mesuré les conséquences de ses choix budgétaires sur la vie associative, méconnaissant ainsi le rôle que les associations assument dans la société française, notamment leur contribution à l'emploi.
Or, méconnaître aujourd'hui le rôle irremplaçable des associations dans une société pluraliste conduirait celle-ci à l'asphyxie en la privant de respiration sociale, et en stérilisant la source d'innovations et le potentiel de réalisation qu'elles représentent. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui préciser les raisons de ces choix budgétaires ainsi que la politique qu'il envisage envers le mouvement associatif.
Réponse le 5 mai 1987.-   Les associations ne doivent pas tirer, de la lecture de la loi de finances pour 1987, des conclusions pessimistes quant à l'engagement de l'État à leur égard.
En effet, doivent être pris en considération, également, les crédits extra-budgétaires, notamment ceux des fonds interministériels que sont le fonds national pour le développement du sport et le fonds national pour le développement de la vie associative.
Ces fonds ont tous été reconduits pour 1987, et tous ont vu leurs crédits augmenter dans des proportions supérieures à celles du budget de l'État. Par ailleurs, les mesures prises au cours des derniers mois pour améliorer l'emploi (application des ordonnances sur les seuils sociaux et les contrats de travail, modification de l'arrêté du 20 mai 1985 relatif à protection sociale des personnes exerçant une activité accessoire) constituent un ensemble de dispositions qui allègent les charges des associations comme celles des entreprises, et sont autant de manques à gagner pour les recettes de l'État.
Ces mesures n'ont nullement été adoptées en méconnaissance du rôle des associations dans la société, non plus que celles relatives aux travaux d'utilité collective, ou celles concernant les éducateurs sportifs, non plus que la «contractualisation» progressive des subventions, de plus en plus affectées à des projets précis d'actions, non plus enfin que l'extension des déductions fiscales propres à encourager le mécénat. Elles ont simplement modifié l'"environnement" juridique des associations. Il est à noter d'ailleurs que les associations elles-mêmes revendiquent d'autres pratiques, et se situent de plus en plus sur le terrain de l'économie. Il est normal que cette démarche engendre d'autres rapports entre les associations et les collectivités publiques. Ainsi, les choix budgétaires faits pour 1987 manifestent-ils la volonté du Gouvernement d'assurer, d'une part une meilleure gestion des crédits publics en privilégiant, par le moyen de conventions, la notion de coût de revient et non plus celle d'équilibre, d'autre part la participation plus active des adhérents à la vie de leurs associations.
Le recours à la convention oblige en effet les responsables associatifs à définir, à chiffrer et à choisir, parmi leurs projets, ceux qui correspondent à leurs possibilités financières et aux aspirations du plus grand nombre. Par ailleurs, en développant les pratiques de mécénat et de déductions fiscales, l'État donne également aux associations les moyens de mieux contrôler leur propre capacité à exprimer les besoins sociaux. C'est donc une pratique partenariale à base de dialogue sur des projets précis et clairs que le Gouvernement entend mener avec le mouvement associatif.
L'évolution en cours doit permettre au mouvement associatif de gérer au mieux sa capacité d'intervention sociale et économique et d'être encore plus une force d'innovation pour la société française.

6388. - 28 mai 1987. - M. Paul Loridant l'inquiète auprès de M. le secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé de la jeunesse et des sports, de la suppression de postes Fonjep à compter du mois de Juillet 1987. Ainsi, sur 169 postes jeunesse et sports avec une part-Etat, gérés par la Fédération nationale Léo Lagrange, 103 doivent être supprimés. Cette mesure va également toucher d'autres associations, notamment la Ligue de l'enseignement et les Francas (francs et franches camarades) se voient amputer de la même manière (respectivement 170 et 30 postes).
Considérant que cette décision a été prise sans aucune concertation avec les associations concernées, considérant le rôle primordial et reconnu de ces associations en faveur de la jeunesse et de leurs loisirs, il lui demande de revenir sur ces suppressions de postes et d'engager un dialogue avec les organismes concernés.

MM. Marc Boeuf (6442, le 4 juin); Marcel Vidal (6806, le 25 juin);  Jean-Luc Melanchon (6948, le 2 juillet et 7572, le 3 septembre); Roland Courteau ( 7012, le 9 juillet) André Rouvière (7060, le 16 juillet) et Louis Moinard (7477, le 20 août) interviendront de la même façon.
Réponse le 5 novembre 1987 : - Le secrétariat d'État auprès du Premier ministre chargé de la jeunesse et des sports avait décidé, en effet, dans un premier temps, de mettre en œuvre le redéploiement d'un certain nombre de postes Fonjep afin de mettre un terme à une répartition inégalitaire des postes. Cette mesure qui devait intervenir en juillet dernier, concernait un nombre d'organismes et de postes restreints. En fait, une solution a été trouvée en liaison avec le Fonjep. pour que le financement de la totalité des postes gérés par le secrétariat d'État soit assuré jusqu'à la fin de l'année. Ce délai a été mis à profit pour rechercher les moyens d'une gestion plus dynamique des postes. Tout en tenant compte des contraintes budgétaires, et sans remettre en cause les principes :mêmes du Fonjep, celle-ci doit permettre à la fois une répartition conforme à la justice et à la solidarité associatives et une plus grande efficacité dans l'usage des postes, qui doivent redevenir des aides aux actions d'animation.
Un nouveau système, basé sur une large déconcentration, sera mis en place au 1er janvier 1988. Désormais, les commissaires de la République de département, conformément aux dispositions de l'instruction n° 87-151 du 18 septembre 1987, auront compétence pour les décisions d'attribution ou de renouvellement des postes Fonjep locaux liés à des projets précis.
L'attribution des postes aux fédérations et associations nationales pour les postes strictement nationaux ou implantés dans leurs structures régionales ou interrégionales, ainsi que celle des postes liés à des projets expérimentaux présentés par lesdites associations, restent du niveau de l'administration centrale.
La création de ces postes au 1er janvier 1988, même s'ils sont maintenus ou renouvelés aux associations qui en bénéficiaient jusqu'à présent, nécessite pour des raisons techniques l'arrêt au 31 décembre 1987 de la procédure de financement antérieure des postes relevant du secrétariat d'État à la jeunesse et aux sports. Cette décision a été notifiée aux responsables d'associations concernées, qu'elles soient nationales ou locales, par les préfets de départements.
Parallèlement, ils ont été invités à préparer d'ores et déjà leurs dossiers de demandes de poste. Celles- ci seront examinées avant la fin de l'année, en fonction d'instructions complémentaires prochainement adressées aux préfets et qui comportent notamment l'indication du nombre de postes mis à leur disposition.  .

6828. - 25 juin 1987. - M. Gérard Delfau appelle l'attention  de M. le secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé de la jeunesse et des sports, sur le rôle des fédérations d'associations de jeunesse et d'éducation populaire dans le domaine de la coordination, de l'incitation, de la formation des cadres et animateurs, de la recherche et de l'expérimentation indispensables à une action de longue durée et en profondeur; il rappelle l'adhésion volontaire de milliers d'associations locales aux projets fédératifs qui leur sont proposés et leur permettent ainsi d'élargir leur perspective de travail au-delà de l'échelon local dans un esprit de coopération et de cohérence.
Il constate malheureusement l'absence de concertation entre le ministère et les fédérations pour ce qui concerne l'élaboration et la mise en place des projets et des programmes les concernant, la mise en œuvre de relations directes entre l'État, les associations locales et les collectivités locales, excluant les mouvements fédératifs, la réduction très importante des subventions de fonctionnement et de réalisation des programmes d'action, la mise en place de procédures et de critères d'affectation de subventions et de contrats ignorant la vocation, le rôle et les compétences des fédérations, l'évolution envisagée du Fonjep minimisant sa responsabilité et le « redéploiement» de 372 des 2 364 postes par lui attribués, sans que des critères précis aient .été pour cela préalablement déterminés.
Il lui demande en conséquence de rétablir une politique de concertation sur les critères de montage et d'évaluation. des contrats d'action avec les fédérations, de confirmer les responsabilités de celles-ci dans la gestion des instances et outils paritaires tels que F.N.D.V.A. et Fonjep, et de les associer aux programmes nationaux mis en œuvre afin qu'elles puissent utilement y faire contribuer l'efficacité de leurs réseaux.
Réponse au 5 novembre 1987. - L'action en faveur des associations constitue une priorité pour le secrétariat d'État auprès du Premier ministre, chargé de la jeunesse et des sports. Cette priorité se traduit par le souci d'une efficacité accrue des aides accordées.
Les associations relevant à titre principal du domaine de compétences du secrétariat d'État ont bénéficié en 1987 d'une subvention de fonctionnement représentant 45 p. 100 de l'aide attribuée en 1986. Le complément leur sera accordé, par le moyen de conventions, pour des projets d'action précis retenus parmi ceux qu'elles ont présentés. Elles ont été invitées à produire des projets répondant aux préoccupations  suivantes: les jeunes et le développement technologique; les pratiques culturelles des jeunes; l'aménagement des rythmes extra-scolaires (A.R.E.S.) ; les actions en direction des jeunes défavorisés en vue de leur insertion sociale et professionnelle; les actions de solidarité, les droits de l'homme  et d'éducation civique. En outre, elles ont pu produire des projets spécifiques pour des actions innovantes en direction des Jeunes.
Le secrétariat d'État auprès du Premier ministre, chargé de la jeunesse et des sports, avait décidé en effet, dans un. premier temps, de mettre en œuvre le redéploiement d'un certain; nombre de postes Fonjep afin de mettre un terme à une répartition inégalitaire des postes. Cette mesure, qui devait intervenir en juillet dernier, concernait un nombre d'organismes et de postes restreints.
En fait, une solution a été trouvée, en liaison avec le Fonjep, pour que le financement de la totalité des postes gérés par le secrétariat d'État soit assuré jusqu'à la fin de l'année. Ce délai a été mis à profit pour rechercher les moyens d'une gestion plus dynamique des postes. Tout en tenant compte des contraintes budgétaires, et sans remettre en cause les principes mêmes du Fonjep, celle-ci doit permettre à la fois une répartition conforme à la justice et à la solidarité associatives et une plus grande efficacité dans l'usage des postes, qui doivent redevenir des aides aux actions d'animation. Un nouveau système, basé sur une large déconcentration; sera mis en place au 1er janvier 1988.
Désormais, les commissaires de la République de département, conformément aux dispositions de l'Instruction n° 87-151 du 18 septembre 1987, auront compétence pour les décisions d'attribution ou de renouvellement des postes de Fonjep locaux liés à des projets précis. L'attribution des postes aux fédérations et associatIons nationales, pour les postes strictement nationaux ou implantés dans leurs .structures régionales ou interrégionales, ainsi que celles des postes liés à des projets expérimentaux présentés par les dites associations, restent du niveau de l'administration centrale. La création de ces postes au 1er janvier 1988, même s'ils sont maintenus ou renouvelés aux associations qui en bénéficiaient jusqu'à présent, nécessite pour des raisons techniques l'arrêt au 31 décembre 1987 de la procédure de financement antérieure des postes du secrétariat d'État à la jeunesse et aux sports.
Cette décision a été notifiée aux responsables d'associations concernées, qu'elles soient nationales ou locales, par les préfets de départements.
Parallèlement, ils ont été; invités à préparer d'ores et déjà leurs dossiers de demandes de postes. Celles- ci seront examinées avant la fin de l'année. en fonction d'instructions complémentaires prochainement adressées aux préfets et qui comportent notamment l'indication du nombre de postes mis à leur disposition.

23 juillet 1987 - Loi sur le développement du mécénat.
 
 

Maurice Gelbard
9, chemin du clos d'Artois
91490 Oncy sur Ecole
ISBN 2 - 9505795 -2 - 3
Dépôt légal 2ème trimestre 1999