Chambre des députés, le 31 juillet 1879
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M. le président : Nous passons à la discussion
du budget des cultes. La parole est à M. Boysset sur la discission
générale.
M. Charles Boysset : Messieurs,
je ne prend pas la parole sur la discussion générale, comme
M. le président vient de le dire. Je soumets à la chambre
l'observation très courte que voici :
Le budget des cultes, aujourd'hui plus que jamais,
... , comporte une discussion grave, sérieuse, approfondie. Plusieurs
orateurs sont inscrits sur la discussion générale. Des amendements
considérables ont été déposés, [ et
leurs auteurs vont les défendre]
Dans ces conditions, ... , à cette heure
tardive de la session, avec la fatigue qui nous domine ...(protestations
sur divers bancs.)
M. Louis de Kerjégu : L'énergie de la protestation vous fait voir que nous ne sommes pas fatigués.
Quelques membres : On n'est pas en nombre !
M. le président : Je ferai remarquer que jamais la Chambre n'a été plus nombreuse.
M. Charles Boysset : M. le président fait remarquer ....
; or je n'ai pas parlé de nombre, mais seulement de la fatigue parlementaire
; et je crois que ce n'est pas une offense à la chambre que de dire
qu'après un cession aussi longue, aussi chargée, aussi laborieuse,
il y a nécessité pour tous de prendre qulque repos.
Je demande à la Chambre s'il lui paraît
possible, ... , d'entamer un débat ...[d'] une ampleur considérable
et qui donne lieu à des développements importants. Quantà
moi, celà me paraît absolument inadmissibles.
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(TRès-bien !Très-bien ! à gauche)
M. le président : Il a été déposé
une demande de scrutin public sur la proposition d'ajournement.
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[ Ajournement repoussé par 340 voix contre 91]
M. Charles Boysset : J'ai l'honneur de déposer sur le bureau de la chambre, au nom d'un certain nombre de mes collègues et au mien, une proposition de loi tendant à l'abrogation du Concordat.
M. le président : La proposition
de loi sera imprimée, distribuée et renvoyée à
la commission d'initiative parlementaire.
Nous reprenons la discussion du budget des cultes.
M. Boysset est inscrit pour la discission générale.
M. Charles Boysset : M. le président, je renonce absolument à la parole pour les raisons que je viens d'indiquer.
M. le président : La parole serait alors à M. Lockroy.
M. Edourd Lockroy : J'y renonce pour les mêms raisons que M. Boysset.
M. le président : L'ordre des inscriptions appelle M. de Gasté. (Exclamations)
M. de Gasté : Pour faire plaisir à mes collègues, je renonce aussi à la parole. (Applaudissements et rires)
M. le président : La parole est à M. Bernard-Lavergne.
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