Choix
de questions orales et écrites (avec leur N°)
et autres interventions
à l'Assemblée nationale
et au Sénat
en 1995
Associations
et mouvements
(politique en faveur des associations et
mouvements)
Question N° : 22360 publiée le :
26/12/1994 : M. Jean-Pierre Calvel attire l'attention de Mme le ministre de la jeunesse
et des sports sur le statut des bénévoles qui travaillent dans les associations.
Lors du
débat budgétaire sur les crédits du ministère de la jeunesse et des sports,
madame le ministre avait fait part de la création prochaine d'une fondation du
bénévolat, qui était une initiative très intéressante et répondant a un
véritable besoin.
Il lui
demande si elle compte mettre en place cette fondation du bénévolat, sous
quelle forme et dans quels délais.
Réponse publiée au JO le : 30/01/1995:
Ainsi
que l'a annoncé le ministre de la jeunesse et des sports dans sa conférence de
presse du 12 janvier, le projet des statuts de la Fondation du bénévolat a été
déposé au ministère de l'intérieur et de l'aménagement du territoire en vue de
sa reconnaissance d'utilité publique.
En
attendant, l'association préfiguratrice assure, depuis le 1er janvier, toutes
les actions nécessaires à la réalisation des objectifs prévus dans le projet
des statuts de la fondation. Celle-ci sera, des sa reconnaissance d'utilité
publique, subrogée dans les droits et engagements de l'association, entraînant
par la même la dissolution d'office de cette dernière.
La
fondation ne limitera pas son action a l'activité sportive mais répondra aux
demandes du monde associatif, qu'il soit culturel, caritatif, de jeunesse ou
même corporatif.
La
détention de la carte délivrée par la Fondation du bénévolat permettra a son
titulaire de bénéficier, à l'occasion de tout sinistre survenu dans le cadre de
son activité bénévole : d'une garantie spécifique en matière de responsabilité
civile ; d'une assurance individuelle accident, lui accordant ou a ses ayants
droit le versement d'une indemnité, en cas d'incapacité physique permanente
(dans la limite de 200 000 F) ou de décès accidentel (100 000 F) ; d'une
protection juridique « défense et recours » ; éventuellement, de la mise en jeu
d'une caisse de secours dans tous les cas difficiles non couverts par les
mesures ci-dessus.
Par
ailleurs, dans le cadre d'un partenariat destine à souligner la solidarité du
monde associatif, les principales fédérations sportives mais aussi Air France
et d'autres partenaires feront bénéficier le titulaire de la carte de
réductions significatives a l'occasion de manifestations sportives, de ses
voyages ou autres activités.
Question N° : 22656 publiée le :
09/01/1995: M. Éric Duboc demande à M. le ministre du travail, de
l'emploi et de la formation professionnelle de lui indiquer les mesures qu'il
envisage de prendre pour élargir l'application du chèque-service pour le compte des
associations employant occasionnellement du personnel. Cette mesure semble
très attendue par le milieu associatif, qui se plaint des formalités
administratives qu'entraîne la gestion du personnel.
Réponse publiée le : 10/04/1995 :
Le chèque emploi service est un dispositif à caractère expérimental, qui
a été mis en oeuvre pour une période de 13 mois soit
du 1er décembre 1994 au 31 décembre 1995.
Un comité
de suivi et d'évaluation du chèque emploi service a été mis en place afin
d'éclairer les choix du Gouvernement et de pérenniser le dispositif. Le rapport
que doit établir le comité permettra également d'apporter, le cas échéant, des
aménagements au système actuel.
L'ensemble
des aspects juridiques, financiers et fiscaux doit être examiné, afin de mieux
mesurer l'impact de cet instrument de simplification administrative, sur
l'emploi et le travail non déclaré.
C'est en
fonction des résultats de cette évaluation que l'extension du champ
d'application du chèque emploi service aux employeurs du secteur associatif
pourra, comme le souhaite l'honorable parlementaire, être envisagée.
Question N° : 23451 publiée le :
30/01/1995
: M. Michel Destot
appelle l'attention de Mme le ministre de la jeunesse et des sports sur
l'association pour la création de la fondation du bénévolat dont le siège social est a
son ministère.
Nous ne
connaissons vraiment ni les objectifs profonds ni les ressources financières de
cette association.
En quoi la
future fondation du bénévolat est-elle différente des objectifs du Fonds
national de développement de la vie associative (FNDVA), et pourquoi se doter,
des lors, d'un instrument supplémentaire ?
Réponse publiée le : 20/03/1995 :
Lors du débat budgétaire en octobre 1993, le ministre de la jeunesse et
des sports rappelant l'action exemplaire menée en France par six millions de
bénévoles dans des secteurs très divers, et notamment ceux des sports, des
loisirs et de la culture, a conclu à la nécessite de la reconnaissance de leur
utilité sociale ainsi qu'a celle de leur apporter une plus grande sécurité dans
l'exercice de leur activité. Tels seront notamment les buts poursuivis par la
Fondation du bénévolat dont la demande de reconnaissance d'utilité publique a
été déposée le 16 novembre 1994 et dont le lancement a été annonce par le
ministre lors d'une conférence de presse, le 12 janvier dernier.
La
Fondation du bénévolat procurera la protection juridique et la sécurité
indispensables a ces bénévoles dans l'exercice de leur activité, leur permettra
de bénéficier de services très différents de ceux qu'offre le FNDVA, dont le
champ d'action est précisé par les textes réglementaires, en particulier de
prestations dont le prix réduit est négocié avec des partenaires commerciaux.
Contrairement
au FNDVA qui en 1995 a bénéficié de 26 MF de dotation, la Fondation ne
disposera pas de subvention de fonctionnement. En effet, le principe même des
fondations est de disposer de dotations et de fonds privés, qui leur permettent
de multiplier et de diversifier leurs actions.
Il n'entre
donc pas dans la vocation de la Fondation du bénévolat d'être en concurrence
avec les organismes existants, notamment ceux qui sont charges de la formation
des dirigeants existants, notamment ceux qui sont chargés de la formation des
dirigeants associatifs, mais bien au contraire de leur être complémentaire.
Question N° : 24893 publiée le :
06/03/1995 : M. Francis Delattre attire
l'attention de M. le ministre du budget sur les difficultés croissantes de
gestion rencontrées par les associations devant la complexité de la législation
régissant leurs activités.
L'inévitable
répercussion financière générée par la multiplicité des charges prévues par la
réglementation ne manquera pas, à terme, de compromettre gravement le fragile
équilibre des associations. Une telle évolution entraîne la diminution des
candidatures aux postes de dirigeants associatifs face a une mise en cause
systématique de responsabilité.
Il lui
demande en conséquence, d'une part, les mesures qu'il entend mettre en œuvre
afin d'alléger le poids des charges grevant le budget des associations et,
d'autre part, les dispositions qu'il envisage de prendre pour favoriser le
recrutement et l'action des bénévoles, éléments essentiels de la vie
associative.
Réponse publiée le : 04/12/1995:
Le
développement du mouvement associatif, secteur essentiel a la cohésion et a
l'animation sociales, constitue une préoccupation constante des pouvoirs
publics.
Plusieurs
dispositions ont récemment été adoptées visant à alléger les charges de ce
secteur.
Ainsi, sur
proposition du Gouvernement, le Parlement a adopté, lors de la discussion du
projet de loi de finances pour 1995, un amendement portant de 15 000 a 20 000
francs l'abattement applicable sur le montant de la taxe sur les salaires due,
à partir de 1995, par les associations.
Cette mesure
représente un allégement de leurs charges de 200 millions de francs, soit le
double de l'allégement qui résultait de la législation précédente.
Ces
dispositions s'ajoutent aux exonérations d'impôts commerciaux accordées aux
associations agissant sans but lucratif et dont la gestion est désintéressée.
Par ailleurs, une action particulière a été engagée en faveur des bénévoles
participant a la vie associative.
La
Fondation du bénévolat, reconnue d'utilité publique par un décret le 5 mai
1995, pourra, grâce aux avantages que lui offre, notamment en matière fiscale,
son statut de fondation, fédérer les initiatives et mobiliser les financements
de tous les partenaires privés désireux d'améliorer les services offerts aux
bénévoles.
Enfin, les
pouvoirs publics, qui entendent poursuivre leur concertation avec le monde
associatif, ont décidé d'une part, de mettre en place des groupes de travail
paritaires animes et suivis par le délégué a l'innovation et a l'économie
sociale, sur les thèmes majeurs intéressant le mouvement associatif (promotion
et statut du bénévole, financement des associations, développement de l'emploi
associatif, association et l'Europe) et d'autre part, d'instituer une
commission consultative de l'action humanitaire qui sera chargée d'étudier, en
liaison avec le milieu associatif, les aménagements qui pourraient être
apportes afin de faciliter l'adaptation des organismes à leurs missions.
Ces
dispositions répondent directement aux préoccupations exprimées.
16 mai 1995 - Proposition de loi n° 2038 relative à la publicité des comptes des organismes faisant appel à la générosité publique Présentée par MM. LOUIS DE BROISSIA, JEAN-PIERRE ABELIN, RENÉ ANDRÉ, DANIEL ARATA, HENRI-JEAN ARNAUD, GAUTIER AUDINOT, GILBERT BARBIER, PIERRE BÉDIER, ANDRÉ BERTHOL, JEAN-GILLES BERTHOMMIER, ROLAND BLUM, ALPHONSE BOURGASSER, MICHEL BOUVARD, JEAN BRIANE, JACQUES BRIAT, GÉRARD BOCHE, Mmes EMMANUELLE BOUQUILLON, CHRISTINE BOUTIN, NICOLE CATALA, MM. BERNARD CARAYON, PIERRE CARDO, ANTOINE CARRE, RICHARD CAZENAVE, RENÉ CHABOT, JEAN CHARROPPIN, JEAN- MARC CHARTOIRE, GEORGES CHAVANES, JEAN-PIERRE COGNAT, DANIEL COLIN, LOUIS COLOMBANI, GÉRARD CORNU, RAYMOND COUDERC, YVES COUSSAIN, JEAN-MICHEL COUVE, ....
Nº 11404 du 06/07/1995 - M. Bernard Barbier
attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les
obstacles financiers momentanés auxquels doivent parfois faire face les
associations locales dans le cadre d'organisation de manifestations
subventionnées par des partenaires publics ou privés.
En effet,
les dons ou aides diverses ne pouvant se faire que sur justification de la
dépense, l'association se trouve souvent confrontée à des problèmes d'attente
de fonds alors qu'elle doit faire face au paiement des dépenses.
En
conséquence, il souhaiterait savoir si une commune a le droit de faire une avance
de trésorerie à une association loi 1901
Réponse publiée le
29/02/1996. - Lorsqu'une collectivité locale choisit de subventionner
l'organisation d'une manifestation par une association régie par la loi de
1901, elle peut décider de subordonner le versement de la subvention à la
réalisation totale ou partielle d'une opération donnée ou à la présentation
d'éléments de justification de certaines dépenses. Dans ce cas, l'association
ne pourra percevoir les subventions attendues avant d'avoir fourni à la
collectivité les justifications réclamées par cette dernière. Aucune
possibilité d'avance sur les subventions à recevoir n'est alors envisageable.
Les collectivités locales ne sont, en effet, pas autorisées à effectuer des
opérations de banque et notamment des avances de trésorerie. Cependant, les
collectivités locales sont libres de décider le versement d'une subvention,
soit totalement, soit partiellement avant que l'opération ou la manifestation
subventionnée n'ait été réalisée. Dès lors, une décision individuelle
d'attribution prise par délibération de l'assemblée délibérante permettra le
versement de la subvention à l'association.
Question N° : 28111 publiée le
10/07/1995 : M. Louis de Broissia appelle
l'attention de M. le ministre de la jeunesse et des sports sur la situation des
responsables
d'associations reconnues d'utilité publique et plus particulièrement sur la possibilité qui
pourrait leur être accordée d'obtenir un quota d'heures.
En effet,
à l'instar des élus locaux, les présidents d'associations, qui constituent un
réseau potentiel d'embauches important, pourraient bénéficier de mesures
équivalentes leur permettant d'exercer au mieux leurs activités.
Ainsi, un
crédit d'heures pourrait leur être octroyé, permettant par la suite de définir
et de mettre en œuvre un véritable statut du bénévolat, avec un droit a la
formation et a la protection sociale.
Il lui
demande donc si le Gouvernement entend prendre des dispositions allant dans ce
sens et permettant aux responsables d'associations, constituant « un secteur
vigoureux de création d'emploi », d'exercer dans des conditions optimales leurs
différentes activités.
Réponse publiée au JO le : 11/09/1995 : Lors de sa rencontre avec les représentants du
conseil national de la vie associative, le 9 juin 1995, le Premier ministre a
insiste sur le rôle et l'importance du mouvement associatif dans notre société.
Trois chantiers
de réflexion ont été annoncés, le premier cite étant précisément celui du
bénévolat et des moyens de l'encourager et de le promouvoir.
A cet
effet, quatre groupes de travail ont été mis en place en juillet et
poursuivront leurs travaux en septembre. Parmi ceux-ci, le groupe « bénévolat
et statut du bénévole » est charge de faire des propositions au Premier
ministre.
Ces
groupes sont composes de représentants du conseil national de la vie
associative et de représentants des ministères concernes.
Des la fin
du mois de septembre, ils rendront leur rapport au Premier ministre afin que le
Gouvernement puisse rapidement mettre en œuvre les dispositions qui auront été
retenues.
Question N° : 28450 publiée
le 24/07/1995 : L'arrêté du 27 juillet 1994,
publié au Journal officiel du 13 août 1994, et la circulaire du 28 juillet 1994
portant sur le soutien au bénévolat au sein d'associations sportives,
permettent a ces dernières d'allouer à des bénévoles agissant en leur sein, une
somme jusqu'à concurrence de 3 000 francs.
Cette
mesure constitue incontestablement un progrès et un encouragement au mouvement
sportif amateur et permet en tout cas de valoriser concrètement le dévouement
des bénévoles dans de très nombreuses associations sportives qui jouent un rôle
irremplaçable sur le plan de l'animation de la vie locale.
Toutefois,
ce traitement particulier du mouvement sportif, que l'on ne peut que soutenir
compte tenu de son enjeu notamment vis-à-vis de la jeunesse, ne manque pas de poser
question au reste du mouvement associatif.
Dans ce
contexte, M. Alfred Muller demande a M. le ministre de la jeunesse et des
sports s'il
est envisage d'étendre ce dispositif à l'ensemble des associations à but non
lucratif lesquelles
ont aussi recours au bénévolat dans les mêmes conditions que les associations
sportives et, dans le cas contraire, quelles mesures le Gouvernement entend-il
prendre pour répondre à l'attente en ce domaine du mouvement associatif
bénévole ?
Réponse publiée le : 11/09/1995 : La circulaire
du 28 juillet 1994 relative a la situation des sportifs au regard de la
sécurité sociale et du droit du travail précise que les personnes qui prêtent
bénévolement leur concours à une association sportive, en accompagnant des jeunes
à une épreuve sportive ou en remplissant des fonctions de guichetier, de
billettiste, d'arbitre ou toute autre tache indispensable à l'encadrement et à
l'organisation de cette manifestation sportive peuvent être dédommagées des
dépenses auxquelles elles ont du faire face, jusqu'à 418 francs ; cette somme
n'est pas assujettie aux cotisations de sécurité sociale.
Ce
non-assujettissement s'applique pour chaque association ou organisateur et pour
un même bénévole, à cinq manifestations par mois. Si l'association verse 2 000
francs au bénévole, il n'y a pas d'assujettissement aux cotisations sociales
pour les 418 francs. Au-delà, c'est une assiette forfaitaire qui s'applique
pour le calcul des cotisations.
Pour les
personnes qui exercent des fonctions salariées d'encadrement une assiette
forfaitaire est prévue pour un montant mensuel brut de 3 000 francs maximum.
Lors de la
rencontre qu'il a eue avec les représentants du conseil national de la vie
associative, le 9 juin 1995, le Premier ministre a insiste sur le rôle et
l'importance du mouvement associatif dans notre société.
Trois
chantiers de réflexion ont été annoncés, le premier
cité étant précisément celui du bénévolat et des moyens de l'encourager et de
le promouvoir.
A cet
effet, quatre groupes de travail, dont l'un réfléchit aux problèmes du
bénévolat et au statut du bénévole, ont été mis en place en juillet et
poursuivront leurs travaux en septembre
Ces
groupes sont composes de représentants du conseil national de la vie associative
et de représentants des ministères concernes.
Dès la fin
du mois de septembre, ils rendront leurs propositions au Premier ministre afin
que le Gouvernement puisse rapidement mettre en œuvre les dispositions qui
auront été retenues.
L'extension
à d'autres associations que les associations sportives des facilités décrites
ci-dessous figure parmi les hypothèses examinées par
le groupe de travail ad hoc.
Question N° : 28742 publiée
le : 31/07/1995 : M. Jean Briane
attire l'attention de M. le ministre de l'intégration et de la lutte contre
l'exclusion sur la situation du mouvement associatif en France.
Les
associations font la richesse de la vie locale et en particulier dans les
petits bourgs ruraux et les quartiers urbains. Elles sont facteur de cohésion
sociale.
Présentes
dans de très nombreux domaines, elles permettent aux « individus » de se
cultiver, de se former, de se défendre, de s'organiser, de pratiquer un sport
ou un loisir, de vivre une expérience basée sur la démocratie et aussi
d'exercer parfois une activité économique.
Les
associations contribuent beaucoup a créer des emplois
en France. Toutes ces fonctions sont parfois assez mal reconnues par les
pouvoirs publics et collectivités locales. Ne voit-on pas, ici ou la, des
associations sportives de village victimes de tracasseries fiscales démesurées
et des fédérations nationales ou départementales obligées de licencier a la
suite de diminutions brutales de subventions publiques ?
Il lui
demande les mesures qu'il compte prendre pour redonner confiance et considération au
mouvement associatif.
Réponse publiée le : 13/05/1996 : Les associations constituent l'un des lieux
privilégiés d'expression, d'initiative et d'innovation de nos concitoyens.
Elles
jouent un rôle essentiel dans la création et la gestion d'équipements et de
services répondant aux besoins des catégories de population les plus
vulnérables, notamment celles en situation de pauvreté et d'exclusion.
Elles
apportent un concours irremplaçable notamment en raison des nombreux bénévoles
dont elles mobilisent l'énergie pour participer a la mise en oeuvre et au succès des politiques menées par les pouvoirs
publics contre toutes les formes d'exclusion et pour le renforcement de la
cohésion sociale.
C'est
pourquoi, des sa prise de fonction, le Premier ministre a souhaité que
s'établisse un nouveau partenariat entre l'État et les associations que le CNVA
représente, et qui s'est réuni en sa présence a deux reprises le 9 juin 1995 et
le 15 février 1996.
Ce nouveau
partenariat s'est concrétisé par la constitution de quatre groupes de travail
composes a parité de représentants du CNVA et des administrations concernées.
Ils ont remis leurs conclusions et leurs propositions au cours du mois
d'octobre 1995, sur les mesures propres a soutenir la
vie associative dans tous les secteurs.
A la suite
de cette concertation, le Premier ministre a annonce le 15 janvier dernier un
ensemble de dispositions touchant a tous les aspects de la vie associative, que
l'on peut regrouper autour de quatre thèmes essentiels. La promotion du
bénévolat : les crédits du FNDVA ont été doubles et portes a
50 millions de francs pour 1996.
La mise en
oeuvre effective du congé représentation a été
accélérée et le principe a été retenu d'instituer un congé formation pour les
bénévoles après accord au plan national des partenaires sociaux.
Il a été
également rappelé les possibilités, encore méconnues, de la couverture des
risques d'accidents encourus par les bénévoles dans le cadre de leur activité
ainsi que la possibilité pour les chômeurs indemnises d'exercer des activités
bénévoles.
Le
financement des associations : il a été décidé la mise en place de conventions
pluriannuelles au plan national comme au plan local permettant aux associations
d'engager des projets sur plusieurs exercices avec l'assurance de bénéficier
d'un financement sur la totalité de la durée.
Les
ministères pourront consacrer a cet effet jusqu'aux
deux tiers du total des sommes affectées au financement des associations, ces
crédits ne pourront être touchés par les régulations budgétaires qu'en dernier
recours. Les délais d'instruction et de versement seront réduits et les
financements de l'État en provenance de plusieurs services du ministère aux
projets associatifs facilités. De même, l'abattement de la taxe sur les
salaires a été porte de 20 000 francs à 25 000 francs par an.
Par
ailleurs, devant la complexité des règles fiscales et les problèmes
d'interprétation qu'elles posent, l'information des responsables associatifs
sera améliorée et une clarification des règles, par modification des
instructions fiscales du 27 mai 1977 et du 30 novembre 1988, rendue publique,
après une concertation spécifique avec le CNVA.
Enfin, il
faut rappeler que le Premier ministre a apporte son appui a la proposition de
loi présentée a l'Assemblée nationale par M. Michel Pericard
visant a améliorer par le mécénat le financement des
associations concourant a l'action humanitaire. Le texte adopté en première
lecture le 24 janvier dernier prévoit d'une part une augmentation des
réductions d'impôts autorisées et d'autre part le relèvement des plafonds
actuels, ce qui amène l'État a consentir un effort
budgétaire important.
Le
développement de l'emploi associatif : outre le fait que les associations
bénéficient du contrat initiative-emploi, il a été décidé d'étendre aux
associations l'exonération de charges sociales patronales pour l'emploi d'un
premier salarie, ce qui représente pour un salaire brut mensuel égal au Smic
une aide de 24 000 francs par an.
Par
ailleurs, un groupe de travail constitue au sein du CNVA étudiera les moyens de
développer la formation professionnelle des salaries des associations.
Les
associations et l'Europe : l'État ratifiera la convention du conseil de
l'Europe du 24 avril 1986 qui a pour but de faciliter les activités
internationales des ONG a but non lucratif dans des domaines utiles a la
communauté internationale tels, la santé, l'éducation...
Par ailleurs,
le Gouvernement œuvre pour l'adoption du statut européen de l'association et du
programme pluriannuel d'action communautaire en faveur des coopératives, des
mutuelles et des associations.
Enfin, le
Gouvernement facilitera l'accès des associations aux Fonds structurels
européens notamment par une meilleure information a
laquelle contribueront les délégués départementaux a la vie associative
désignés par les préfets a la demande du Premier ministre.
L'ensemble
de ces mesures dont seules les principales ont été rappelées permettra a l'honorable parlementaire de constater la ferme volonté du
Gouvernement de soutenir et de développer la vie associative.
Question N° : 29440 publiée le : 04/09/1995 :
M. Denis Merville attire l'attention de M. le ministre de la jeunesse et
des sports sur la situation de nombreuses associations sportives, petites et
moyennes
Celles-ci,
dont le rôle est essentiel pour la vie locale, tant en zone rurale qu'en zone
urbaine, fonctionnent souvent avec des moyens limites grâce au bénévolat de
leurs dirigeants.
C'est
ainsi que la grande majorité d'entre eux œuvrent depuis de nombreuses années
avec un dévouement sans faille, en dépit de conditions souvent difficiles, et
en sacrifiant une partie de leur vie familiale. Hélas ! il
en découle parfois un certain découragement, ce qui est grave pour l'animation
de nos communes et leur avenir.
C'est
pourquoi il lui demande s'il envisage de prendre des mesures destinées à mieux
mettre en valeur le bénévolat et à favoriser l'action des dirigeants de ces
petites associations.
Réponse
publiée le : 02/10/1995 : Lors de sa rencontre avec
les représentants du conseil national de la vie associative, le 9 juin 1995, le
Premier ministre a insiste sur le rôle et l'importance du mouvement associatif
dans notre société.
Trois
chantiers de réflexion ont été annoncés, le premier
cité étant précisément celui du bénévolat et des moyens de l'encourager et de
le promouvoir.
A cet
effet, quatre groupes de travail ont été mis en place dès juillet. Parmi
ceux-ci, le groupe « bénévolat et statut du bénévole » est chargé de faire des
propositions au Premier ministre. Ces groupes sont composes de représentants du
conseil national de la vie associative et de représentants des ministères
concernés.
Des la fin
du mois de septembre, ils rendront leur rapport au Premier ministre afin que le
Gouvernement puisse rapidement mettre en oeuvre les
dispositions qui auront été retenues.
Question N° : 30427 publiée le : 09/10/1995 :
M. Christian Vanneste appelle l'attention de
M. le ministre de l'intérieur sur la nécessité pour l'État de reconnaître
pleinement et effectivement le rôle des associations et de mettre en place des
règles du jeu claires.
Face au
délitement progressif du tissu social, a la précarisation ou a l'exclusion
d'une partie de plus en plus importante de la population et aux réactions
d'autodéfense individuelle et de repli identitaire, les associations se
mobilisent depuis longtemps pour mettre en œuvre concrètement des solidarités
de proximité.
Elles
jouent, ce faisant, un rôle irremplaçable dans le maintien ou la restauration
du lien social et de la citoyenneté.
Aujourd'hui,
elles sont inquiètes.
La
diminution de leurs moyens d'action, suite a la baisse des financements
publics, y compris en cours d'exercice, fait peser de graves incertitudes sur
le devenir de nombre d'entre elles.
Au-delà,
elle fait craindre une augmentation des risques d'explosion ou d'implosion sociale
par aggravation des situations de marginalisation.
Il est
donc urgent de mieux définir, voire de redéfinir leurs relations avec les
associations. Les relations entre pouvoirs publics et associations se
définissent, en effet, trop souvent sur un mode tutélaire.
Or, au-delà
de leurs missions d'intérêt général, les associations permettent a des personnes d'agir ensemble, concrètement, localement.
Elles développent la responsabilité et elles génèrent ainsi la citoyenneté.
Leur rôle ne peut donc être réduit a celui d'auxiliaires de la puissance
publique.
Certes,
l'évolution des situations peut appeler les pouvoirs publics a
faire des choix nouveaux, pouvant remettre en cause certaines modes d'action ou
de gestion.
A ce
moment, seul un vrai partenariat pourra répondre a l'ensemble de ces questions
; ce choix devra être fait dans la plus grande transparence et la plus grande
loyauté et être l'aboutissement de débats ouverts et contractualises entre tous
les acteurs responsables.
Cela implique
en particulier une meilleure identification du rôle de chacun, une réelle
écoute mutuelle et la mise en place de procédures et d'outils communs d'analyse
et d'évaluation. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer ce qu'il
compte mettre en œuvre en ce sens.
Réponse publiée le : 22/07/1996 : Une circulaire
du Premier ministre du 7 juin 1996 relative aux conventions-cadres passées avec
certaines associations soumises au régime de la loi de 1901 et subventionnées
par l'État vient d'être publiée au Journal officiel.
Elle
reconnaît en préliminaire au monde associatif une vocation a
jouer un rôle essentiel dans de nombreux secteurs de la vie sociale, notamment
pour l'emploi et la lutte contre l'exclusion, qui constituent les priorités du
Gouvernement.
Elle
établit de nouvelles relations financières contractuelles entre l'État et les
associations permettant aux ministères d'accorder a celles-ci des subventions
sur une base pluriannuelle, leur assurant ainsi des ressources plus sures.
En outre,
afin de favoriser le versement rapide de subventions aux associations, l'arrête
interministériel du 10 juin 1996 porte a 50 000 F le plafond des dépenses
susceptibles d'être payées par les régies d'avances de l'État placées auprès
des préfets pour subventionner des opérations de développement social urbain.
Ces textes
s'intègrent au train de mesures annoncées en janvier 1996 et mises en œuvre ou
a l'étude au cours du premier semestre : amélioration du régime fiscal des
dons, projet de plan comptable adapte aux spécificités des associations,
développement de l'emploi par l'exonération de charges sociales pour l'embauche
d'un premier salarie et relèvement de l'abattement de la taxe sur les salaires
de 20 000 F a 28 000 F, mesures tendant a faciliter l'action des bénévoles
notamment par le doublement du fonds national de développement de la vie
associative (FNDVA), participation active a la mise en oeuvre
d'un programme pluriannuel de l'Union européenne en faveur des associations et
a l'élaboration d'un statut d'association européenne.
En outre,
grâce a un dialogue permanent instaure entre les administrations et un Conseil
national de la vie associative (CNVA) renouvelé, la réflexion commune portera
dans les mois qui viennent sur la transparence de la vie associative, les
conditions de reconnaissance « d'utilité sociale » pour certaines associations,
la formation professionnelle des salaries du secteur associatif, le reforme du
FNDVA.
Le Premier
ministre réunira a nouveau le CNVA en début d'année
1997 pour un bilan de l'ensemble des mesures prises en 1996. Il faut ajouter
que les délégués départementaux a la vie associative
mis en place auprès des préfets ont été réunis par le ministre de la jeunesse
et des sports le 6 juin pour faire le point sur leurs premières actions et
leurs attentes.
Question N° : 30428 publiée 09/10/1995 : M. Christian Vanneste appelle l'attention de M. le ministre de
l'intérieur sur la nécessite de former et informer les personnels des
administrations a la connaissance du monde associatif et au travail
partenarial.
Dans le
même temps, il est fortement souhaitable de renforcer le service « vie
associative » dans les préfectures ou sous-préfectures, charges d'informer et
de conseiller les associations. Cela permettrait de favoriser le rapprochement
de certains services des associations de base de soutenir et encourager le
développement local, la cohésion sociale et la citoyenneté auxquels certaines
associations contribuent et développer la cohérence inter associative.
Il lui
demande donc de bien vouloir lui indiquer ce qu'il compte mettre en œuvre en ce
sens.
Réponse publiée le : 29/07/1996 : Le Premier ministre a clairement indique que le
développement de la vie associative constituait un enjeu politique, social et
culturel pour notre société.
Dans la
lutte pour l'emploi et contre l'exclusion, qui constituent des priorités pour
le Gouvernement, le mouvement associatif a un rôle essentiel a jouer, en raison
notamment de sa capacité a mobiliser l'énergie et les
compétences de très nombreux bénévoles.
Il est
donc indispensable que s'établisse entre les pouvoirs publics et les
différentes composantes du monde associatif un véritable partenariat, notamment
a l'échelon local.
C'est ainsi
qu'ont été mis en place dans chaque département, sous l'autorité des préfets,
des délègues a la vie associative charges de faciliter le développement de la
vie associative.
Ils ont la
double mission de coordination et de liaison entre les associations et les
services de l'État et les collectivités locales ainsi que d'information en
matière juridique, fiscale et en matière de gestion.
Ils ont
été réunis par le ministre de la jeunesse et des sports le 6 juin pour faire le
point sur leurs premières actions et leurs attentes.
Question N° : 30880 publiée le 23/10/1995 : M. Léonce
Deprez partageant les perspectives sociales de son action ministérielle,
demande a M. le ministre de l'intégration et de la lutte contre l'exclusion de
lui préciser l'état actuel de la désignation, dans les départements, et
singulièrement dans ceux du Nord et du Pas-de-Calais, auprès des préfets, de délégués à la vie
associative « qui pourraient, au niveau local, faciliter le développement
des associations », conformément a l'annonce faite a l'Hôtel Matignon, le 9
juin 1995, lors de la rencontre qu'il a eue, en présence du Premier ministre,
avec le conseil national de la vie associative.
Réponse publiée le : 22/04/1996:
Face
a la réalité de l'exclusion et a l'obligation pour tous de renforcer la
cohésion sociale, le Premier ministre a rappelé le rôle et la place
déterminante des associations qui « sont l'expression vivante du développement
d'une démocratie de participation a laquelle nos concitoyens sont de plus en plus
attaches ».
Dans ce
contexte, des le 9 juin, devant le Conseil national de la vie associative, le
Premier ministre a propose un nouveau partenariat avec les associations et le
CNVA qui les représente.
Quatre
groupes de travail paritaires, Etat-associations ont été réunis et ont remis
leurs conclusions au Premier ministre en octobre 1995.
Elles ont
constitue la base d'une concertation interministérielle approfondie qui s'est
concrétisée par un ensemble de mesures annoncées par le Premier ministre
conformément a ses engagements le 15 janvier dernier devant le CNVA. A cette
occasion, la liste des délégués départementaux a la vie associative nommes par
les préfets a la demande du Premier ministre a été rendue publique. Leur
mission définie par une circulaire en date du 28 juillet 1995 consiste
principalement en une fonction de liaison notamment entre les associations, les
différents services de l'État et les responsables des collectivités
territoriales en matière associative. Un rapport annuel sera établi et adresse
au ministre de la jeunesse et des sports et au délégué interministériel a
l'innovation sociale et a l'économie sociale.
Pour ce
qui concerne la demande de l'honorable parlementaire souhaitant connaître les
délégués a la vie associative dans les départements du
Nord et du Pas-de-Calais, il s'agit dans les deux cas d'un fonctionnaire de la
direction départementale de la jeunesse et des sports.
31 octobre 1995 -
M.
le président. La parole est a M. Francois-Michel
Gonnot.
M. Francois-Michel Gonnot. Monsieur le secrétaire d'État au budget, je voudrais me faire l'écho de l'émoi que provoquent partout dans notre pays les contrôles fiscaux ou les contrôles de l'URSSAF, en cours ou annoncés, auprès de milliers d'associations culturelles, sociales, sportives.
M. André Santini. C'est vrai !
M. Francois-Michel Gonnot. Bien sur, les associations sont des contribuables comme les autres, mais leurs budgets sont particulièrement modestes, et les gestionnaires bénévoles qui les animent souvent inexpérimentés.
M. André Fanton. C'est juste !
M. Francois-Michel Gonnot. Leurs dirigeants ont appris que, prochainement ou dans
quelques années, elles pourraient être assujetties a la TVA sur les subventions
qu'elles reçoivent des collectivités. Voilà qui, sans doute, pose le problème
de l'inadéquation de la loi de 1901, laquelle ne correspond plus tout à fait au
cadre juridique nécessaire à l'activité d'associations agissant souvent comme
des services publics.
Depuis
1993, des projets ont été entrepris, des réflexions ont été engagées. Le
Président de la République, lors de sa campagne électorale, a fait des
promesses.
Ma
question est simple: quels sont les projets du Gouvernement et quelles en sont
les échéances, concernant le régime statutaire et le régime fiscal de ces
associations ?
(Applaudissements
sur les bancs de l'Union pour la démocratie française et du Centre et du groupe
du Rassemblement pour la République.)
M. le président. La parole est a M. le secrétaire d'État au budget.
M. François d'Aubert, secrétaire d'État au budget. Monsieur le député, je voudrais vous rassurer: aucune instruction particulière n'a été donnée pour intensifier les contrôles fiscaux sur les associations. (Exclamations sur les bancs du groupe de l'Union pour la démocratie française et du Centre et du groupe du Rassemblement pour la République.)
M. André Fanton et M. Patrick Balkany C'est encore pire !
M. le secrétaire d'État au budget. Naturellement, le
Gouvernement est favorable au développement de la vie associative. Cela dit,
vous avez sans doute reçu, comme moi et comme bien d'autres, des lettres de
commerçants nous expliquant que les associations leur font de la concurrence.
Là est le noeud du problème. (Exclamations sur les
bancs du groupe de l'Union pour la démocratie française et du Centre et du
groupe du Rassemblement pour la République.)
Il s'agit
en effet tant de reconnaître ce que font les associations pour l'intérêt
général, avec de véritables bénévoles, sans but lucratif, que d'éviter des
dérapages ou une sorte de concurrence déloyale. Sur le plan fiscal, à
l'évidence, les choses doivent évoluer. Il n'est pas question, ni pour
l'instant ni pour l'avenir, de faire évoluer brutalement le régime
d'application de la TVA. L'inquiétude tient simplement a
une nouvelle jurisprudence de la Cour de justice européenne...
M. André Fanton. Ah ! De nouveau ! Arrêtez la !
M. le secrétaire d'État au budget. ... qui nous oblige à regarder de plus près le régime des subventions aux associations. Cependant, tout cela doit se faire dans la concertation.
M. André Fanton. Tu parles !
M. le secrétaire d'État au budget. Les
associations bénéficient d'un régime fiscal assez particulier, avec des
variables selon le cas, la taille, la vocation. Il est donc indispensable
d'engager rapidement cette concertation. C'est ce que fait le Gouvernement.
Le conseil
national de la vie associative s'est déjà réuni. Il a retenu trois ou quatre
thèmes, en particulier le bénévolat, les associations et l'Europe et le régime
fiscal et financier des associations. Notre but est très clair: il est, avant
la fin de l'année, de définir un régime de visibilité fiscale et financière
pour les associations, de façon que leur rôle soit pleinement reconnu et, surtout,
que les bénévoles, qui font marcher ces associations pour le bénéfice de toute
la communauté, puissent agir en toute sécurité fiscale et financière. (Applaudissements
sur quelques bancs du groupe de l'Union pour la démocratie française et du
Centre et du groupe du Rassemblement pour la République.)
Question N° : 32416 publiée le :
27/11/1995:
M. Bruno Bourg-Broc attire l'attention de M. le Premier ministre sur le fait
que le décret n° 83-140 du 25 février 1983 portant création d'un Conseil
national de la vie associative prévoit la nomination au sein de ce dernier de
représentants d'associations sur proposition de nombreux ministres mais pas du
ministre de la défense.
Alors que
les associations les plus diverses peuvent donc être représentées au sein de ce
conseil, celles qui exercent leurs activités dans des domaines relatifs à la
défense ne peuvent y siéger de ce fait. Pourtant, les associations de cadres de
réserve, ainsi que celles d'anciens militaires, par exemple, sont très actives et pourraient assurément faire beaucoup d'apports
aux travaux du CNVA.
Il lui
demande donc s'il n'envisage pas de compléter le Conseil national de la vie
associative par des membres désignés sur proposition du ministre de la défense.
Réponse publiée le : 05/02/1996 :
Les dispositions du décret n° 83-140 du 25 février 1983 portant création
du Conseil national de la vie associative (CNVA) ne prévoient pas que le
ministre de la défense puisse proposer au Premier ministre la nomination de
représentants d'associations au CNVA.
Toutefois,
a la requête des associations de militaires en
retraite, membres du conseil permanent des retraites militaires (CPRM), le
ministre de la défense a, par lettre du 21 novembre 1983, demandé au Premier
ministre une modification de ce décret visant à lui permettre de proposer la
nomination de trois membres représentant les associations de retraites
militaires. Le Premier ministre s'est, à l'époque, engagé à tenir compte de
cette demande à l'occasion d'une éventuelle modification de la composition de
cet organisme, et a, corrélativement, demandé au président du CNVA de procéder
à la consultation des associations de retraités militaires.
En tout
état de cause, l'article 8 du décret du 25 février 1983 permet au CNVA « d'entendre,
s'il le juge utile, toute personne ayant une compétence spéciale sur des
questions étudiées par lui... ». A ce titre, les anciens militaires ont, en
principe, la possibilité de se faire entendre au sein du Conseil national de la
vie associative.
Question N° : 32575 du 04/12/1995 :
M. Daniel Soulage attire l'attention de M. le Premier ministre sur le
secteur associatif.
Le
mouvement associatif a énormément évolué et joue désormais un rôle considérable
dans le maintien et le renforcement de la cohésion de notre société, notamment
dans les circuits de la vie économique et sociale.
Par
ailleurs, le monde associatif reste créateur d'emplois avec un nombre de
salaries plus important que l'industrie automobile. Il apparaît donc impérieux
de mieux adapter la loi de 1901 a la réalité sociologique d'aujourd'hui.
Sans
remettre en cause un des piliers de notre démocratie que représente la liberté
d'association et de réunion, il est urgent de proposer un véritable statut de
l'élu associatif : incitations fiscales, valorisation de l'investissement dans
ce milieu et reforme de la fiscalité des associations par exemple.
Il lui
demande donc quelles mesures concrètes le Gouvernement entend mettre en œuvre
en faveur des associations.
Réponse publiée le : 29/04/1996 : Au mois
de juin 1995, le Premier ministre a reçu les membres du Conseil national de la
vie associative pour leur dire l'importance qu'il attachait aux associations et
le souci qu'il avait de leur permettre de développer leurs actions. Pour cela,
il leur a propose la mise en place de quatre groupes de travail mixtes,
regroupant des représentants d'associations et des représentants
d'administrations, sur les thèmes suivants : l'emploi dans les associations,
l'encouragement au bénévolat, le financement des associations, l'Europe et les
associations.
Ces
groupes ont travaille durant l'été et a l'automne et ont formule des
propositions au Premier ministre. L'ensemble des membres du CNVA a de nouveau été réuni par le Premier ministre le 15 janvier dans
une séance au cours de laquelle celui-ci a annonce un certain nombre de
dispositions.
Parmi
celles-ci, figure une meilleure information sur les possibilités pour les
chômeurs d'exercer des activités bénévoles sans menace pour leurs indemnités,
sur la faculté pour les bénévoles de souscrire une assurance auprès des
organismes sociaux, pour la couverture du risque accident dans le cadre de
leurs activités.
Le
doublement des crédits du fonds national pour le développement de la vie
associative, qui permet le financement de la formation des bénévoles, sera
maintenu en 1996 comme en 1995.
Par
ailleurs, une amélioration de la fiscalité des associations par le biais d'une
nouvelle instruction sur la non-lucrativité devrait
intervenir.
Enfin, un
nouveau groupe de travail mixte devra réfléchir a la
notion d'utilité sociale.
Question N° : 32717 publiée le :
04/12/1995
: M. Christian Vanneste souhaite appeler
l'attention de M. le ministre du travail et des affaires sociales sur le fait
que le cadre actuel de la formation professionnelle ne permet guère aux
salaries ayant un engagement associatif de bénéficier dans les faits d'un droit
effectif a la formation pour mieux assurer leurs responsabilités associatives,
prévu cependant dans les lois de 1971 et 1984.
Un
congé de formation spécifique pourrait être crée en s'inspirant du congé
formation mutualiste existant, au bénéfice des responsables élus des
associations départementales, régionales, nationales reconnues d'utilité publique
et/ou bénéficiant d'un agrément ou d'un conventionnement.
Il
accorderait aux salaries un temps de formation, hors de leur temps de congés
annuel, d'une durée maximale de 9 jours ouvrables par an. Pour ce faire, il
serait utile de créer un dispositif de financement approprie du congé formation
sous la forme d'un fonds de compensation mutualiste, gère sur la base d'un
partenariat entre l'État et les associations. Il couvrirait les coûts
pédagogiques ainsi que les indemnités éventuelles a
verser au salarie parti en congé de formation associatif.
Il lui
demande donc de bien vouloir lui indiquer ce qu'il compte mettre en œuvre en ce
sens.
Question N° : 32808 publiée le :
11/12/1995: M. Christian Vanneste
demande a M. le ministre du travail et des affaires sociales de bien vouloir
lui indiquer s'il prévoit de mettre en œuvre une mesure concernant
l'exercice des responsabilités associatives.
La durée
des absences que les salaries prendraient au titre du congé de représentation
et du congé de formation serait imputable sur la durée du congé associatif.
Il est a noter que les salaries peuvent déjà bénéficier
d'autorisations d'absence pour leurs activités extraprofessionnelles civiques
et sociales, mais pas pour les activités associatives.
Réponse publiée le : 25/03/1996:
Le congé institue par la loi n° 91-772 du 7 août 1991 vise a permettre
aux salaries, hors fonctions publiques, d'assurer des fonctions de
représentation avec la disponibilité nécessaire tout en recevant une indemnité
dans le cas d'une diminution de rémunération.
Les
instances ouvrant droit au congé de représentation ont été fixées par l'arrête
du 12 janvier 1993 pour ce qui concerne les représentants des consommateurs.
Cette liste résulte de critères définis a l'article
1er de la loi n° 91-772.
La
situation des salaries de la fonction publique qui exercent un mandat
associatif fait actuellement l'objet d'une étude approfondie avec le ministère
de la fonction publique plus particulièrement compétent dans ce domaine.
Le
Gouvernement est très sensible a l'intérêt de la formation des bénévoles pour
aider au développement de la vie associative. Il a considérablement accru les
ressources financières du FNDVA pour les exercices 1995 et 1996 et recherche
notamment les moyens de faciliter l'effort de formation des bénévoles qui
doivent concilier leur investissement associatif avec leur propre activité
salariée.
Cependant,
la possibilité d'instituer un congé de formation au profit des responsables
bénévoles d'associations ainsi que l'a indique le Premier ministre devant le
Conseil national de la vie associative ne saurait être envisagée qu'au terme
d'une concertation avec les partenaires sociaux.
Question N° : 32809 publiée le : 11/12/1995 : M. Christian Vanneste souhaite appeler l'attention de M. le ministre de
l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le
fait que le bénévolat serait certainement encouragé si le temps passé ainsi que
les compétences acquises et déployées dans l'exercice des responsabilités
associatives étaient mieux reconnues et valorisées dans certains domaines.
C'est
pourquoi il lui demande de bien vouloir engager une réflexion visant à valoriser
l'expérience associative dans les cursus universitaires Cela pourrait être
rendu possible par le développement des pratiques de validation d'acquis
personnels et professionnels en vue de l'accès aux différents niveaux de
l'enseignement supérieur (sur la base du décret 85-096 du 23 août 1985) et par
une interprétation large de la loi du 20 juillet 1992 et du décret 93-538 du 27
mars 1993 relatifs a la validation d'acquis professionnels pour la délivrance
de diplômes nationaux de l'enseignement supérieur.
Il lui
demande de bien vouloir lui indiquer ce qu'il est possible de faire en ce sens.
Réponse
publiée le : 15/04/1996 : La validation des acquis
dans l'enseignement supérieur repose sur deux dispositifs complémentaires. Le
dispositif issu du décret n° 85-906 du 23 août 1985 vise a permettre l'accès aux
différents niveaux des formations post baccalauréat en prenant appui sur
l'expérience professionnelle, les formations suivies par le candidat et les
connaissances et aptitudes acquises hors de tout système de formation.
Dans ce
cadre, le bénévolat et l'exercice de responsabilités associatives peuvent être
reconnus et valorisés puisqu'il s'agit d'apprécier globalement les acquis du
candidat.
La loi n°
92-678 du 20 juillet 1992 et le décret n° 93-538 du 27 mars 1993 introduisent
la possibilité de délivrer une partie de diplôme au vu des études, des
expériences et des acquis professionnels. Le domaine d'application de ce
dispositif concerne donc les seules activités professionnelles.
Néanmoins,
l'arrêté du 27 mars 1993 précise que les activités extraprofessionnelles
peuvent être incluses dans le dossier de demande de validation des acquis.
Question N° : 32870 publiée le :
11/12/1995 : M. Christian Vanneste demande
a M. le ministre du travail et des affaires sociales de bien vouloir lui préciser la date a
laquelle sera publiée une circulaire devant annoncer le financement éventuel du
congé de représentation prévu par la loi n° 91-772 du 7 août 1991, qui permettra
aux salaries de représenter leur association dans une instance instituée auprès
de l'État.
Réponse publiée le : 17/06/1996 :
La loi n° 91-772 du 7 août 1991 institue un congé de représentation en
faveur des salaries membres d'une association ou d'une mutuelle, et
représentant celle-ci pour siéger au sein d'une instance instituée par une
disposition législative ou réglementaire auprès d'une autorité de l'État, a
l'échelon national, régional ou départemental (art. L 225-8 du code du
travail).
Elle
dispose également que l'État devra verser aux salaries concernes une indemnité
qui compensera en totalité ou partiellement, et éventuellement sous forme
forfaitaire, une diminution de rémunération subie a l'occasion de cette
représentation.
En
application de cette loi, le décret n° 92-1058 du 30 septembre 1992 précise
(art. R 225-20 du code du travail) que cette indemnité sera versée par l'État
pour chacune des heures non rémunérées, et que son montant est égal à celui de
la vacation mentionnée a l'article D 51-10-1 du code du travail, servie à
certains conseillers prud'hommes.
Pour
l'exécution de ce décret, le ministre du travail et des affaires sociales et le
ministre délégué au budget, porte-parole du Gouvernement, ont pris en date du 5
avril 1996 une circulaire adressée à l'ensemble des ministres, ministres
délégués et secrétaires d'État.
Elle
précise que les demandes d'indemnisation doivent être adressées à l'autorité
administrative chargée d'assurer le secrétariat de l'instance dans laquelle le
salarié est appelé à siéger, accompagnée des pièces justificatives (convocation,
attestation de présence, attestation du nombre d'heures non rémunérées, relevé
d'identité bancaire).
Chaque
département ministériel devra préciser par circulaire le service financier
auquel les demandes d'indemnisations doivent être transmises par l'autorité
administrative.
Les
dépenses afférentes au versement des indemnités doivent être imputes sur les
crédits du titre III, et feront l'objet d'un suivi sur une ligne particulière «
indemnisation pour perte de salaire des représentants d'associations ou
mutuelles siégeant dans les instances administratives (loi n° 91-772 du 7 août
1991) ».
Question N° : 33037 publiée le :
18/12/1995 : M. Jean-Marie Morisset attire l'attention de M. le ministre du travail et
des affaires sociales sur la nécessité de prendre des mesures pour permettre de
concilier une activité professionnelle et un mandat consumériste.
En effet,
les représentants des consommateurs usagers des services publics ou privés,
contribuables, sont appelés à siéger dans les instances les plus diverses à
l'échelon local, départemental, régional, national ou encore européen.
Compte
tenu du statut associatif des associations de consommateurs et usagers, des
mandats importants sont nécessairement assurés par des bénévoles et, de ce
fait, les subventions ne peuvent pas résoudre tous les problèmes.
Un droit
au congé de représentation ou de formation semblable à celui des responsables
syndicaux est nécessaire en ce qui concerne les responsables associatifs
consuméristes.
Les
timides dispositions de la loi du 7 août 1991 modifiant l'article L. 225-8 du
code du travail sont un premier pas mais elles se limitent aux salaries du
secteur privé ou agricole, écartant les salaries relevant du statut de la
fonction publique ; de plus, elles ne concernent pas la formation, la
préparation des réunions et le compte rendu du mandat.
Il lui
demande de bien vouloir indiquer ses intentions sur ce sujet.
Réponse publiée le : 25/03/1996 :
Le congé institue par la loi n° 91-772 du 7 août 1991 vise à permettre
aux salaries, hors fonctions publiques, d'assurer des fonctions de
représentation avec la disponibilité nécessaire tout en recevant une indemnité
dans le cas d'une diminution de rémunération.
Les
instances ouvrant droit au congé de représentation ont été fixées par l'arrêté
du 12 janvier 1993 pour ce qui concerne les représentants des consommateurs.
Cette liste résulte de critères définis à l'article 1er de la loi n° 91-772.
La
situation des salariés de la fonction publique qui exercent un mandat
associatif fait actuellement l'objet d'une étude approfondie avec le ministère
de la fonction publique plus particulièrement compétent dans ce domaine.
Le
Gouvernement est très sensible a l'intérêt de la formation des bénévoles pour
aider au développement de la vie associative.
Il a
considérablement accru les ressources financières du FNDVA pour les exercices
1995 et 1996 et recherche notamment les moyens de faciliter l'effort de
formation des bénévoles qui doivent concilier leur investissement associatif
avec leur propre activité salariée.
Cependant,
la possibilité d'instituer un congé de formation au profit des responsables
bénévoles d'associations ainsi que l'a indiqué le Premier ministre devant le
Conseil national de la vie associative ne saurait être envisagée qu'au terme
d'une concertation avec les partenaires sociaux.
Nº 13294 du 28/12/1995 - M. Jean-Michel Baylet
appelle l'attention de M. le ministre du travail et des affaires sociales sur
la difficulté
à concilier mandat associatif et activité professionnelle.
En effet,
alors que les associations de consommateurs et d'usagers des services publics
ou privés jouent un rôle de plus en plus important, leurs représentants ne
disposent pas encore d'un droit de congé ou de représentation semblable à celui
des responsables syndicaux.
La loi du
7 août 1991 modifiant l'article L. 225-8 du code du travail a constitué une
première avancée pour les salariés du secteur privé et agricole.
Toutefois,
elle n'intéresse pas les salariés relevant du statut de la fonction publique,
et elle ne s'attache pas aux problèmes de la formation et de la préparation des
réunions et du compte rendu de mandat.
En
conséquence, il lui demande quelles mesures il envisage afin que les
responsables d'associations de consommateurs puissent exercer, dans les
meilleures conditions possibles, à la fois leurs fonctions bénévoles et leur
activité professionnelle.
Réponse publiée le 28/03/1996.
- Le congé institué par la loi no 91-772 du 7 août 1991
vise à permettre aux salariés, hors fonction publique, d'assurer des fonctions
de représentation avec la disponibilité nécessaire tout en recevant une
indemnité dans le cas d'une diminution de rémunération.
Les
instances ouvrant droit au congé de représentation ont été fixées par l'arrêté
du 12 janvier 1993 pour ce qui concerne les représentants des consommateurs.
Cette liste résulte de critères définis à l'article premier de la loi no
91-772.
La situation
des salariés de la fonction publique qui exercent un mandat associatif fait
actuellement l'objet d'une étude approfondie avec le ministère de la fonction
publique, plus particulièrement compétent dans ce domaine.
Le
Gouvernement est très sensible à l'intérêt de la formation des bénévoles pour
aider au développement de la vie associative. Il a considérablement accru les
ressources financières du FNDVA pour les exercices 1995 et 1996, et recherche
notamment les moyens de faciliter l'effort de formation des bénévoles qui
doivent concilier leur investissement associatif avec leur propre activité
salariée.
Cependant,
la possibilité d'instituer un congé de formation au profit des responsables
bénévoles d'associations, ainsi que l'a indiqué le Premier ministre devant le
conseil national de la vie associative, ne saurait être envisagé qu'au terme
d'une concertation avec les partenaires sociaux.
Maurice Gelbard
9, chemin du clos d'Artois
91490 Oncy sur Ecole
ISBN 2 - 9505795 -2 - 3
Dépôt légal 2ème trimestre 1999