Choix de questions orales et écrites (avec leur N°)
et autres interventions
à l'Assemblée nationale et au Sénat
en 1986

Associations et mouvements
(politique en faveur des associations et mouvements)

27075. 28 novembre 1985. - M. Pierre Bastié demande à M. le ministre délégué à la jeunesse et aux sports si, devant la reconnaissance de la part importante du milieu associatif, le Gouvernement compte prendre des mesures en faveur d'un statut de l'élu associatif.
Réponse au 16 janvier 1986.- Le bénévolat, qui constitue un élément important de la vie associative, a retenu l'attention du Gouvernement et du ministère de la jeunesse et des sports en particulier.
Des groupements de travail ont déjà réfléchi sur les différents aspects concernant cette question, et notamment les autorisations d'absence, le manque à gagner pour les personnes salariées ou les travailleurs indépendants lors de la participation à des réunions ou des stages, enfin, la formation des responsables bénévoles.
Compte tenu de leurs implications financières, ces propositions doivent faire l'objet de discussions avec les partenaires sociaux.
Concernant la formation des bénévoles une première réponse vient d'être donnée avec la création du fonds national pour le développement de la vie associative. Ce fonds, constitué sous la forme d'un compte d'affectation spécial du Trésor, est alimenté par un prélèvement sur les recettes des paris sur hippodromes et hors hippodromes. Il aide les associations quel que soit leur secteur d'intervention, d'une part, pour la formation de leurs responsables élus, d'autre part, pour des actions d'étude, de recherche et d'expérimentation. Le conseil de gestion du fonds, structure paritaire présidée par le Premier ministre et rassemblant dix représentants de ministères et onze représentants des différents secteurs associatifs s'est réuni trois fois au cours du second semestre.
Dans le domaine de la formation 7 056 550 francs ont été remboursé à plus de 200 associations correspondant à environ 7000 journées stagiaires. Les ressources constatées en 1985 et non utilisées au cours de cet exercice seront reportées sur l'exercice suivant.

7 avril 1986. - Proposition de loi tendant à compléter l'article 5 de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association.

14 mai 1986. - Proposition de loi visant à encourager le mécénat individuel et collectif, présentée par M. Michel Barnier.

2153. - 17 juillet 1986. - M. Pierre-Christian Taittinger, demande à M. le Premier ministre quelle suite il entend donner au rapport que le Conseil économique et social vient de consacrer à la place du mouvement associatif dans l'action éducative, sanitaire et sociale.
Après l'agitation menée entre 1981 et 1986, le moment est venu de reconnaître de façon sérieuse et posée que la vie associative constitue une composante essentielle de la démocratie.

661. - ler mai 1986. - M. Roger Husson interroge M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, chargé des collectivités locales, sur les actions qu'il compte mener afin de favoriser la participation des associations à la vie locale. - Question transmise à M. le ministre de l'intérieur.
Réponse, le 24 juillet 1986 - La participation des citoyens et des associations à la vie locale, en ce qu'elle devait constituer la nécessaire contre-partie de l'accroissement des pouvoirs des élus locaux, avait été prévue comme un élément de la politique de décentralisation menée par le Gouvernement précédant. L'engagement pris à cet égard dans la loi du 2 mars 1982 n'a cependant pas été tenu.
Cette question dont l'importance n'a pas échappé au Gouvernement fait actuellement l'objet d'une étude dans le cadre du bilan d'ensemble de la décentralisation engagé par le secrétaire d'État auprès du ministre de l'intérieur chargé des collectivités locales. Ce n'est qu'au terme de cet examen, et après appréciation de leurs conséquences institutionnelles et financières, que les voies et moyens d'une participation accrue des associations à la vie locale pourront, le cas échéant, être définies.
 

1824. - 26 mai 1986. - M. Jean-Louis. Masson rappelle à M. le garde des sceaux, ministre de la justice , qu'en application de l'article 80-1 de la loi de finances pour 1985 certaines associations de droit local créées en Alsace-Lorraine peuvent faire reconnaître leur mission d'utilité publique.
Cette reconnaissance présente des avantages fiscaux  . Par contre, une discrimination-  par rapport aux associations reconnues d'utilité publique qui existent en France subsiste dans de nombreux autres cas. Il souhaiterait qu'il lui indique la liste des autres avantages dont sont exclues toutes les association d'Alsace-Lorraine,  et s'il ne pense pas que certains de ces avantages pourraient également être pris en compte pour les associations d'utilité publique existant en Alsace-Lorraine.
Réponse du 11 août 1986 - Comme l'indique l'auteur; de la question écrite, l'article  80-1 de la loi de finance. pour 1985 permet aux associations de droit local d'Alsace-Lorraine de faire reconnaître leur mission  d'utilité publique, afin de se faire accorder le bénéfice de dégrèvements   fiscaux identique à ceux des associations du reste de la  France reconnues d'utilité publique.
Les autres avantages dont sont privées les associations d'Alsace-Lorraine apparaissent  mineurs et concernent essentiellement l'accès à la troisième voie  de l'École nationale d'administration et la mise à disposition des fonctionnaires territoriaux. Ces différences devraient être examinées par la commission d'harmonisation  du droit privé alsacien-lorrain.

3751. - 16 juin 1986. - M. Rémy Auchedé demande à M. le ministre de l'Intérieur où en est l'étude de la modification de la loi 1901 régissant les associations sans but lucratif.
Réponse le 4 août 1986. - Le Gouvernement n'entend pas revenir sur le caractère libéral de la loi du 1er janvier 1901 qui régit la création et le fonctionnement des associations. La seule mesure actuellement à l'étude est une modification de la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et les milices privées, dans le cadre du projet de loi relatif à la lutte contre le terrorisme et aux atteintes à la sûreté de l'État, en cours de discussion au Parlement.

3027. - 16 juin 1986. - M. Jacques Peyrat appelle l'attention de M. le ministre de l'Intérieur sur le fait qu'une loi n° 81-909 du 9 octobre 1981 a abrogé un décret-loi du 12 avril 1939 imposant aux associations étrangères de solliciter une "autorisation préalable" à leur formation ou à l'exercice de leur activité en France.
Les dispositions de ce décret-loi ont été insérées dans le titre IV, dans la loi de 1901. Elles étaient justifiées tant par les circonstances exceptionnelles de l'époque que par l'extension prise, depuis le début du siècle, par les activités étrangères sur notre territoire.
La situation, aujourd'hui, n'est certes pas la même, mais elle présente des caractères aussi inquiétants. En effet, les relations de la France avec les autres pays, si elles ne sont plus marquées par l'état de belligérance, prennent dans certains cas des formes insidieuses, sous l'apparence anodine d'associations étrangères qui, en fait, se proposent d'exercer une influence sur les orientations politiques de notre pays ainsi qu'une action psychologique sur la population, qu'elles soumettent même aux entreprises de véritables groupes de pression organisés. Ces associations peuvent aujourd'hui proliférer librement, entreprendre des campagnes coordonnées et assistées par l'étranger.
Un tel état de choses est d'autant plus grave qu'il paraît se révéler comme étant dans la ligne d'action systématique de certaines nations, et que le nombre d'étrangers résidant sur notre territoire ne cesse de croître, jusqu'à constituer une population difficilement contrôlable. Un ensemble de circonstances économiques, sociales et politiques ont donc fait naître progressivement en France une conjoncture fragile, en état constant d'évolution et qui réclame maintenant le retour à la vigilance. Celle-ci ne doit évidemment être dirigée contre personne, mais être simplement une mesure de précaution normale répondant aux exigences des temps actuels. Elle pourrait d'ailleurs s'inspirer des dispositions du décret-loi du 12 avril 1939. Il lui demande donc de bien vouloir lui faire connaître s'il partage les préoccupations qui sont exposées ci-dessus et, dans l'affirmative, d'indiquer  les mesures qu'il se propose de prendre pour faire face aux risques de l'espèce qui menacent notre pays.
En bref, il s'agit de voir aussi clair que possible dans un domaine qui tient, d'ailleurs à juste titre, une place grandissante dans la vie nationale.
Il lui demande de bien vouloir lui faire connaître s'il partage cette préoccupation et, dans l'affirmative, les mesures qu'il estime prendre pour y répondre.
Réponse le 25 août 1986. - Deux textes fondamentaux régissent la dissolution des associations et groupements, français et étrangers.
La loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association prévoit, en son article 3, que toute association fondée sur une cause ou en vue d'un objet illicite contraire aux lois, aux bonnes mœurs, ou qui aurait pour but de porter atteinte  l'intégrité du territoire et à la forme républicaine du gouvernement, est nulle et de nul effet.
Cette nullité est prononcée par le tribunal de grande instance, soit à la requête de tout intéressé, soit à la demande du ministère public.
La loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées prévoit la dissolution par décret en conseil des ministres des associations et groupements factieux. Ce texte vise notamment les associations qui provoqueraient des manifestations armées dans la rue, ou qui présenteraient par leur forme et leur organisation militaire le caractère de groupes de combat ou de milices privées, ou qui auraient pour but de porter atteinte à l'intégrité du territoire national, ou qui, soit provoqueraient la discrimination, la haine ou la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, soit propageraient des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence.
De surcroît, le projet de loi relatif à la lutte contre le terrorisme et aux atteintes à la sûreté de l'État adopté définitivement par le Parlement le 7 août 1986 prévoit l'introduction dans la loi du 10 janvier 1936 précitée d'un nouveau cas de dissolution; il concerne les associations ou groupements qui se livreraient, sur le territoire français ou à partir du territoire français, à des agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme en France ou à l'étranger.
 

1937. - 26 mai 1986. - M. André Thien Ah Koon attire l'attention  de M. le ministre d'État, ministre de l'économie, des finances et de la privatisation, sur les anomalies graves déclées dans la comptabilité des associations Carrefour du développement, Office national à l'action sociale, éducative et culturelIe (O.N.A.S.E.C.) ou Institut national de la consommation (I.N.C.). Sans remettre en cause l'existence des assocIations du même type financées par des fonds publics, il observe qu'elles ont tendance à se multiplier ces dernières années; qu'elles se consacrent la plupart du temps' à des taches sans rapport avec les buts qui leur avaient été assignés à l'origine ; enfin que ce système  permet trop souvent aux ministères de tutelle d'échapper aux règles de gestion et de justification des crédits publics.
Il lui demande si une délimitation des missions respectives de l'administration et des organismes de droit public ne s'impose pas afin de permettre un meilleur contrôle des fonds alloués à ces associations, comme l'a suggéré la Cour des comptes dans son rapport 1985 au Président de la République. - Question transmise à M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la privatisation, chargé du budget.
Réponse le 27 octobre 1986. - Comme le souligne l'honorable parlementaire, le nombre d'associations financées par des fonds publics a tendance à se développer ces dernières années.
En effet, significatif d'une modification des modes de relations sociales, le phénomène associatif contribue à améliorer certains aspects de la vie en société en facilitant la communication, en permettant plus facilement certaines adaptations. Au plan local, ce phénomène a pris une importance particulière dans les domaines social, sportif et culturel. Du point de vue de l'État, la formule associative n'est pas toujours condamnable: elle permet de poursuivre des objectifs tels que: encourager financièrement une activité de nature privée, mais jugée conforme à l'intérêt général ; adjoindre des moyens publics aux capitaux privés ; associer des partenaires privés, éventuellement bénévoles, à l'action administrative ; expérimenter des activités nouvelles nécessitant une action souple et rapide que l'administration traditionnelle pourra prendre en charge ultérieurement.
Il est exact, cependant, que des anomalies ont pu être décelées dans le fonctionnement de certaines associations. En effet, comme le souligne l'honorable parlementaire, certaines associations voient leur activité consacrée à des missions divergentes des buts initialement poursuivis, d'autres assument des tâches relevant manifestement des administrations mais ont pour seul objet de permettre de par leur statut d'échapper aux règles de la comptabilité, des marchés, et de la fonction publics, ou aux normes budgétaires, d'autres enfin laissent apparaître une organisation interne et des modalités de fonctionnement très déficientes. C'est pourquoi, il a été entrepris un recensement exhaustif des associations subventionnées fonctionnant dans l'orbite des départements ministériels, de façon à apprécier l'utilité et les modalités de fonctionnement de chacune. Il est précisé que certaines associations sont soumises au contrôle financier en application du décret du 30 octobre 1935 en raison de l'activité de l'association et de l'importance des fonds publics dont elles sont destinataires. Plusieurs associations ont ainsi, dans un passé récent, été l'objet de ce contrôle.
D'une manière générale, le Gouvernement souhaite limiter et même réduire les démembrements de l'administration. Plusieurs propositions de MM, Belin et Gisserot, suite à la mission que leur a confiée le département, vont dans ce sens et seront mises en œuvre dans les prochains mois.

2971. - 16 octobre 1986. - M. Roland Courteau attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'inquiétude manifestée par les parents d'élèves, associations péri et postscolaires et enfin par les personnels de l'éducation nationale mis disposition (M.A.D.), suite à certaines informations faisant état de mesures visant à leur suppression ou d'aménagements relatifs à la situation de ce corps. Il lui rappelle le rôle prépondérant joué par ces personnels de l'éducation nationale (M.A.D.), dans les nombreuses associations péri et postscolaires complémentaires du système de l'éducation nationale et indispensables à sa bonne marche. Il lui demande de lui apporter tous apaisements sur cette question.

3055. - 16 octobre 1986. - M, Philippe. Madrelle appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur sa
récente décision concernant la suppression partir de 1987 de tous les postes mis à disposition par son ministère auprès d'associations scolaires. Il lui rappelle le rôle essentiel joué par ces multiples associations aux activités multiples et qui tiennent auprès des enfants des fonctions d'éveil irremplaçables. Chacun s'accorde à souligner le caractère complémentaire de ces activités éducatives qui remplissent non seulement des fonctions d'éducation mais également de prévention. Au moment précis où l'avenir de notre jeunesse se trouve menacé par les problèmes de délinquance et de chômage, ces associations doivent continuer à bénéficier de. l'expérience et du savoir-faire pédagogique des enseignants. En conséquence, il lui demande de bien vouloir revenir sur cette grave décision en maintenant des postes d'enseignants au sein de ces associations périscolaires.

3059. - 16 octobre 1986 - M, Guy Allouche. appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les préoccupations qui animent les responsables et les membres d'associations post- et périscolaires à la suite de l'information publiée récemment indiquant la prochaine suppression des postes d'enseignants mis à disposition. L'application d'une telle mesure ne manquerait pas d'avoir des conséquences néfastes sur une partie importante de la jeunesse. Il lui demande, en conséquence, de lui indiquer les raisons qui l'ont conduit à cette décision et, éventuellement, les modalités de mise en œuvre de celle.ci.

3018. - 16 octobre 1986. - M. Daniel Percheron appelle l'attention de M. le  ministre de l'éducation nationale à propos des mises à disposition. En effet, retirer aux associations la possibilité que leurs activités soient animées par des enseignants mis à disposition reviendrait à mettre en péril l'œuvre accomplie, à compromettre les chances de millions de jeunes, en particulier ceux qui, grâce à elles, bénéficient d'actions de prévention et d'insertion sociale. De plus, elles interviennent dans la recherche et l'action pédagogique, dans les activités quotidiennes des élèves: activités culturelles, sportives, musicales, scientifiques, coopératives, etc., aussi bien à l'école qu'à l'extérieur de l'école : classes de découverte, échanges internationaux, actions de solidarité nationale et internationale, centres de loisirs de proximité, centres de loisirs et centres de vacances, etc., et dans la découverte de nouvelles technologies. En outre, ces associations sont des acteurs de developpement économique au travers de milliers d'emplois permanents ou temporaires nécessaires pour la conduite des activités qu'elles organisent. C'est donc un pan de l'éducation qui risque de disparaitre avec la fin des mises à disposition. Il lui demande de bien vouloir lui faire connaitre les mesures qu'il envisage de prendre pour remédier à ce risque.

3313. - 6 novembre 1986. - M. André Méric attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur ses propos tenus
à la conférence de presse du 11 septembre 1986 et confirmés le 7 octobre 1986 relatIfs à des mesures de suppression et de restriction qui posent des problèmes graves pour le devenir des actions éducatives, culturelles et sportives développées par les associations complémentaires de l'enseignement public en faveur des enfants et des jeunes.
Conséquences graves, parce qu'elles suppriment la participation du ministère dans l'animation et le développement des actions complémentaires de l'école. Conséquences graves, parce qu'elles risquent d'asphyxier à court terme ces organisations sur le plan économique.
Conséquences graves, enfin. par les conséquences qu'elles peuvent entraîner sur le plan éducatif et social. Ainsi, trente-trois associations éducatives et pédagogiques ont été habilitées par le ministère de l'éducation nationale à intervenir dans les écoles, les collèges, les lycées, les établissements spécialisés (adaptation et intégration scolaire) dans leur environnement, dans et hors du temps scolaire.
Toutes ont en commun le service de l'enfance, de l'adolescence.
Toutes, de la plus importante par ses actions éducatives et culturelles diversifiées à la plus spécialisée d'entre elles, ont la fierté d'avoir bénéficié et de continuer à bénéficier du soutien des parents et des enseignants et d'avoir pu collaborer avec ces milliers de collectivités locales et leurs élus de grandes villes ou de villages qui  leur ont fait confiance.
Toutes, par leurs réalisations, leurs interventions éducatives, pédagogiques, culturelles, technologiques, sociales ont assumé un rôle irremplaçable dans les établissements évidemment, mais aussi pour ouvrir l'école à son environnement et favoriser la connaissance de cet environnement par l'école, pour mieux lier le service public d'éducation et la société, le service public et les acteurs du développement social, culturel et économique.
Toutes ont rendu possible de nouvelles perspectives d'aménagement des temps de vie de loisirs, temps de vie de vacances. Il lui rappelle que l'avenir des enfants et des jeunes et particulièrement des plus défavorisés est aujourd'hui mis en cause par sa décision dont il veut croire qu'elle ne correspond pas à une analyse complète et réelle de la situation de notre pays.
Il lui demande les mesures qu'il compte prendre pour mettre fin à une telle situation qui ne peut que provoquer le démantèlement des activités de ces organismes ou concourir à leur régression.

MM. Roland Grimaldi (3154), Ivan Renar (3238), Roland Courteau (3282), François Autain (3346) feront également part de la même inquiétude.

Réponse le 27 novembre 1986. - La mesure figurant au projet de budget 1987 de l'éducation nationale, qui vise à remplacer l'aide apportée à diverses associations périscolaires sous forme de personnels mis à disposition  par une subvention d'un montant !équivalent, a été proposé pour aller dans le sens de la simplification et de la clarté.
L'utilité de l'action conduite par les associations concernées n'est en aucune façon contestée, mais il faut bien constater que l'extension continue, depuis de nombreuses années de la pratique des mises à la disposition a créé une situation incompatible avec les impératifs d'une saine gestion des moyens budgétaires.
Il est de règle que les fonctionnaires se voient confier des missions imparties à l'administration dont ils relèvent. Perdre cette exigence de vue aboutit, en fait à éloigner un certain nombre d'instituteurs et de professeurs de leur mission première, qui est d'enseigner, Les associations n'auront donc plus des emplois mis à disposition mais recevront des subventions couvrant les frais de rémunération et de charges sociales qu'elles devront désarmait assumer.
Cette procédure leur donnera plus de liberté puisqu'elles auront le choix entre garder l'enseignant précédemment mis à disposition, qui sera alors "détaché", - libérant ainsi l'emploi qu'il occupait - ou bien recruter un collaborateur d'une autre origine.
Les crédits qui figurent au  budget de 1987 ont été calculés sur la base des mises  à disposition prononcées au titre de l'année scolaire en cours. Ils représentent quatre mois de salaire, puisque la mesure prend effet à la rentrée 1987;  le montant de ces subventions sera bien entendu calculé en année pleine pour le budget de 1988.
Ainsi les associations périscolaires sont-elIes assurées, sur ces bases nouvelles, d'avoir les moyens de continuer à bénéficier de l'aide qui leur était précédemment consentie.
plus tard il ajoutera, en réponse à une question similaire de M. André Rouvière ( 3689 du 4/12/86) : ..... Il n'est en aucune façon dans les intentions du ministère de l'éducation nationale de transférer cette charge au budget des collectivités locales comme l'atteste clairement l'inscription d'une mesure nouvelle au budget 1987 pour couvrir cette opération.
 

13533. - 1er décembre 1986. - M. Michel Pelchat  attire l'attention de M. le Premier ministre sur l'importance sans cesse grandissante de la vie associative dans notre pays et lui rappelle que la loi sur la vie associative promise par le précédent Gouvernement n'a jamais vu le jour. Il lui demande donc si l'actuel Gouvernement envisage par contre de proposer au Parlement des mesures en faveur des associations et de la. vie associative. Dans l'affirmative, il lui demande de bien vouloir préciser lesquelles.

3074. - 16 octobre 1986. - M. Daniel Percheron demande à M. le secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé de la jeunesse et des sports, s'il n'envisage pas de réaliser la transformation du congé cadre jeunesse instauré par la loi n° 61-1448 du 29 décembre 1961 en congé cadre association, afin de permettre à des salariés de plus de vingt-cinq ans exerçant des activités bénévoles de bénéficier de cette législation.
Réponse le 4 décembre 1986. - Depuis ces dernières années, plusieurs réflexions ont été conduites afin de faire des propositions de nature à encourager le bénévolat; parmi celles-ci figure la possibilité d'un aménagement de la loi du 29 décembre 1961 relative au congé cadre jeunesse.
En effet des modifications pourraient être apportées afin qu'il n'y ait pas de limite d'âge et que la durée du congé sans rémunération soit portée à 12 jours. Ces mesures supposent des négociations à la fois au niveau interministériel, notamment avec le ministère chargé de l'emploi, et au niveau des partenaires sociaux. Cette disposition compléterait l'aide apportée par le fonds national pour le développement de la vie associative sous forme de financement de la formation des bénévoles élus des associations.
Compte tenu de l'importance de cette question  pour les responsables bénévoles du mouvement associatif, des discussions pourraient reprendre prochainement sur ce thème.
 

8036. - 25 août 1986, - M. Jean-Louis. Masson rappelle à M, le ministre d"Etat, ministre de l'économie, des  finances et de la privatisation, que le décret n° 85.1304 du 9 décembre 1985 a précisé les conditions dans lesquelles une association peut être reconnue d'utilité publique, dans les trois départements d'Alsace-Lorraine. Il souhaiterait qu'il lui indique :
- 1° quel est le nombre de dossiers déposés en la matière dans chacun des trois départements concernés;
- 2° combien de dossiers ont été acceptés ;
- 3° combien de dossiers ont été rejetés ;
- 4° quel est le délai moyen d'instruction des dossiers par les préfectures.
Question transmise à M. le ministre de l'intérieur
Réponse au 8 décembre 1986 - Depuis le 1er janvier 1986, 177 associations de droit local ont déposé un dossier tendant à la reconnaissance de leur mission d'utilité publique dans le cadre des dispositions du décret n° 85-1304 du 9 décembre 1985. L'état d'avancement de ces dossiers est résumé par le tableau ci-après :
.........
Il reste donc dans les préfectures 132 dossiers dont l'instruction est en cours avant transmission au tribunal administratif de Strasbourg et, par ailleurs, ce dernier n'a pas encore rendu son avis sur quarante des dossiers dont il a été saisi. Les deux demandes ayant fait l'objet d'un avis favorable ont donné lieu à deux arrêtés préfectoraux portant reconnaissance de la mission d'utilité publique des associations requérantes. Compte tenu du caractère récent de la mise en œuvre de cette procédure, il est difficile d'indiquer un délai moyen d'instruction des dossiers par les préfectures, mais à ce délai pourrait être de l'ordre de quatre mois. On doit en effet souligner que, dans les statistiques qui précèdent, la, grande majorité des demandes n'ont été reçues que récemment.
 

15067. - 22 décembre 1986. - M. Jean Rigal attire l'attention de M. le Premier ministre sur le grave bouleversement que provoque le projet de budget pour 1987 actuellement en discussion devant le Parlement sur le mouvement associatif. Il lui rappelle l'importance de ce mouvement comme école et comme rouage de la démocratie. Il lui rappelle également les multiples fonctions relevant parfois quasiment du service public que ces associations assument avec sérieux, compétence et efficacité. Compte tenu de la gravité de la remise en cause engagée par le Gouvernement, il tient lui préciser qu'il diminue:
- 1° de 33,7 p. 100 le programme d'action sociale du ministère des affaires sociales et de l'emploi, soit moins 254,8 millions de francs:
- 2° de 100 millions de francs, soit le soutien aux entreprises intermédiaires promues par les associations;
- 3° de 100 millions de francs le fonds pour "initiative des jeunes;
- 4° de 35,4 p, 100, soit 95,4 million, de francs, les subventions" l'action culturelle;
- 5° de 18 p. 100 les crédits affectés au développement de la participation à. la protection de la nature;
- 6° de 20 p. 100 l'action éducative et culturelle du ministère de la jeunesse et des sports ;
- 7° de 22,3 p. 100 les aides au fonctionnement des associations de consommateurs agréées ;
- 8° de 30,6 p. 100 les aides aux actions induites par les associations de solidarité en direction des pays du tiers monde.
Il lui demande de lui indiquer s'il compte revenir sur ces choix politiques qui pénalisent des secteurs aussi essentiels que l'éducation. le sport, l'économie, la santé, la famille et les actions de prévention.
 
 
 

Maurice Gelbard
9, chemin du clos d'Artois
91490 Oncy sur Ecole
ISBN 2 - 9505795 -2 - 3
Dépôt légal 2ème trimestre 1999