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A
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Aegidius : (Mort à Soissons vers 464). Lieutenant
d'Aetius, ce général gallo-romain fut maître de la milice de Gaule. Très
influent, il maintint pendant quelques années la paix en Gaule en luttant contre
les Burgondes et les Wisigoths. Il
constitua ensuite, entre la Loire et la Somme, un État indépendant, qu'il
légua à son fils Syagrius.
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Aetius : (Durostorum, Mésie, v. 390-454). Après avoir
vécu en otage chez les Huns, il s'imposa à l'impératrice Galla Placidia,
mère de Valentinien III, et parvint aux plus hautes dignité militaires. Il
fut un des derniers soutiens de l'Empire romain d'Occident, dont il fut le
maître incontesté de 434 à 454. Il combattit les Francs et les Burgondes,
sut unir contre les Huns les peuplades germaniques de la Gaule et écrasa
Attila au Campus Mauriacus (451). L'empereur Valentinien III, craignant sa
puissance, l'assassina de sa propre main
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Alaric II : (?-Vouillé 507). Huitième roi des Wisigoths ,
il succéda à son père Euric en 484 et gouverna un royaume qui comprenait la
plus grande partie de l'Espagne et la moitié de la Gaule. Il fut vaincu et
tué par Clovis Ier, en 507, à la bataille de Vouillé, ce qui entraîna
l'effondrement de son royaume. En 506, il avait promulgué le Bréviaire
d'Alaric, recueil de lois applicables aux sujets gallo-romains du
royaume wisigoth.
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Almaric II : (?, 501-Barcelone 531) roi des Wisigoths de 507 à 531.
Il épousa la fille de Clovis, Clotilde, à qui il
voulut imposer la foi arienne.
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Attila : (v.395-453). Fils de Mundzuk, il devint en 434
roi des Huns établis dans la plaine hongroise. Après avoir envahi en 441 le
territoire de l'Empire byzantin, il se dirigea en 451 vers l'ouest,
franchit le Rhin et entra en Gaule. Ayant mis le siège devant Orléans, il
dut battre en retraite devant les troupes du patrice romain Aetius et du
roi wisigoth Théodoric Ier, et fut battu au Campus Mauriacus. Il se retira
dans la région du Danube, puis, en 452, envahit l'Italie. Il se laissa
persuader par le pape Léon le Grand d'épargner Rome et rentra en Pannonie.
Il mourut la nuit de ses noces, sans doute d'une crise d'apoplexie.
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Abd al-Rahman : émir arabe d'Espagne vaincu et
tué en 732 près de Poitiers par Charles
Martel
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Adalbéron : (v. 920-989), archevêque de
Reims (969-988); principal artisan de l'élection d'Hugues Capet, qu'il
sacra roi (987).

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B
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Berthe ou Bertrade, dite au Grand Pied : (?-Choisy-au-Bac 783).
Fille de Caribert, comte de Laon, elle épousa Pépin
le Bref et fut la mère de Charlemagne
et de Carloman.
Son surnom lui vient d'un de ses
pieds plus grand que l'autre.
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Boccace
(Giovanni Boccaccio) : (Florence ou Certaldo, 1313 - Certaldo, 1375), écrivain italien;
il a donné ses lettres de noblesse à la prose italienne dans un recueils de
cent nouvelles, groupées en dix journées de récit : le
"Décaméron" (publié v. 1348-1353), tableau des mœurs (souvent
licencieuses) de son époque.
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Boniface (saint) (Devon, v. 675 - Dokkum, Frise, 754). Archevêque,
apôtre de la Germanie. Il évangélisa la Frise, puis la Germanie (Bavière, Thuringe et Hesse, où il fonda
l'abbaye de Fulda). Assassiné en Frise, il fut enseveli à Fulda.
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Boniface
VIII, Benedetto Caetani (Anagni v.
1235- Rome 1303), pape de 1294 à 1303. Successeur de Célestin V sur le
trône de Pierre, il chercha à imposer les principes de la théocratie
pontificale, tels qu'ils avaient été définis au début de XIIIe siècle par
Innocent III.
Il se heurta ainsi violemment à Philippe
le Bel et fut humilié par Guillaume de Nogaret à Anagni (7 septembre
1303).
Son échec marqua la ruine des
idéaux politiques de la papauté médiévale.

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C
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Catherine de Sienne (sainte) : (Caterina Benincasa) (Sienne,
1347 - Romme, 1380), religieuse ital., tertiaire dominicaine, connue par
ses extases et ses révélations (récit du "Dialogue de la Divine
Providence, Lettres, Poèmes). Proclamée docteur de l'Église par Paul VI
en 1970.
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Clodion
ou Chlodion le Chevelu : Mort vers 450. Chef des
Francs Saliens de 428 environ à sa mort. Ancêtre probable des Mérovingiens.
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Clotilde sainte (?. vers 475-Tours 545)
: Cette princesse Burgonde, fille de Chilpéric et nièce des rois
Burgondes Gondebaud et Godegisèle, épousa Clovis, roi des Francs,
vers 493. Elle convertit son mari au christianisme et , à la mort de Clovis, se retira dans un monastère de Tours. Elle
fut canonisée par le pape Pélage.
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Cloud
ou Clodoald
(saint): (?, v. 522-Novientum auj. Saint-Cloud, v. 560),petit-fils
de Clovis. Après le massacre de ses
frères par Clotaire et Childebert, il se retira du monde et vécut
en ermite à Novientum.
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Clisson Olivier
de : (Clisson, 1336 - Josselin,
1407), connétable de France. Il soutint Bertrand du Guesclin dans la
lutte contre les Anglais et lui succéda à sa mort (1380). Il vainquit les
Flamands à Rozebeke (1382).
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Charles Martel : (v. 688 - Quierzy 741). Fils de Pépin de Herstal, il lui succéda
comme maire du palais d'Austrasie en 714 et, après avoir lutté contre les
Neustriens, se retrouva le seul maître du royaume franc. En Germanie, il
vainquit les Saxons et les Frisons et soumit la Thuringe et la Bavière.
En octobre 732, il arrêta près de Poitiers l'invasion des musulmans. Il
s'assura de la subordination de l'Aquitaine, de la Provence et de la
Bourgogne. Avant sa mort, il partagea son royaume entre ses fils Carloman
et Pépin le Bref.
uPour en savoir Plus
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Charles II,
roi de Navarre, dit le Mauvais : (1332- Pampelune ? 1387).
Fils aîné de Philippe d'Évreux
et de Jeanne de France, reine de Navarre. Descendant de Saint Louis tant
par son ascendance maternelle que paternelle. Roi à la mort de sa mère.
Sacré à Pampelune le 27 juin 1350, il prétendit avoir des droits au trône
de France, notamment en cas d'extinction de la branche des Valois ; toute
sa vie in ne cessa de fomenter des troubles dans l'espoir de réaliser ses
ambitions. . Frère de Blanche, deuxième épouse de Philippe
VI, et d'Agnès, épouse de Gaston Phoebus, comte de Foix. Marié (1353)
à Jeanne de Valois, fille aînée de Jean II le Bon.
En 1351, nommé par Jean II lieutenant général en Languedoc, charge qui
lui fut retirée au profit de Charles d'Espagne qu'il fit assassiner
(1354). Emprisonné par Jean le Bon en 1356, il s'évada à la fin de
l'année suivante. Profitant de la captivité du roi en Angleterre, il se
joignit à Etienne Marcel pour
soulever battu par du Guesclin à Cocherel
(1364). Il se tourna alors vers l'Espagne et eut de longs démêlés avec
Pierre le Cruel et Henri de Trastamare qui se disputaient le royaume de
Castille. Partout, ses complots et ses trahisons le firent détester, et
aucun de ses projets n'aboutit. Après avoir vendu Cherbourg aux Anglais
(1378), il passa la fin de sa vie dans son royaume de Navarre et y mourut
dans des circonstances restées mystérieuses le 1er janvier 1387.
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Carloman Ier: (?, v.751 - Samoussy, Aisne,
771), roi d'Austrasie (768-771), fils de Pépin le Bref. A sa mort, Charlemagne, son frère, se saisit de son
royaume et fit cloîtrer ses enfants
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Clément
V : Bertrand de Got (Villandraut,
Gironde, v. 1250-Roquemaure, Gard, 1314), pape de 1305 à 1314. Évêque de
Comminges, puis archevêque de Bordeaux, il devient pape en 1305 grâce à
l'appui de Philippe le Bel, à qui il se
montra entièrement soumis. Il fut avec le roi un des personnages qui
désirait la disparition de l'ordre
des Templiers.
Fuyant les désordres romains, il s'installa en
Avignon en 1309, où ses successeurs résidèrent jusqu'en 1377.
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Charles
de Valois : (Poissy ? 1270 - Le Perray-en-Yvelines 1325). Fils de roi (Philippe III), frère de roi (Philippe IV), oncle de rois (les trois fils de
Philippe le Bel), père de roi (Philippe VI), il ne fut jamais roi
lui-même, malgré ses ambitions et ses tentatives pour se faire couronner
roi d'Aragon (1285), puis empereur latin d'Orient. Il fut néanmoins l'un
des princes français les plus puissants de son temps, notamment après la
mort de son frère, et le fondateur de la maison de Valois, qui monta sur
le trône en 1328.

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D
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Dominique
saint
: (Caleruega,
province de Burgos, 1170 - Bologne 1221). Issu d'une illustre famille de
Castille, il fut d'abord chanoine du chapitre d'Osma, pour lequel il
remplit différentes missions hors d'Espagne. Traversant le Languedoc à
plusieurs reprises, il fut frappé par les progrès de l'hérésie albigeoise
et finit par se joindre aux légats du pape pour aider à combattre, par la prédication,
cette hérésie. En 1215, il réunit quelques compagnons avec lesquels il
commença de pratiquer les exercices de la vie monastique. Ce furent là les
débuts de l'ordre dominicain, spécialement consacré à la prédication et
dont l'essor fut rapidement considérable. Il fut canonisé en 1234.
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Dante
Alighieri : (Florence, 1265 - Ravenne, 1321), poète italien. En 1295, il fut
mêlé à la vie politique de la République florentine dont il devint, en 1300
l'un des six hauts magistrats. auteur de "La Divine Comédie - entre
1306, 1308 et 1321), chefs-d'œuvre de la littérature universelle.
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Dagobert III : (m. en 715), roi de Neustrie
et de Bourgogne (711-715), fils de Childebert III. Pépin de Herstal exerça
le pouvoir à sa place.

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E
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Éloi
saint :
(Chaptelat, Limousin, v. 588- Noyon 660). Il apprit sous la direction
d'Abbon, maître de la Monnaie de Limoges, la profession d'orfèvre.
Trésorier du roi Dagobert, il fonda le
monastère de Solignac, en 632, et devint évêque de Noyon en 641. Il créa
des hôpitaux, bâtit des monastères et travailla avec zèle à la conversion
des païens, encore nombreux dans son vaste diocèse.
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Ebroïn : (? - 681). Ce maire du palais de Neustrie, sous
Clotaire III et Thierry III, lutta contre
l'aristocratie et le clergé et fit mettre à mort son adversaire, saint
Léger, évêque d'Autun, qu'il ordonna de supplicier. Il vainquit le maire
du palais d'Austrasie, Pépin de Herstal, à
Latofao (v. 680). Il mourut assassiné.
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Etienne
II : pape de 752 à 757; il sacra Pépin le
Bref et reçut de lui l'exarchat de Ravenne et la Pentapole, qui fut à
l'origine de l'État pontifical.
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Édouard III : (Windsor 1312 - Sheen Richmond 1377), roi d'Angleterre
(1327-1377). Fils
et successeur d'Édouard II, il régna d'abord sous la tutelle de sa mère
(fille de Philippe le Bel) et du favori de
celle-ci, Roger Mortimer. Énergique et ambitieux, il inaugura son règne
personnel en vengeant son père (exécution de Mortimer en 1330).
Petit-fils de Philippe le Bel, il fit valoir ses droits à la couronne de
France et déclencha, e,n 1337, ce qui devint la guerre de Cent Ans. Il
remporta sur Philippe VI et Jean II le Bon des succès considérables (Crécy,
1346, Poitiers, 1356), mais fut moins heureux contre Charles V et du
Guesclin. il fut néanmoins le roi le plus puissant de son temps et
l'un des plus grands rois d'Angleterre. Son long règne de cinquante ans
fut marqué par une anglicisation très nette du royaume, tant dans
l'administration que dans la vie quotidienne.
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Édouard
de Woodstock prince de Galles, dit LE PRINCE
NOIR (
Woodstock 1330-Westminster 1376). Fils aîné du roi d'Angleterre Édouard
III, il se distingua tout jeune à la bataille de Crécy, puis révéla ses
dons exceptionnels de chef de guerre en remportant sur Jean le Bon la grande victoire de Poitiers (1356).
Investi par son père du duché d'Aquitaine (1362), il s'installa à
Bordeaux où il tint une cour brillante et fastueuse, à l'image de celle
des premiers Valois. Il combattit ensuite contre du
Guesclin, en Espagne puis en France ; il y fut plus souvent
victorieux que son adversaire. Mais, à partir de 1372, sa mauvaise santé
l'éloigna des champs de bataille et de la vie politique. Il mourut en
1376, un an avant son père, et fut pleuré dans tout l'Occident tant était
grande l'admiration que lui vouaient les contemporains. Il fut
certainement l'un des plus grands capitaines de guerre de tous les temps.
Son surnom lui venait du vêtement noir dont il aimait recouvrir son
armure.
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Édouard
le Confesseur
: (saint) v. 1000-1066. Dernier souverain de la dynastie anglo-saxonne
(1046-1066). Chassée du trône au lendemain de l'an mille par les rois du
Danemark et de Norvège, la dynastie anglo-saxonne n'avait réussit à récupérer
la couronne d'Angleterre qu'en 1042, avec l'avènement du roi Édouard le
Confesseur. Le 5 janvier 1066 le monarque mourut sans enfant. Son
beau-frère Harold lui succéda, mais il se heurta aussitôt à un
compétiteur redoutable, le duc Guillaume
de Normandie.

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F
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Froissart Jean : (Valenciennes, 1333 ou 1337 -
Chimay, apr. 1400), poète et chroniqueur français. Dans ses
"Chroniques", il raconte les évènements de son temps, en nous
donnant une vision partiale et incomplète, mais haute en couleur. Poète, il
a écrit, notamment, "Méliador" (roman courtois).
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Francs Ripuaires : Propre ou relatif aux
tribus franques qui stationnaient au V e siècle, autour de Cologne et
jusqu'à la haute Moselle

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G
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Grégoire de Tours saint : Né à Clermont-Ferrand vers 538.
Membre d'une famille aristocratique de la Gaule, il succéda, en 573, à
l'évêque de Tours et se retrouva mêlé aux nombreux conflits des rois
mérovingiens. Il a laissé une Histoire des Francs, chronique en dix
livres, essentielle pour connaître la société du haut Moyen Age mérovingien
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Grégoire
Ier le Grand
:(saint) (Rome, v. 540 -id., 604), pape de 590 à 604, docteur de l'Église.
Il s'imposa à Rome comme un souverain; le premier, il fit de l'évêque de
Rome celui de toute la chrétienté, supérieur donc aux patriarches
orientaux, et s'opposa à la création d'Église nationales chez les Barbares
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Giotto di
Bondone : (Pise, v. 1245 - Sienne, v.
1314), sculpteur et architecte italien. Fils de Nicolas Pisano, il fut le
maître d'œuvre du dôme de Sienne (façade décorée dans le style gothique
français) et du baptistère de Pise. Il a sculpté les chaires de Sant'Andrea
de Pistoia et du dôme de Pise.
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Goths : peuple germanique installé au
Ier s. av. J.-C. sur les rives de la Vistule. Vers 230 apr. J.-C., leur
domination s'étend des Carpates au Don, le bas Dniepr constituant l'axe
principal de leur États. En 375, l'invasion des Huns poussa la plus grande
partie des Goths à se réfugier dans l'Empire
romain. Ils y menèrent de ravageuses incursions (IIIe s.)avant de
s'installer sur ses marches. A la fin du IIIe s., ils se divisèrent en
Ostrogoths ("Goths brillants") et en Wisigoths ("Goths
sages").

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H
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Henri
II le Magnifique
(Séville, 1333 -
Burgos 1379), comte de Trastamare, roi de 1369 à
1379. Fils naturel d'Alphonse XI, il battit et tua son frère et rival
Pierre le Cruel (vaincu à Montiel en 1369 grâce au soutien de Du Guesclin)
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Hugues
le Grand ou le Blanc (897-956). Duc des Francs et comte de Paris, neveu
d'Eudes, il était le plus riche propriétaire du royaume. l favorise
l'accession au trône de son beau-frère Raoul de Bourgogne en 923, ne
s'opposa pas à celle de Lothaire en 954. Grâce à son sens politique, il
augmenta la puissance de sa famille en se faisant octroyer les duchés
d'Aquitaine (954) et de Bourgogne (956). Il prépara l'avènement de son fils
Hugues Capet

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I
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Innocent III : (Anagni 1160 - Rome 1216). Né d'une
famille illustre qui donna neuf papes à l'Église, il fut élevé sur le trône
de Pierre en 1198.
Son règne de dix-huit ans marqua l'apogée de la puissance
de la papauté au Moyen Age. Pontife ayant une haute idée de son rôle,
réformateur zélé, administrateur remarquable, politicien habile, il fut
l'homme le plus influent de son temps et l'un des plus grands papes de
l'histoire, sinon le plus grand. Son rôle fut capital lors de la réunion du
IVe concile oecuménique du Latran (1215). Voir
l'hérésie Cathare Les croisades

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J
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Jules
César : (Caius
Julius Caesar) Rome 101 - id. 44 av. J.-C. Ce patricien, né dans une
famille qui prétendait remonter à Énée, se présenta dès le début de sa
carrière politique comme un défenseur des idées populaires.
Questeur (68 av. J.-C.), édile
curule (65), préteur (62), il organisa avec Crassus et Pompée le premier
triumvirat en 60, ce qui lui permit d'obtenir le consulat en 59. Nommé
gouverneur de la Gaule Cisalpine, il mena la conquête des Gaules de 58 à
52, puis franchit le Rubicon, déclenchant ainsi la guerre civile contre
Pompée. Victorieux des partisans de ce dernier à Pharsale (48) et à Munda
(45), il détint le pouvoir suprême à Rome jusqu'à son assassinat, le 15
mars 44 (ides de mars)
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Jean IV de Montfort : (?. 1295 - Hennebont, 1345),
duc de Bretagne en 1341, fils d'Arthur II. Ayant usurpé le duché à sa nièce
Jeanne de Penthièvre (1341), il fut vaincu par Philippe VI de France, mais
reprit la lutte pour la succession du duché (1343-1345) et fut tué dans
Hennebont assiégé.
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Jeanne de Penthièvre,
la Boiteuse :
(1319 - 1384), duchesse de Bretagne de 1337 au traité de Guérande (1365),
qui accorda la Bretagne à Jean IV de Montfort.
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Jeanne de France : reine de Navarre (vers 1311-8
octobre 1349). Fille de Louis de Navarre, futur Louis
X le Hutin, et de Marguerite de Bourgogne.
Présumée bâtarde. Écartée de la succession au trône de France, elle hérita
la Navarre. Mariée (1318) à Philippe, comte d'Évreux. Mère de Charles
le Mauvais, roi de Navarre, de Blanche, seconde épouse de Philippe VI de Valois, roi de France, et d'Agnès,
épouse de Gaston Phoebus. Elle meurt de la peste.
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Jeanne de Bourgogne : (v. 1293 - Paris 1348), reine
de France (1326-1348). Fille du duc de Bourgogne Robert II, elle épousa en
1313 Philippe, comte de Valois, qui devint en 1328 roi de France sous le
nom de Philippe VI. Elle exerça sur lui une grande influence. Le peuple,
qui ne l'aimait pas, la surnomma " la male reine".

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L
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Léon
III: (Rome 750
-id. 816). Élu en 795 comme successeur d'Adrien Ier, ce pape se trouva aux
prises avec les factions de la noblesse romaine. Emprisonné par celles-ci,
il trouva refuge auprès de Charlemagne à Paderborn. Réinstallé à Rome grâce
à l'aide du souverain franc, il couronna ce dernier empereur d'Occident le
25 décembre 800.

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M
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Marigny Enguerrand
de : (Lyons-la-Forêt v. 1260 -
Montfaucon 1315), panetier de la reine Jeanne (1298), favori tout-puissant
de Philippe le Bel à la fin de son règne, ce
légiste fut chargé plus particulièrement des problèmes financiers. Il
accrut la fiscalité tout en acquérant une immense fortune, ce qui, le
rendit impopulaire. Dès la mort du roi, il fut accusé d'exactions de toutes
sortes, à l'instigation de Charles de Valois.
Condamné sans avoir été entendu, il fut pendu au gibet de Montfaucon,
victime de la réaction féodale et de la faiblesse de Louis
X. Sa mémoire fut réhabilitée sous Philippe V.
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Marcel Etienne : (Paris
1315-id. 1358). Riche marchand drapier parisien, il fut d'abord échevin
puis devint prévôt des marchands, c'est-à-dire magistrat suprême de la
capitale en décembre 1355. Pendant les états de 1356 et 1357, il apparut
comme le chef naturel du parti s'opposant à la toute-puissance de
l'autorité monarchique.
la politique des réformes par la
conciliation ayant échoué à cause de l'opposition ayant échoué à cause de
l'opposition du Dauphin et de la noblesse, Marcel tenta de l'imposer par la
force(février 1358). Au cours de la crise qui en résulta, Paris entra dans
la voie révolutionnaire. la fin en fut sanglante : le 31 juillet, Etienne
Marcel, qui avait fait appel aux Anglais et qui s'apprêtait peut-être à
faire entrer le Navarrais dans Paris, fut assassiné par des émeutiers
acquis à la cause du Dauphin. Celui-ci entra dans la capitale le 2 août. La
révolution parisienne avait totalement échoué.
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Molay Jacques
de : (Molay,
Franche-Comté, 1243 - Paris, 1314) dernier grand Maître des Templiers (1298). Philippe le Bel le fit arrêter (1307), torturer
et emprisonner ; il périt sur le bûcher.
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Mérovée
ou Merowig : roi légendaire des Francs Saliens (Ve s.). Il aurait été le père de
Childéric Ier et aurait participé à la bataille des champs Catalauniques
(451) contre Attila. Il donna son nom
à la dynastie des Mérovingiens.

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N
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Nogaret Guillaume
de : (Saint Félix en Lauragais, près
de Toulouse, v. 1265- Paris 1314). Professeur de droit à Montpellier, juge
royal à Beaucaire vers 1294 puis à la Cour du roi vers 1296, il devint à la
mort de Pierre Flotte, en 1302, le "légiste" le plus influent
parmi les conseillers de Philippe le Bel. Il dirigea la politique royale
contre Boniface VIII, organisa le coup de main d'Anagni (1303), puis fut l'instigateur des poursuites conduites
contre les Templiers. Personnage réprouvé par les contemporains comme
par les historiens, il fut néanmoins l'un des plus grands serviteurs de la
monarchie capétienne

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P
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Philippe II le Hardi : (Pontoise, 1342 - Hal, 1404),
duc de Bourgogne (1363-1404), duché qu'il reçut en apanage de son père, Jean le Bon, roi de France.
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Pépin
de Landen ou Pépin l'Ancien (saint) : (v.580-640). Il prit la
tête de l'aristocratie austrasienne pour provoquer la chute de Brunehaut en
613. Maire du palais (v. 615(640), il gouverna l'Austrasie, sous Clotaire II et Dagobert
Ier, en liaison avec saint Arnoul.
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Pétrarque
Francesco :
(Arezzo, 1304 - Arqua, près de Padoue, 1374), poète et humaniste italien
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Édouard
de Woodstock prince de Galles, dit LE PRINCE NOIR
( Woodstock
1330-Westminster 1376). Fils aîné du roi d'Angleterre Édouard III, il se
distingua tout jeune à la bataille de Crécy, puis révéla ses dons
exceptionnels de chef de guerre en remportant sur Jean
le Bon la grande victoire de Poitiers (1356). Investi par son père du
duché d'Aquitaine (1362), il s'installa à Bordeaux où il tint une cour
brillante et fastueuse, à l'image de celle des premiers Valois. Il
combattit ensuite contre du Guesclin, en
Espagne puis en France ; il y fut plus souvent victorieux que son
adversaire. Mais, à partir de 1372, sa mauvaise santé l'éloigna des champs
de bataille et de la vie politique. Il mourut en 1376, un an avant son
père, et fut pleuré dans tout l'Occident tant était grande l'admiration que
lui vouaient les contemporains. Il fut certainement l'un des plus grands capitaines
de guerre de tous les temps. Son surnom lui venait du vêtement noir dont il
aimait recouvrir son armure.
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Pierre l'Ermite : (Amiens, v.1050 - Neufmoutier,
près de Huy, 1115), religieux français ; le plus célèbre des prédicateurs
de la Ier croisade.
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Pierre
le Cruel : (Burgos,
1334 - Montiel, 1369), roi de Castille et de Léon (1350-1369). Prince
despotique, il fit assassiner nombre de ses proches. Son frère
naturel Henri de Trastamare revendiqua la couronne (1366) et le tua après
la victoire de Montiel.
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Pépin de Heristal ou
Pépin le Jeune : v. 640
- Jupille 714). Petits-fils de Pépin de Landen, il reconquit en 680 la
mairie du palais d'Austrasie, perdue par son oncle Grimoald. Battu par le
Neustrien Ebroïn à Latofao (v. 680), il prit sa revanche sur la Neustrie en
687 à Tertry. Cette victoire lui permit de réunir les royaumes francs. Il
fut le père de Charles Martel

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R
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Robert
d'Artois : 1287 -Londres 1342.

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S
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Syagrius Afranius : (vers 430-486). après la mort de son père
Aegidius en 464, il gouverna le territoire que les Romains possédaient
encore en Gaule de 464 à 486 et reçut des Francs le surnom de "roi des
Romains". Attaqué par Clovis, il perdit la
bataille de Soissons, en 486, et se
réfugia près d'Alaric II, roi des
wisigoths, qui le livra à Clovis.
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Sigismond
(saint) (m. près d'Orléans en 523), roi des Burgondes (516-523) ; fils et
successeur de Gondebaud. Battu par les fils de Clovis, il fut mis à mort
sur ordre de Clodomir.

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T
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Thuringiens : tribu germanique
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Tarik (Tariq ibn Ziyad) : chef berbère,
affranchi de Musa ibn Nusayr. Il débarqua en Espagne à l'endroit qui fut
nommé en mémoire de lui djabal al Tariq, "mont de Tariq" (d'où
vient le nom de Gibraltar), battit le roi wisigoth Rodrigue près de Cadix
(711) et poursuivit la conquête vers le nord (jusqu'à Saragosse et
Léon) avec Musa ibn Nusayr, débarqué après lui.
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Tassilon
III : (v.742 - m. apr. 794), duc de
Bavière (748-788). Pépin le Bref en
fit son vassal en 757. Il se révolta contre Charlemagne,
mais, ses sujets l'ayant abandonné, il fut déposé, en 788, et emprisonné.
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Thibaud
ou Thibaud, nom
de plusieurs comte de Champagne : Thibaud
IV, dit le Chansonnier (Troyes, 1201-Pämpelune, 1253), comte de
1201 à 1253. Il combattit la régente Blanche
de Castille (1226), puis s'allia à elle (1227-1230). Il est l'un
des grands trouvères de XIIIe siècle.

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U
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Urbain II : Ce fut à l'automne de 1095 que
le pape Urbain II vint en France, à Clermont, en Auvergne, présider un
concile travaillant à la réforme de l'Église.
Dans son sermon de
clôture, le 27 novembre, il adjure les chrétiens d'Occident de cesser leurs
luttes fratricides et de s'unir pour aller en Orient combattre les païens .
Ce fut le premier appel solennel à la croisade. Il reçut un écho
considérable

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V
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Vercingétorix (v. 72 - Rome 46 av. J.-C.). Appartenant à une des plus
nobles familles des Arvernes et ayant pour ancêtre Bituitus, il jouissait
d'une grande popularité dans son peuple. En 52 av. J.-C., en l'absence de
César, il parvint à persuader les Gaulois de réaliser leur union pour se
révolter et de lui donner le commandement de cette coalition. Il adopta la
tactique de la terre brûlée pour affamer les troupes romaines. Enfermé dans
Gergovie, il soutint le siège mené par Jules César, qui dut lever le camp
et rejoindre à Sens son lieutenant Labienus. Vercingétorix se fit confirmer
son commandement par l'assemblée gauloise de Bibracte, puis attaqua César
près de Dijon. Vaincu, il se replia dans Alésia, où César le Bloqua. Il
refusa d'abattre les chevaux, animaux sacrés pour les Gaulois, pour nourrir
les assiégés, mais expulsa les femmes et les enfants, qui périrent
misérablement sous les murs d'Alésia. Tout espoir de succès perdu, il se
livra afin de sauver les siens. Prisonnier à Rome, il orna le triomphe de
César et fut exécuté dans sa prison.

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W
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Wisigoths ou Visigoths : branche
occidentale du peuple goth. Convertis à l'arianisme (hérésie chrétienne), les Wisigoths s'emparent de Rome en 410, sous
Alaric Ier. Puis ils conquirent l'Aquitaine et l'Espagne avant d'être
défaits par Clovis en 507. En 711, le royaume wisigothique d'Espagne
s'effondra sous la poussée arabe (défaite de Rodrigue à Guadalete)

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Z
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Zacharie (saint) : (m. à Rome en 752), pape de 741
à 752. Successeur de Grégoire III, il favorisa l'accession au trône de Pépin le Bref

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