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correspondant aux "liens" construits
pour éclairer certains mots sur la loi régissant
les associations. Il a été réalisé avec l'aide
du dictionnaire Hachette 1997, la Chronologie Universelle du monde contemporain
de Marc Ferro, de l'Encyclopædia Universalis France ... et de mes
recherches propres (quand même !) Accueil loi 1905 retour à l'index des glossaires
Anticléricalisme
Antisémitisme en Algérie :
1875; Une vague de troubles, qui sont le fait de colons français,
part d'Alger pour s'étendre à Tlemcen, puis à Constantine,
pour gagner Sétif et Batna.
Arménie : En 1880, une révolte
kurde se lève contre l'Etat ottoman, témoignant de la naissance
d'un nationalisme kurde. Elle prendra rapidement le caractère d'un
djihad contre les Arméniens. Le sultan exploitera habilement ce fait
pour rallier les grandes familles kurdes à sa cause panislamiste. Les
nationalistes arméniens seront soutenus en 1882 par la Grande-Bretagne.
Babeuf(François Noël, dit Gracchus) (Saint-Quentin, 1760 ; Vendôme, 1797), révolutionnaire français, fondateur du babouvisme. Chef de la "conjuration des Égaux" (1796), dirigée contre le Directoire, il fut dénoncé et exécuté. © Hachette Livre, 1997 Barthou (Louis) (Oloron-Sainte-Marie, 1862 ; Marseille, 1934), homme politique français. Il chercha à resserrer les alliances avec les pays d’Europe centrale, et fut assassiné en même temps que le roi Alexandre Ier de Yougoslavie. Académicien français (1918). © Hachette Livre, 1997 Blanqui (Louis Auguste) (Puget-Théniers, 1805 ; Paris, 1881), homme politique et théoricien socialiste français. Il définit l’action révolutionnaire comme la préparation d’un coup d’État permettant d’instaurer une dictature ouvrière. Il fut plusieurs fois emprisonné. © Hachette Livre, 1997. Le premier, il mit en avant la nécessité de construire un parti de " révolutionnaires professionnels". Le blanquisme servira à Lénine pour définir une stratégie révolutionnaire par opposition au putschisme. Boulanger(Georges) (Rennes, 1837 ­ Ixelles, Belgique, 1891), général français. Ministre de la Guerre (1886-1887), il acquit une immense popularité de 1886 à 1889, cristallisant divers courants nationalistes. Il hésita devant le coup d’État, fut inculpé de complot et s’enfuit en Belgique (1889), où il se suicida sur la tombe de sa maîtresse. © Hachette Livre, 1997 Broglie (Albert, duc de) (Paris, 1821 ; id., 1901), historien et homme politique français; président du Conseil en 1873-1874 et en 1877; allié monarchiste de Mac-Mahon. Académie française (1862). © Hachette Livre, 1997 Carmaux. Petite ville du Tarn traditionnellement dominée par une famille de hobereaux paternalistes. L a révolte y couvait depuis quelques années. Pour faire pièce à l'autorité du marquis de Solages, député local et grand patron des mines, la population ouvrière a élu maire un des siens, Jean-baptiste Calvignac. Le renvoi de celui-ci, accusé par l'administration d'absences trop fréquentes, met le feu aux poudres. Le 16 août 1892, les mineurs prennent d'assaut la direction et déclenchent une grève qui va durer deux mois et demi. Soutenu par la population locale et les leaders du socialisme à la Chambre, les mineurs de Carmaux finissent par obtenir gain de cause. le marquis de Solage démissionne de son poste de député. Pour le remplacer, les socialistes font appel à Jaurès . Après quelques hésitations il accepte. Cinquième colonne : C'est une invention de la guerre psychologique des nationalistes espagnols quand, en 1936, ils convergeaient en quatre colonnes vers Madrid, la capitale républicaine. Leur radio annonçait que leur "cinquième colonne" était déjà sur place; ce qui désorganisa la défense en faisant régner la suspicion. Cette expression est tout de suite devenue le synonyme d'une armée
secrètement infiltrée et sabotant les arrières.
Code civil des Français (Code
Napoléon), rédigé, à partir de 1800, sur l’ordre
du Premier consul, par Tronchet, Bigot de Préameneu, Maleville et Portalis,
et promulgué le 21 mars 1804. Il recueillait et mettait en harmonie
le droit en vigueur sous l’Ancien Régime, le droit coutumier et le
droit romain. Il comprend 3 livres concernant: les personnes (500 art.), les
biens (200 art.) et les différentes manières dont on acquiert
la propriété (plus de 2000 art.). Code Pénal .Celui dont il est question dans cette recherche a été écrit à le demande de Napoléon 1er en 1810. Il fut "revisité" en 1832. On lui reprochera, plus tard, de protéger les bien publics et non l'individu. Il sera remplacé par un Nouveau Code en 1992. Ce dernier est partagé en quatre parties : il traite des peines (L.I), des personnes punissables (L.II), des crimes et délits (L.III) et des contraventions de police (L.IV) Les articles 291 à
294
n’apparaissent plus dans le Code ; Ils sont signalés comme abrogés
par la loi du 1er juillet 1901
LIVRE TROISIÈME. TITRE PREMIER. CHAPITRE 1er SECTION PREMIERE. 75. Tout Français qui aura porté les armes contre la France sera puni de mort. 76. Quiconque
aura pratiqué des machinations ou entretenu des intelligences avec
les puissances étrangères ou leurs agents, pour les engager
à commettre des hostilités ou à entreprendre la guerre
contre La France, ou pour leur en procurer les moyens, sera puni de mort.
77. Sera également puni de mort quiconque aura pratiqué des manœuvres ou entretenu des intelligences avec les ennemis de l'Etat, à l'effet de facilité leur entrée sur le territoire et dépendances de la République, ou de livrer des villes, forteresses, places, postes, ports, arsenaux, vaisseaux ou bâtiments appartenant France, ou de fournir aux ennemis des secours en hommes, argent, vivres, armes ou munitions, ou de seconder les progrès de leurs armes sur les possessions contre les forces françaises de terre ou de mer, en ébranlant la fidélité des officiers, soldats, matelots ou autres, envers l'Etat, soit de toute autre manière. 78. Si la correspondance avec les sujets d'une puissance ennemie, sans avoir pour objet l'un des crimes énoncés en l'article précédent, a néanmoins eu pour résultat de fournir aux ennemis des instructions nuisibles à la situation militaire ou politique de la France ou de ses alliés, ceux qui auront entretenu cette correspondance seront punis de la détention, sans préjudice de forte peine, dans le cas où ces instructions auraient la suite d'un concert constituant un fait d'espionnage. 79. Les peines exprimées aux articles 76 et 77 seront les mêmes, soit que les machinations ou manœuvres énoncées en ces articles aient été commises envers la France, soit qu'elles l'aient été envers les alliés de la France, agissant contre l'ennemi commun. 80. Sera puni des peines exprimées en l'article 78 tout fonctionnaire public, tout agent du Gouvernement ou toute autre personne qui, chargée ou instruite officiellement, ou à raison de son état, du secret d'une négociation ou d'une expédition, l'aura livré aux agents d'une puissance étrangère ou de l'ennemi. 81. Tout fonctionnaire
public, tout agent, tout préposé du Gouvernement, chargé,
à raison de ses fonctions, du dépôt des plans de fortifications,
arsenaux ports ou rades, qui aura livré ces plans ou l'un de ces
plans à l'ennemi ou aux agents de l'ennemi, sera puni de mort.
82. Toute autre
personne qui, étant parvenue, par corruption, fraude ou violence,
à soustraire lesdits plans, les aura livrés ou à l'ennemi
ou aux agents d’une puissance étrangère, sera punie comme le
fonctionnaire ou agent mentionné dans l'article précédent,
et selon les distinctions qui y sont établies. 83. Quiconque aura recelé ou aura fait receler les espions ou les soldats ennemis envoyés à la découverte et qu'il aura connu pour tels sera condamné à la peine de mort. 84. Quiconque aura, par des actions hostiles, non approuvées par le Gouvernement, exposé l'Etat à une déclaration de guerre, sera puni du bannissement; et guerre s'en est suivie, de la déportation. 85. Quiconque aura, par des actes non approuvés par le gouvernement, exposé des Français à éprouver des représailles, sera puni du bannissement. SECTION II. 1er. Des attentats et complots dirigés contre le gouvernement de la République.86. (abrogé) 88. L'exécution ou la tentative constitueront seuls l'attentat.89. Le complot ayant pour but les crimes
mentionnés à l'article 87, s'il a été suivi
d'un acte commis ou commencé pour en préparer l'exécution,
sera puni de la déportation. Il. - Des crimes tendant à troubler l'État par la guerre civile, l'illégal emploi de la force armée, la dévastation, et pillage public (la peine de mort a été abolie en matière politique et remplacée par la déportation dans une enceinte fortifiée) 91. L'attentat
dont le but sera, soit d'exciter la guerre civile en armant ou en portant
les citoyens ou habitants à s’armer les uns contre les autres, soit
de porter la dévastation, le massacre et le pillage dans une ou plusieurs
communes, sera puni de mort. 92. Seront punis de mort ceux qui auront levé ou fait lever des troupes armées, engagé ou enrôlé, fait engager ou enrôler des soldats, ou leur auront fourni ou procuré des armes ou munitions, sans ordre ou autorisation légitime. 93. Ceux qui,
sans droit ou motif légitime, auront pris le, commandement d'un corps
d'armée, d'une troupe, d’une flotte, d'une escadre, d'un bâtiment
de guerre, une place forte, d'un poste, d'un fort, d'une ville; 94. Toute personne
qui, pouvant disposer de la force publique, en aura requis ou ordonné,
fait requérir ou ordonner l'action ou l'emploi contre la levée
des gens de guerre légalement établie, sera punie de la déportation.
95. Tout individu qui aura incendié ou détruit par l'explosion d'une mine des édifices, magasins, arsenaux, vaisseaux, ou autres propriétés appartenant à l’Etat puni de mort 96. Quiconque,
soit pour envahir des domaines, propriétés ou deniers publics,
places, villes, forteresses postes, magasins, arsenaux,. ports, vaisseaux
ou bâtiments appartenant à l’Etat, soit pour piller ou partager
des propriétés publiques ou nationales, ou celles d’une généralité
de citoyens, soit enfin pour faire attaque ou résistance envers
la force publique agissant contre les auteurs de ces crimes, se sera mis
à la tête de bandes armées, ou y aura exercé une
fonction ou commandement quelconque, sera puni de mort. 97. Dans le cas
où l'un ou plusieurs des crimes mentionnés aux articles 86,87
et 91 auront été exécuté ou simplement tentés
par une bande, la peine de mort appliquée, sans distinction de grade,
à tous les individus faisant partie de la bande et qui auront été
saisis sur le lieu de la réunion séditieuse. 98. Hors le cas où la réunion séditieuse aurait eu pour objet ou résultat l'un ou plusieurs des crimes énoncés aux articles 86, 87 et 91, les individus faisant parti des bandes dont il est parlé ci-dessus sans y exercer aucun commandement ni emploi, et qui auront été saisis les lieux, seront punis de la déportation. 99. Ceux qui, connaissant le but et le caractère desdites bandes, leur auront, sans contrainte, fourni des logements, lieux de retraite ou de réunion, seront condamnés à la peine des travaux forcés à temps. 100. Il ne sera
prononcé aucune peine, pour le fait de sédition, contre ceux
qui, ayant fait partie de ces bandes sans y exercer aucun commandement et
sans y remplir aucun emploi ni fonctions, se seront retirés au premier
avertissement des autorités civiles ou militaires ou même de
puis, lorsqu'ils n'auront été saisis que hors des lieux de la
réunion séditieuse sans opposer de résistance et sans
armes. 101. Sont compris
dans le mot "armes" toutes machines, tous instruments ou ustensiles tranchants,
perçants ou contondants. 463
. Les peines prononcées par la loi contre
celui ou ceux des accusés reconnus coupables, en faveur de qui le
jury aura déclaré les circonstances atténuantes, seront
modifiées ainsi qu’il suit Commune de Paris ou absol. la Commune, gouvernement révolutionnaire formé lors de l’insurrection du 18 mars 1871. Après la chute de Napoléon III, les Parisiens, soumis au siège prussien, étaient affamés, armés et coupés du gouvernement, que Thiers dirigeait à Versailles; ils désiraient résister à l’assiégeant et accusaient Thiers de pactiser avec l’ennemi. Le 18 mars 1871, ils s’opposèrent à l’armée régulière (les "versaillais"), qui avait reçu l’ordre de leur enlever leurs canons, à Belleville et à Montmartre, et fusillèrent les généraux Lecomte et Thomas. Le 26 mars, des élections municipales installaient à l’Hôtel de Ville un conseil communal. Mais l’utopie, les divisions idéologiques (certains étaient partisans d’une "dictature" de la Commune de Paris, d’autres désiraient que la France devînt une fédération de communes, d’où le nom de fédérés qui leur fut donné), les querelles de personnes interdirent l’action réelle, qui se limita à quelques mesures sociales. La démocratie était pratiquée de façon excessive à la base (chaque section ou bataillon votait l’application des consignes militaires), alors que, grâce à la bienveillance prussienne, les versaillais s’organisaient et, le 21 mai, pénétraient dans Paris, conduits par Mac-Mahon. Du 22 au 28 mai ("semaine sanglante"), la répression fut atroce; les communards, qui ripostèrent en fusillant des otages et en incendiant des monuments (églises, Hôtel de Ville, les Tuileries), furent massacrés (entre 20000 et 30000 morts) ou déportés (7500 en Nouvelle-Calédonie). Marx fit le récit (la Guerre civile en France, 1871) et la critique de cette première révolution prolétarienne de l’histoire, qui adopta le drapeau rouge; dans sa prison, E. Pottier écrivit l’Internationale. © Hachette Livre, 1997 collectivisme n. m. Doctrine économique et sociale qui réserve la propriété des moyens de production et d’échange à la collectivité (généralement l’État). ; Organisation politico-économique en découlant. © Hachette Livre, 1997
communisme n. m. 1. Organisation sociale
fondée sur l’abolition de la propriété privée
des moyens de production au profit de la propriété collective.
Concordat (le), accord conclu le 15 juillet 1801, à Paris, entre les représentants de Bonaparte, Premier consul, et ceux du pape Pie VII. En 1516, un concordat avait été négocié à Bologne entre les représentants du pape Léon X et ceux de François Ier, qui cessait de tenir le concile pour supérieur au pape (pragmatique sanction de 1438, à Bourges), mais il obtenait le droit de nommer les évêques. Ce concordat subsista jusqu’à la Constitution civile du clergé (1790), que le pape condamna. En 1801 on parvint enfin à un accord: Pie VII reconnaissait la République française; le clergé serait rémunéré par l’État, dont le chef nommerait les évêques. Le Concordat fut appliqué jusqu’à la séparation des Églises et de l’État (1905); il l’est toujours en Alsace et en Lorraine (qui en 1905 étaient allemandes. De tels concordats ont réglé, du XIIe s. (concordat de Worms, 1122, entre le pape Calixte et l’empereur germanique Henri V) au XXe s., les rapports entre la papauté et certains États, notamment l’Italie (accord du Latran). © Hachette Livre, 1997 Condorcet (Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de) (Ribemont, 1743 ; Bourg-la-Reine, 1794), mathématicien, économiste, philosophe et homme politique français. Député, puis président de l’Assemblée législative (1792), député à la Convention, devant laquelle il présenta un projet de réforme de l’instruction publique, il fut décrété d’accusation avec les Girondins; condamné à mort, il s’empoisonna en prison. Économiste, il appartient à l’école des physiocrates; philosophe, il expose un rationalisme confiant dans le progrès (Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain, 1794). Acad. fr. (1782). Ses cendres sont au Panthéon depuis 1989. © Hachette Livre, 1997 Cousin (Victor) (Paris, 1792 ; Cannes, 1867), philosophe français. Fondateur du spiritualisme éclectique, il a résumé sa doctrine dans les trois préfaces des Fragments de philosophie contemporaine (1826, 1833, 1838). Acad. fr. (1830). © Hachette Livre, 1997
Descartes (René) (La Haye [auj.
La Haye-Descartes, Indre-et-Loire], 1596 ; Stockholm, 1650), philosophe et
savant français. Il fait ses études chez les jésuites
au collège de La Flèche (1604-1612) puis étudie le droit
avant de s’engager dans l’armée hollandaise et au service de l’Électeur
de Bavière. Durant cette période (1617-1628), où il voyage
beaucoup, Descartes observe et médite plus qu’il ne lit. En 1629 il
est en Hollande, où il restera vingt ans. Après les Règles
pour la direction de l’esprit (v. 1626-1628; posth., 1701) et le Traité
du monde, qu’il renonce à publier en 1633 (quand Galilée est
condamné par le Saint-Office), paraissent en 1637 trois textes scientifiques:
la Dioptrique, la Géométrie et les Météores,
précédés du Discours de la méthode, où
il expose une méthode pour conduire sa raison, pas à pas, dans
la découverte de la vérité, et pour reconstruire les
principes de la science. Cette démarche fait appel à la métaphysique
(Méditations sur la philosophie première, 1641; Principes
de la philosophie, 1644); les fondements d’une philosophie dont le point
de départ est le doute sont alors jetés. Se trouve ainsi mise
en question l’existence du monde, pour passer au cogito ergo sum (je pense,
donc je suis), et enfin à la «preuve ontologique»
de l’existence de Dieu (idée de perfection); Dieu est pour Descartes
le «garant» de son système de connaissance. Dans
le Traité des passions de l’âme (1649), son dernier ouvrage,
il s’attache à décrire les interactions de l’âme et du
corps, montrant que les passions ne doivent pas être rejetées
mais, dans la mesure du possible, maîtrisées: avec sa "générosité"
et grâce à sa volonté, l’homme devra "entreprendre et
exécuter toutes les choses qu’il jugera être les meilleures...".
Descartes meurt à Stockholm où, invité par Christine
de Suède, il s’était rendu à la fin de l’année
1649. © Hachette Livre, 1997
Dreyfus (Alfred) (Mulhouse, 1859 ; Paris,
1935), capitaine français.
Droit du travail Dupanloup (Félix) (Saint-Félix, Haute-Savoie, 1802 ; château de Lacombe, Savoie, 1878), prélat français. Un des auteurs de la loi Falloux (1850), il fut, sous le Second Empire, le chef de file des catholiques libéraux. Académicien français (1854). © Hachette Livre, 1997 Duruy (Victor) (Paris, 1811 ; id., 1894), historien français. Ministre de l’Instruction publique de 1863 à 1869, il libéralisa l’enseignement. Auteur d’une importante Histoire des Romains (1879-1885). Acad. fr. (1884). © Hachette Livre, 1997 Fabrique : C'est un vieux mot qui désigne les fonds destinés à la construction d'une église ainsi que ceux destinés à son entretien. Le conseil de fabrique ou La frabrique est un groupe de clercs et de laïcs chargé de cette administration. Falloux (Frédéric, comte de) (Angers, 1811 ; id., 1886), écrivain (Mémoires d’un royaliste éclairé, posth., 1888) et homme politique français, un des chefs du parti catholique libéral. Il fut ministre de l’Instruction publique en 1848-1849 et prépara la loi Falloux, votée en 1850, qui autorisa l’enseignement libre et assujettit l’Université au contrôle des autorités administratives et religieuses. Académicien français (1856). © Hachette Livre, 1997
Franc-maçonnerie, Gallieni (Joseph Simon) (Saint-Béat, Haute-Garonne, 1849 ; Versailles, 1916), général français. Il servit au Soudan, au Tonkin, puis à Madagascar (1896-1905), administrant avec habileté les territoires conquis. Gouverneur de Paris, en 1914, il contribua à la victoire de la Marne. Ministre de la Guerre en 1915-1916, il fut promu maréchal à titre posthume en 1921. © Hachette Livre, 1997
Guerre greco-turque : La Grèce
était une province de l'empire ottoman. En 1820 commença une
guerre de libération menée par des hommes cimentés par
la foi orthodoxe et nourris par la Révolution française,
dont les idées sont diffusées en Illyrie par les armées
de Napoléon. Les grandes puissances du moment s'en mêlèrent.
Elles imposèrent l'indépendance en 1827. Les tensions entre
les deux pays n'ont pas cessé depuis, se transformant de temps
en temps en conflits ouverts. Guizot (François) (Nîmes, 1787 ; Val-Richer, Calvados, 1874), homme politique et historien français. Adversaire de la monarchie absolutiste, il participa à la révolution de 1830. Ministre de l’Intérieur (1830), de l’Instruction publique (1832-1837), il fut chef effectif du gouvernement à partir de 1840, comme ministre des Affaires étrangères (1840-1847), puis président du Conseil (1847-1848), s’appuyant sur la grande bourgeoisie d’affaires. Il chercha l’alliance avec la G.-B., puis avec l’Autriche (1847). Sa politique conservatrice provoqua la révolution de 1848. On lui doit la loi Guizot (1833) sur l’enseignement primaire : liberté de l’enseignement, obligation pour chaque com. d’ouvrir une école. Auteur d’une Histoire de la révolution d’Angleterre (1826-1827) et de Mémoires pour servir à l’histoire de mon temps (1858-1867). Acad. fr. (1836). © Hachette Livre, 1997
Holocauste n. m. Voir aussi "Shoah"
Impôt sur le revenu : Depuis la
création de la troisième République jusqu'à son
établissement, le 15 juillet 1914, il y a eu plus de 200 projets et
propositions de loi concernant l'établissement de l'impôt sur
le revenu. C'était deux semaines avant le début de la guerre.
Le ministre des Finances, Joseph Caillaux, n'avait réussit à
imposer cette réforme aux parlementaires réticents que parce
qu'elle accroissait les ressources de l'Etat ; l'argent étant le nerf
de la guerre ... Jusqu'alors, le système fiscal avait conservé
des taxes héritées de l'Ancien régime, comme celle
sur les portes et les fenêtres : Observez bien ! Certaines constructions
anciennes ont des "ouvertures" murées par les propriétaires
qui abaissaient ainsi leurs charges .... L'octroi
sera conservé encore quelques années. Internationale (l’), nom courant de l’Association internationale des travailleurs fondée à Londres en septembre 1864 par diverses organisations ouvrières qui adoptèrent les principales thèses de Marx. Elle connut de graves dissensions internes ; ainsi, les anarchistes de Bakounine, qui l’avaient rejointe en 1867, furent exclus en 1872. Cette Ire Internationale fut dissoute en 1876. Lacordaire (Henri) (Recey-sur-Ource, Côte-d’Or, 1802 ; Sorèze, Tarn, 1861), religieux français. Avocat, ordonné prêtre en 1827, il connut Lamennais et collabora à l’Avenir jusqu’à la condamnation papale de 1832. En 1839, il entra à Rome chez les Dominicains, dont il rétablit l’ordre en France (1843). Ses conférences à N.-D. de Paris (1835-1836) sont célèbres. Académicien français (1860). © Hachette Livre, 1997 La Mennais puis Lamennais(Félicité Robert de) (Saint-Malo, 1782 ; Paris, 1854), prêtre et écrivain français. Ultramontain, il critiqua l’université napoléonienne et le gallicanisme dans son Essai sur l’indifférence en matière de religion (1817-1823), puis fonda un journal, l’Avenir (1830-1831), dans lequel les chrétiens libéraux demandaient la séparation de l’Église et de l’État. Rome condamna cette entreprise (1832), et les Paroles d’un croyant (1834) consommèrent la rupture de La Mennais avec l’Église. Il professa alors un humanitarisme socialiste (élection en 1848 à l’Assemblée constituante, création du journal le Peuple constituant). © Hachette Livre, 1997 Lettre de cachet, signée de la main du roi et d’un secrétaire d’État, et qui contenait un ordre d’incarcération ou de mise en exil.
Libéralisme n. m.
Ligue de l'Enseignement - Née
en 1866 de la volonté de Républicains, soucieux de permettre
à tous d'accéder à l'éducation et à la
culture dans le but d'exercer pleinement leur citoyenneté et d'établir
durablement une société plus juste, plus libre, plus solidaire.
Loi du 19 mars 1939 Mac Mahon (Edmée Patrice Maurice de), duc de Magenta (Sully, Saône-et-Loire, 1808 ; chât. de La Forêt, Loiret, 1893), maréchal de France et homme d’État. Vainqueur à Sébastopol (1855), puis à Magenta (1859), il fut gouverneur général de l’Algérie (1864-1870). En 1870, il fut battu en Alsace puis à Sedan. À la tête des Versaillais, il écrasa la Commune en mai 1871, et sa popularité dans les milieux conservateurs (monarchistes notam.) fit de lui (24 mai 1873) le successeur de Thiers à la tête du pouvoir exécutif. Il entra en conflit dès mai 1876 avec une Assemblée nationale devenue républicaine, et fut désavoué par le résultat des élections qui, après la dissolution de l’Assemblée, virent le succès des républicains (oct. 1877) ; il démissionna le 30 janv. 1879. Le régime parlementaire sortit victorieux de cette crise. © Hachette Livre, 1997 mainmorte : Les personnes morales, les associations actuelles et surtout les communautés religieuses d'avant, ne mourant pas comme les personnes physiques, voient leur richesses sans cesse accrues si elles héritent ou font des bénéfices. Ces biens sont retirées du commerce. Les personnes acquièrent sans cesse et ne transmettent jamais. M. Pothier au Traité de la prescription disait : " les héritages qui tombent entre leurs mains sont morts pour le commerce". Et les congrégations religieuses d'alors héritaient énormément ... Marx (Karl) (Trèves, 1818 ; Londres, 1883), philosophe, théoricien de l’économie politique et révolutionnaire allemand. Issu d’une famille d’origine juive convertie au protestantisme, il s’oriente d’abord vers des études de droit et de philosophie. Dès 1837, il lit Hegel et entre en relation avec les "jeunes hégélien". Sa thèse de doctorat en philosophie, soutenue à Iéna en 1841, porte sur la Différence entre la philosophie de la nature chez Démocrite et chez Épicure. En 1842, la lecture de Feuerbach l’amène à une étude encore plus approfondie du matérialisme. La même année, il prend la direction de la Gazette rhénane. Après l’interdiction de ce journal (1843), il quitte l’Allemagne et se rend à Paris où il collabore aux Annales franco-allemandes (qui publient, en 1844, Sur la question juive et Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel), se lie d’amitié avec Engels, prend contact avec des groupes ouvriers. Ayant été expulsé de France (1845), il s’installe à Bruxelles. Engels l’y rejoint ; ils écrivent ensemble deux ouvrages qui fondent le matérialisme historique (la Sainte Famille, 1845 ; l’Idéologie allemande, 1845-1846 ; Misère de la philosophie, 1847) et le célèbre Manifeste du parti communiste (publié à Londres en 1848), qui expose les principes essentiels de la conception marxienne de l’histoire et de la lutte des classes. Chassé de Belgique en 1848, Marx séjourne à Paris, à Cologne, revient à Paris, puis s’établit définitivement à Londres (1849) avec sa femme Jenny et ses trois enfants. Il y poursuit, dans des conditions matérielles très difficiles, ses travaux d’économie et de critique historique : Travail salarié et capital (1849), Contribution à la critique de l’économie politique (1859), le Capital (tome I, 1867 ; le tome II, 1885, et le tome III, 1894, inachevé, furent publiés par Engels d’après ses brouillons), les Luttes de classes en France (1850), la Guerre civile en France (sur la Commune de Paris, 1871). En 1864, Marx devient le chef de la Ire Internationale ; après la dissolution de celle-ci, il réduit son activité politique. © Hachette Livre, 1997
marxisme En réaction contre les
philosophies idéalistes et dualistes, le marxisme est un matérialisme,
qu’on dira historique si l’on considère l’objet de son étude
et dialectique si l’on considère la méthode. Pour Marx, le mouvement
de la pensée n’est pas une réalité autonome, "il n’est
que le reflet du mouvement réel, transporté et transposé
dans le cerveau de l’homme" (le Capital). "Ce n’est pas la conscience qui
détermine la vie, mais la vie qui détermine la conscience" (l’Idéologie
allemande). Ce "mouvement réel" est celui des rapports, vitaux, qu’entretiennent
les hommes entre eux : les rapports de production (formes de la division
du travail, de l’appropriation des moyens de production et d’échange,
de la répartition des richesses, position des classes dans le corps
social), qui correspondent à un état de développement
donné des forces productives matérielles (la force de travail
des hommes, leur savoir-faire, les techniques, les moyens de production et
d’échange). Ces rapports déterminent la forme socio-économique
des sociétés, leur mode de production : antique (esclavage),
féodal (servage), puis bourgeois capitaliste (salariat). Les forces
productives sont l’infrastructure de la société et les rapports
de production sa structure ; sur quoi s’élève une superstructure
juridique et politique (la machine d’État, le Droit), mais aussi idéologique
(la religion, la morale, la philosophie, qui ont pour fonction de légitimer
les rapports de production établis, de les fonder comme nécessaires
et naturels, et de favoriser ainsi leur maintien). Marx observe que dans
toutes les sociétés, les possesseurs des moyens de production
(seigneurs, puis bourgeois capitalistes) dominent, exploitent et oppriment
les producteurs (les travailleurs : serfs, puis prolétaires). Pour
lui, les aspirations contradictoires qui naissent de la différence
de situation et de conditions de vie des classes déterminent l’action
des masses humaines : "L’histoire de toute société jusqu’à
nos jours n’a été que l’histoire de la lutte des classes",
guerre ininterrompue, tantôt ouverte, tantôt dissimulée"
(le Manifeste du parti communiste) ; la lutte des classes est le moteur
de l’histoire. La doctrine économique de Marx est fondée sur
l’analyse du capital et des mécanismes du système capitaliste.
Ce qui domine dans la société capitaliste, c’est la production
de marchandises, lesquelles, en tant que valeurs, sont du travail humain
cristallisé ; l’argent est la forme de ces valeurs. À l’origine,
la grandeur de la valeur d’échange correspond à peu près
à une valeur d’usage donnée à la marchandise et la circulation
des marchandises répond au besoin de vendre un produit pour en acheter
un autre. À un certain degré de développement de la production
et de la circulation des marchandises, l’argent se transforme en capital
: c’est l’argent, la monnaie, qui circule et permet d’acheter pour vendre,
pour faire un profit. Cet accroissement de la valeur primitive de l’argent,
Marx l’appelle (après Ricardo) plus-value. La plus-value, le profit
du capitaliste, provient de ceci : dans la relation capital-travail, le
travailleur n’échange pas telle ou telle quantité de travail
contre une quantité de valeurs d’échange correspondante, mais
il est contraint pour vivre d’aliéner la totalité de sa force
de travail au possesseur des moyens de production, qui ne lui donne en échange
que de quoi reproduire cette force (nourriture, etc.). La circulation capitaliste
de l’argent tend ainsi constamment vers l’accumulation du capital que constitue
cette part de travail non rétribuée. Mais ce système
aboutit à d’insurmontables contradictions qui sont autant d’"armes
forgées par le capitalisme contre lui-même" : concentration des
richesses à un pôle de la société, de la misère
à l’autre ; accroissement continu de la rentabilité par le machinisme,
création d’une surpopulation de travailleurs (chômage) ; élargissement
de la production sans élargissement de la consommation correspondant
(crises cycliques de surproduction) ; classes diamétralement opposées
: la bourgeoisie et le prolétariat. La résolution de ces contradictions,
selon Marx, passe nécessairement par une transformation radicale des
structures socio-économiques: la révolution prolétarienne,
dite aussi socialiste, doit inéluctablement aboutir, à terme,
à l’avènement d’une nouvelle forme de société
où le prolétariat triomphant se supprimera en même temps
que son contraire. Cette société sans classes et sans État
(privé de sa raison d’être, il aura dépéri de lui-même),
le communisme dans sa phase ultime, verra s’éteindre à jamais
l’exploitation de l’homme par l’homme et permettra la réalisation de
l’homme total, désaliéné, enfin maître de son histoire.
Le passage du capitalisme, renversé, à cette société
idéale (le "projet communiste") comporte deux étapes : brève
dictature du prolétariat, pour assurer le triomphe de la révolution
; longue édification du socialisme, lequel conserve certains aspects
du modèle démocratique bourgeois (dont l’appareil d’État),
mais au profit exclusif du prolétariat (collectivisation des moyens
de production et d’échange). Présentement, pour Marx, le prolétariat
doit s’organiser politiquement et syndicalement pour intensifier la lutte
des classes et précipiter la chute du capitalisme, et répondre
à l’internationalisation des structures bourgeoises d’échange,
de production et d’oppression (cf. Lénine, l’Impérialisme,
stade suprême du capitalisme) par l’internationalisme ouvrier. L’influence
du marxisme a été et demeure considérable. Ses détracteurs
eux-mêmes ont retenu de Marx de nombreuses leçons. Aujourd’hui,
les méthodes marxistes sont utilisées avec profit par les
historiens et autres spécialistes des sciences humaines. V. encycl.
socialisme, communisme. © Hachette Livre, 1997 L'ouvrier producteur restera néanmoins maître du jeu car il est le garant d'une lutte qui devra aller à son terme. Cette révolution est une réponse au pouvoir coercitif bourgeois qui a initié une véritable lutte de classe de sorte que l'intensification de celle ci par la classe ouvrière n'est qu'une légitime défense. L'appropriation de pouvoir bourgeois constituera une première étape. A la dictature de la bourgeoisie répondra la dictature du prolétariat (distinct du lumpenproletariat). C'est en utilisant les propres armes que la bourgeoisie aura forgées pour dominer tel l'Etat coercitif, le droit, et en les retournant contre elle-même que la révolution aboutira. Ce qui justifie une dictature provisoire du prolétariat qui aura pour objectif de supprimer la distinction entre les classes. Mais en même temps et simultanément l'état bourgeois devra dépérir. La révolution tend à l'appropriation des moyens de production par les ouvriers producteurs, donc à une certaine collectivisation, la propriété individuelle, fruit du travail, étant respectée. La contradiction, symbolisée par la lutte des classes, aboutira ainsi à l'harmonie sociale, résultat d'un combat et qui n'est pas une donnée naturelle qu'il faut améliorer comme le pensent les utopistes. La révolution sera nécessairement mondiale
puisque le capitalisme et mondial. Elle commencera dans les pays ou le capitalisme
est le plus fort car c'est là qu'il sera le plus vulnérable
par l'accroissement de la concentration. Prolétaires de tous pays
unissez-vous ! Rien de tout cela ne fut respecté. Le combat
commença dans un pays non-capitaliste, sous-développé,
qui se proclama ensuite chef de file et modèle. La dictature de prolétariat
y a perduré et fut confisquée par le parti fer de lance, puis
par le dirigeant principal du parti et son équipe. Eclairés
par les desseins des émules de Marx, ainsi dénaturé,
les systèmes bourgeois organisèrent la riposte, encerclèrent
l'URSS ce qui accrut sa volonté de lutter par des moyens encore plus
coercitifs et l'on entra dans un cercle vicieux et infernal.
Michelet Mickiewicz (Adam) (Zaosie, auj. Novogroudok, Biélorussie, 1798 ; Istanbul, 1855), poète, dramaturge et militant politique polonais. Ses œuvres, romantiques, exaltent le martyre de la Pologne : Ode à la jeunesse (1820, devint le chant des insurgés en 1830), Ballades et Romances (1822), Konrad Wallenrod (1828), Pan Tadeusz (1834). © Hachette Livre, 1997 Mirabeau (Honoré Gabriel Riqueti, comte de) (Le Bignon, Gâtinais, 1749 ; Paris, 1791), homme politique français. Sa jeunesse, très agitée, fut marquée par des démêlés avec son père qui le fit emprisonner plusieurs fois, notam. au château de Vincennes, où il écrivit ses Lettres à Sophie (épouse du marquis de Monnier, avec laquelle il s’était enfui en 1776). Élu député par le tiers état d’Aix en 1789, il s’imposa à l’Assemblée nationale par son éloquence. Quoique instigateur de la mise à la disposition de la nation des biens du clergé, il chercha à devenir le sauveur de la monarchie. Introduit à la cour, il reçut du roi des subventions pour protéger, à la tribune de l’Assemblée nationale, les intérêts royaux sans cesser de défendre, à l’occasion, les principes révolutionnaires. Accusé de trahison, il mourut brusquement avant que fût démêlé son double jeu. © Hachette Livre, 1997
Montalembert Montesquieu (Charles de Secondat, baron de La Brède et de) (chât. de La Brède, Bordelais, 1689 ; Paris, 1755), écrivain français. Il devient conseiller au parlement de Bordeaux en 1714, et président à mortier" en 1716. Le succès de ses Lettres persanes (1721), reportage critique sur la société française par un Persan fictif, l’attache à la littérature. En 1728, songeant à écrire un grand ouvrage politique, il voyage à travers l’Europe pour se documenter, puis compose les Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (1734). Son œuvre maîtresse, De l’esprit des lois, qui paraît anonymement à Genève en 1748, a un grand retentissement ; aux attaques des jansénistes et des jésuites répond une Défense de "l’Esprit des lois" (1750). Montesquieu a, le premier, mis en lumière l’interdépendance de tous les aspects de la vie sociale (juridiques, économiques, moraux, religieux), sans toutefois les inclure dans un système déterminé ; libéral, il croit à la nécessité de réformes et ne désire pour la France qu’une monarchie constitutionnelle, calquée sur le modèle anglais : s’il a fortement inspiré les législateurs en 1791, il sera rapidement dépassé par les conventionnels. Académicien français (1727). © Hachette Livre, 1997
Octroi n. m.
Ouvroir n. m. 1. Lieu réservé
aux travaux d’aiguille, dans un couvent.
Pascal (Blaise) (Clermont, aujourd’hui Clermont-Ferrand, 1623 ; Paris, 1662), savant, philosophe et écrivain français. Inventeur à dix-neuf ans d’une machine arithmétique, il entreprit ensuite d’importantes études sur la pesanteur de l’air et le vide (à la suite de Galilée et de Torricelli), jeta les bases du calcul des probabilités et étudia le calcul infinitésimal et l’analyse combinatoire. En 1654, il se tourna définitivement vers la religion (expérience mystique de la nuit du 23 novembre 1654, consignée dans le Mémorial). Défenseur acharné des jansénistes dans la lutte qui les opposait aux jésuites, Pascal écrivit contre ceux-ci les dix-huit Lettres provinciales (1656-1657), admirable pamphlet. Vers 1656, il conçut l’idée d’une Apologie de la religion chrétienne, à l’adresse des incrédules, mais mourut sans l’avoir terminée. Des fragments de cet ouvrage furent groupés et publiés après sa mort sous le titre de Pensées (1670). Dans ces "notes", Pascal, niant toute certitude logique absolue, s’interroge sur la nature de l’homme, sa destinée, et en vient à conclure que la religion seule peut lui venir en aide. Mais comment acquérir la foi? Faire appel à la raison est sans effet : l’homme devra croire parce qu’il y a intérêt (argument du pari) et parce que, en dehors des preuves rationnelles, nous pouvons nous appuyer sur les miracles accomplis par le Christ et sur notre intuition (la connaissance par le " coeur "), en attendant la grâce. © Hachette Livre, 1997
Pétain (Philippe) (Cauchy-à-la-Tour,
Pas-de-Calais, 1856 ; Port-Joinville, île d’Yeu, 1951), maréchal
de France et homme politique français. Chef de la IIe armée
en 1915, il organisa la défense de Verdun, qu’il sauva (1916), puis
il remplaça Nivelle en tant que commandant en chef (15 mai 1917). Promu
maréchal en 1918, il combattit au Maroc contre Abdel-Krim (1925). Ministre
de la Guerre (1934), ambassadeur à Madrid (1939), il fut appelé
par P. Reynaud le 18 mai 1940 (après les premiers revers militaires)
à la vice-présidence du Conseil. Nommé président
du Conseil le 16 juin, il demanda aux Allemands de signer l’Armistice, conclu
le 22. Devenu chef de l’État (le 11 juillet, après que l’Assemblée
nationale réunie à Vichy le 10 juillet lui eut délégué
les pleins pouvoirs), résidant à Vichy, Pétain oscilla
tout d’abord entre une politique de collaboration avec l’occupant allemand
et une certaine résistance aux exigences nazies. Mais il ne put longtemps
tenir tête aux injonctions de Hitler qui lui imposa en 1942 le retour
de Pierre Laval. Il apporta désormais sa caution à l’occupant
au sein d’un État hiérarchisé et autoritaire. Enlevé
par les Allemands après le débarquement allié (août
1944), il revint volontairement en France (avril 1945), où il fut
jugé et condamné à mort, mais cette peine fut commuée
en détention perpétuelle à l’île d’Yeu. Académicien
français (1929 ; radiation en 1945). © Hachette Livre,
1997
Proudhon (Pierre Joseph) Les premiers conseils de prud'hommes, chargés de régler les conflits individuels du travail, seront formés en 1806, mais ils seront majoritairement formés de patrons. C'est par une loi du 23/07/1907 qu'ils deviendront paritaires. Quinet (Edgar) (Bourg-en-Bresse, 1803 ; Paris, 1875), historien français. Ses travaux portèrent notam. sur l’Allemagne et sur le christianisme, qu’il aborda en anticlérical ; aussi Guizot suspendit-il son cours au Collège de France (1846). Député en 1848, proscrit en déc. 1851, il rentra en France en 1870 et fut élu député en 1871. © Hachette Livre, 1997 Ravachol (François Claudius Koenigstein, dit) (Saint-Chamond, 1859 ; Montbrison, 1892), anarchiste français qui commit plusieurs attentats. Après sa mort sur la guillotine, il devint une figure symbolique de l’anarchisme. © Hachette Livre, 1997
Rédimé, ée adjectif.
Histoire : Pays rédimés, villes rédimées, qui
s'étaient libérés de l'obligation de la gabelle, moyennant
le paiement d'un forfait.
Régalien, enne adj.
République (Deuxième)
Séance "Wallon", le 30 janvier 1875
Sinécure n. f. Place qui procure des ressources, une rémunération sans exiger beaucoup de travail. ; Loc. fam. Ce n’est pas une sinécure : ce n’est pas une affaire de tout repos. © Hachette Livre, 1997. A la fin du XXè siècle, le terme "emploi fictif" sera plus à la mode. Société des Nations(S.D.N.), organisation internationale créée en 1919 par le traité de Versailles (à l’instigation de Wilson, président des É.-U.) et fixée à Genève. Son objectif était de garantir la paix et la sécurité internationales et de développer la coopération entre les nations dans tous les domaines. La S.D.N. souffrit de la désunion des États, du départ d’un certain nombre d’entre eux et de l’absence d’une force de police internationale. Elle ne survécut pas à la Seconde Guerre mondiale ; l’ONU la remplaça. © Hachette Livre, 1997
Solidarisme
Syllabus (le), document publié
en 1864 par le pape Pie IX à la suite de l’encyclique Quanta cura et
condamnant "les principales erreurs de notre temps" : naturalisme, rationalisme,
franc-maçonnerie, socialisme, libéralisme, démocratie,
la liberté de conscience, la liberté de culte qualifiée
de "délire" comme l'avait fait avant lui Grégoire XVI, la laïcité,
le christianisme social et même le rationalisme que Saint Thomas avait
si superbement réconcilié avec la foi.; en tout 80 "propositions".
. Ce sera très mal vécu par les catholiques
libéraux. Ce sera la justification du combat anticlérical...
pour les anticléricaux Taine (Hippolyte) (Vouziers, 1828 ; Paris, 1893), critique, philosophe et historien français. Pour Taine, l’homme est un "animal d’espèce supérieure" dont les actions obéissent à des lois identiques à celles qu’observent les naturalistes (Essais de critique et d’histoire, 1858) ; l’oeuvre littéraire est le fait d’un "état moral élémentaire", produit essentiellement par la race, le milieu (géographique, social) et le moment qui est une période historique donnée (Histoire de la littérature anglaise, 1864-1872). Il en va de même pour la production artistique (Philosophie de l’art, 1882). En outre, Taine élabora une théorie sensualiste et associationniste du développement des facultés mentales (De l’intelligence, 1870). Dans Origines de la France contemporaine (6 vol. , 1875-1893), il se montra hostile à la révolution de 1789. Acad. fr. (1878). © Hachette Livre, 1997 Terreur (la), période de la Révolution française allant de septembre 1793 à juillet 1794. (On nomme parfois également "1re Terreur" la période qui s’étend du 10 août au 20 sept. 1792, entre la prise des Tuileries et la première réunion de la Convention.) Pour combattre les ennemis extérieurs et intérieurs de la nation, le gouvernement révolutionnaire, représenté par le Comité de salut public (et les représentants en mission), instaura un régime dictatorial sanglant (nombreuses condamnations à mort prononcées par les tribunaux révolutionnaires) et prit des mesures économiques draconiennes (loi du maximum). Fondée sur la loi des Suspects, la Terreur s’accentua (Grande Terreur) après le 10 juin 1794 (loi du 22 prairial an II) et prit fin à la chute de Robespierre. On a, par analogie, donné le nom de Terreur blanche à deux réactions royalistes qui s’exercèrent l’une principalement dans le S.-E. de la France, en mai 1795, et l’autre dans le midi de la France, en 1815 (au début de la Restauration). © Hachette Livre, 1997 Thiers (Adolphe) (Marseille, 1797 ; Saint-Germain-en-Laye, 1877), homme politique, journaliste et historien français. Avocat à Aix-en-Provence, il vint à Paris en 1821. Collaborateur du journal d’opposition le Constitutionnel, il publia une Histoire de la Révolution (1823-1827). En 1830, il fonda le journal le National, favorable à une monarchie parlementaire de type anglais, et contribua à faire monter Louis-Philippe sur le trône. Ministre de l’Intérieur (1832-1834), chef du gouvernement (1836 et 1840), Thiers fit preuve de fermeté à l’intérieur et à l’extérieur, face à la G.-B. Il quitta le pouvoir en 1840 et entreprit une monumentale Histoire du Consulat et de l’Empire (20 vol., 1845-1862). Revenu à la vie politique en fév. 1848, il ne put sauver la monarchie. Chef du parti de l’ordre sous la IIe République, proscrit durant un an après le 2 Décembre, élu député (orléaniste) en 1863, il s’éleva contre la politique des nationalités. Chef du pouvoir exécutif en fév. 1871, président de la République en août, il brisa la Commune ("semaine sanglante", 22-28 mai). Recourant à l’emprunt, il put rapidement payer les indemnités de guerre imposées par le traité de Francfort; les troupes all. évacuèrent ainsi les 21 départements qu’elles occupaient. S’étant prononcé pour une république conservatrice, il s’aliéna les royalistes et dut démissionner (1873). Acad. fr. (1833). © Hachette Livre, 1997 Torquemada (Tomás de) (Valladolid, 1420 ; Ávila, 1498), dominicain espagnol. Inquisiteur général de la péninsule Ibérique (1483), il se signala par son fanatisme, obtenant le bannissement des Juifs et ordonnant plusieurs milliers d’exécutions. © Hachette Livre, 1997 Usufruit n. m. DR Jouissance d’un bien ou des revenus d’un bien dont la nue-propriété appartient à un autre. - nue-propriété n. f. DR Avoir la nue-propriété d’une chose, en avoir la propriété sans en avoir la jouissance (celle-ci étant réservée à l’usufruitier). Des nues-propriétés. © Hachette Livre, 1997 Voltaire (François Marie Arouet, dit) (Paris, 1694 ; id., 1778), écrivain français. Fils d’un notaire, il fit ses études chez les jésuites du collège de Clermont (aujourd'hui lycée Louis-le-Grand). Plutôt que de faire son droit, il préféra fréquenter les milieux littéraires (libertins) et écrire des vers, dont certains, jugés insolents envers le Régent, le firent embastiller (1717-1718). Sa tragédie Oedipe (1718) et le Poème de la Ligue (1723) lui apportèrent le succès, mais il retourna à la Bastille après une querelle avec le chevalier de Rohan-Chabot ; libéré au bout de cinq mois, il s’exila à Londres (1726-1729) et considéra dès lors l’Angleterre comme le pays de la liberté. De retour en France, il publia des tragédies inspirées de Shakespeare (Brutus, 1730; Zaïre, 1732), une étude historique destinée à dénoncer la "folie des conquêtes"; (Histoire de Charles XII, 1731), la critique des dogmes du christianisme (Épître à Uranie, 1733) et des écrivains à réputation surfaite (le Temple du goût, 1733); mais le scandale soulevé par l’édition d’une satire des moeurs et des institutions françaises (Lettres philosophiques sur l’Angleterre ou Lettres anglaises, 1734) le poussa à accepter l’hospitalité de la marquise du Châtelet dans son château de Cirey (Lorraine). Chez la "divine Émilie" (1734-1749), il rédigea notam. le conte philosophique Zadig ou la Destinée (1747), dans lequel il raille la présomption humaine et dénonce les injustices sociales. De 1744 à 1747, il connut une brève grâce auprès de Louis XV. Privé de l’aide de Mme du Châtelet (m. en 1749), il accepta l’invitation du roi de Prusse, Frédéric II, à Potsdam (1750), où, correcteur des vers de son hôte, il écrivit le Siècle de Louis XIV (1752) et le conte philosophique Micromégas (1752). S’étant fâché avec son protecteur, il revint en France (1753), mais non à Paris. Son poème héroï-comique la Pucelle (1755) scandalisa les catholiques, son Essai sur les mœurs (1756) excita contre lui les protestants, son Poème sur le désastre de Lisbonne (1756), réfutation acerbe de l’optimisme de Leibniz, lui attira l’inimitié de Rousseau. À la recherche d’une résidence tranquille, il acheta en 1759 le domaine de Ferney, où il passa ses dernières années, les plus fécondes : Candide ou l’Optimisme (conte philosophique, 1759) ; Tancrède (tragédie, 1760) ; Traité sur la tolérance (éloge de la raison, 1763) ; Jeannot et Colin (conte philosophique et satire des parvenus, 1764) ; Dictionnaire philosophique (prem. éd., 1764); l’Ingénu (conte satirique dénonçant la corruption des mœurs politiques, 1767). Ses combats incessants contre toute forme de restriction apportée à la liberté individuelle (il défendit Calas, La Barre, Lally) lui acquirent, au sein de la bourgeoisie libérale, une immense popularité ; deux mois avant sa mort, lorsqu’il vint à Paris assister à la représentation de sa pièce Irène (1778), la ville lui réserva un triomphe. Esprit universel d’une immense culture, Voltaire a laissé une oeuvre gigantesque et inégale. Polémiste brillant et parfois versatile, chez qui la légèreté n’exclut pas la profondeur, il incarne "l’esprit français" de son siècle. Adepte d’une philosophie plus "pratique" que métaphysique, défenseur d’une civilisation de progrès, il n’a cessé de lutter pour la liberté, la tolérance et la justice. Académicien français (1746). © Hachette Livre, 1997
Le vignoble européen et en particulier
français a été anéanti en 1885 par le phylloxéra,
une maladie importée d'Amérique. Les viticulteurs n'auront d'autre
solution que d'arracher les plants et en replanter d'autres : des plants
locaux greffés sur des plants américains résistants à
la maladie.
Dictionnaire des évènements et des personnagescités dans la section "lois de 1905"retour à l'index des glossairesMaurice Gelbard |